Cet article présente le guide du Livre IV, soit la quatrième saison de la série télévisée Kaamelott.
Le tournage du Livre IV a eu lieu entre le et le près de Lyon, au Studio 24. Sa diffusion a débuté le et s’est terminée le . Prévue pour le , celle-ci a d’abord été repoussée au avant d’être de nouveau retardée d’une semaine. Le , soit quatre jours avant le début de la diffusion télévisuelle du Livre IV, un épisode inédit de ce dernier (Les Pisteurs) a été mis légalement et gratuitement à disposition du public par M6, sous pression de CALT et d’Alexandre Astier.
Le Livre IV, à l’instar du précédent, est entièrement chronologique ; c’est également le premier livre à présenter un changement de format, le dernier épisode utilisant un format plus long de 7 minutes au lieu de deux de 3 minutes 30 des 398 premiers épisodes. La constitution de cet épisode (Le Désordre et la Nuit) vise à introduire le nouveau format de la série : dès le Livre V, un double épisode sera diffusé par soir au lieu de deux.
Les épisodes sont présentés dans l’ordre du coffret intégral du Livre IV. L’ordre original de diffusion télévisée comporte des erreurs de chronologie ; par exemple, dans l’épisode L’Ascension du Lion, Yvain fait référence à Galessin en tant que traître, alors que ces éléments ne sont révélés que dans l’épisode Le Traître, diffusé après celui-ci ; de même, l’épisode Les Tuteurs II qui montre Yvain et Gauvain dans une tourelle sur la plage a été diffusé avant l’épisode Le Grand Départ qui dépeint le départ des deux camarades vers cette même tourelle. Le DVD du Livre IV rétablit un ordre cohérent en introduisant Le Traître avant L’Ascension du Lion, mais l’épisode Le Grand Départ, néanmoins, conserve sa place.
Par un beau matin, Guenièvre est partie rejoindre Lancelot : les voilà enfin réunis. À Kaamelott, les notables sont consternés par cette situation déshonorante. Séli est remontée contre sa fille, à l'inverse d'Arthur, qui a du mal à cacher sa joie.
Il n'y a plus de reine à Kaamelott. Séli essaie de se faire une raison. La Dame du Lac apparaît à Arthur, qu'elle couvre de reproches : elle est vivement dépitée par sa désinvolture et par son manque de foi ; elle exprime en outre ses craintes pour la pérennité de la quête du Graal.
Arrêté pour avoir revendu du vin grec, le tavernier monnaye sa liberté en informant Arthur de la présence d'un traître parmi ses chevaliers. Il décrit celui-ci comme un grand brun frisé, à l'allure antipathique...
Mevanwi rejoint Arthur dans son lit. Arthur l'avertit que s'ils décident d'aller jusqu'au bout, la « faute » sera officiellement commise aux yeux des dieux, ce qui ne refroidit nullement les ardeurs de la jeune femme. La Dame du Lac apparaît, semble-t-il, un peu trop tard...
Séli et Léodagan demandent à Arthur d'accorder à leur fils Yvain une place permanente à la Table ronde. Contre toute attente, le roi accepte immédiatement. Dès la première réunion, le « Chevalier au Lion » marque les esprits !
Guenièvre et Lancelot poursuivent leurs amourettes en forêt. Mais, en ce qui concerne la simplicité de leur cadre de vie, l'ancienne reine de Kaamelott semble moins enthousiaste qu'au début.
Encore une bisbille entre Merlin et Élias. Une nouvelle fois, Arthur les invite à s'entendre et essaie de les ménager tous les deux... jusqu'à ce qu'il découvre qu'Élias a acheté fort cher une griffe de dragon.
Bohort se lamente sur les derniers évènements survenus à Kaamelott. Arthur tente de lui remonter le moral, à sa façon. C'est finalement Bohort lui-même qui trouve la solution : rentrer chez lui, à Gaunes.
