Cet article présente le guide du « Livre III », soit la troisième saison de la série téléviséeKaamelott. Diffusé entre le et le le Livre III est le premier livre à suivre une histoire de fond chronologique. S’il existe toujours de nombreux épisodes indépendants, on note la présence d’épisodes qui font avancer l’intrigue ; la compréhension de ces épisodes nécessite d’avoir vu les épisodes précédents car ils recèlent de nombreuses références à ceux-ci.
Les épisodes sont présentés dans l’ordre présent dans le coffret intégral du Livre III. L’ordre original de diffusion diffère quelque peu et inclut notamment des contradictions ; par exemple, dans l’épisode Saponides et Détergents, Guethenoc rase sa moustache ; dans un épisode diffusé ensuite, on le retrouve avec sa moustache et dans un autre diffusé encore plus tard, il est de nouveau rasé de près.
Arthur rentre à Kaamelott avec Calogrenant et une escorte de soldats. Alors qu'il traverse la forêt, il se sent épié... et pour cause : tapi derrière un buisson, Lancelot l'observe. Ce dernier finit par se montrer pour annoncer au roi qu'il reprend son activité de chevalier errant et qu'il ne participera plus aux réunions de la Table ronde.
À la grande surprise de tous, Léodagan décide de faire preuve de bienveillance concernant les exécutions et les punitions. Or, non content d'organiser les sanctions se déroulant à Kaamelott, il assiste également à celles ordonnées par son père, en Carmélide — lesquelles, semble-t-il, sont d'un autre calibre.
Karadoc apprend que Lancelot possède un porte-bonheur qu'il ne quitte jamais : un couteau. Pour imiter Lancelot, Karadoc décide d'emporter, pendant une quête, le compotier de sa grand-mère en guise de porte-bonheur. Inutile de dire que la furtivité de la mission est altérée.
La nièce du duc d'Aquitaine est conviée par Arthur pour assister à une réunion de la Table ronde. Elle est enceinte et manque singulièrement de discrétion : alors que Léodagan et Bohort se disputent une nouvelle fois à propos de la pertinence des dépenses militaires, elle ne cesse de mettre son grain de sel dans le débat, pour le plus grand agacement d'Arthur.
Arthur reçoit une provocation de chef de clan pour un duel. Apprenant que son adversaire est âgé de plus de 80 ans, le roi accepte de relever le défi. Or, le jour venu, ce n'est pas le vieillard attendu qui se présente, mais un combattant arménien réputé pour écraser les crânes à mains nues.
En pleine nuit, Caius se présente à Kaamelott et révèle à Léodagan, Lancelot et Arthur le départ prochain des troupes romaines de la terre bretonne. Il en profite pour voir s'il pourrait à cette occasion rester et devenir seigneur breton. L'ennui, c'est que le nom « Caius » en breton, c'est « Kay », comme le sonneur d'Arthur... Et Caius trouve que « ça fait clodo ».
Arthur demande à Merlin de lui concocter une potion pour lui donner un coup de fouet. Merlin en avait acheté une. Mais comme Arthur lit mal le druidique, au lieu d'une seule goutte tel que prescrit, il avale la fiole entière...
Arthur découvre qu'il est également appelé « le Sanglier de Cornouailles » et que ce surnom inapproprié lui a été attribué par Merlin pour, on ne sait quelle raison. En guise de « remerciement » pour cette « délicate attention », Arthur à son tour trouve un surnom à l'enchanteur...
Au cours d'une réunion à la Table ronde, Perceval fait le récit de l'une de ses quêtes, mais personne ne comprend ce qu'il raconte. Arthur essaie alors de lui enseigner l'art oratoire et la poétique.
Forcé de se soumettre à une tradition de Kaamelott consistant à gracier des prisonniers, Léodagan décide de soumettre à son tour Arthur à une tradition de son pays, lors d'une bataille en Carmélide. Pour respecter la coutume, le vainqueur doit coucher avec la fille ainée du chef de clan vaincu. L'ennui, c'est qu'Arthur « n'en a pas envie »...
Guenièvre projette de jouer le rôle de Cassandre dans Les Troyennes d'Euripide. Dans cette perspective, elle porte une nouvelle coiffure, aussi extravagante qu'inappropriée... Arthur se voit contraint de lui donner une leçon de théâtre.
Ygerne annonce la visite d'une personnalité importante de Tintagel, à savoir Cryda, la tante d'Arthur. Ce dernier voue à celle-ci une haine tenace, et c'est réciproque.
