Samad Mansur

Samad Mansur (en azéri: Səməd Hacı Əhməd oğlu Kazımov; né le , Bakou et mort le , Bakou, Azerbaïdjan) est un poète, publiciste et dramaturge du début du XXe siècle[1].

Biographie

Samad Mansur est né en 1879 à Bakou, dans le village d'Amirdjan. Il reçoit sa première éducation en 1891 dans une école russo-musulmane. À l'âge de 10 ans, il commençe l'étude de l'alphabet arabe et du Coran à la mosquée Hamamchilar, dans le quartier de Vieille ville à Bakou. En 1897, Samad Mansur travaille comme trésorier, et à partir de 1911, comme comptable dans l'administration de Bala bey Ashurbeyov jusqu'en 1917[2].

Activités

Les poèmes du poète commencent à être publiés dans la presse en 1905. Il est rédacteur en chef de la revue Sheypur, publiée à partir de 1918. Ses poèmes paraissent également dans les revues Molla Nasreddin , Basirat et Tuti. Des pièces courtes sont également publiées. Membre de la société Safa, fondée à Bakou en 1910, il participe activement aux activités théâtrales. Durant toutes ces années, Samad Mansur s'impliqua directement dans les œuvres caritatives de la société, préparant des spectacles à partir de ses propres pièces. Il fonde en 1917 une imprimerie électrique nommée Turan malgré de graves difficultés financières, qui fonctionne jusqu'en , date de l'invasion bolchevique. Durant la période la plus productive de son œuvre, en 1918-1919, il édite un journal satirique. Il collabore également à la revue Sheypoor et participe activement à la publication du journal Azerbaijani Fukarashi, organe du Parti Hummat. Dès la création de la Société littéraire azerbaïdjanaise par des éducateurs en 1925, Samad Mansur en est un membre actifs[3].

Créativité

Samad Mansur commençe son œuvre par des ghazals dans les formes et les genres classiques. Il se distingue par son réalisme et choisit les questions les plus pressantes de son époque comme thèmes poétiques, dénonçe le fanatisme national et promeut la lumière de l’esprit et la libre pensée. L'œuvre poétique de Samad Mansur se déploie dans deux directions : la satire et le lyrisme. La plupart de ses poèmes lyriques, écrits dans les genres du ghazal, du mukhamma, du musadda, etc., se distinguent par leur romantisme. Suivant les traces du poète Mirza Alakbar Sabir, il s'efforçe de combattre les maux de la société et les mentalités archaïques dans ses poèmes satiriques. Il publie de nombreux poèmes et feuilletons satiriques dans les revues Tuti, Sheypoor, Molla Nasreddin, Zanbur et d'autres publications. il est également éditeur du magazine satirique Sheypoor pendant deux ans sous les pseudonymes de Pampushali, Kenarchi Pampushali, Mutashair, et autres. Ses articles et feuilletons, tels que Six mois, Militaire, Gramophone, La Douma de Tbilissi, Réconciliation, Ce qui est et ce qui n'est pas, Un jour et La bataille géorgienne-arménienne se distinguent par leur style simple et clair. La série de feuilletons Ziyalylar, publiée en treize numéros du magazine Sheypoor, est une série de feuilletons sociaux et satiriques consacrés aux problèmes politiques de notre époque[4].

Voir aussi

Zanbur Molla Nasreddine (magazine)

Références

  1. Əsgərova, Yadigar. Səməd Mənsur. Həyat və yaradıcılığı. Bakı. 2019. 16–17. ISBN (ISBN 978-9952-526-04-2).
  2. Mehdizadə, İntiqam. "Qələmlə yaxılmış rənglər.YAXUD YADDAŞLARDAN SİLİNMƏYƏN SƏMƏD MƏNSUR HİKMƏTLƏRİ". 525-ci qəzet: s.30. 29 yanvar 2024 tarixində arxivləşdirilib.
  3. Ələkbərov, Faiq. Səməd Mənsur. Cəmiyyət və din. 2012.
  4. (az) « Səməd Mənsur », sur portal.azertag.az, (consulté le )
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