Roman de Notre-Dame de Lagrasse

Roman de Notre-Dame de Lagrasse
Image illustrative de l’article Roman de Notre-Dame de Lagrasse
Premier folio de la version latine du ms L.

(Dans la marge supérieure, l'ex libris d'un possesseur du XIVe siècle, le notaire Iohannes Viviani de Florence)

Bibl. Medicea Laurenziana, Plut.66.27 fol.2r)


Auteur Guillaume de Padoue, moine de l'abbaye de Lagrasse ?

Commanditaire : Bernard III Imbert, abbé de Lagrasse

Pays France
Genre Chanson de geste
Sujet Fondation de l'abbaye de Lagrasse

Conquête de Carcassonne, Narbonne et de la Marche d'Espagne

Version originale
Langue Latin et Occitan

Traduit en Catalan

Titre Gesta Karoli Magni ad Carcassonam et Narbonam (latin)

Ayssi se conte en cal maniera Karles can ac pres Carcassona co.s partic de la ciutat ni vays cals partz anec e com hedifiquec le monestier de La Grassa, item com conqueric la ciutat de Narbona e d’autres nobles locx (occitan)

Date de parution Milieu du XIIIe siècle

Le Roman de Notre-Dame de Lagrasse, que la tradition désigne également sous les noms de Philomena, de Pseudo-Philomena, ou de Gesta Karoli Magni ad Carcassonam et Narbonam, constitue un témoignage majeur de la littérature médiévale en prose du XIIIe siècle. Cette œuvre hybride, au confluent de la chronique monastique et de la chanson de geste du cycle carolingien, relate la fondation légendaire de l'abbaye de Lagrasse dans le cadre de la conquête de l'Aude et du Roussillon par l'empereur Charlemagne.

Sa rédaction, entreprise sous l'abbatiat de Bernard Imbert (1237-1256), s'inscrit dans une véritable stratégie de défense des intérêts temporels du monastère de Lagrasse, alors fragilisé par une profonde crise matérielle et spirituelle.

L'ouvrage se décline en deux versions aux fonctions distinctes. La version latine, attribuée à un secrétaire imaginaire de l'empereur nommé Philomena, servait de texte de référence auprès des autorités ecclésiastiques et judiciaires pour défendre le patrimoine et les privilèges du monastère. Peu après, une traduction en langue d'oc fut réalisée, s'imposant aujourd'hui comme l'un des plus anciens et importants monuments de la prose occitane médiévale. Ce texte vernaculaire visait l'édification et le divertissement d'un public plus large, incluant les moines et les laïcs.

Au-delà de sa dimension fictive, le Roman offre un éclairage précieux sur les mentalités méridionales, la vie quotidienne et la perception du paysage au Moyen Âge. Il se distingue notamment par une description précise de la topographie, des routes et des édifices religieux des Corbières et du Roussillon, ainsi que par une relative tolérance envers les communautés juives locales.

Bien que ce roman ait joui d'une certaine notoriété en France et en Catalogne jusqu'à la fin du Moyen Âge, il est de nos jours peu connu en dehors du milieu des historiens et des spécialistes de la littérature.

Présentation générale

Le titre et les attributions

Comme la plupart des manuscrits médiévaux, le texte ne comporte pas de titre. Il a donc été désigné soit par son incipit, c'est-à-dire ses premières lignes, soit une forme abrégée de celles-ci, soit par le nom de l'auteur auquel il était attribué.

Le texte est traditionnellement appelé Philomena (ou Filomena) car le récit met en scène un personnage nommé Philomena, présenté comme l'historiographe ou le secrétaire « juré » de Charlemagne (juratus scriptor), chargé par l'empereur de consigner les événements vécus. Cependant, la critique moderne utilise souvent le terme de Pseudo-Philomena, car rien n'atteste l'existence historique de cet auteur ni l'authenticité carolingienne du récit[1].

Le texte est aussi connu sous le titre latin Gesta Karoli Magni ad Carcassonam et Narbonam (« La geste de Charlemagne à Carcassonne et Narbonne »), forme abrégée de Incipit Gesta Karoli Magni quantum ad destructionem Carcassone et Narbone et ad constructionem monasterii Crassensis[1].

