Stéphane Kōsen Thibaut

| Naissance | |
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| Décès |
(à 75 ans) Montpellier |
| Nom de naissance |
Stéphane Jacques Germain Thibaut |
| Maître |
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Stéphane Thibaut, connu sous le nom religieux Kōsen (né à Paris le et mort le à Montpellier)[1], est un moine zen Sōtō français, disciple de Taisen Deshimaru et détenteur de la transmission (shihō) dans la lignée Sōtō japonaise. Il est le fondateur du temple Shōbōgenji en Argentine et du temple Yūjō Nyūsanji en France.
Biographie
Jeunesse et rencontre avec le zen
Stéphane Thibaut naît à Paris le [2],[3]. Il est le fils d'une professeur et psychologue, ainsi que du musicien Gilles Thibaut. C'est probablement influencé par ce contexte qu'il étudie le théâtre et le mime à l’École internationale Jacques Lecoq à Paris[2].
À dix-neuf ans, il rencontre le maître zen japonais Taisen Deshimaru, qui introduisait alors la pratique du zen Sōtō en Europe. Il devient son disciple, reçoit l’ordination monastique et pratique à ses côtés pendant une quinzaine d’années, jusqu’à la mort de Deshimaru en 1982[4].
Transmission et enseignement
En 1984, le maître Niwa Zenji, abbé du temple Eihei-ji (Japon) et plus haute autorité du zen Sōtō, lui confère la transmission du Dharma (shihō). Il devient ainsi le 83ᵉ successeur du Bouddha Shakyamuni dans la lignée Sōtō selon la tradition de son maître Deshimaru[4].
À partir des années 1990, il commence à enseigner en Europe et en Amérique latine. Selon un article académique de C. E. Carini[5] :
« un groupe lié à la lignée de Deshimaru dirigé par le Français Stéphane Kōsen Thibaut entreprend alors un travail missionnaire en Argentine. »
Activité internationale
En 1999, avec le soutien de sa sangha et selon les vœux de Taisen Deshimaru[6], il fonde près de Córdoba (Argentine) le temple Shōbōgenji, considéré comme le premier temple zen Sōtō d’Amérique du Sud relevant de la lignée Deshimaru[7],[8] et le premier temple zen d'Argentine[6]. Le temple et le maître attirent des disciples jusqu'à Buenos Aires[9]. Ce sera notamment le cas de Toshiro Taigen Yamauchi, à qui Kosen confiera le dojo zen après son ordination en tant que moine.
En 2008, il établit en France le temple Yūjō Nyūsanji, situé dans le parc naturel régional Haut-Languedoc (Douch, commune de Rosis, Hérault)[4],[10]. Ce lieu devient le centre principal de la Kōsen Sangha internationale, qui réunit des pratiquants d’Europe, d’Amérique latine, de Cuba et du Canada[4].
Lignée et disciples
Tout au long de sa vie, Kōsen Thibaut a ordonné de nombreux disciples comme bodhisattva, moines et nonnes. Selon les sources de la sangha, il a transmis le shihō à plusieurs disciples, notamment Barbara Kōsen Richaudeau, André Ryūjō Meissner, Édouard Shinryū Bagracski, Yvon Myōken Bec, Christophe Ryūrin Desmur, Pierre Sōkō Leroux et Toshiro Taigen Yamauchi[2],[11].
Décès
Son décès a été annoncé par la sangha zen sur plusieurs sites officiels le [12],[13],[3].
Analyse académique et influence
Les travaux universitaires consacrés à la diffusion du bouddhisme zen en Amérique latine mentionnent Stéphane Kōsen Thibaut comme l’un des principaux introducteurs de la lignée Deshimaru dans cette région. L’article de C. E. Carini (2018) le cite parmi les acteurs ayant contribué à la construction d’une autorité religieuse locale en Argentine, aux côtés d’autres figures issues de l’école Sōtō japonaise[5].
Une autre étude ethnographique européenne, publiée en 2021 dans Arxiu d’Etnografia de Catalunya, le mentionne parmi les disciples européens de Deshimaru[14].
Œuvres principales
- La Révolution intérieure – Éditions de l'Œil Du Tigre, 1997 (ISBN 2951147309)
- Les cinq degrés de l’éveil – Éditions du Relié, 2006 (ISBN 2914916779)
- Chroniques de la grande sagesse – Éditions de l'Œil Du Tigre, 2017 (ISBN 2951147317)
Notes et références
- ↑ État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
- (en) AwA Solutions, « Le moine Kosen, Thibaut maitre Zen », sur www.zen-temple.earth (consulté le )
- « Décès de Monsieur Stéphane THIBAUT (21/09/2025) », sur www.enaos.net (consulté le )
- « Le moine Kosen », sur Zen Deshimaru (consulté le )
- (en) Catón Eduardo Carini, « Southern dharma: outlines of Buddhism in Argentina », International Journal of Latin American Religions, vol. 2, no 1, , p. 3–21 (ISSN 2509-9965, DOI 10.1007/s41603-018-0039-4, lire en ligne, consulté le )
- « RADAR Ocio, Cultura y Estilos en Página/12 », sur www.pagina12.com.ar (consulté le )
- ↑ « Kosen Thibaut », sur zen-deshimaru.com.ar (consulté le )
- ↑ Shūhei Fujii, « The History and Current State of Japanese Zen Buddhism in Europe », Journal of Religion in Japan, vol. 10, nos 2-3, , p. 195–221 (ISSN 2211-8330 et 2211-8349, DOI 10.1163/22118349-01002003, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (es) Redacción LAVOZ, « Ovnis, profetas y piedras energéticas », sur www.lavoz.com.ar, (consulté le )
- ↑ « Biterrois : un temple zen Deshimaru au pied du plateau du Caroux », sur midilibre.fr (consulté le )
- ↑ (es) Jonathan Rovner, « Zazen: aprender a meditar como en Japón pero en el corazón de Villa Crespo », sur LA NACION, (consulté le )
- ↑ (en) « Passing of Master Kosen », sur Zen Deshimaru (consulté le )
- ↑ Frédéric Gruau, « Décès de Maître Kosen – 49 jours de zazen en ligne », sur Dojo zen de Montpellier zen-montpellier.fr, (consulté le )
- ↑ (en) Ismael Apud, « Modern Buddhism and its Cultural Translations. Reflections from a Qualitative Case Study of Two European Zen Monks », Arxiu d'Etnografia de Catalunya, no 23, , p. 207–232 (ISSN 2014-3885, DOI 10.17345/aec23.207-232, lire en ligne, consulté le )
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