Saïd Sayoud

Saïd Sayoud
Illustration.
Fonctions
Ministre de l'Intérieur et des Transports
En fonction depuis le
(8 mois et 7 jours)
Président Abdelmadjid Tebboune
Premier ministre Sifi Ghrieb
Gouvernement Ghrieb
Prédécesseur Brahim Merad (Intérieur)
Lui-même (Transports)
Ministre des Transports

(9 mois et 27 jours)
Président Abdelmadjid Tebboune
Premier ministre Nadir Larbaoui
Sifi Ghrieb (intérim)
Gouvernement Larbaoui II
Prédécesseur Mohamed El Habib Zahana
Successeur Lui-même
Wali de Oran

(3 ans, 2 mois et 24 jours)
Prédécesseur Messaoud Djari
Successeur Samir Chibani
Wali de Saïda

(1 an et 7 mois)
Prédécesseur Saif El Islam Louh
Successeur Abdelaziz Djouadi
Biographie
Date de naissance [réf. nécessaire]
Lieu de naissance Skikda[réf. nécessaire]
Nationalité Algérienne

Saïd Sayoud (en arabe : سعيد سعيود), est un homme politique algérien, né le à Ain Kechra Wilaya de Skikda (Algérie)[réf. nécessaire], ministre des Transports depuis . Il cumule également le poste de ministre de l'Intérieur dans le gouvernement Ghrieb, depuis [1].

Biographie

Saïd Sayoud est un haut fonctionnaire algérien qui a occupé plusieurs postes. Il est cadre central au sein du Ministère de l'Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, directeur général de plusieurs offices de promotion et de gestion immobilière, dans les wilayas d'Alger et de Blida[2].

Saïd Sayoud est wali de la wilaya de Saïda puis wali de la wilaya d'Oran à partir de 2021[2]. En 2022, il fait l'objet d'une polémique à la suite d'une visite de terrain à Oran, après la diffusion d'une séquence où son comportement jugé hautain et ses propos, assimilés à de la hogra, envers le tenancier d'une modeste gargote provoquent l'indignation d'une partie de l'opinion publique[3]. Par la suite, Sayoud lui rend justice en lui offrant un local équipé pour la restauration rapide, et le vendeur d'œufs remercie le wali et le président de la République tout en attaquant ceux qui ont exploité son affaire pour nuire à la stabilité du pays[4].

En , Saïd Sayoud est nommé ministre des Transports dans le Gouvernement Larbaoui II, en remplacement de Mohamed El Habib Zahana[5].

Traitement de la vétusté des autobus

Autobus de l'ETUSA, Alger.

En , Saïd Sayoud préconise devant le Conseil de la nation de supprimer l'interdiction d'importer des autobus en Algérie [N 1]en autorisant l'importation des bus âgés de moins de cinq ans[8].

En , à la suite de l'accident d’un autobus de passagers tombé dans l’Oued El Harrach à Alger et ayant provoqué près d'une vingtaine de morts, le président de la République Abdelmadjid Tebboune ordonne l'interdiction de circulation des bus en fonction depuis plus de 30 ans et ce dans un délai de six mois. Selon Saïd Sayoud, plus de 84 000 autobus doivent être changés[9]. Le , il précise qu'il s'agit de 5 400 véhicules d’ici . Les bus de plus de vingt ans sont estimés à 28 000 unités le renouvellement doit s'effectuer progressivement[10]. À cette fin, Saïd Sayoud indique que les transporteurs vont bénéficier d'incitations fiscales et douanières pour l'acquisition de bus neufs ou de moins de cinq ans. Il avance aussi l'importance de la fabrication locale d'autobus pour soutenir l'économie algérienne[11]. Afin de juguler cette crise, le président Abdelmadjid Tebboune décide plusieurs mesures importantes dont l'importation de 10 000 autobus et ce sous l'autorité de Sifi Ghrieb, ministre de l'industrie à l'époque[12].

