Renfe série 260

Série 260
ex 6000
Description de cette image, également commentée ci-après
La 6006 au col de Pajares, vers 1930.
Identification
Exploitant(s) Norte > Renfe
Désignation 6001 à 6006 puis 260-001 à 006
Constructeur(s) General Electric, Alco
Nombre 6
Mise en service 1923
Retrait vers 1975
Caractéristiques techniques
Disposition des essieux CC
Écartement Large (1 668 mm)
Tension ligne de contact 3000 V
Moteurs de traction 6 moteurs
GE 255 B
Puissance continue 1163 kW
Masse totale 79,5 t
Longueur totale 14,020 m
Vitesse maximale 60 km/h

Renfe série 260, ex 6000, est une série de six locomotives électriques, Commandées au titre de l'électrification de la section Ujo-Busdongo, de la Rampe de Pajares. Elles sont les premières machines électriques de la Compañía de los Caminos de Hierro del Norte de España (Norte).

Historique

Origine

À partir de 1915, la demande de charbon des Asturies augmente alors que la capacité de son transport par la Rampe de Pajares est à son maximum avec une traction par des locomotives à vapeur. Pour permettre le transport d'un tonnage plus important, la Compañía de los Caminos de Hierro del Norte de España (Norte) constate que la seule solution viable est d'utilisée des locomotives électrique et donc d'électrifier la rampe[1]. En 1918, une loi est votée pour permettre de faire des avances financières à la Compagnie Norte, en difficulté de trésorerie, pour qu'elle réalise l'électrification de la Rampe de Pajares[2].

Le choix se porte sur une électrification par caténaires sur proposition de la société américaine General Electric, qui vient de réaliser une ligne dans les Montagnes Rocheuses, aux États-Unis. La compagnie Norte commande plusieurs séries de locomotives électriques, notamment celles de la série 6000. Ces machines sont construites en 1922/1923 aux États-Unis par American Locomotive Company (Alco) pour la partie mécanique et General Electric pour la partie électrique[3],[4],[5].

Conception

Les six 6000 sont des machines typiquement américaines avec néanmoins une cabine à chaque extrémités, reliées par deux allées. Le poids par essieu est de 13,5 tonnes, limite imposée par les nombreux ouvrages d'art de la ligne. Elles ont « deux bogies à trois axes entraînés chacun par les moteurs électriques correspondants suspendus par le nez, transmettant l'effort par pignon et engrenage. La puissance continue totale est de 1 580 ch et la vitesse maximale est de 55 km/h » Ces machines conçues pour la traction de trains de frets dans des conditions difficiles, peut monter la rampe avec un convoi de 330 tonnes à 35 km/h. Le freinage, important pour la descente, dispose : d'un système par récupération, d'un frein à vide Clayton et d'un frein de stationnement classique. La captation du courant est réalisée par deux pantographes[4],[5].

Service

Trois locomotives sont livrées par cargo au port de Santander, elle rejoigne les ateliers généraux de Valladolid. La série est au complet après la livraison des trois suivantes qui atteignent Ujo le . C'est au cours de cette même année 2024 qu'a lieu la mise en service, de l'éclectrification de la section de 62 km entre Ujo et Busdongo de la Rampe de Pajares. Prévues pour la remorque des trains voyageurs et marchandises, les 6000 effectuent l'essentiel de leur carrière sur la rampe de Pajares. Puis leur rayon d'action s'est agrandi au fur et à mesure de l'électrification en direction de Gijón[4],[5].

La livraison des 7700 et 7800, dans les années 1950, les relèguent à des taches plus secondaires, comme le chasse-neige, les manœuvres ou le transport de matériels sur les chantiers de construction de lignes. C'est en 1969 que la première machine est réformée et en 1977 les deux dernières sont encore en service[4],[5].

Machine préservée

La 260.004.7, ex 6004, fait partie de la série 6000 commandée par la Compañía de los Caminos de Hierro del Norte de España. Construite par Alco aux États-Unis elle traverse l'Océan Atlantique, en 1923, pour être livrée à Santander. Elle est ensuite transférée à Valladolid pour y être assemblée. Elle est mise en service par la compagnie Norte puis devient une machine de la Renfe. En 1967, elle est exposée àà Bilbao au XIVe congrès du MOROP. Elle est aujourd'hui restaurée et exposée au Musée du chemin de fer de Madrid. Elle dispose des plaques de la 6005 (260-005-4) qui est détruite[6].

Notes et références

  1. (es) José María García-Lomas et Ricardo Fernández-Hontoria Uhagón, « Electrificación de la rampa de Pajares », Revista de Obras Públicas, no 2385,‎ , p. 91 (lire en ligne [PDF]).
  2. (es) « Ley relativa a la electrificación de la rampa de Pajares en la línea férrea de León a Gijón » [PDF], sur www.boe.es, Gaceta de Madrid, (consulté le ).
  3. (es) Rédaction, « Locomotoras eléctricas núms. 6001/6007 », Via Libre, no 24,‎ (présentation en ligne, lire en ligne, consulté le ).
  4. (es) « Las tracciones térmica y eléctrica en RENFE (IV R): Las primeras "eléctricas" de Pajares (Norte y RENFE 6001 a 6006/6101 a 6106/RENFE 260-004 y 260-005/261-001 a 261-002) », sur Trenes y tiempos, (consulté le ).
  5. (es) « Caract. técnicas - Material motor - Renfe 260 : Reseña histórica », sur https://www.listadotren.es, (consulté le ).
  6. (es) « Caract. técnicas - Material motor - Renfe 260 : Reseña histórica », sur https://www.listadotren.es, (consulté le ).

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (es) Anónimo, « Las 6000 de Norte », Carril, no 8,‎ . Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article,
  • (es) Manuel Álvarez, Norte : 6001/6, vol. 14, Barcelone, MAF, coll. « LocomotorasL », , 47 p.,
  • (es) G. Bas, « Los primeros tiempos de las locomotoras eléctricas de Pajares en imágenes de Celestino Collada », Revista de Historia Ferroviaria, no 23,‎ 1er semestre 2019.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • icône décorative Portail du chemin de fer
  • icône décorative Portail de l’Espagne