Rue des Sept-Troubadours

Rue des Sept-Troubadours
Image illustrative de l’article Rue des Sept-Troubadours
La rue des Sept-Troubadours vue de la rue Gabriel-Péri.
Situation
Coordonnées 43° 36′ 24″ nord, 1° 27′ 06″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Métropole Toulouse Métropole
Ville Toulouse
Quartier(s) Saint-Aubin
Début no 64 boulevard Lazare-Carnot et no 1 rue Gabriel-Péri
Fin no 38 boulevard Pierre-Paul-Riquet
Morphologie
Longueur 557 m
Largeur entre 8 et 10 m
Odonymie
Anciens noms Chemin de Terre-Cabade (XVIIe siècle)
Rue des Jardiniers (XVIIIe siècle-1881)
Rue du Canal (1881-1947)
Rue André-Messager (1937-1947)
Nom actuel 12 avril 1947
Nom occitan Carrièra dels Sèt Trobadors
Histoire et patrimoine
Création avant le XVIIe siècle
Notice
Archives 315556595213
Géolocalisation sur la carte : Toulouse
(Voir situation sur carte : Toulouse)
Rue des Sept-Troubadours
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Rue des Sept-Troubadours

La rue des Sept-Troubadours (en occitan : carrièra dels Sèt Trobadors) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Situation et accès

Description

La rue des Sept-Troubadours est une voie publique. Elle se trouve dans le quartier Saint-Aubin.

La chaussée compte une seule voie de circulation automobile en sens unique du boulevard Pierre-Paul-Riquet vers le boulevard Lazare-Carnot. Elle appartient à une zone 30 et la vitesse y est limitée à 30 km/h. Il n'existe ni bande, ni piste cyclable, quoiqu'elle soit à double-sens cyclable.

Voies rencontrées

La rue des Sept-Troubadours rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

  1. Boulevard Lazare-Carnot (g)
  2. Rue Gabriel-Péri (d)
  3. Rue Castellane
  4. Rue de l'Industrie
  5. Rue Jean-Palaprat
  6. Rue Nicolas-Bachelier (g)
  7. Place Nicolas-Bachelier (d)
  8. Rue Arnaud-Vidal
  9. Place Pierre-Paul-Riquet
  10. Rue Pierre-Paul-Riquet
  11. Boulevard Pierre-Paul-Riquet

Transports

La rue des Sept-Troubadours débouche, au sud, sur le boulevard Lazare-Carnot, où se trouvent les arrêts des lignes de Linéo L1L9 et de bus 29, ainsi que la navette Ville. Plus loin, le long des allées Jean-Jaurès, se trouvent également la station du même nom, au croisement des lignes de métro Ligne A du métro de ToulouseLigne B du métro de Toulouse, ainsi que les arrêts des lignes de Linéo L8L14, de bus 1523 et de la navette Aéroport.

Au nord, la rue des Sept-Troubadours aboutit au boulevard Pierre-Paul-Riquet, parcouru par les lignes de bus 2327. Au-delà du pont Riquet se trouvent également, sur le boulevard de Marengo, la station Marengo – SNCF, sur la seule ligne de métro Ligne A du métro de Toulouse, ainsi que les arrêts des lignes de Linéo L8L14.

Il existe plusieurs stations de vélos en libre-service VélôToulouse à proximité de la rue des Sept-Troubadours : les stations no 19 (1 rue des Sept-Troubadours), no 20 (69 boulevard Lazare-Carnot), no 39 (9 place de Damloup) et no 64 (30 rue Gabriel-Péri).

Odonymie

La Première Séance solennelle des Jeux floraux, par Jean-Paul Laurens (1913, Capitole).

En 1947, le conseil municipal attribua à la voie le nom de rue des Sept-Troubadours. C'est dans le jardin des religieuses du couvent des Augustines, qui se trouvait hors les murs dans le faubourg Saint-Aubin, que sept troubadours, Bernat de Panassac, Guilhem de Lobra, Berenguier de Sant Plancat, Pèire de Mejanaserra, Guilhem de Gontaut, Pèire Camo et Bernat Oth, avaient fondé en 1323 le Consistori del Gay Saber[1]. Ce nom avait d'ailleurs déjà été donné à une rue voisine, la rue de l'Industrie, entre 1834 et 1891[2].

