Renault UR
| Renault URK | ||||||||
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| Caractéristiques de service | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Type | Véhicule blindé de transport de troupes | |||||||
| Service | 1933 - 1939 | |||||||
| Utilisateurs | ||||||||
| Production | ||||||||
| Concepteur | Renault | |||||||
| Année de conception | 1931 | |||||||
| Production | 1931 - 1936 | |||||||
| Unités produites | 6 (1 UR type L, 1 UR type K, quatre châssis non carrossés) | |||||||
| Variantes | camion tout-terrain, blindé de reconnaissance | |||||||
| Caractéristiques générales | ||||||||
| Équipage | 1 + 6 | |||||||
| Longueur | 5,29 m | |||||||
| Largeur | 2,10 m | |||||||
| Hauteur | 1,93 m | |||||||
| Masse au combat | 5,92 tonnes | |||||||
| Blindage (épaisseur/inclinaison) | ||||||||
| Blindage | 8 mm | |||||||
| Type | acier doux | |||||||
| Mobilité | ||||||||
| Moteur | Renault six cylindres 75 × 120 mm | |||||||
| Puissance | 43 ch (31,6 kW) | |||||||
| Transmission | par arbre brisé | |||||||
| Suspension | articulée, à ressorts à lames | |||||||
| Vitesse sur route | 51,5 km/h | |||||||
| Puissance massique | 7,3 ch/tonne | |||||||
| Réservoir | 50 + 10 l | |||||||
| Consommation | 36,5 l/100 km | |||||||
| Autonomie | 164 km | |||||||
| Chronologie des modèles | ||||||||
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Le Renault UR est un châssis 6×4 (en) fabriqué au début des années 1930. Dans le cadre du programme de véhicules tous terrains de 1930-1931, il est présenté comme prototype de blindé de reconnaissance (URL) et de blindé de transport de troupes. Seuls six châssis, dont deux carrossés en véhicules blindés, sont produits.
Historique
Le Renault UR dérive du châssis type MH4 sorti en 1923. Il reçoit son code usine UR début 1931[1].
Il est d'abord présenté, sous le nom d'UR6, comme un camion tout-terrain à charge utile de 4 t[2],[3],[4]. Rapidement, le type est adapté pour les spécifications du programme français de véhicules tous terrains de et est commandé en par le ministère de la Guerre en six exemplaires[1] :
- deux « voitures blindées de transport de combattants type K » ,
- deux « voitures de reconnaissance blindées type L »,
- une « voiture de commandement et de liaison blindée type M »,
- une « voiture de transmission tous terrains type T » (non blindée).
Deux prototypes URK et URL sont présentés en à la commission d'expériences du matériel automobile de Vincennes (CEMAV), avec une maquette de carrosserie blindée figurée avec de la tôle sur une armature en bois. C'est dans cette configuration qu'ils participent aux manœuvres de Champagne le mois suivant (la participation de l'URK étant supposée mais non confirmée)[1].
Revenus aux usines Renault, les deux prototypes reçoivent une carrosserie en acier doux, blindé à 8 mm[5], et repassent à la CEMAV en . La voiture type K est livrée peu après au 1er régiment étranger d'infanterie (Sidi Bel Abbès) tandis que la voiture type L revient aux usines Renault. Les quatre châssis restants sont également assemblés mais non carrossés[1].
En , le ministère de la Guerre ordonne à Renault de livrer les cinq exemplaires conservés à l'usine. Jugé inadapté, le prototype type L doit être remis en état de service pour servir de véhicules d'école de conduite, de même que deux des châssis à livrer sans carrosserie. Ils sont livrés début 1936 : les deux châssis non carrossés au 4e régiment de dragons portés (Verdun) et l'URL à la base de Colomb-Béchar[1]. Les Renault UR restent en service en Algérie pour l'instruction jusqu'en 1941 au moins[6].
Les deux châssis restants sont vendus à la Chine en 1936, sans qu'on sache s'ils ont reçu une carrosserie[1].
