Sommet de la Ligue arabe de 2019
| Sommet de la Ligue arabe de 2019 | ||||||||
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| Type | Sommet politique | |||||||
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| Édition | 30e | |||||||
| Pays | ||||||||
| Localisation | Tunis | |||||||
| Organisateur | Ligue arabe | |||||||
| Date | ||||||||
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Le 30e sommet de la Ligue arabe se tient le à Tunis en Tunisie, sous l'égide du secrétaire général de l'organisation Ahmed Aboul Gheit.
Contexte
Le précédent sommet s'est tenu à Dhahran, en Arabie saoudite, le . Comme d'habitude, tous les sommets aboutissent à un certain nombre de décisions, dont la plus importante est peut-être liée à la situation de la Palestine en général, car elle stipule la nullité et l'illégitimité de la reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d'Israël, comme demandé par les pays. Le monde ne doit pas déplacer ses ambassades à Jérusalem ni les reconnaître comme la capitale d'Israël. Malgré cela, la plupart de ces décisions ne sont pas appliquées sur le terrain ni même en conséquence. Les États arabes eux-mêmes se précipitent plutôt vers la normalisation avec l'entité sioniste. En un an seulement, l'hymne national israélien est joué au Qatar, aux Émirats arabes unis et au Maroc. Ces trois pays arabes, ainsi qu'un certain nombre d'autres (Koweït, Arabie saoudite, Yémen, Oman, etc.) participent à la conférence de Varsovie, qui vise à lutter contre l'influence iranienne au Moyen-Orient. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou est assis à la même table que les dirigeants du reste des pays arabes, ce qui est sans précédent dans l'histoire de la normalisation des relations israëlo-arabes.
Outre la question palestinienne, qui est considérée comme l'une des questions les plus importantes dans l'opinion publique arabe, sinon la plus importante, les pays arabes traversent des crises et des divisions graves qui affectent directement et indirectement les autres problématiques. D'une part, la crise diplomatique avec le Qatar continue de jeter un trouble sur tous les événements et affecte d'une certaine manière la question palestinienne en général et celle de la bande de Gaza en particulier, où la fracture qataro-saoudienne se manifeste à travers le soutien du Qatar envers le Hamas. L'Arabie saoudite enclenche alors une offensive médiatique envers le parti islamiste en le qualifiant tour à tour de « pantin d'Israël », « pantin du Qatar » ou encore « pantin de l'Iran ». D'autre part, la situation n'évolue pas beaucoup pour le reste des pays arabes, car la guerre civile syrienne se poursuit et l'armée du régime se prépare à contrôler les derniers bastions de l'opposition, tandis que les pays cherchent à rétablir les relations diplomatiques avec le gouvernement syrien aux niveaux arabe et régional, après une interruption diplomatique qui s'est poursuivie pendant des années après le début du conflit. Dans ce contexte, Ennahdha appelle à une réconciliation nationale globale entre tous les groupes en Syrie, ce qui représente un léger changement dans les politiques du parti islamique, qui a boycotté le gouvernement syrien au cours des dernières années. De même, un changement se produit dans la politique américaine et son rôle dans le processus de paix, après que le président américain Donald Trump reconnaît la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan syrien occupé, ce qui menace de légitimer l'occupation israélienne continue de ce plateau depuis la guerre de 1967, qui est basée selon l'ONU d'une violation des droits des habitants du Golan[1].
Sur le plan politique également, les manifestations populaires sont revenues dans les rues arabes, alors que l'étincelle au Soudan a été déclenchée par des manifestations massives pour renverser le régime d'Omar el-Bechir, qui dirige l'État depuis près de trente ans. L'Algérie a également été le théâtre de grandes manifestations populaires. Le président Abdelaziz Bouteflika, qui dirige le pays depuis 1999, a décidé de ne pas briguer un cinquième mandat, puis les revendications du peuple ont évolué plus tard pour demander le renversement du régime.
Pays présents
Conclusions
Les conclusions de ce sommet comportent les points suivants :
- le rejet de la décision américaine reconnaissant la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan ;
- le rejet de l'ingérence iranienne dans les affaires arabes ;
- la nécessité de travailler pour parvenir à la résolution des crises libyennes et syriennes ;
- la reconnaissance de l’intégrité territoriale de l'Irak et la condamnation des interventions turques dans le nord ;
- le soutien à la stabilité du Liban ;
- la condamnation des interprétations dévoyées de l'islam de certains groupes extrémistes ;
- la condamnation des actes de violences envers des Rohingyas en Birmanie.
Références
- ↑ « Un sommet arabe en manque d'unité, sauf sur la question du Golan », sur France 24, (consulté le ).
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