À cause de l'incompétence de Merlin et des menaces saxonnes, Arthur demande à Élias de Kelliwic'h d'apporter son aide au royaume, mais les deux enchanteurs ont visiblement du mal à s'entendre.
Perceval donne un cours aux jeunes recrues à la place du maître d'armes. Lorsque Arthur vient chercher le chevalier, c'est Kadoc qui endosse le rôle du professeur.
Arthur ne veut pas dormir avec sa nouvelle maîtresse Aélis (la fille du chef de clan de Carmélide vaincu). Il retourne chez Guenièvre, qui l'énerve. Il retourne chez Aélis, qui l'énerve... et il alterne indéfiniment entre l'une et l'autre.
Le maître d’armes et Grüdü surveillent la grande porte de Kaamelott, car on attend les chefs du royaume de Logres conviés à une grande réunion. Une fois les invités arrivés, Arthur, en tant que roi de Bretagne, préside l'assemblée et commence par faire les présentations : « Calogrenant, roi de Calédonie », « Loth, roi d’Orcanie », « Hoël, roi d’Armorique » et « Ketchatar, roi d’Irlande ». Mais Arthur oublie malencontreusement de mentionner « Léodagan, roi de Carmélide ». Vexé, ce dernier manifeste bruyamment son mécontentement et compromet dès le départ le bon déroulement de la rencontre...
Tandis que les rois de Bretagne se disputent sur la légitimité d'Arthur, le maître d'armes et Grüdü, en pleine discorde, laissent entrer malgré eux un commando de rebelles orcaniens. Arthur et ses alliés vont facilement s'en défaire en utilisant leurs objets et pouvoirs magiques. Mais cette attaque constitue un premier signe du futur complot d'Orcanie.
Ayant trouvé en forêt un objet insolite, Perceval montre celui-ci à Arthur, Lancelot et l'incompétent Merlin. Tous trois supposent qu'il s'agit d'une « arche de transport ». Inconscient du danger potentiel, Perceval se propose de traverser la structure.
Bohort est fou de joie d'apprendre que Lancelot et lui sont cousins (le père de Bohort est le frère de Ban de Bénoïc, le père de Lancelot). Lancelot, beaucoup moins : un chevalier errant avec une famille, ça n'est pas très sérieux.
Les regards d'Arthur et Mevanwi se croisent souvent... Et tous se troublent en les voyant se regarder. Et pendant ce temps-là, comme d'habitude, la reine regarde ailleurs...
Un tournoi se déroule à Kaamelott. Guenièvre est choquée par la brutalité des combats. Arthur s'ennuie profondément et les appels de corne de Kay finissent par l'exaspérer. De son côté, Yvain s'improvise comme commentateur sportif.
Mauvais rêves ! Bohort rêve que Lancelot le tue... Karadoc rêve qu'Arthur ne se gêne pas pour faire la cour à Mevanwi devant lui (à moins que ce ne soit le fait qu'il consomme de la salade d'endive, un bouillon de poireaux, bref des plats pas gras)... Arthur rêve que Perceval a retrouvé le Graal, mais qu'il le mélange avec tout le service de coupes du tavernier...
Arthur trouve que le personnel de Kaamelott se fait rare. Dans le même temps, il s'adresse à Venec, le marchand d’esclaves, pour libérer des galériens. Mais il découvre que Venec fait travailler les domestiques de Kaamelott comme esclaves dans d'autres établissements. Arthur explique alors que ces esclaves ont été affranchis.
Perceval de retour de quête, annonce aux chevaliers de la table ronde qu'il était en possession des clous qui avaient servi à crucifier le Christ. Ceux-ci étaient enveloppés dans le Saint Suaire, mais Perceval a tout jeté n'importe où.
Yvain et Gauvain offrent un ennuyeux et navrant combat à l'occasion d'un tournoi en l'honneur du roi. Avant de s'endormir, ce dernier baisse le pouce, signe que le combat est désormais à mort.
Une rencontre entre le roi Burgonde, le roi Viking, le roi Arthur et Léodagan est organisée pour y discuter paix. Seulement, les frontières de la langue s'imposent : Arthur va les mettre à profit pour se tirer d'une situation délicate.
Arthur, Perceval et Karadoc trouvent une porte dimensionnelle. Évidemment, Perceval et Karadoc ne comprennent pas ce que c'est, mais Perceval est volontaire pour l'essayer. Perceval arrive dans un monde à deux soleils et ramène un truc... Un truc qui fait un peu Jedi...
Séli veut une potion de vérité pour savoir si son mari est infidèle. Elias de Kelliwic’h apparaît et lui en vend une. Mais c'est Arthur et Guenièvre qui la boivent...
