Soledad Real López

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Soledad Real i López |
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Soledad Real López (Barcelone, 1917 - Barcelone, ) est une activiste, militante communiste et antifranquiste espagnole[1].
Premières années
Soledad Real López est née dans le quartier de La Barceloneta en 1917. Sa mère était de classe aisée, brodeuse, religieuse et conservatrice. Son père était un laboureur d'Almansa (Albacete) qui avait émigré à Barcelone pour travailler comme ouvrier métallurgique dans les chaudières de La Maquinista[2].
Soledad a été à l'école jusqu'à l'âge de 7 ans, où elle a été renvoyée à cause de l'implication politique de son père dans la grève de La Maquinista. À l'âge de 9 ans elle a commencé à travailler comme salariée en cousant à domicile pour une couturière du quartier. À partir de ce moment-là elle a enchaîné différents emplois, tous liés à la confection: atelier particulier, usine de confection de mouchoirs mécanisée, et une usine de confection d'imperméables. Pendant la Seconde République elle a travaillé dans une boutique de vêtement pour enfants. Des années plus tard, elle travaillera dans un atelier de haute couture pendant 10 ans[2].
En 1931 elle rencontre celui qui sera son premier mari, Rafael García. Trois ans plus tard, en 1933, rejoignant le Club culturel et sportif Avanti de La Barceloneta et les Jeunesses Communistes, elle entame son activité dans le monde politique. Une activité qu'elle poursuivra jusqu'à sa mort en 2007[2].
Au sein du Club culturel et sportif Avanti, elle a commencé à lire de la littérature politique et à participer aux activités de la cellule. Lorsque la révolution d'Octobre en Asturies a éclaté, en 1934, elle a participé au travail d'accueil des réfugiés.
Guerre civile
Au début de la guerre civile, Soledad a intégré les Jeunesses Socialistes Unifiées de Catalogne (JSUC) et a préparé la mobilisation et la résistance antifasciste.
Pendant la guerre, elle s'est formée politiquement à l'école des cadres de Lina Odena et a participé au processus de création de l'Alliance Nationale de la Femme Jeune (1937), en compagnie de Teresa Pàmies, Margarida Avril et Isabel Vicente. En août de la même année elle a été élue membre du Comité National des JSUC, et a aussi été responsable des femmes d'un Comité Local des Jeunesses Socialistes Unifiées (JSU). Son compagnon Rafael García s'est suicidé sur le front d'Aragon. À la fin de la guerre, Soledad a aidé à l'évacuation des républicains.
Activisme politique, tortures et prison
Après avoir été retenue dans différents camps de réfugiés, elle fut obligée par les autorités françaises à revenir en Espagne par la frontière d'Hendaye le [3].
A Barcelone, elle a commencé la reconstruction du PSUC et des Jeunesses Socialistes. Elle a été arrêtée le avec une grande partie de son groupe, et emmenée par la police au commissariat de Via Laietana, où elle a subi tout type de tortures et interrogatoires pendant 28 jours. Elle a été frappée avec des nerfs de bœuf, comme elle l'a raconté:
« Ils montaient et descendaient sur mon corps de façon rythmique mais avec furie. Comme ils se fatiguaient, ils s'y mettaient à tour de rôle. Ils ont fini par monter sur mon corps étendu au sol. »
Soledad a été condamnée à 30 ans de prison. Elle en a accompli 16, dans différentes prisonsː Les Corts (Barcelone), Torrero (Saragosse), Ventas (Madrid), Málaga, Ségovie et Alcalá de Henares[4].
Elle a été remise en liberté conditionnelle le avec l'interdiction de revenir à Barcelone. Elle s'est installée à Madrid et s'est mariée avec Paco Rebato. En 1970 elle a participé à l'Association castillane de Maîtresses de maison et consommatrices. Elle a fréquenté le Mouvement Démocratique des Femmes et le Club des Amis de l'Unesco de Madrid (COUM).
En 1999 elle s'est présentée comme candidate au Parlement Européen pour le Parti Féministe. Elle s'est aussi consacrée à donner des conférences, parlant des femmes dans les prisons et de la répression sous la dictature.
Elle est retournée vivre à Barcelone et a collaboré avec la Fondation Pere Ardiaca qui l'a nommée membre d'honneur.
Elle est morte à l'âge de 89 ans le , à Barcelone[5].
Distinctions
Soledad Real López a reçu plusieurs prix, entre autres, le Rosa Manzano et Ana Torán des mains du président du gouvernement espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero.
Deux livres ont été publiés sur sa vie: Les prisons de Soledad Real en 1982, de Consuelo García (Ed. Alfaguara), basé sur les entretiens réalisés par Consuelo García avec Soledad Real, et Soledad Real (1917) en 2001, par Fernando Hernández Holgado (Biblioteca de Mujeres. Ediciones del Orto), un portrait du personnage. Elle a aussi servi d'inspiration à d'autres livres, comme La voz dormida de Dulce Chacón[6].
Notes et références
- ↑ Fernando Holgado Hernández, Soledad Real (1917), Madrid, Ediciones del Orto, (ISBN 8479232587)
- (ca) « Diccionari Biogràfic de Dones » [archive du 10 de mayo de 2022] (consulté le )
- ↑ « Salida del Campo de Concentración francés e ingreso en España » [archive du 20 de marzo de 2017], Memoria Prisión de Les Corts (consulté le )
- ↑ Consuelo García, Las cárceles de Soledad Real, Alfaguara, (ISBN 9788420490045)
- ↑ Fernando Hernández Holgado, « Soledad Real, comunista y feminista represaliada », El País, 12 de febrero de 2007 (lire en ligne)
- ↑ Consuelo García, Las cárceles de Soledad Real: una vida, Alfaguara, (ISBN 978-84-204-9004-5)
Annexes
Bibliographie
- César Lorenzo Rubio, La tortura en la España contemporánea, Madrid, Los Libros de la Catarata, , 131-198 p. (ISBN 978-84-1352-077-3), « La máquina represiva: la tortura en el franquismo »
Liens externes
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- Memoria Prisión de Mujeres Les Corts. Soledad Real
- Biografía de Soledad Real. Comunistes.cat
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