Saignements en début de grossesse

Saignements en début de grossesse
Description de cette image, également commentée ci-après
Les saignements en début de grossesse surviennent au cours des 24 premières semaines.
Causes Grossesse extra-utérine, menace de fausse couche, perte de grossesse, saignement d'implantation, maladie trophoblastique gestationnelle, polype cervical, cancer du col utérin[1][2]
Complications Choc hémorragique[1]
Traitement
Diagnostic Généralement grâce à un examen au spéculum, une échographie, un dosage de l'hCG[1]
Traitement Différent selon la cause sous-jacente[1]
Épidémiologie
Fréquence ~30% des grossesses[1]
Classification et ressources externes
CIM-10 O20

Wikipédia ne donne pas de conseils médicaux Mise en garde médicale

Les saignements en début de grossesse désignent les saignements vaginaux survenant avant la 24e semaine de gestation (au cours du premier et du deuxième trimestre)[2]. Si les saignements sont importants, ils peuvent entraîner un choc hémorragique[1]. Le risque de choc est accru chez les personnes présentant les symptômes suivants : syncopes, douleurs thoraciques, essoufflements, douleurs à l'épaule[1].

Les causes fréquentes des saignements en début de grossesse comprennent la grossesse extra-utérine, la menace de fausse couche et la perte de grossesse[1],[2]. La plupart des fausses couches surviennent avant la 12e semaine de gestation[2]. Parmi les autres causes, on retrouve les saignements d'implantation, les maladies trophoblastiques gestationnelles, les polypes cervicaux et le cancer du col utérin[1],[2]. Les tests visant à déterminer la cause sous-jacente se font généralement grâce à un examen au spéculum, une échographie et un dosage de l'hCG[1].

Le traitement dépend de la cause sous-jacente[1]. Si des tissus sont visibles à l'ouverture cervicale, ils doivent être retirés[1]. Chez les femmes dont la grossesse est intra-utérine et qui présentent des bruits cardiaques fœtaux, une surveillance attentive est généralement appropriée[3]. L’immunoglobuline anti-D est le plus souvent recommandée chez les personnes Rhésus négatif[4]. Une intervention chirurgicale est parfois nécessaire[1].

Environ 30 % des femmes présentent des saignements au cours du premier trimestre (de 0 à 12 semaines d’âge gestationnel)[1]. Les saignements au cours du deuxième trimestre (de 12 à 24 semaines d'âge gestationnel) sont moins fréquents[5]. Environ 15 % des grossesses mènent à une fausse couche[1]. La grossesse extra-utérine représente 2 % des grossesses[1].

Références

  1. Breeze, « Early pregnancy bleeding. », Australian Family Physician, vol. 45, no 5,‎ , p. 283–6 (PMID 27166462)
  2. (en) Dorothy Stables et Jean Rankin, Physiology in Childbearing: With Anatomy and Related Biosciences, Elsevier Health Sciences, (ISBN 978-0702044113, lire en ligne [archive du ]), p. 423
  3. ↑ Deutchman, Tubay et Turok, « First trimester bleeding. », American Family Physician, vol. 79, no 11,‎ , p. 985–94 (PMID 19514696)
  4. ↑ Coppola et Coppola, « Vaginal bleeding in the first 20 weeks of pregnancy. », Emergency Medicine Clinics of North America, vol. 21, no 3,‎ , p. 667–77 (PMID 12962352, DOI 10.1016/S0733-8627(03)00041-5)
  5. ↑ (en) Richard Beebe et Jeffrey Myers, Professional Paramedic, Volume II: Medical Emergencies, Maternal Health & Pediatrics, Cengage Learning, (ISBN 9781285224909, lire en ligne [archive du ]), p. 704
  • icône décorative Portail de la médecine