Plusieurs projets dérivés du châssis UR sont proposés. La cavalerie considère fin 1931 l'achat de 15 camions bâchés sur châssis UR, sans qu'une commande soit passée. Renault étudie trois variantes de véhicules antiaériens : une à jumelage de mitrailleuses Hotchkiss de 13,2 mm (conformément aux desiderata pour le « véhicule de défense antiaérienne des colonnes automobiles » du programme de ), une autre à affût quadruple de mitrailleuses de 13,2 mm et la dernière avec un canon de 25 mm[7]. Enfin, Renault dessine le plan d'une « automitrailleuse de cavalerie 9 tonnes » qui reçoit le code usine VB fin 1931 ou début 1932[1].
Caractéristiques
Motorisation
Le moteur est un moteur Renault six cylindres 75 × 120 mm, également utilisé sur les camions légers SX et SZ[2],[3],[4] et dérivé de celui de la Renault Vivasix. Il fournit une puissance réelle de 43 ch à 2 300 tr/min[1].
La boîte de vitesses a quatre vitesses avant et un réducteur (permettant 8 rapports) et une marche arrière.
La vitesse maximale des modèles blindés est de 51,5 km/h. Le réservoir d'essence a une capacité de cinquante litres, plus une réserve de dix litres. Le modèle URL consomme 35,2 l/100 km et l'URK 36,5 l/100 km[1].
Suspension
Seules les quatre roues arrière sont motrices[2],[3],[4],[5]. Les roues centrales sont distantes de 2,98 m de l'essieu avant et de 1,06 m des roues arrière[1].
La suspension est réputée être analogue à celle du camion Renault UC. Les deux roues avant sont placés sur un balancier formé par l'essieu et son ressort de suspension, le tout étant articulé sous l'avant du véhicule. Les roues motrices arrière sont groupées deux par deux sur des balanciers oscillant dans le sens de la marche. Chacune est entraînée par engrenages en prise sur l'arbre de transmission[2],[3],[4].
Sur la version blindée, les roues arrière, jumelés, reçoivent des chenilles amovibles qui peuvent transformer le véhicule en semi-chenillé. Elles se révèlent peu pratiques et leur usage est abandonné[1].
La voie avant est de 1,70 m, la voie arrière de 1,74 m[1].
Configurations
Les dimensions sont les suivantes[1] :
| URK | URL | |
|---|---|---|
| Longueur | 5,29 m | |
| Largeur | 2,10 m | 2,15 m |
| Hauteur | 1,93 m | 2,35 m |
| Poids mort | 5,17 t | 5,505 t |
| Poids total en charge | 5,92 t | 6,105 t |
Le type L dispose d'une tourelle, destinée à être armée d'une mitrailleuse. Son équipage est de trois hommes[1].
Le type K transporte sept hommes, soit le conducteur du véhicule et un demi-groupe de combat. Il n'est pas armé mais il est possible de tirer depuis l'intérieur avec un fusil-mitrailleur. Le toit est ouvert[1].
Références
- François Vauvillier, « Motorisation 1930 : Berliet, Citroën et Renault au programme », Histoire de guerre, blindés et matériel, no 153, , p. 53-61
- « Châssis à six roues et suspension articulée », Omnia, vol. 25, no 143, , p. 636-637 (lire en ligne)
- « Les nouveaux véhicules industriels Renault », La Vie automobile, no 1008, , p. 47 - 49 (lire en ligne)
- « Les "nouveautés" Renault en matière de véhicules industriels », La Pratique automobile vulgarisée, Paris, vol. 28, no 601, , p. 17034 & 17036 (ISSN 2711-5364, lire en ligne)
- François Vauvillier, Les automitrailleuses de reconnaissance, t. 1 : L'AMR 33 Renault : ses précurseurs, ses concurrentes et ses dérivés, Histoire & Collections, coll. « Les matériels de l'armée française », (ISBN 2-915239-67-3), p. 8
- ↑ François Vauvillier, « Moteurs en Afrique, 1920-1942 », Histoire de guerre, blindés & matériel, no 77, , p. 68-69
- ↑ François Vauvillier et Pierre-François Aujas, « Les véhicules de défense des colonnes automobiles », Histoire de guerre, blindés et matériels, no 154, , p. 39-43
Articles connexes
- Classification des automitrailleuses de la cavalerie française (1931-1940)
- Liste des codes projets Renault (1899-1941)
- Portail de l’Armée française
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