Rue Saint-Hilaire (Toulouse)

Rue Saint-Hilaire
Situation
Coordonnées 43° 36′ 49″ nord, 1° 26′ 35″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Métropole Toulouse Métropole
Ville Toulouse
Quartier(s) Chalets
Début no 38 rue des Chalets
Fin no 39 rue du Printemps
Morphologie
Longueur 276 m
Largeur 8 m
Odonymie
Nom actuel 1881
Nom occitan Carrièra de Sant Alari
Histoire et patrimoine
Création 1866
Lieux d'intérêt Église Saint-Hilaire
Groupe scolaire privé de l'Immaculée-Conception
Notice
Archives 315556240058
Géolocalisation sur la carte : Toulouse
(Voir situation sur carte : Toulouse)
Rue Saint-Hilaire
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Rue Saint-Hilaire

La rue Saint-Hilaire (en occitan : carrièra de Sant Alari) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Situation et accès

Description

La rue Saint-Hilaire est une voie publique de Toulouse. Elle se trouve au cœur du quartier des Chalets.

Elle naît perpendiculairement à la rue des Chalets, presque dans le prolongement de la rue Henri-Douvillé. Longue de 276 mètres et rectiligne, elle est orientée au nord-est. Elle reçoit successivement, à main droite, la rue Saint-Dominique, puis la rue Robert-Borios. Elle se termine au carrefour de la rue du Printemps.

La chaussée compte une seule voie de circulation automobile en sens unique, de la rue du Printemps vers la rue des Chalets. Elle appartient à une zone 30 et la vitesse y est limitée à 30 km/h. Il n'existe pas de bande, ni de piste cyclable, quoiqu'elle soit à double-sens cyclable sur toute sa longueur.

Voies rencontrées

La rue Saint-Hilaire rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

  1. Rue des Chalets
  2. Rue Saint-Dominique (d)
  3. Rue Robert-Borios (d)
  4. Rue du Printemps

Transports

La rue Saint-Hilaire n'est pas directement desservie par les transports en commun Tisséo. Elle est cependant proche du boulevard Matabiau, où se trouvent les arrêts des lignes de bus 1527. Au sud, le boulevard d'Arcole est parcouru par les lignes de Linéo L1L14 et de bus 294570.

Les stations de vélos en libre-service VélôToulouse les plus proches sont les stations no 92 (31 rue des Chalets) et no 93 (57 rue du Printemps).

Odonymie

La rue est nommée en l'honneur d'Hilaire, évêque de Toulouse du IVe siècle, auquel la tradition chrétienne attribue la construction du premier martyrium en l'honneur de l'évêque et martyr Saturnin – la future basilique Saint-Sernin[1].

D'ailleurs, plusieurs rues des quartiers Matabiau et des Chalets, percées au XIXe siècle, portent ou ont porté le nom de saints et de saintes des premiers siècles du christianisme liés à Toulouse et à sa région : la rue Saint-Dominique[2], la rue Saint-Érembert (actuelle rue Robert-Borios)[3], la rue Saint-Germier[1], la rue Saint-Honest[1], la rue Saint-Honoré (actuelle rue Édouard-Dulaurier)[4], la rue Saint-Hubert[5], la rue Saint-Lazare (actuelle rue Claire-Pauilhac)[6], la rue Sainte-Marthe[7], la rue Saint-Orens[8], la rue Saint-Papoul[9] et la rue Saint-Sylvain (actuelle rue Joseph-Bosc)[10].

Histoire

Patrimoine et lieux d'intérêt

École privée Immaculée-Conception

L'école Immaculée-Conception regroupe des classes de maternelle et d'élémentaire. Elle appartient à l'enseignement privé catholique sous contrat avec l'État et elle est placée sous la double tutelle congréganiste des Sœurs de Notre-Dame de l'Immaculée Conception et des Sœurs de la Présentation de Marie.

En 1880, une école pour filles est ouverte par les Sœurs de Notre-Dame de l'Immaculée Conception, une congrégation religieuse féminine enseignante[11] : elle s'installe alors dans un bâtiment (actuel bâtiment A) construit sur la rue Saint-Hilaire (actuel no 19)[12]. L'établissement compte alors 90 élèves – pensionnaires et externes. En 1903, à la suite des lois sur les congrégations, l'école est fermée. Le bâtiment est occupé par diverses institutions d'enseignement, telles que la pension Huteau[13], le cours Dupanloup[14], puis le cours Saint-Louis-de-Gonzague (ou « Petit Caousou »)[15]. En 1940, l'école de l'Immaculée-Conception est rouverte puis, en 1947, des classes secondaires sont créées[12] : en 1959, le groupe scolaire compte ainsi 306 élèves – 171 primaires et 135 secondaires. En 1961, un nouveau bâtiment est construit, en fond de parcelle, sur les plans de l'architecte Robert Armandary (actuel bâtiment B). En 1990, le groupe scolaire connaît une profonde mutation : les classes secondaires sont fermées, tandis que les classes de l'école primaire privée Saint-Jude sont agrégées à celles de l'Immaculée-Conception[N 1], portant la population scolaire à 196 élèves en primaire et 126 élèves en maternelle. En 1992, la communauté des religieuses quitte l'établissement, quoiqu'il reste sous leur tutelle.

