Saignement vaginal
| Causes |
Avant la puberté : Traumatisme, tumeurs, corps étranger[1] Début de grossesse : implantation, fausse couche, grossesse extra-utérine ou hématome sous-chorionique Fin de grossesse : placenta praevia, placenta accreta ou décollement placentaire[1] Après la ménopause : vaginite atrophique,problèmes thyroïdiens ou cancer de l’appareil reproducteur féminin[1] |
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| Spécialité | Gynécologie |
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| CIM-10 | N93.8 |
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Mise en garde médicale
Les saignements vaginaux désignent tout saignement provenant du vagin. Un saignement peut être classé comme normal ou anormal[2]. Les saignements vaginaux normaux surviennent chez les femmes en âge de procréer tous les 24 à 38 jours, chaque épisode durant de 4,5 à 8 jours et entraînant une perte de sang de 5 à 80 mL[2],[3]. Chez les femmes en âge de procréer, des saignements excessivement abondants, survenant entre les règles, plus ou moins fréquents, prolongés dans le temps, ou survenant après un rapport sexuel sont anormaux[2],[4].
Les saignements avant la puberté, pendant la grossesse et après la ménopause sont généralement anormaux[1]. Les saignements avant la puberté peuvent être dus à un traumatisme, à des tumeurs ou à des corps étrangers[1]. Les saignements en début de grossesse peuvent être dus à l’implantation, à une fausse couche, à une grossesse extra-utérine ou à un hématome sous-chorionique; tandis que les saignements en fin de grossesse peuvent être dus à un placenta prævia, à un placenta accreta ou à un décollement placentaire[1]. Les saignements après la ménopause peuvent être dus à une vaginite atrophique, à des problèmes thyroïdiens ou à un cancer de l’appareil reproducteur féminin[1].
D’autres causes de saignements vaginaux peuvent inclure des troubles de la coagulation ou une maladie du foie[5]. Les saignements des voies urinaires ou du rectum peuvent être confondus avec des saignements vaginaux[6].
La prise en charge d’une personne présentant des saignements vaginaux dépend de son âge[1]. Un test de grossesse est recommandé chez toutes les femmes en âge de procréer[1]. En cas de saignements importants, une stabilisation, un tamponnement vaginal et des transfusions sanguines peuvent être nécessaires[1]. Sinon, le traitement dépend de la cause sous-jacente[1]. Les saignements utérins anormaux touchent environ 20 % des femmes en âge de procréer[2].
Références
- Jeanmonod, Skelly et Agresti, « Vaginal Bleeding », StatPearls, (PMID 29261898)
- « Abnormal Uterine Bleeding in Premenopausal Women. », American family physician, vol. 99, , p. 435-443 (PMID 30932448)
- ↑ « Vaginal Bleeding - Women's Health Issues » [archive du ], Merck Manuals Consumer Version (consulté le )
- ↑ « Vaginal Bleeding », Medlineplus, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ « Vaginal Bleeding - Gynecology and Obstetrics » [archive du ], Merck Manuals Professional Edition (consulté le )
- ↑ Munro, « Investigation of Women with Postmenopausal Uterine Bleeding: Clinical Practice Recommendations », The Permanente Journal, vol. 18, no 1, , p. 55–70 (ISSN 1552-5767, PMID 24377427, PMCID 3951032, DOI 10.7812/TPP/13-072)
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