Rue de la Chaussée
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Rue de la Chaussée
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La rue de la Chausée vue des allées Paul-Feuga. | |
| Situation | |
|---|---|
| Coordonnées | 43° 35′ 33″ nord, 1° 26′ 32″ est |
| Pays | |
| Région | Occitanie |
| Département | Haute-Garonne |
| Métropole | Toulouse Métropole |
| Ville | Toulouse |
| Quartier(s) | Saint-Michel • Carmes |
| Début | Boulevard du Maréchal-Juin |
| Fin | no 2 avenue Maurice-Hauriou |
| Morphologie | |
| Longueur | 223 m |
| Largeur | 12 m |
| Odonymie | |
| Anciens noms | Rue du Port-Garaud (XVIe siècle-1947) Rue l'Urgence (1794) |
| Nom actuel | 12 avril 1947 |
| Nom occitan | Carrièra de la Paissièra |
| Histoire et patrimoine | |
| Création | avant le XVe siècle |
| Protection | Site patrimonial remarquable (1986) |
| Notice | |
| Archives | 315551712040 |
La rue de la Chaussée (en occitan : carrièra de la Paissièra) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.
Situation et accès
Description
La rue de la Chaussée relie le quartier Saint-Michel et le quartier des Carmes.
Elle naît dans le prolongement de la partie sud du boulevard du Maréchal-Juin, au niveau d'un rond-point. Longue de 223 mètres, large de 12 mètres, elle est rectiligne et orientée au nord-est. Elle passe par un tunnel sous le pont Saint-Michel, puis un escalier permet de rejoindre les allées Paul-Feuga. Elle se termine au carrefour de l'avenue Maurice-Hauriou.
La chaussée compte une voie de circulation automobile dans chaque sens. Elle appartient à une zone 30 et la vitesse y est limitée à 30 km/h. De plus, elle est longée dans chaque sens par une bande cyclable.
Enfin, la rue de la Chaussée est parcourue par le sentier de grande randonnée 653 (GR 653), qui va d'Arles au col du Somport. Il se prolonge, au sud, par le chemin en bord de Garonne, le long de la digue du boulevard du Maréchal-Juin, et, à l'ouest, par l'avenue Maurice-Hauriou.
Voies rencontrées
La rue de la Chaussée rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :
- Boulevard du Maréchal-Juin
- Allées Paul-Feuga - accès piéton (d)
- Avenue Maurice-Hauriou
Odonymie
La rue est nommée d'après la chaussée, c'est-à-dire la digue, construite sur le bras supérieur de la Garonne afin de permettre l'alimentation des moulins du Château-Narbonnais[1]. Par ailleurs, il a existé une autre rue de la Chaussée, dans le quartier Saint-Cyprien, d'après la chaussée du Bazacle[2].
Au XVIe siècle, la rue était connue comme la rue du Port-Garaud, puisqu'elle menait au port Garaud, établi en amont des moulins du Château-Narbonnais et de la ville, sur la rive droite de la Garonne (emplacement de l'actuel boulevard du Maréchal-Juin). Il groupait une population laborieuse de bateliers, de marchands et d'artisans, liés en partie au commerce du bois, transporté par flottage sur la Garonne[3]. En 1794, pendant la Révolution française, la rue reçut le nom de l'Urgence, mais il ne fut pas conservé[4]. C'est le que, finalement, la rue reçut son nom actuel[5].
Histoire
Patrimoine et lieux d'intérêt
- no 1 : maison Seube.
Inscrit MH (1981, façades et toitures ; escalier à balustres avec sa cage ; cheminées du rez-de-chaussée, du 1er et du 2e étage)[6] et
Patrimoine XXe siècle (2007).
La maison bénéficie d'un emplacement remarquable : visible depuis le pont Saint-Michel, elle s'élève à l'angle des allées Paul-Feuga et de la rue de la Chaussée. Les plans semblent avoir été dressés par l'architecte Joseph Rocher, aidé du peintre Henri Rachou, et par la commanditaire elle-même, Mme Seube, et ses trois filles, anciennes élèves de l'école des Beaux-Arts de Paris. Elle forme un chef-d'œuvre de l'architecture éclectique de pastiche. À la suite d'un incendie en 1980, elle reste inhabitée pendant plusieurs années et y gagne une réputation de maison hantée. Elle est cependant inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques et restaurée.
La maison présente un plan en L. La différence de niveaux entre les allées Paul-Feuga et la rue de la Chaussée permet la mise en place d'un important niveau de soubassement en assises de brique et galet[7],[8],[9].
Notes et références
- ↑ Salies 1989, vol. 1, p. 265 et 270.
- ↑ Salies 1989, vol. 1, p. 269.
- ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 302.
- ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 544.
- ↑ Salies 1989, vol. 1, p. 270.
- ↑ Notice no PA00094580, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Papillault 2016, p. 172.
- ↑ « Ça fout les jetons ! », sur le site des archives municipales de Toulouse, février 2021.
- ↑ Notice no IA31124757, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
Voir aussi
Bibliographie
- Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 (ISBN 978-2-8672-6354-5).
- Rémi Papillault (dir.), Laura Girard et Jean-Loup Marfaing, Guide d'architecture du XXe siècle en Midi toulousain, coll. « Architectures », Presses universitaires du Mirail, Toulouse, 2016 (ISBN 978-2-8107-0469-9).
Articles connexes
- Liste des voies de Toulouse
- Liste des monuments historiques de Toulouse
- Liste des édifices labellisés « Patrimoine du XXe siècle » de la Haute-Garonne
Liens externes
- « Notice no 315551712040 », Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, (consulté le ).
- Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ).
- Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ).
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