Rami Abou Jamous

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Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre () Prix Ouest-France Jean-Marin (d) |
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Rami Abou Jamous, né à Beyrouth en 1978, est un journaliste correspondant de guerre palestinien de Gaza.
Biographie
Rami Abou Jamous naît à Beyrouth en 1978[1],[2]. Son père était le journaliste gazaoui Walid Abou Jamous[3].
À l’époque des accords d'Oslo, son père retourne s’installer à Gaza. Il obtient une bourse d'études et entame des études d'ingénieur en France jusqu’en 1999, quand il rentre à Gaza après la mort de son père[2],[4]. Il vit plusieurs années en Tunisie où il acquiert la maîtrise du français[5].
Il commence à travailler comme fixeur pour les journalistes étrangers[2] et crée le groupe WhatsApp Gaza Vie destinés aux journalistes internationaux[6]. Avec Bidal Jadallah (tué le ), il est le cofondateur de GazaPress, qui constituait un centre de ressources pour les journalistes occidentaux à Gaza[7],[8].
Vivant à Gaza au début de la guerre de Gaza de 2023-2024[9], il devient le correspondant de plusieurs médias francophones[1](France 24, France Télévisions et Radio France). Il écrit par ailleurs un blog, le Journal de bord de Gaza, à partir du [7] sur le site d’actualité spécialisé dans le Moyen-Orient Orient XXI, étant un des rares journalistes à pouvoir informer le reste du monde sur les évènements à Gaza[2], les autorités israéliennes interdisant aux journalistes étrangers de pénétrer dans l'enclave[10]. Sa famille et lui-même sont déplacés plusieurs fois au cours de la guerre à cause des bombardements[10].
Il est récompensé de trois prix Bayeux des correspondants de guerre en 2024 :
- trophée presse écrite pour son Journal de Gaza ;
- Prix Ouest-France-Jean Marin également pour son Journal de Gaza ;
- et conjointement à Fabrice Babin et Bertrand Séguier, le trophée télévision grand format pour Gaza, fuir l’enfer.
C’est la première fois qu’un correspondant de guerre reçoit trois récompenses à ce prix la même année[11].
Il confie la rédaction de sa 100e chronique a son épouse, Sabah[12].
Œuvres
- Son journal est publié en livre : Rami Abou Jamous, préface de Leïla Shahid, présentation de Pierre Prier, Journal de bord de Gaza, Paris : Libertalia, 2024, collection « Orient XXI », 272 pages, (ISBN 978-2-37729-364-3) (), deuxième édition revue et augmentée en [8] ;
- Rami Abou Jamous (auteur) et Lilya Melkonian (collaboratrice), Gaza, Vie, Stock, , 272 p. (ISBN 978-2-234-09916-6)
Notes et références
- Samuel Forey, « Rami Abou Jamous, témoin de l’enfer de Gaza, triple lauréat du prix des correspondants de guerre de Bayeux », Le Monde, 12 octobre 2024.
- Nadir Dendoune, « "Journal de bord de Gaza" : l’histoire de Rami Abou Jamous, un journaliste en plein chaos », compte-rendu, Le Courrier de l’Atlas, l’actualité du Maghreb en Europe, 29 novembre 2024.
- ↑ https://www.letemps.ch/culture/livres/rami-abou-jamous-gaza-de-pere-en-fils-et-pour-toujours
- ↑ « Rami Abou Jamous, lauréat du prix Bayeux : "C’est une victoire pour le peuple palestinien" », Radio télévision suisse, 15 octobre 2024.
- ↑ Zoé Baillet, « Prix Bayeux. Rami Abou Jamous, journaliste palestinien, récompensé du prix Ouest-France - Jean Marin », Ouest-France, 13 octobre 2024.
- ↑ David Dufresne, Nayane Chowdhury, « Dans l’enfer de Gaza. Avec Rami Abou Jamous », Au poste, 9 décembre 2024.
- Rami Abou Jamous, « À la fin, tout le monde verra à travers nos yeux », Orient XXI, 18 décembre 2024.
- Pierre Prier, Leïla Shahid, Rami Abou Jamous, « Chroniques du "Gazacide" », Orient XXI, 28 février 2025.
- ↑ « Le palmarès 2024 du Prix Bayeux des correspondants de guerre tourné vers Gaza », France 24, 12 octobre 2024.
- « « Gaza. Vie » de père en fils », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Prix Bayeux. Rami Abou Jamous, être journaliste et palestinien », Orient XXI, 14 octobre 2024.
- ↑ Sabah Jamous, La peur ne devait être que mon lot à moi, Orient XXI, 24 juillet 2025.
Liens externes
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