Bohort doit participer à une expédition en forêt avec Arthur et Lancelot. Terrorisé à l'idée de traverser la forêt seul, et surtout, de s'y perdre, il sème des cailloux sur son chemin... traçant ainsi sans le vouloir une piste pour les ennemis.
Perceval présente le « sloubi », un autre jeu du pays de Galles qui, d'après lui, est « un truc qui se joue vite ». Mais le jeu nécessite des centaines de bouts de bois, ou alors, un nombre incalculable de dés, et finalement, dure toute la soirée et une partie de la nuit.
Afin de fêter l'anniversaire de la mort d'Alexandre le Grand, Bohort fait la suggestion suivante : du lever au coucher du soleil, les résidents de Kaamelott devront parler en vers de douze pieds, avec hémistiches égaux et rimes croisées ! Arthur valide cette proposition.
Avec l'aide de sa mère, Guenièvre organise la prochaine réunion des dames des chevaliers de la Table ronde. Afin de mettre Bohort au pied du mur et de prouver ainsi à tout le monde que la femme de celui-ci n'est qu'une chimère, Séli prétend que le roi exige « la présence des épouses de tous les chevaliers, sans exception ».
Commentaires
Première apparition de l’épouse de Bohort, campée par Virginie Efira.
Le beau-père d'Arthur et Bohort sont en désaccord sur l'utilisation des richesses du royaume. Le premier veut financer des tourelles pour surveiller les côtes, tandis que le second veut créer une troupe de danseurs. Pour couper court à la dispute sans avoir à prendre parti, le roi demande à Guethenoc de prétendre qu'il n'y a plus de bois.
Guenièvre se joint à Arthur pour un casse-graine de minuit. À cette occasion, le roi apprend de son épouse qu'il se passe « des choses » dans la cuisine.
Perceval et Karadoc s'engagent seuls dans une quête. Portes ouvertes, aucun ennemi, trésor à portée de main : la quête semble si facile que pour eux, tout est anormal.
Angharad, la suivante de Guenièvre, a le béguin pour Perceval, mais c'est en vain qu'elle attend de lui la moindre déclaration amoureuse. Afin de forcer un peu les choses, elle décide de jouer « cartes sur table ». Malheureusement, Perceval ne comprend rien à ce qu'elle lui dit et applique à mauvais escient la technique du « C'est pas faux ».
Léodagan souhaite démolir la grande porte du château, ou la remonter de 35 pieds. En effet, il a fait construire une baliste à l'intérieur des remparts, et à cause de la hauteur de l'engin, il est actuellement impossible de sortir celui-ci de l'enceinte de Kaamelott...
Karadoc se fait arnaquer au bonneteau par un tricheur qui lui a promis que l'« œil de taupe » était en lui. Au début, Karadoc fait confiance à cette prétendue baraka et gagne, mais rapidement, la chance tourne et il finit par accumuler les pertes. Perceval le remplace alors à la table de jeu, et commence à récupérer l'argent perdu. Alors que le tavernier demande à l'arnaqueur à quel moment la situation doit à nouveau se renverser, celui-ci lui avoue que le nouveau joueur est trop fort pour lui. Perceval finit par tout remporter : il a vraiment l'« œil de taupe ».
Guenièvre est terrorisée à l'idée d'être seule avec sa belle-mère. Alors que sa famille et Arthur partent en Carmélide, elle doit finalement passer une soirée avec Ygerne, qui se révèle particulièrement impressionnante.
Lancelot réveille Arthur pour lui dire qu'une troupe a été aperçue dans la forêt et qu'il s'agit peut-être d'une attaque... Léodagan vient lui dire la même chose... Le maître d'armes, idem. Arthur leur demande à tous, à l'avenir, de se concerter avant de venir le réveiller...
Séli surveille les stocks de nourriture dans les cuisines et interdit à différents résidents de venir se faire un petit goûter de minuit : successivement, le père Blaise, Arthur, Léodagan... Mais pas Karadoc ! Pourquoi ?
Comme Merlin et Elias de Kelliwic'h sont incapables de travailler ensemble, Arthur décide de lancer un défi aux deux enchanteurs. Et le perdant sera renvoyé !
Arthur met en place une grande délégation politique pour aller rencontrer l'empereur à Rome. Il s'applique à rendre présentables les représentants du monde paysan.
Les paysans ont engagé un justicier pour les guider dans leurs revendications. C'est ainsi qu'une « horde » de mécontents vient menacer Arthur pendant qu'il est dans son bain ! Mais apparemment, le justicier ne sait pas exactement où il est...