Demetra essaie de convaincre Aelis et les Jumelles du pêcheur de faire équipe avec elle, afin qu'elle devienne reine en faisant un bâtard au roi. Mais Aelis ne supporte pas les soudaines prétentions de Demetra, car elle aussi veut faire un enfant au roi... De leur côté, les Jumelles veulent également faire un bâtard au roi et ne supportent pas non plus les prétentions de Demetra... ni celles d'Aelis.
Perceval et Karadoc « en ont gros » ! Le roi ayant refusé de chanter avec eux lors d'un banquet, les deux compères viennent lui demander des comptes en plein milieu de la nuit.
Loth, roi d'Orcanie, et Galessin révèlent à Dagonet leur participation au complot de Lancelot. Ils veulent convaincre Dagonet de se joindre à eux pour profiter des terrains que possède ce dernier.
Au moment où Karadoc sort de sa chambre pour son goûter de deux heures du matin, Arthur profite de l'occasion pour dire juste un petit bonsoir à Mevanwi... Mais celle-ci, trouvant que leur « histoire » ne va pas assez vite, demande à Arthur de prendre ses responsabilités. Elle révèle ensuite à Karadoc qu'Arthur la veut et qu'en conséquence, il doit provoquer le roi en duel. Karadoc va aussitôt voir Arthur, en ami...
Karadoc ne veut pas se battre en duel « pour une histoire de gonzesses », ce qui fait fulminer Mevanwi. Arthur exige du père Blaise qu'il trouve une « faille » dans la loi et dans les coutumes du pays de Vannes, pour éviter un duel à mort. L'homme d'Église croit initialement qu'il s'agit de corriger la situation entre Lancelot et Guenièvre. Entre-temps, Arthur trouve une solution — l'échange solennel des épouses ! —, ce qui rend Karadoc fou de joie !
À la Table ronde, Arthur et ses chevaliers décident à l'unanimité (une fois n'est pas coutume) d'envoyer un espion qui suivra les mouvements de troupes dans le camp dissident de Lancelot.
Tour à tour, Démétra, Aëlis et les Jumelles du pêcheur tentent d'obtenir les faveurs d'Arthur en démontrant leurs capacités respectives à être reine. Toutes les quatre prétendent que, pour être reine, il suffit d'être efficace au lit et de donner un « héritier » au roi. Arthur reste perplexe et il s'ensuit une folle petite bataille entre les maîtresses rivales.
Arthur et Léodagan (bientôt rejoints par Yvain) rendent visite à Caius. Comme promis, le roi a fait de l’ancien centurion un seigneur breton. Mais Caius peine à comprendre son nouveau rôle et ne parvient pas encore à gérer son fief et ses gens.
Karadoc est honoré de procéder à l'échange d'épouses avec Arthur et accepte le fait que Guenièvre sera à lui de manière différée. Mevanwi est vexée que, sur le point de se séparer d'elle, il se montre si joyeux, mais elle est finalement satisfaite de la situation. L’échange doit être célébré près du lac sacré, en présence d'Arthur, malgré le père Blaise qui proteste en raison de l'absence de Guenièvre et malgré Bohort qui redoute la vengeance des dieux... Pendant ce temps, Yvain révèle l'existence de la cérémonie à Séli et Léodagan... qui en saisissent immédiatement les conséquences !
Pour clôturer la cérémonie, on fait appel à Merlin qui remplira le rôle du druide, même si l'enchanteur ne sait pas lire le druidique. C'est alors que surgissent Léodagan et Séli, parents de l'épouse absente, venus pour interrompre l'échange, dont ils contestent la légitimité et la validité — et qui risque de leur faire perdre leur position à la cour... Mais leur tentative est vaine et la cérémonie se poursuit jusqu'au bout.
Mevanwi occupe sa nouvelle place, en tant qu'épouse d'Arthur et en tant que reine. Le roi lui conseille cependant de marcher dos au mur dans les couloirs, afin d'éviter la jalousie des autres maîtresses... Mevanwi s'adapte sans difficultés et est notamment satisfaite de constater qu'« il n'y a pas de nourriture sous les draps » !