Les manuscrits occitans n'ont pas reçu de titre particulier. Ils portent comme incipit : Ayssi se conte en cal maniera Karles can ac pres Carcassona co.s partic de la ciutat ni vays cals partz anec  e com hedifiquec le  monestier de La Grassa, item com conqueric la ciutat de Narbona e d’autres nobles locx (« On raconte ici de quelle façon Charles, après la prise de Carcassonne, s’éloigna de cette cité, vers quelles régions il se dirigea et comment il édifia le monastère de La Grasse. De même on conte comment il conquit la cité de Narbonne et d’autres nobles places »)[1].

En 1970, Robert Lafont et Christian Anatole, rompant avec la tradition, ont renommé la version occitane « Roman de Notre-Dame de La Grasse », soulignant à la fois le caractère fictionnel de l'œuvre, sa rédaction en langue romane, ici l'occitan, et son origine : l'abbaye de Lagrasse[2].

Le véritable auteur probable

Si le prologue attribue le texte à Philomena, il mentionne également un remanieur nommé Guillermus Paduanus (Guillaume de Padoue), qui prétend avoir traduit ou compilé une « histoire très ancienne » (historia vetustissima) écrite par Philomena. Les historiens estiment que ce Guillaume, probablement moine à Lagrasse, est le véritable rédacteur ou compilateur du texte au XIIIe siècle, utilisant le nom de Philomena pour donner une autorité antique à son œuvre[1].

Absidioles du transept sud de l'église abbatiale romane, préservées lors de la construction de l'église gothique au XIIIe siècle. Le Roman, œuvre de propagande en faveur de l'abbaye, a favorisé la construction de la nouvelle église.

La datation et le commanditaire

Sceau de Bernard Imbert, abbé de Lagrasse, 1254

Bien que le récit prétende dater de l'époque de Charlemagne, la critique moderne situe la rédaction du texte au milieu du XIIIe siècle, voire au début du XIVe siècle pour les versions en langue d'oc conservées. Des indices internes, comme la mention d'un abbé Bernard commanditaire, pointent vers la période de l'abbé Bernard Imbert (1237-1256)[1].

La rédaction du Roman s'inscrit dans une stratégie de défense des intérêts temporels de l'abbaye, alors que le monastère traverse une crise matérielle et politique majeure au XIIIe siècle. L'œuvre vise à légitimer les possessions foncières et les privilèges de l'institution — alors contestés par les officiers royaux — en leur forgeant une origine carolingienne prestigieuse[1].

Une version manuscrite, conservée à l'abbaye jusqu'au XVIe siècle, atteste cette intention : le texte y est suivi d'un « dénombrement des biens donnés par Charlemagne, empereur et roi, ainsi que par quelques nobles, en rémission de leurs péchés ». La revendication de ces domaines s'appuie également sur la production de documents apocryphes, tels que le diplôme de Charlemagne de 806. Attribués aux moines Jean de Rodis et Pons de Bouilhonnac , ces faux font usage de formules toponymiques identiques à celles du Roman, soulignant la cohérence de l'entreprise de falsification [1],[3],[4].

Le manuscrit représentait pour les moines un véritable titre de propriété, auquel on se référait pour défendre les droits du monastère. Ce fut le cas en 1521, lorsqu'il fut extrait, en présence de plusieurs témoins, de l'armoire forte placée derrière le maître-autel, afin d'être consulté sur place par un notaire [1],[4].

Les manuscrits et leur diffusion

La tradition manuscrite du texte témoigne d'une certaine popularité : on dénombre dix manuscrits médiévaux et sept copies modernes. À titre de comparaison, cette diffusion surpasse celle de chefs-d’œuvre tels que la Chanson de Guillaume ou le Roman de Flamenca, parvenus jusqu'à nous via un unique témoin, ou encore la Chanson de Roland, connue par seulement six manuscrits complets[1],[4],[5].

