Rue Monplaisir (Toulouse)

Rue Monplaisir
Image illustrative de l’article Rue Monplaisir (Toulouse)
La rue Monplaisir vue depuis l'allée Frédéric-Mistral.
Situation
Coordonnées 43° 35′ 33″ nord, 1° 27′ 20″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Métropole Toulouse Métropole
Ville Toulouse
Quartier(s) même nom
Début no 11 allée Frédéric-Mistral
Fin no 10 boulevard Monplaisir et no 33 rue André-Délieux
Morphologie
Longueur 397 m
Largeur 10 m
Odonymie
Anciens noms Chemin de Bonne-Gazagne (XVIIe siècle)
Chemin Monplaisir (XVIIIe – XIXe siècle
Nom actuel XIXe siècle
Nom occitan Carrièra Monplaisir
Histoire et patrimoine
Création avant le XVIIe siècle
Lieux d'intérêt Institut des jeunes aveugles
Notice
Archives 315554723220
Géolocalisation sur la carte : Toulouse
(Voir situation sur carte : Toulouse)
Rue Monplaisir
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Rue Monplaisir

La rue Monplaisir (en occitan : carrièra Monplaisir) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Situation et accès

Description

La rue Monplaisir est une voie publique. Elle se trouve dans le quartier du même nom.

Elle naît perpendiculairement à l'allée Frédéric-Mistral. Longue de 397 mètres et large de 10 mètres, elle est rectiligne, orientée à l'est et parallèle aux autres voies du quartier de Monplaisir – rue de Fleurance et rue Benjamin-Constant. Elle reçoit à gauche la rue Jean-Stieltjes, puis à droite la Rue Bégué-David. Elle se termine au carrefour du boulevard Monplaisir, qui rencontre également la rue André-Delieux.

La chaussée compte une voie de circulation automobile en sens unique, du boulevard Monplaisir vers l'allée Frédéric-Mistral. Elle appartient à une zone 30 et la vitesse y est limitée à 30 km/h. Il n'existe pas de bande, ni de piste cyclable, quoiqu'elle soit à double-sens cyclable.

Voies rencontrées

La rue Monplaisir rencontre les voies suivantes, d'ouest en est (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

  1. Allée Frédéric-Mistral
  2. Rue Jean-Stieltjes (g)
  3. Rue Bégué-David (d)
  4. Boulevard Monplaisir (g)
  5. Rue André-Délieux (d)

Transports

La rue Monplaisir n'est pas directement desservi par les transports en commun Tisséo. Il est cependant accessible, du côté de l'allée des Demoiselles, par la ligne de Linéo L9. Au nord, le Boulingrin est abrite les arrêts des lignes de bus 4466.

Il existe plusieurs stations de vélos en libre-service VélôToulouse à proximité de la rue Monplaisir : les stations no 114 (face 43 rue Monplaisir) et no 102 (18 allée Frédéric-Mistral).

Odonymie

La rue tient son nom du quartier qu'elle traverse, délimité au nord par le Boulingrin, à l'ouest par l'allée Frédéric-Mistral et au sud par l'allée des Demoiselles. Ce nom vient d'une demeure de plaisance, une « folie », construite au XVIIIe siècle en bordure du canal du Midi et qui était désignée comme « Mon plaisir » (emplacement des actuels no 5 et 7 boulevard Monplaisir)[1]. Le nom se retrouve pour d'autres voies proches de la rue Monplaisir, particulièrement le boulevard Monplaisir, la rue Neuve-Monplaisir (actuelle rue des Martyrs-de-la-Libération) et la rue Traversière-Monplaisir (actuelle rue Bégué-David)[2].

Au XVIIe siècle, la rue Monplaisir est une partie d'un long chemin, qui allait de la ville de Toulouse au chemin de Montaudran (actuelle avenue Jean-Rieux) – le chemin de Bonne-Gazagne (actuelles rue Monplaisir, rue Pierre-Brossolette et rue Jean-Baptiste-Noulet). L'origine de ce nom est peu claire, quoique ancienne – il existe déjà, à la fin du XIIe siècle, un domaine agricole de Bonne-Gazagne (in clausu de Bona Gazagna en latin médiéval, 1162) – : le « bon gain » (bòn gasanh en occitan) pourrait ainsi désigner l'importance des revenus que produisait le domaine[3].

Histoire

Moyen Âge et période moderne

Époque contemporaine

Patrimoine et lieux d'intérêt

Institut des jeunes aveugles

L'Institut des jeunes aveugles est une fondation qui a pour mission l'instruction et la formation professionnelle d'enfants, adolescents et adultes déficients visuels, mais aussi présentant des troubles autistiques ou une déficience intellectuelle.

Il est fondé en 1866, à l'initiative d'Hedwige Portalet, fondatrice et supérieure de la congrégation des dominicaines de l'Immaculée Conception, sur le modèle de l'Institut des jeunes aveugles de Marseille, fondé en 1858 par l'abbé Louis-Toussaint Dassy. Le premier établissement toulousain s'installe près du port Saint-Sauveur (emplacement de l'actuel no 8 rue de Valenciennes), puis dans la rue des Greniers (actuelle rue Idrac). En 1872, l'Institut des jeunes aveugles reçoit le soutien de la municipalité toulousaine qui lui offre un terrain dans le nouveau quartier de Monplaisir[4].

L'Institut occupe une vaste parcelle de 4 500 m2 limitée par la rue Monplaisir (actuel no 37) au nord, la rue Bégué-David (actuel no 23) à l'est et la rue des Martyrs-de-la-Libération (actuel no 29) au sud. Le bâtiment principal a une structure en quadrilatère, qui s'organise autour de la chapelle, placée au centre. Les bâtiments se développent sur trois niveaux : un rez-de-chaussée, un étage et un niveau de comble à surcroît. Les élévations sont d'une grande simplicité : les façades, percées de fenêtres segmentaires, sont enduites, tandis que les cordons qui séparent les niveaux, les encadrements des baies et les chaînages d'angle sont en briques apparentes. Elles sont couronnées par une corniche moulurée[5].

Couvent des Jésuites

L'immeuble est construit en 1879 par un entrepreneur toulousain, François Ferrand. Il est occupé par des religieux carmes, puis par les jésuites : il regroupe plusieurs religieux de la communauté jésuite Saint-François-Régis, ainsi que les bureaux du centre spirituel jésuite du Sud-Ouest Coteaux Païs et une antenne du Réseau mondial de prière du pape[6].

Maisons

  • no  9 : immeuble (deuxième moitié du XIXe siècle)[7].
  • no  15 : maison (deuxième moitié du XIXe siècle)[8].
  • no  17 bis : maison (premier quart du XXe siècle)[9].
  • no  25 : maison (deuxième moitié du XIXe siècle)[10].
  • no  31 : maison toulousaine (vers 1884)[11].
  • no  39 : maison toulousaine (premier quart du XXe siècle)[12].
  • no  41 : maison toulousaine (premier quart du XXe siècle)[13].

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

  • Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 (ISBN 978-2867263545).

Articles connexes

Liens externes

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