Yvain a oublié son armure en Carmélide, mais il a un « mot d'excuses » de sa mère. Avec Gauvain, ils se voient attribuer une mission : occuper un poste avancé et y résider en garnison deux semaines pour assurer la surveillance du périmètre. Malheureusement, il y a quelques mots dans la consigne dont le sens leur a échappé...
Arthur commence à subir les conséquences de ses « fautes » — acceptation du départ de Lancelot et Guenièvre, ignorance de l'avertissement des dieux par la voyante et échange d'épouses. Une nuit, la Dame du Lac surgit dans sa chambre, sous forme humaine. Grelotante, elle annonce au roi que les dieux l’ont bannie. Or la vie en tant qu'être de chair lui étant totalement étrangère, elle lui demande de l'aide.
Fou de rage, Arthur demande à Léodagan d'enlever la baliste qui gêne l'entrée du château. Une fois de plus, le roi de Carmélide fait preuve de mauvaise foi, et explique que la tâche s'avère plus compliquée que ça.
Ferghus vient réclamer Angharad, la suivante de Guenièvre. Malgré la vive réticence de Léodagan et Bohort, Arthur accepte. Au moment de quitter ses fonctions pour aller servir au camp de Lancelot, Angharad, sans trembler, dit leurs quatre vérités au roi et à Mevanwi.
Guethenoc essaie de convaincre Roparzh d'organiser une nouvelle révolte. Or, il a un nouveau « truc » : avant d'aller gueuler comme d'habitude, il faut que les manifestants sachent : « pourquoi qu'ils gueulent » !
Soucieux de préserver leur place au château, Séli et Léodagan s'invitent tous les jours à la table du roi. Mais au cours d'un repas, Séli ne peut s'empêcher de déverser sa colère sur Arthur et Mevanwi.
Au camp de Lancelot, Guenièvre découvre dépitée que son amant ignore tout des choses de l'amour. À Kaamelott, Séli élabore un plan biscornu pour que sa fille donne un héritier au royaume de Logres.
Malgré de nombreuses tentatives d'explications de la part du père Blaise, le Maître d'armes refuse de croire que le roi a échangé son épouse avec celle de Karadoc. Ils décident donc d'aller frapper à sa porte pour vérifier... ce qui énerve sérieusement Arthur !
Père Blaise essaie encore de convaincre le maitre d'armes que le roi est avec Mevanwi. Ils retentent alors de frapper à la porte de la chambre du roi pour essayer de voir avec qui il se trouve... mais en vain... (la personne qui se trouve avec le roi est la Dame du Lac qu'il cache).
Kaamelott est attaqué en même temps par les Burgondes et par Attila. Arthur essaie de trouver un stratagème pour repousser Attila en se servant du chef burgonde, sous les yeux effrayés de Bohort.
Yvain et Gauvain, toujours en poste sur une tourelle, attendent la relève... L'ennui, c'est que la relève, c'est Perceval. Or, quand le roi a ordonné à ce dernier d'aller « relever ses collègues », il a malencontreusement compris qu'il lui fallait aller « relever ses collets ».
Karadoc réclame l'aide de toute l'armée de Kaamelott pour attaquer le camp de Lancelot et récupérer Guenièvre. Bien entendu, Arthur refuse. Karadoc va donc devoir trouver une autre tactique...
Perceval et Karadoc se heurtent toujours aux gardes du camp de Lancelot. Karadoc a une stratégie, mais celle-ci nécessite de disposer de la corne du sonneur ! C'est loin d'être gagné...
Yvain et Gauvain guettent. Ils voient des bateaux au loin. Ce sont des marchands ou des ennemis ? Ils ne veulent pas donner l'alerte pour rien ! Mais... ce sont des drakkars !