Parmi les sept manuscrits médiévaux latins, le plus ancien (manuscrit L) fut copié à Carcassonne au XIIIe siècle par un certain Guilhem Breton. Ayant appartenu à l'archevêque de Narbonne Maurin (1262-1272) puis à un notaire florentin, il est aujourd'hui conservé à la bibliothèque Laurentienne[6]. Le manuscrit C, datant du XIVe siècle et issu de l'abbaye de Lagrasse, est quant à lui conservé à Carcassonne[7] tandis que les autres exemplaires sont déposés à la Bibliothèque nationale de France[1],[4],[8]. Parmi eux figure le manuscrit Q qui était conservé au XVIe siècle dans l'armoire forte de l'abbaye. réalisé au XVe siècle à la demande de l'abbé, c'est un ouvrage précieux et prestigieux, orné de riches lettrines réhaussées à la feuille d'or[4],[9].

Incipit de la version catalane : « Qant Carles Maynes pres la ciutat de Carcassona... ».
(Bibl. Catalunya, ms. 587 fol. 41v)

Le corpus occitan se compose de deux pièces maîtresses : le manuscrit P (Paris), daté de 1325 par un colophon[10] et le manuscrit B (Londres), du XIVe siècle[11],[12]. À cet ensemble s'ajoute un témoin catalan, dérivé de la version occitane, intégré au XVe siècle par le Barcelonais Joan Francesc dans une vaste compilation de chroniques[13],[1],[4],[5]. Enfin, des copies modernes et traductions françaises attestent de la pérennité du succès de l'œuvre jusqu'à l'époque moderne[14],[1].

Longtemps reçu comme une authentique chronique carolingienne, le texte a servi de source documentaire à de nombreux historiens du Languedoc, de la Catalogne et de la Reconquista. À Gérone, le roman sert de modèle au Tractatus de captione Gerundae (traité de la prise de Gérone), un récit épique qui reprend les épisodes de la conquête du Roussillon et les prolonge vers la Catalogne. Ce traité joua un rôle institutionnel majeur puisqu'il servit, en 1345, à établir l'office religieux de saint Charlemagne dans la cathédrale de la ville[15],[16],[17],[18]. Toujours en Catalogne, Pere Tomic en puise de larges extraits pour ses Histories e conquestes dels Reys de Arago e Comtes de Barcelona, achevées en 1438[19]. Il y forge notamment la figure d'Otger Cataló, père mythique de la patrie catalane, dont la légende s'inspire directement du Roman de Notre-Dame de Lagrasse[20]. Dans le Comté de Foix, le notaire Arnaud Esquerrier insère un résumé de l’œuvre dans sa propre chronique, achevée en 1461. Son objectif est généalogique : il s'agit de lier Aymeri de Narbonne au comte Roger de Carcassonne pour asseoir l'ascendance de Gaston IV de Foix-Béarn[21].

Toutefois, le XVIIe siècle marque un tournant critique. Si certains historiens comme Guillaume Besse défendent encore sa véracité, d'autres, à l'instar du Toulousain Guillaume Catel, font preuve de scepticisme en reléguant l'ouvrage au rang de « pur roman de fable »[4],[22].

La langue d'origine

La critique s'accorde sur une chronologie précise : la rédaction initiale en latin aurait précédé de peu une traduction en occitan, achevée au plus tard au début du XIVe siècle. Cette répartition linguistique répondait à des objectifs distincts et complémentaires. D'un côté, la version latine faisait office de pièce officielle et « authentique ». Destinée à un public de clercs, d'officiers royaux et de juristes, elle servait de fondement légal pour valider les revendications territoriales de l'abbaye. De l'autre, la version occitane visait un usage interne et pastoral. Plus accessible, elle était dévolue à l'édification et au divertissement des frères convers, des moines issus de milieux populaires, ainsi que des laïcs séjournant au monastère, leur permettant de s'approprier l'histoire prestigieuse de l'établissement dans leur langue vernaculaire[1].

Étude du texte

Résumé du récit

Le roman entremêle chronique monastique, chanson de geste et hagiographie. Il s'articule autour de deux axes majeurs : la fondation du monastère et la conquête de Narbonne. Il constitue une suite aux traditions épiques sur la prise de Carcassonne, représentées par la légende de Dame Carcas et la version primitive de la chanson Fierabras[23], et un prologue à la Chronique du Pseudo-Turpin [1].

