René Poitevin

René Poitevin
Fonctions
Maire de Villeneuve-lès-Maguelone

(6 ans, 10 mois et 4 jours)
Élection mars 1965
mars 1971
Prédécesseur Pierre Verdier
Successeur René Bert
Biographie
Nom de naissance René Adrien Poitevin
Date de naissance
Lieu de naissance Morthemer (Vienne)
Date de décès (à 60 ans)
Lieu de décès Villeneuve-lès-Maguelone (France)
Nationalité Française
Parti politique Indépendant
Conjoint Jeanne Maraval
Profession Fonctionnaire, résistant.
Distinctions Commandeur de la Légion d’honneur.
Compagnon de la libération.
Croix de guerre 1939-1945.
Médaille de la résistance.

René Adrien Poitevin, né à Morthemer (Vienne) le et mort le à Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault), est l’un des principaux chefs de la résistance intérieure lors de la Seconde Guerre mondiale.

Entre-deux guerres

Engagé volontaire dans l’armée en 1930, il sert au 56e régiment d'artillerie puis au 156e régiment d'artillerie portée. En 1939, il est maréchal des logis chef[1].

René Poitevin s’est marié avant-guerre à Jeanne Maraval (1914-2009), une jeune fille du pays de Villeneuve-lès-Maguelone, dans l'Hérault.

Seconde Guerre mondiale

Il fait la campagne de France dans la ligne Maginot[2]. Il est fait prisonnier le . Ayant fait quatre tentatives d’évasion, il est transféré au camp de Rawa Ruska à la frontière ukrainienne, d’où il s’évade en . Arrivé en France, il organise des filières de transfert de prisonniers de guerre évadés depuis l’Est de la France et vers le sud. Il remplace Pierre Degon, arrêté, à la tête de la région R3 du mouvement Franc-Tireur, et le fait évader[1].

Employé par l’administration au contrôle routier, il a connaissance des mouvements de l’armée allemande et fait parvenir ces informations aux réseaux de résistance. Il devient chef des groupes francs et du service faux-papiers des MUR de la région R3, participant ainsi à de nombreuses actions clandestines[1].

Après avoir été arrêté par la Milice le , il est torturé à la Villa des Rosiers à Montpellier par l’équipe de Pierre Marty mais il ne parle pas. Il est transféré au camp de Compiègne, puis à la prison du Cherche-Midi, et enfin à Fresnes où il apprend sa condamnation à mort. Transféré en train à Montpellier pour y être exécuté, il saute du train tout menotté à Bourg-lès-Valence, et est blessé aux jambes par les tirs de ses gardiens. Recueilli par un braconnier, il est soigné, et intègre les maquis de l'Ardèche où il combat dans les rangs des FFI[3],[4] et participe à la libération de Tournon le [5].

Le , il préside une cour martiale à Montpellier[5].

Après-guerre

Nommé inspecteur régional des Bataillons de sécurité (qui deviennent ensuite les CRS), il y fait carrière jusqu’à la fin de sa vie professionnelle, avec le grade de colonel[1]. Il est président de l’Unadif-FNDIR de la Côte-d’Or, puis de l’Hérault et témoigne au procès de Pierre Marty en 1948. Enfin, il adopte les enfants orphelins de Laurent Duviols, son adjoint, mort en déportation[5].

Il se retire à Villeneuve en 1961, il y est élu maire de 1965 jusqu'à son décès survenu au cours de son second mandat le .

À Montpellier, une caserne de la Police nationale porte son nom ainsi qu'un boulevard de la ville.

Il est inhumé au cimetière communal de Villeneuve-lès-Maguelone.

Décorations

Fonds d'archives

Notes et références

  1. Biographie de René Poitevin — site de l'Ordre de la Libération
  2. « René POITEVIN (1911-1972) », CRHRD.
  3. Ordre de la Libération, « René Poitevin »
  4. Archives départementales de l'Hérault, « "La France Libre, la Résistance et la Déportation (Hérault, Zone sud) " »
  5. Fonds René Poitevin (1911-1972), compagnon de la Libération 1911-2008) », France Archives.
  6. « - Mémoire des hommes », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le )

Liens externes

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