La réponse des dieux se précise. Lancelot aperçoit quelqu'un en noir dans la forêt... Ensuite, la fée Morgane l'informe qu'il y a quelque chose qui le concerne dans un livre du temps de Pendragon, Les Prophéties. Le roi trouve le livre, qui s'ouvre tout seul, et lit la prophétie :
« Siècle des larmes, hurlements / Au jour dieux, roi de Logres fait affront / Du Lac combattant frère à l’épée / Femme de Vannes épousée commet faute / Panique, ruine, fin d’un monde / Sur Terre sans démon ni sorcière / Vient dieu des Morts solitaire des frayeurs / Du ciel à l’insulte la Réponse. »
La Dame du Lac veut qu'Arthur trouve le moyen de la renvoyer d'où elle vient, et rapidement ! Elle n'en peut plus : elle a peur du noir, elle a froid, il y a des insectes... Élias dit qu'il ne peut pas aider. Il ajoute que si un ange a été banni, c'est qu'il y a eu faute, et que, par conséquent, l'ange en question ne pourra retourner dans son plan astral qu'une fois que la faute sera réparée.
Malgré l'affection qu'elle éprouve pour Lancelot, Guenièvre émet des réserves sur leur idylle. D'autant plus que celui-ci se montre extrêmement possessif...
Arthur et Léodagan sont au milieu d'une bataille et trouvent refuge dans une cabane qui s'avère être celle de Roparzh. Ou de Guethenoc... Pendant qu'à l'extérieur la bataille avec les Germains (ou les Wisigoths, ou les Saxons... on n'en est pas sûrs...) fait rage, à l'intérieur Roparzh et Guethenoc se disputent la possession de la cabane, et Arthur essaie de trouver une solution pour se sortir de là.
Perceval et Karadoc sont fermement résolus à pourchasser le dragon gris et afficher une victoire à leur tableau de chasse peu glorieux. Mais sur le chemin, il y a la taverne...
Le peuple gronde. Bohort pense que c'est à cause de l'échange d'épouses. Reçus en séance de doléances, Guethenoc et Roparzh viennent se plaindre des giboulées. Quand Bohort leur demande leur avis sur l'échange d'épouses, ceux-ci répondent qu'ils n'en ont rien à faire, et qu'ils souhaitent simplement savoir ce que le gouvernement compte faire concernant les giboulées.
Arthur attend l'espion avec son rapport. Il paraît que c'est un as... Il attend... Pendant ce temps, au camp de Lancelot, on interroge un « marchand... euh... de bêtes ! »
Yvain et Gauvain ont réussi leur mission de surveillance d'un poste avancé. En conséquence, et avec le soutien de Séli, ils demandent qu'on leur trouve tout de suite une nouvelle affectation. Arthur en trouve une à leur niveau...
Arthur donne à Perceval une nouvelle leçon sur la manière de raconter une aventure. Et de voir si ce qu'il raconte en est une, s'il s'est vraiment passé quelque chose...
Perceval raconte toujours une de ses aventures à Arthur, qui essaie tant bien que mal de la romancer, mais c'est quasiment impossible... Même avec Karadoc, sa mission est loin d'être passionnante.
Nouvelle visite du roi des Burgondes, sans interprète. Arthur n'est pas sûr de bien comprendre ce que lui dit son invité, surtout quand ce dernier répète des mots tels que « guerre », « fruits au sirop » et « salsifis » sur le même ton. C'est alors que le Burgonde convie Arthur à un jeu...
Arthur, Père Blaise et Léodagan font les comptes. Arthur veut sauter vite au seul sujet qui l'intéresse, une demande d'Élias pour de l'or pour les fournitures. Qui l'obtient tout de suite, faisant rager Léodagan, puis Merlin. Étrange...
Le roi Loth d'Orcanie rend visite à Lancelot dans son camp, alors que celui-ci est en train d'organiser son mouvement séparatiste. Ça arrangerait bien Loth, si Lancelot trouvait le Graal avant l'automne...
Finies les exécutions et les tortures pour le Répurgateur : il prétend avoir reçu un message divin qui fait de lui un paladin : un chevalier solitaire au service de Dieu. Il réclame un peu d'entraînement et... Excalibur !