Frère Thomas. Marginalium dessiné à la plume au milieu du XVIIe siècle sur le ms. médiéval.
(BnF ms. Fr. 2232 fol. 37r)

La découverte de la vallée et la fondation

Après la prise de Carcassonne, Charlemagne cherche à poursuivre la lutte contre les Sarrasins vers Narbonne. Au cours d'une chasse, l'archevêque Turpin découvre une vallée sauvage appelée Valh Magra (« Vallée Maigre »), habitée par sept ermites vivant dans une pauvreté ascétique. Ces ermites, menés par un certain Thomas originaire de Rouen, impressionnent Charlemagne par leur sainteté. Un miracle de multiplication d'un pain de millet et la soumission miraculeuse de cerfs sauvages aux ermites convainquent l'empereur de fonder un monastère en ce lieu. La vallée est alors rebaptisée Valh Grassa (« Vallée Grasse »), donnant son nom à l'abbaye de Lagrasse[1].

Charlemagne. Marginalium dessiné à la plume au milieu du XVIIe siècle sur le ms. médiéval.
(BnF ms. Fr. 2232 fol. 1r)

Les guerres contre les Sarrasins

Le récit décrit une série d'affrontements épiques contre des rois sarrasins venus reprendre les territoires conquis. Charlemagne, aidé de ses pairs Roland et Olivier, affronte notamment Matran, roi de Narbonne, et Marsile, roi d'Espagne. Le texte intègre le martyre des sept ermites fondateurs, massacrés par une incursion sarrasine alors qu'ils s'étaient retirés dans leur solitude, refusant le luxe naissant du nouveau monastère. Le siège de Narbonne occupe une place centrale. La ville est finalement prise grâce, entre autres, à l'aide de la communauté juive de la ville qui négocie sa reddition à Charlemagne. La cité est ensuite confiée à Aymeri de Narbonne, un héros épique célèbre[1].

La consécration miraculeuse

L'apogée spirituel du roman est la consécration de l'église abbatiale. Alors que le pape Léon s'apprête à la consacrer, Jésus-Christ lui-même descend du ciel avec une légion d'anges pour effectuer la cérémonie dans la nuit. Le pape et Charlemagne constatent le miracle au matin en trouvant les murs encore humides d'eau bénite céleste[1],[24].

Analyse du texte

Monogramme de Charlemagne, roi des Francs et des Lombards sur l’acte par lequel il confirme à l’abbé les possessions de l’abbaye Sainte-Marie de Lagrasse. Acte daté de 779. (AD Aude H11/1)

Sources

L'auteur s'est inspiré de sources très diversifiées et notamment :

  • Des archives de l'abbaye de Lagrasse dans lesquelles figurent notamment l'acte d'officialisation du monastère, accordé par Charlemagne en , soit cinq mois après la bataille de Roncevaux, mais aussi de faux diplômes de l'empereur[25].
  • De plusieurs chansons de gestes telles que la Chanson de Roland et surtout de la Chronique du Pseudo-Turpin qui est associée au texte dans la plupart des manuscrits[1].

Genre et style

Le texte est un hybride littéraire. C'est une chronique monastique et une hagiographie qui vise à l'édification des moines et à la promotion du pèlerinage en multipliant les récits de miracles (guérisons d'aveugles, reliques). C'est aussi une épopée et un roman qui reprend les codes de la chanson de geste (combats, duels, pairs de Charlemagne) mais sous une forme en prose destinée à la lecture plutôt qu'à la déclamation. Il emprunte aussi au roman courtois, notamment avec le personnage de la reine sarrasine Oriande et son amour chaste pour Roland[1].

Le Castell dels Moros ou château des Maures ou des Cluses surplombant la Via Domitia, ainsi nommé, selon la tradition, parce le roi maure Marsile y était enfermé, assiégé par Charlemagne.