L'établissement se compose de deux bâtiments. Le premier s'élève en léger retrait par rapport à la rue Saint-Hilaire. Il est bâti en brique. La façade se développe de façon symétrique sur trois niveaux et onze travées. Les baies sont rectangulaires et encadrées de chambranles à crossettes. Les niveaux sont séparés par un cordon mouluré qui fait un décrochement au-dessus de la porte centrale, où est peinte la date de 1880. Le second bâtiment, construit en 1961 et surélevé en 1985, est tout en longueur, prenant place au fond de la parcelle[16].

Église Saint-Hilaire

no 19 bis : l'église Saint-Hilaire.

En 1909, une chapelle de secours est fondée par le clergé de la paroisse de Saint-Sernin, afin de desservir la population du quartier des Chalets. Elle est placée sous l'invocation de l'évêque de Toulouse Hilaire : c'est lui qui aurait fait construire, au IVe siècle, un martyrium sur la tombe de l'évêque et martyr Saturnin. L'édifice, d'une grande simplicité, est construit sur les plans de l'architecte Paul Delfau (1867-1953). En 1965, Gabriel-Marie Garrone, archevêque de Toulouse, élève la chapelle Saint-Hilaire au rang d'église paroissiale[17].

L'édifice, bâti en brique, est représentatif de l'éclectisme et de l'architecture néo-romane. La façade principale, encadrée par des contreforts et surmontée d'une croix en pierre, est percé d'un unique grand portail, encadré de deux fines colonnes dont les chapiteaux sont également en pierre. Il est surmonté par de voussures en plein cintre, offrant un tympan semi-circulaire qui abrite depuis 2014 une sculpture métallique au centre de laquelle est placée une croix dorée. L'élévation est couronnée par une corniche soutenue par de fins corbeaux. L'intérieur se compose d'une vaste nef unique, de 11 mètres de large et 22 mètres de long, et éclairée par des vitraux d'Henri Guérin, réalisés entre 1993 et 1994. Le chœur est séparé de la nef par une voûte en plein cintre. Le mur est peint – dans la tradition romane – d'un Christ en gloire et bénissant, au centre d'une mandorle entourée du tétramorphe[18].

Immeubles et maisons

  • no  20 : immeuble Jean-Louis.
    L'immeuble est construit en 1936 sur les plans de l'architecte David Moretti pour le compte de Mme Jean-Louis, pour accueillir des logements, aux étages, et des bureaux et des pièces de service, au rez-de-chaussée. L'édifice, représentatif de l'architecture Art déco et particulièrement du style « paquebot », possède une ossature en béton, les façades étant couvertes d'un enduit clair. Il compte plusieurs corps de bâtiment organisés autour d'une cour centrale. L'élévation sur la rue Saint-Hilaire est symétrique : la porte cochère, encadrée par des oculus, ouvre sur un passage qui débouche sur la cour intérieure. Au 1er étage, un balcon continu surmonte la porte cochère. Il présente un décor de garde-corps à lisses tubulaires. Aux 2e et 3e étages, les balcons se déploient par paire de chaque côté de l'axe central[21].
  • no  23 : immeuble (1899)[22].
  • no  34 : immeuble (1923)[23].

Notes et références

Notes

  1. ↑ L'école Saint-Jude avait été ouverte en 1892 dans l'ancienne manufacture de faïence Fouque et Arnoux (emplacement de l'actuel collège privé Sainte-Marie-de-Nevers, no 18 rue Jean-Baptiste-Merly).

Références

  1. Salies 1989, vol. 2, p. 419.
  2. ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 408.
  3. ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 409.
  4. ↑ Salies 1989, vol. 1, p. 390.
  5. ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 420.
  6. ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 426.
  7. ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 429-430.
  8. ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 434.
  9. ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 435.
  10. ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 444.
  11. ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 480.
  12. Salies 1989, vol. 2, p. 12.
  13. ↑ Salies 1989, vol. 1, p. 582.
  14. ↑ Salies 1989, vol. 1, p. 394.
  15. ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 428.
  16. ↑ Notice no IA31124682, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  17. ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 419.
  18. ↑ Notice no IA31124683, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  19. ↑ Notice no IA31112458, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  20. ↑ Notice no IA31112454, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  21. ↑ Notice no IA31127221, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  22. ↑ Notice no IA31112435, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  23. ↑ Notice no IA31112441, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.

Voir aussi

Bibliographie

  • Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 (ISBN 978-2-8672-6354-5).

Articles connexes

Liens externes

  • icône décorative Portail de Toulouse
  • icône décorative Portail de l’architecture et de l’urbanisme