Perceval explique un nouveau jeu farfelu du pays de Galles : le jeu du Pélican. Pour commencer, il faut 120 ou 130 artichauts : le joueur qui remporte la donne doit les classer du plus lisse au plus râpeux... On ne peut pas faire raitournelle (et non pas ritournelle) tant qu'il reste des artichauts dans la banque. Quand il explique, Perceval sent qu'on le prend pour un con. Mais Arthur, lui, le comprend.
La Dame du Lac se rend précisément au lac, où elle pense pouvoir communiquer avec les dieux... Mais rien ne fonctionne comme elle l'espérait : elle ne flotte pas, et se mouille. Serait-elle devenue mortelle, en plus ?...
Arthur essaie d'expliquer à Perceval la différence entre le vœu de chevalerie, le vœu qu'on fait quand on voit une comète (ou une étoile filante), et les autres (de chasteté, de silence...).
Arthur veut demander à Lancelot de démanteler ses troupes, mais sans le vexer... Ne sachant comment formuler le message, le roi hésite : faut-il utiliser une « mise en garde », ou bien un « ultimatum » ? Ferghus, l'émissaire de Lancelot, ne comprend rien à ces subtilités sémantiques et transmet la déclaration de travers. Dans le camp de Lancelot, tout le monde est perplexe à la lecture du communiqué incompréhensible. Guenièvre propose son aide, mais on ignore sa présence. Et le message reste en instance...
Dans la perspective d'une fête, Bohort essaie de monter une saynète avec Arthur, Mevanwi, Karadoc et Perceval. Évidemment, ces deux derniers ne comprennent rien... De son côté, le roi est mécontent : en lisant le scénario de la pièce, il vient de constater qu'une scène s'inspire manifestement de sa relation avec Mevanwi...
Loth, roi d'Orcanie, se rend au camp de Lancelot pour effectuer une petite mise au point. Il arrive accompagné de Karadoc, qui passait par là... et qui entend bien récupérer « sa » femme. C'est ainsi que Lancelot et Guenièvre, incrédules, apprennent l'existence de l'« échange d'épouses » ! Ensuite, bon an mal an, Loth essaie de prononcer un discours militaire dont le texte ne lui convient pas.
Gauvain doit faire face au dilemme suivant. Doit-il renier son oncle Arthur et prendre le parti de son père Loth, roi d'Orcanie, qui a trahi Arthur en rejoignant Lancelot ? Ou bien renier son père Loth et prendre le parti d'Arthur ? Mais, au fond, pourquoi choisir ? Une fois de plus, Gauvain prouve à Arthur qu'il n'a vraiment rien compris à la gravité de la situation.
Lancelot et Arthur ont rendez-vous à la taverne. Ferghus et Venec ont organisé la rencontre, mais semblent peu à l'aise à l'idée de s'approcher du bâtiment.
Arthur et Lancelot se rencontrent enfin. Lancelot affirme à Arthur ne pas souhaiter être roi de Bretagne. Mais les deux hommes ont des avis divergents en ce qui concerne le Graal : pour Arthur, celui-ci représente « la lumière pour tout son peuple », tandis que pour Lancelot, le Graal est « pour lui, pour l'élite ». Une chose est sûre, s'il est vrai qu'aucun des deux ne cherche à éliminer l'autre, il n'en reste pas moins qu'entre le Graal et la vie de l'autre, chacun choisira le Graal.
Commentaires
L'épisode est un hommage au film Heat de Michael Mann et au face-à-face entre les personnages interprétés par Robert De Niro (ici, Lancelot) et Al Pacino (ici, le roi Arthur).
Guethenoc a mis le feu à la grange de Roparzh, et le second a mis le feu au cabanon du premier, ce qui a déclenché un énorme incendie de forêt. Vraiment fatigué de leurs perpétuelles rivalités, Arthur menace les deux paysans de leur retirer leurs terres. Ils font donc tout leur possible pour s'entendre... mais finalement, sans grand succès.
