Villa des Rosiers

| Type | |
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| Style | |
| Construction |
XIXe siècle |
| Propriétaire |
propriété privée |
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| Département | |
| Commune | |
| Adresse |
no 3 bis avenue de Castelnau |
| Coordonnées |
43° 37′ 09″ N, 3° 52′ 50″ E |
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La Villa des Rosiers est une maison bourgeoise construite au XIXe siècle. Elle est située au 3 bis de l'avenue de Castelnau à Montpellier, dans le quartier des Beaux-Arts.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, à la suite de l'invasion de la zone non-occupée par les forces allemandes, elle est réquisitionnée du au [1] par la Gestapo[2],[3],[4] et le Sicherheitdienst (SD). Elle sert alors de lieu de torture et d'exécution extrajudiciaire[5]. Ses locaux sont également utilisés par la brigade spéciale de la police nationale dirigée par l'intendant de police et directeur régional des Groupes mobiles de réserve (GMR) nommé par le régime de Vichy, Pierre Marty. Elle se trouve d'ailleurs à proximité de la caserne de Lauwe où s'était installée la Milice.
Histoire
La Villa des Rosiers est souvent confondue avec la Villa Saint-Antonin[6],[7],[8] qui abritait les bureaux administratifs du Kommando der Sicherheitpolizei und der Sicherhietdienst (KDS) de Montpellier commandé par le SS-Obersturmbannführer Helmut Tanzmann (de). La Villa Saint-Antonin était sise au 6 de l'avenue de Castelnau, de l'autre côté de la route ; elle est rasée après-guerre et une plaque commémorative est apposée à son adresse, ce qui explique la confusion. En réalité, la Villa des Rosiers était l'annexe de la Villa Saint-Antonin, où avaient lieu les interrogatoires.
À la Villa des Rosiers sont torturés, avant d'être fusillés à la butte du stand de tir de La Madeleine[9] ou déportés vers les camps de concentration nazis via le Frontstalag 122 de Compiègne, de nombreux résistants héraultais mais aussi lozériens, dont Jacques Lafont alias "Legrand", arrêté le Le [10],[11] ; René Devic, arrêté le [12] ; Louis Cabanette, Émile Gibelin, François Olive, Marcel Pierrel, Olivier de Framond, Albert Picolo[13] et Serge Wourgaft, arrêtés le [14] ; Sylvain Gargon[15] ; René Poitevin alias "Fouillet-Paulet", arrêté le [16],[17] ; Roger Abbal et ses parents, ainsi qu'Alex Piquet de Camplong et François Revelle, arrêtés le [18] ; Eugène Taly, arrêté le ; Ernest Sourdon, arrêté le [19].
Notes et références
- ↑ Etudes Héraultaises, « La Gestapo de Montpellier »
- ↑ « Libération du territoire et retour de la République »
- ↑ L'Histoire en questions, « Les tortures de la Gestapo »
- ↑ Etudes Héraultaises, « Novembre 1942 - août 1944 : de l’Occupation à la Libération »
- ↑ William Garrivier, « 76ème anniversaire de la libération de Montpellier », sur unadif.fr, (consulté le )
- ↑ J'aime les musées et les vieilles pierres, « Exposition sur "Beate et Serge Klarsfeld, les combats de la Mémoire 1968-1978" à Montpellier »
- ↑ Montpellier Méditerranée Métropole, « Tableur : liste des stèles de Montpellier 1939-1945 »
- ↑ Union Nationale des Associations de Déportés, Internés et Familles de disparus (UNADIF), « 76ème anniversaire de la libération de Montpellier »
- ↑ Etudes Héraultaises, « Les fusillés de la Madeleine - Villeneuve-lès-Maguelone, 14 mars au 10 juillet 1944 »
- ↑ Guizard (Philippe), Académie des sciences et lettres de Montpellier, « In memoriam Jacques Lafont »
- ↑ Dedieu (Olivier), « Notice LAFONT Jacques, Ernest, Albert, pseudonyme Legrand »
- ↑ Dalançon (Alain), « Notice DEVIC René, Alexandre »
- ↑ Balent (André), « Notice PICOLO Albert, Joseph, Justin »
- ↑ La Résistance en Lozère, CD-ROM publié par l'association pour des Études sur la Résistance Intérieure (AERI) et réalisé par l'Association Départementale des Anciens de la Résistance (ADAR), 2006
- ↑ Gargon (Sylvain), « La Seconde guerre mondiale : mallette pédagogique numérique - Extraits de la lettre de Sylvain Gargon du 25 août 1952 racontant son implication dans la résistance »
- ↑ Ordre de la Libération, « René Poitevin »
- ↑ Archives départementales de l'Hérault, « "La France Libre, la Résistance et la Déportation (Hérault, Zone sud) " »
- ↑ Association Résurgences de Bédarieux, « Autres personnalités de Bédarieux »
- ↑ Amicale Mémoire du Réseau Gallia, « SOURDON Ernest Fabien »
Voir aussi
Articles connexes
- Collaboration policière sous le régime de Vichy
- Histoire de la police française
- Histoire de Montpellier
- Occitanie pendant le régime de Vichy
- Occupation de la France par l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale
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