Au XVIIe siècle, la rue des Sept-Troubadours n'était qu'une partie du chemin de Terre-Cabade, nom d'une métairie qui se trouvait sur le coteau de la colline du Calvinet (emplacement de l'actuel cimetière de Terre-Cabade)[3]. Au XVIIIe siècle, le chemin prit le nom des Jardiniers, puis devint une rue, mais conserva son nom jusqu'en 1881. À cette date, la rue prit le nom de rue du Canal. En 1937, la municipalité attribua à la dernière partie de la rue, entre la place Pierre-Paul-Riquet et le boulevard du même nom, le nom d'André Messager (1853-1929).

Histoire

Moyen Âge et période moderne

Époque contemporaine

Patrimoine et lieux d'intérêt

Centre sportif Léo-Lagrange

Le centre sportif Léo-Lagrange est construit entre 1964 et 1970 par l'architecte Pierre Glénat, sur une large parcelle entre la rue Pierre-Paul-Riquet (actuel no 76), à l'ouest, le boulevard du même nom à l'est (actuel no 39) et la rue des Sept-Troubadours au nord (actuel no 54). Il est représentatif du succès du mouvement moderne à Toulouse et particulièrement du courant brutaliste, en réduisant la part du décor et en utilisant le ciment en couverture, mais en travaillant sur les formes architectoniques de l'édifice. Il se compose de plusieurs corps de bâtiment de hauteur différente[4].

Entre 2018 et 2019, le centre sportif est profondément rénové. Les travaux permettent de dégager une surface de 4 510 m2. L'espace se partage entre une piscine, une des plus fréquentées de la ville[5], une salle omnisports, une salle de gymnastique utilisée par le Roller derby de Toulouse, des salles d'entraînements des équipes de hand-ball et de volley-ball, des salles de boxe anglaise et française, une salle de danse et une salle de lutte[6].

Immeubles

  • no  1 : hôtel de Paris (deuxième moitié du XIXe siècle)[7].
no 2-8 : siège du Télégramme.
  • no  2-8 : le Télégramme.
    L'immeuble du Télégramme est construit en 1912 par les architectes Antoine et Raymond Isidore. Il s'élève sur un site privilégié à l'angle des rues Gabriel-Péri et des Sept-Troubadours. Il abrite alors le siège du Télégramme, journal catholique du Midi de la France. En 1932, il est absorbé par la Croix du Midi, mais face aux difficultés, la plus grande partie du bâtiment est cédée en 1956 à l'administration des Finances pour devenir l'hôtel des Impôts. En 1992, l'administration quitte les lieux, désormais occupés par un bar, la Bodega Bodega, qui cède la place au Télégramme en 2013, avant d'être occupé par le Café Oz à partir de 2020.
    L'architecture éclectique de l'immeuble puise ses références dans l'architecture parisienne. Il se développe sur quatre niveaux : un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et un niveau de comble. Le pavillon d'angle est la pièce maîtresse du bâtiment. Il repose sur un solin de pierre. Un escalier à cinq marches monte à la porte principale, qui s'ouvre au rez-de-chaussée en pierre, traité en bossage continu. Voûtée en anse de panier, elle est chargée d'une agrafe lourdement décorée de grappes de raisin et de feuilles de vigne. Deux consoles en pierre, ornées de têtes masculine et féminine, supportent le balcon à balustres du 1er étage. À ce niveau, la brique est utilisée avec la pierre, utilisée pour les chaînages d'angle et l'encadrement de la fenêtre. Celle-ci possède une agrafe et une corniche en pierre soutenue de petites consoles, surmontée d'un entablement décoré d'une mosaïque où s'inscrit le nom du journal. L'étage de comble est couvert d'un toit à longs pans brisés d'ardoise. Il est percé de lucarnes en œils-de-bœuf dont l'encadrement en pierre est surmonté d'une agrafe feuillagée et d'une lourde corniche. La lucarne centrale est occupée par une horloge, sous laquelle prend place un cartouche en mosaïque avec la date de construction, 1912[8].
  • no  51 : immeuble (deuxième moitié du XXe siècle)[7].

Notes et références

  1. Salies 1989, vol. 2, p. 471.
  2. Salies 1989, vol. 2, p. 470.
  3. Salies 1989, vol. 2, p. 505.
  4. Notice no IA31111336, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  5. Cyril Doumergue, « Toulouse. « Plan piscines » : le chantier commence à Léo-Lagrange », La Dépêche du Midi, 5 juin 2018.
  6. « Complexe Sportif Léo Lagrange », sur cartes-2-france.com (consulté le ).
  7. Notice no IA31111396, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  8. Notice no IA31126017, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.

Voir aussi

Bibliographie

  • Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 (ISBN 978-2-8672-6354-5).

Articles connexes

Liens externes

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