À l'occasion d'une visite à Kaamelott, Ygerne, la mère d'Arthur, et Cryda, sa tante, expriment leur satisfaction à propos de l'échange d'épouses ! En effet, pour les deux femmes, les origines de Mevanwi — à savoir, la haute société de Vannes — valent beaucoup mieux que la famille royale de Carmélide. Arthur admet qu'elles n'ont pas tort...
Karadoc a peur tout seul dans le noir, car il redoute les spectres. Mais il ne laisse pas pour autant une bougie allumée près de son lit, parce qu'il craint également les incendies... Arthur doit donc rester avec lui. Mais Karadoc rassure le roi : il ne regrette pas l'échange, simplement, il ne supporte pas d'être seul. Par ailleurs, il était bien conscient que récupérer Guenièvre allait être difficile et il ne savait pas s'ils allaient s'entendre. Mais il confie à Arthur qu'il ne croit pas que Guenièvre soit heureuse avec Lancelot et qu'il a même le pressentiment qu'elle est retenue de force par ce dernier.
Le maître d'armes exige la présence d'Arthur à l'entraînement. Comme Arthur n'est pas intimidé par ses insultes, il ne se sent pas tout à fait lui-même...
Merlin en a assez d'être maltraité et il envisage de démissionner. Un jour, alors qu'Arthur l'appelle sous sa tente pour lui commander des plaques de dissimulation, Merlin déverse sa colère sur le roi. Quand l'atmosphère s'est calmée, Arthur expose son projet à l'enchanteur, mais a du mal à lui expliquer le détail...
Tout le royaume de Kaamelott semble convaincu que Léodagan est mort !... Cette incroyable fausse nouvelle s'est répandue au moment où Yvain et Gauvain étaient en train de tester leurs nouveaux surnoms. Gauvain devait reprendre l'ancien surnom d'Yvain, à savoir le « Chevalier au Lion », tandis que ce dernier devait adopter l'« Éléphant de Carmélide ». Malheureusement, Yvain a malencontreusement confondu les mots « éléphant » et « orphelin » !
Considérée comme une vagabonde par les gardes, la Dame du Lac s'est fait arrêter et se retrouve aux oubliettes. Arthur doit à présent trouver une raison crédible pour la libérer et faire en sorte qu'on ne la chasse pas du château. Et ce n'est pas facile...
Merlin reçoit d'Arthur la mission de créer des plaques de dissimulation. Élias exprime ses doutes quant aux compétences de son concurrent... même en menuiserie ! Indigné par cette remarque, Merlin lui réplique qu'il est tout à fait capable de s'occuper... de la partie « menuiserie ». Il admet toutefois qu'il « pourrait » avoir besoin de l'aide d'Élias... pour la partie « magie ». Il conclut enfin qu'« à deux, c'est plus sympa... ». Malgré son insistance, Élias reste inflexible et refuse de participer à cette entreprise. Merlin est donc contraint de se débrouiller seul. Or, lorsque — d'après ses dires — sa mission est achevée et qu'il apporte les plaques au camp d'Arthur, il avertit celui-ci que, malheureusement, il ne les retrouve plus !
Karadoc a un souci : il ne souhaite plus récupérer Guenièvre et voudrait que tout redevienne comme avant. Il demande donc au père Blaise s'il n'y aurait pas un vice de forme susceptible d'annuler l'échange d'épouses. L'absence d'une des deux épouses au moment de la cérémonie pourrait en constituer un, mais il semble à présent trop tard pour intenter une procédure en justice. Cependant, et contre toute attente, Arthur est malgré tout d'accord pour annuler l'échange.
Mevanwi prend très à cœur son statut de reine. Elle dirige les séances de doléances assise sur le trône. Elle en arrive même à museler Bohort. Elle ne veut surtout pas être comparée à Guenièvre qui ne s'intéressait guère aux questions du royaume.