Défense d'Air Algérie

Plusieurs députés algériens critiquent Air Algérie dont Abdelouahab Yagoubi. Ce dernier évoque la politique tarifaire de la compagnie entre Alger et Paris. Ainsi, il estime le coût du trajet à 70 euros alors qu'il est parfois mis sur le marché à 700 euros. Saïd Sayoud, conteste ces critiques. Il indique qu'Air Algérie met souvent en place des réductions, des offres et des promotions. Pour Saïd Sayoud : « On est en train de faire de la publicité à titre gracieux à d’autres compagnies » alors qu'Air Algérie appartient à l'État algérien, de telles critiques son « inacceptables ». Il explique qu'Air Algérie est une des trois meilleures compagnies aériennes en Afrique avec Ethiopian Airlines et Egypt Air[13],[14].

Allocation touristique

En , Saïd Sayoud dénonce une fraude importante dans le dispositif de l'allocation touristique avec 100 000 cas constatés pour une période d'un mois et demi[15]. La fraude permet d'obtenir des devises au taux de change officiel soit 150 dinars pour un euro. Puis ces euros sont échangés sur le marché noir des devises où les cours en sont supérieurs à 282 dinars pour un euro. Ainsi pour 750 euros, la fraude permet de réaliser un bénéfice de 91 500 dinars, équivalent à cinq fois le salaire minimum algérien[16]. Saïd Sayoud annonce maintenir l'allocation touristique mais indique que le cadre juridique de celle-ci est conforté pour éviter des détournements[17].

Notes et références

Notes

  1. En janvier 2019, les autorités algériennes décident d'interdire l'importation des autobus (« véhicules automobiles pour le transport de dix personnes ou plus ») par un décret signé par Ahmed Ouyahia. Par ailleurs, il existe une pénurie de pièces de rechange pour ces véhicules[6],[7].

Références

  1. « Algérie : Sifi Ghrieb, confirmé au poste de premier ministre, compose un nouveau gouvernement », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. « M. Sayoud prend ses fonctions à la tête du ministère des Transports », sur Radio algérienne, (consulté le ).
  3. « Algérie : ces walis par qui la polémique arrive », sur JeuneAfrique.com (consulté le )
  4. (ar) « Vidéo : Un vendeur d'œufs attaque les « exploiteurs de son affaire d'humiliation » et fait l'éloge du wali d'Oran », sur awras.com, (consulté le )
  5. « Remaniement ministériel : nouveaux portefeuilles et nouvelles compétences nationales », sur Radio algérienne, (consulté le ).
  6. Emmanuel Atcha, « Algérie : une large gamme de véhicules interdits à l'import, et autant d'exceptions », sur La Tribune, (consulté le ).
  7. Akli Ouali, « Algérie : la population en colère contre « les bus de la mort » », sur La Croix, (consulté le ).
  8. « Algérie : l'importation des bus de moins de 5 ans autorisée en Algérie, un nouvel avantage attendu », sur ObservAlgérie, (consulté le ).
  9. Rafik Tadjer, « Le drame de Oued El Harrach ravive le débat sur les bus en Algérie », sur TSA, (consulté le ).
  10. Hamid Nasri, « L’Algérie, endeuillée par plusieurs accidents de bus, s’inquiète de la vétusté de ses transports en commun », sur Le Monde, (consulté le )
  11. « Transport public : retrait des bus vétustes et renouvellement du parc national en deux étapes », sur Algérie Presse Service, (consulté le ).
  12. Ali Idir, « Transports en Algérie : six mesures fortes de Tebboune », sur TSA, (consulté le ).
  13. Aicha Merabet, « Billets Air Algérie : la solution radicale d’un député de l’émigration. », sur TSA, (consulté le )
  14. Amine Ait, « Le ministre Saïd Sayoud défend Air Algérie face aux critiques. », sur TSA, (consulté le )
  15. Ali Aomar, « Fraude à l’allocation touristique de 750 € : le gouvernement fait de graves révélations. », sur ObservAlgérie, (consulté le )
  16. Ali Idir, « Allocation touristique de 750 € : une nouvelle règle de la Banque d’Algérie. », sur TSA, (consulté le )
  17. « La décision d'attribution de l'allocation touristique demeure applicable. », sur Algérie Presse Service, (consulté le )

Articles connexes

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