Arthur est obligé d'accompagner Perceval et Karadoc en mission. Les deux compères font preuve d'une bêtise particulièrement épaisse, mais sont persuadés de faire des progrès.
Karadoc reçoit de Venec trois bassines de fromage non affiné. Il met celles-ci dans une petite salle, pour tenter de les récupérer. Mais Arthur, qui passe par là, ne peut s'empêcher de puiser dans les bassines pour commencer une bataille avec Perceval et Karadoc.
Arthur et Lancelot ont une nouvelle fois quitté le château en tenue de paysans, pour voyager en sécurité. Ils rentrent au château séparément. Une nouvelle fois, Arthur se fait capturer par ses gardes qui ne le reconnaissent pas. Et Lancelot fait son obtus : il ne veut pas le libérer avant d'être sûr que c'est bien Arthur.
Perceval demande un conseil à Arthur. Il aimerait savoir de quelle manière sa grand-mère pourrait expliquer à ses fils (les oncles de Perceval, donc) qu'elle va bientôt mourir. Il ajoute qu'il faudrait utiliser seulement des mots simples, car les oncles en question « ne sont pas des flèches ».
En rôdant dans les couloirs, Kadoc assiste à un échange entre Lancelot et Arthur, au sujet de l'utilisation des jeunes recrues. Sachant qu'il est mentalement attardé, les deux chevaliers ne se méfient pas. Mais il s'avère que Kadoc est tout à fait capable de mémoriser une phrase, même sans comprendre celle-ci, et de la répéter tout à coup, hors de son contexte. C'est ce qu'il fait pendant le cours du maître d'armes, entraînant en cascade un certain nombre de catastrophes...
Au cours d'une campagne, Arthur doit remettre un tribut à l'armée adverse. Il envoie donc Perceval à Kaamelott pour en choisir un dans la salle des coffres. Mais quel trésor Perceval va-t-il choisir ?
La Dame du Lac apparaît, alors qu'Arthur était sur le point d'entamer une méditation devant la regia, une lance romaine. La Dame s'interroge. Arthur aurait-il conservé les cultes païens ? Engagé dans une quête au nom d'un dieu unique qu'il n'adore pas, Arthur dépeint à la Dame les contradictions religieuses de son temps.
Léodagan présente à Arthur et Calogrenant une nouvelle machine de guerre qu'il veut faire acheter. Les deux autres chevaliers lui font observer que, non seulement son coût est exorbitant, son maniement nécessite un nombre considérable de soldats, mais son utilisation est totalement inadaptée au contexte militaire de Kaamelott. Malheureusement, emporté par l'enthousiasme et plaçant une nouvelle fois Arthur devant le fait accompli, Léodagan en a déjà commandé plusieurs.
Arthur se fait professeur et expose sa vision de la chevalerie aux jeunes chevaliers. L'explication s'avère difficile en présence d'Yvain et Gauvain...
Séli ne se fait pas à la polygamie... Arthur va voir Prisca la voyante, qui reçoit malgré elle un augure : « Ne touche pas à la femme du chevalier, Arthur. Les dieux le prendront comme un affront ».
Mevanwi arrive aux cuisines pour rencontrer Arthur, mais Guenièvre est déjà là... Mevanwi veut qu'Arthur abroge la loi qui stipule que, si un chevalier est épris de la femme d'un autre chevalier, il doit y avoir combat à mort entre les deux hommes. Arthur lui répond qu'en ce qui concerne les lois de Kaamelott, il en a déjà trop abrogé...
Sous la tente, en forêt, Guenièvre n'arrive pas à dormir, à cause de « tous ces animaux qui font du bruit ». Arthur lui répond que c'est bien de vouloir partager les passions de son mari, mais que, la guerre, c'est la guerre.
Perceval décide d'assister au cours que donne Arthur aux jeunes chevaliers. La leçon porte sur les armes de siège, et plus précisément, sur la catapulte.
Le père Blaise souhaite alerter Arthur et Lancelot sur le fait que les gens sont inquiets et ne s'entendent plus. Le religieux propose de jouer le rôle de médiateur.
La potion de Merlin pour soulager l'angine rend Arthur invisible, mais l'angine n'a pas disparu pour autant. Entre-temps, Lancelot confie un message à Bohort pour Guenièvre, informant celle-ci qu'il est amoureux d'elle. Bohort transmet oralement la commission, mais il y a un courant d'air... et la Dame du Lac semble également avoir reçu l'information.
Lancelot amorce un mouvement séparatiste. Bohort ne réussit pas à le raisonner, et l'abandonne. Guenièvre surprend Mevanwi et Arthur. Elle prend une grave décision...