Arthur arrive en salle du trône où Mevanwi préside la séance de doléances. Arthur lui dit qu'il l'aime (malgré le fait qu'« elle lui tape sur le système »), mais que leur histoire « ne marchera pas ». Il reconnaît qu'il a utilisé leur liaison comme un moyen d'échapper à ses soucis (Lancelot, le Graal, la Bretagne...), mais les dieux n'aiment pas leur relation et le disent. En conséquence, Arthur l'informe qu'il renonce à elle. Les maîtresses (surtout Aelis) sont très intéressées par ce revirement... De son côté, Karadoc veut bien reprendre Mevanwi, mais il lui précise que c'est elle qui doit le demander.
Perceval et Arthur parlent au bord du lac. Un beau moment de réflexion sur la situation et la condition humaine. Perceval est moins bête qu'il n'en donne l'impression.
Perceval et son fidèle acolyte Karadoc se présentent à l'auberge, mais le tavernier les accueille à coups de fourche ! Et pour cause : le montant de leurs dettes dépasse largement le prix de l'établissement lui-même. Ils s'en vont donc demander au roi Arthur de les aider à financer leur ardoise... L'épisode se termine par une scène montrant Karadoc et Perceval travaillant à la taverne pour rembourser ce qu'ils doivent.
Commentaires
Lorsque Arthur agite la feuille de papier remise par le tavernier à Karadoc et Perceval pour leur indiquer le montant dû, il est possible de lire la somme de 3 967 pièces d'or, inscrite en chiffres romains (MMMCMLXVII) — même si celle-ci n'est jamais prononcée par les différents personnages.
Avant de partir avec Galessin pour quatre jours, Lancelot attache Guenièvre à son lit « pour la protéger de la tentation de partir ». Au cours de leur mission, les deux hommes tombent sur Arthur et Merlin au détour d'un souterrain ! Arthur et Lancelot se donnent aussitôt rendez-vous pour un duel. Mais ce duel n'aura pas lieu : en effet, Arthur préfère y renoncer et laisser Lancelot explorer la caverne, ce qui lui permet de disposer d'un délai (d'environ trois jours) pour concocter un plan...
À présent que les plaques de dissimulation fonctionnent parfaitement, Arthur et ses hommes attaquent victorieusement le camp de Lancelot ! Arthur retrouve Guenièvre ficelée à son lit : remplie de honte, celle-ci lui fait part de sa désillusion. Le roi la libère et accepte de la reprendre comme reine... ainsi que sa suivante, Angharad.
Commentaires
Petit défaut dans les effets spéciaux : Excalibur ne flamboie pas quand Arthur sort de derrière sa plaque et dégaine... L'anomalie sera corrigée sur l'édition DVD.
En Orcanie, Loth, Galessin et Dagonet essaient de faire le point sur les récents événements et sur leurs conséquences : la victoire d'Arthur au camp de Lancelot, le retour de Guenièvre sur le trône et la déroute de leur lamentable tentative de coup d'État. Loth décide d'abandonner Lancelot et ordonne un nettoyage total du camp ; avec son groupe, ils vont demander humblement pardon, ajoutant qu'il vaut mieux « passer pour des cons que de se faire écarteler... »
À Kaamelott, l'espion annonce à Arthur que le camp de Lancelot a été entièrement déserté, alors que ce dernier n'est pas encore rentré de la chasse au dragon. De plus, il confirme que l'entourage de Lancelot pense que celui-ci est en train de devenir fou : en effet, le chevalier est persuadé d'être épié par un homme en noir que personne d'autre n'a jamais vu.
Au lac, en ce jour de solstice d'été, le seigneur Perceval reçoit le sacrement du baptême devant l'ensemble de la cour, notamment en présence des couples Arthur-Guenièvre et Karadoc-Mevanwi, réunis comme avant. Tout semble donc être rentré dans l'ordre à Kaamelott.
De retour de sa mission, Lancelot découvre son camp abandonné et Guenièvre partie. Il entre dans une crise de désespoir et, alors qu'il gît prostré sur le sol, l'homme en noir le rejoint et se montre enfin à lui.