Topographie réaliste et légendes étiologiques

Contrairement à la géographie fantaisiste de nombreuses chansons de geste, le Roman de Notre-Dame de Lagrasse se distingue par une grande précision topographique. Il donne des informations très réalistes sur les itinéraires empruntant les routes des Corbières et la Via Domitia entre Narbonne et le col du Perthus. Il décrit soigneusement le paysage religieux en citant nombre de chapelles, églises et monastères dont il attribue la fondation à Charlemagne ou ses compagnons[1],[26],[27].

L'archevêque Turpin. Marginalium dessiné à la plume au milieu du XVIIe siècle sur le ms. médiéval.
(BnF ms. Fr. 2232 fol. 21r)

L'auteur ancre le récit dans la topographie locale en recourant à des légendes étiologiques pour justifier la toponymie. À titre d'exemple, non loin de Lagrasse, « sur l’ordre de Charles, l’archevêque Turpin baptisa tous [les Sarrasins] et il changea le nom de cette colline : en raison des enfants portés dans les berceaux il dit que dorénavant elle porterait le nom de Pech de Bressols » (en occitan la colline des Berceaux). De la même manière il attribue le nom de Coursan au passage de la cour royale et le château de la Cluse à l'enfermement du roi Marsile. En réalité le Castell de la Clusa (le « château de la Clôture ») rappelle, par son étymologie latine, sa fonction historique de verrou sur la route du Perthus[1],[28].

Une tolérance singulière

Un trait original de l'œuvre est son attitude envers les Juifs. Alors que les Sarrasins sont dépeints comme des païens à combattre, les Juifs de Narbonne sont présentés comme des alliés fidèles de leur seigneur sarrasin Matran, puis comme des sujets loyaux de Charlemagne, qui les protège et leur accorde une part de la ville. Cette tolérance reflète la réalité historique de la Septimanie carolingienne où les communautés juives jouissaient d'un statut protégé[29].

Une source d'information sur la vie quotidienne

En marge des récits guerriers, le texte contient de nombreux passages pleins de pittoresques illustrant la réalité matérielle de l'abbaye au XIIIe siècle. Les descriptions détaillées du chantier de construction semblent fonctionner comme une projection idéalisée des travaux que les moines planifiaient alors pour achever l'église gothique, tandis que la description de la première l'église reflétait probablement le délabrement réel du bâtiment au moment de la rédaction[30].

Le texte accorde par ailleurs une place prépondérante aux richesses matérielles et spirituelles du monastère, particulièrement aux reliques, en révélant une pratique architecturale singulière. Au-delà des dépôts classiques dans les autels, ces objets sacrés étaient littéralement scellés dans la pierre : au sommet des chapiteaux, dans les murs près des fenêtres du chevet ou encore dans les arcs. La croisée du transept abritait ainsi des trésors insignes, tels qu'une pyxide d'ivoire contenant des restes de saint Laurent et une autre, en or et argent, renfermant des cheveux de la Vierge offerts par le pape Léon III[31],[32].

Enfin, parmi ces offrandes prestigieuses, Charlemagne aurait fait don d'un objet pour le moins insolite : un poids destiné à vérifier la mesure du pain. La particularité de cet instrument réside dans sa matière, puisqu'il aurait été façonné dans une pierre extraite de la tête d'une baleine[30],[32].

Bibliographie

Éditions et traductions

Partielles

  • (oc + fr) Pierre Bec, Anthologie de la prose occitane du Moyen âge , 1 : Vidas et razons, chroniques et lettres, prose narrative, Aubanel, coll. « Les Classiques d'oc au baccalauréat et à la licence ès lettres », (ISBN 978-2-7006-0076-6), p. 147-137.

Intégrales

  • (oc + la + it) Chiara Cappelli, Il "Roman de Philomena" in lingua d'oc: introduzione, revisione del testo critico e traduzione italiana (Thèse), Padova, Università degli Studi di Padova, Dipartimento di Studi Linguistici e Letterari, , 783 p. (lire en ligne Accès libre). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • (la + it) Sebastiano Ciampi, Gesta Caroli Magni ad Carcassonam et Narbonam et de aedificatione monasterii Crassensi, Firenze, Magheri, , 155 p. (lire en ligne Accès libre).
  • Louis Fédié, « Philomena. Chronique historique du temps de Charlemagne », Mémoires de la Société des arts et sciences de Carcassonne, vol. VI,‎ , p. 17-138 (lire en ligne Accès libre).
  • (la + de) Christian Heitzmann, Gesta Karoli Magni ad Carcassonam et Narbonam ; Untersuchungen und neue Edition von Christian Heitzmann, Firenze, SISMEL : Ed. del Galluzo, , CXXIV-117 p. (ISBN 88-87027-31-5). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • (la + fr) Jessica Lauroua, Gesta Karoli Magni ad Carcassonam et Narbonam, Traduction annotée (master 2 recherche, sous la direction d’Olivier Devillers), Bordeaux, Université Michel de Montaigne–Bordeaux 3, , 210 p.
  • (la + oc + de) Édouard Schneegans, Gesta Karoli magni ad Carcassonam et Narbonam : lateinischer Text und provenzalische Übersetzung, Halle a S., M. Niemeyer, coll. « Romanische Bibliothek », , 270 p. (lire en ligne Accès libre). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • (oc + fr) Émile-Jean Simonnet, Édition critique du roman de Notre Dame de Lagrasse (thèse de 3e cycle de lettres sous la direction de Madame Thiolier), Paris, Université de Paris IV – Sorbonne, Institut de littérature et de langue d’Oc, , 295 p. (lire en ligne Accès libre). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.

Extraits et adaptations

  • (oc + fr) Félix Pasquier, Chroniques romanes des comtes de Foix / composées au XVe siècle par Arnaud Esquerrier et Miégeville ; et publiées pour la première fois, par Félix Pasquier,... Henri Courteault,..., Foix, Gadrat aîné, (lire en ligne Accès libre), p. 7-9. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • (ca) Pere Tomic, Històries e conquestes del Realme d'Aragó e Principat de Catalunya, Barcelona, Afers, coll. « Textos clàssics », (ISBN 978-84-92542-07-9). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • (ca) Gabriel Turell, Recort; obra feta per Gabriel Turell de la ciutat de Barcelona en l'any 1476, Barcelona, Biblioteca de "L'Avenç,", (lire en ligne Accès libre), p. 42-49. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.

Études

  • Éléonore Andrieu, « Listes et espace dans les premières chansons de geste : Topos épique et/ou scripturalité laïque ? », dans Le pouvoir des listes au Moyen Âge – III : Listes, temps, espace, Éditions de la Sorbonne, coll. « Histoire ancienne et médiévale », (ISBN 979-10-351-1042-0, DOI 10.4000/12vti Accès libre, lire en ligne), p. 357–399.
  • Ségolène Bernier, Les légendes sur la venue de Charlemagne à Carcassonne et à Lagrasse (mémoire d'Histoire), Montpellier, Université Paul Valéry - Montpellier III, , 122 p.
  • Laurent Brun et Gauthier Langlois, « Le Roman de Philomena », sur Arlima - Archives de littérature du Moyen Âge : arlima.net (consulté le ). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (ca) Miquel Coll i Alentorn, « La Llegenda d'Otger Cataló i els nous barons », Estudis Romànics, vol. 1,‎ , p. 1–47 (ISSN 2013-9500, lire en ligne Accès libre). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Philippe Cordez, « Les richesses de Charlemagne et le poids du pain à l’abbaye de Lagrasse, d’après les Gesta Karoli Magni ad Carcassonam et Narbonam (XIIIe siècle) », Cahiers de Fanjeaux, vol. 53, no 1,‎ , p. 91–115 (DOI 10.3406/cafan.2018.2281, lire en ligne Accès libre). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
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  • Hélène Débax et Nelly Pousthomis-Dalle, « Les Gesta Karoli Magni ad Carcassonam et Narbonam et le Roman de Notre-Dame de La Grasse », dans Lagrasse (Aude) l'abbaye, le bourg, le terroir : étude archéologique et historique. Programme collectif de recherche 2008-2010 rapport complémentaire 2011 (Rapport de recherche), , p. 27-30, 144-156.
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Liens externes


Notes et références

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