Thélyson Orélien
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Thélyson Orélien |
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roman, essai, poésie |
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Thélyson Orélien est un écrivain québécois d’origine haïtienne. Poète, romancier et chroniqueur, il est notamment l’auteur du roman C’était ça ou mourir, publié en 2026 aux Éditions du Boréal.
Biographie
Thélyson Orélien naît aux Gonaïves, en Haïti.
En 2010, à la suite du séisme qui frappe Haïti, Thélyson Orélien quitte son pays natal et s’installe au Québec. Cette expérience marque durablement son parcours personnel et littéraire. Dans ses textes et prises de parole, il évoque souvent le lien qu’il conserve avec Haïti, son pays d’origine, tout en reconnaissant l’importance du Québec comme terre d’accueil. Cette double appartenance nourrit une partie de sa réflexion sur l’exil, la mémoire, la transmission et l’identité[3].
Avant la publication de son premier roman, il écrit dans différentes revues, plateformes et espaces de réflexion. En 2007, il a été récompensé dans le cadre du Prix international des jeunes auteurs, en Suisse, pour un texte de poésie et de prose poétique intitulé Les Couleurs de ma terre.
Il vit au Canada, où il poursuit son travail d’écriture entre mémoire haïtienne, expérience québécoise et réflexion sur les migrations contemporaines.
C’était ça ou mourir
En 2026, Thélyson Orélien publie C’était ça ou mourir aux Éditions du Boréal. Il s’agit de son premier roman.
Avant même sa parution, le , le livre suscite un intérêt exceptionnel auprès de plusieurs éditeurs internationaux. Selon les informations liées à sa diffusion, cet engouement constitue un fait marquant dans l’histoire des Éditions du Boréal, fondées en 1963, puisqu’aucun premier roman publié par la maison n’aurait connu une telle attention internationale avant sa sortie[4].
Le roman raconte le parcours de Jonas Dorléon, professeur d’histoire et de géographie à Carrefour-Feuilles, en Haïti, contraint de fuir son pays en raison de la violence et de l’insécurité. Le personnage entreprend une traversée des Amériques dans l’espoir d’atteindre le Canada. Le récit aborde les thèmes de l’exil, de la migration, de la peur, de la survie, de la mémoire familiale et de la recherche d’un lieu où vivre avec dignité. Il peut aussi être lu comme un cri contre l’injustice sociale et comme un hommage à la résilience de celles et ceux qui quittent leur pays pour chercher une seconde chance[5].
La présentation de l’éditeur insiste sur la place centrale de la langue dans le roman, décrite comme une « langue de l’exil ». Le livre s’inscrit dans une réflexion plus large sur les déplacements forcés et sur les expériences humaines liées à la migration.
Avant sa parution québécoise, C’était ça ou mourir suscite l’intérêt de plusieurs éditeurs étrangers. Les droits pour l’Europe francophone sont acquis par les Éditions Grasset. Des offres de traduction ou de publication sont également annoncées dans plus plus de vingt pays, notamment en Europe, en Amérique latine, au Brésil, aux États-Unis, au Canada anglais et au Royaume-Uni.
Le roman reçoit aussi un accueil favorable, plusieurs lectures soulignant sa place dans le paysage littéraire québécois contemporain et l’attention portée aux trajectoires humaines de l’exil.
Œuvres
Recueils de poésie
- 2006 : Au-delà du silence[6] , Méga Imprimeur, Gonaïves
- 2007 : Les Couleurs de ma terre, in La Poésie, Éditions de l'Hèbe, Lausanne. Prix PIJA[7]
- 2015 : Le temps qui reste[6], Éditions des Marges, Montréal
- 2025 : Tant que le silence saigne, je parlerai[6], Éditions Rocheuses, Ottawa
Roman
- 2026 : C'était ça ou mourir[8], Éditions du Boréal, Montréal
- 2026 : C'était ça ou mourir[9], Éditions Grasset, Paris (à paraître : 19.08.26)
Essai
- 2024 : Penser le mot en N: Cartographie d’une blessure vivante, Éditions Rocheuses, Ottawa
Publications collectives
- Rimbaud 009 : anthologie de la jeune poésie d'aujourd'hui : 90 poèmes inédits (Maison de la Poésie de Paris, 2009)
- Poètes pour Haïti, avec Alain Mabanckou, Ernest Pepin, Khal Torabully, Lélio Brun, André Robèr, José Le Moigne, Jean-Luc Maxence, Colette Nys-Mazure, Nicole Barrière, Gaëlle Josse, Catherine Boudet, Philippe Tancelin, Eric Dubois, Patricia Laranco, Saint-John Kauss et Dana Shishmanian[10] (L’Harmattan, 2011)
- Milcé Jean-Euphèle (dir.), Kettly Mars, Emmelie Prophète et al., Ancre des dattes: textes réunis, Port-au-Prince, Haïti, Ed. Page Ailée, (ISBN 978-99935-7-860-4)
- 2013 : IntranQu'Îllités no 2, ouvrage collectif sous la direction de James Noël et Pascale Monnin, éditions Passagers des Vents[11]
- 2014 : Revue IntranQu'îllités no 3 (ISBN 978-99970-61-03-4)[12]
- James Noël (dir.) (préf. Rodney Saint-Éloi), Anthologie de poésie haïtienne contemporaine: 73 poètes : 27 750 Km², p. 509-511 avec Anthony Phelps, René Depestre, Frankétienne, Georges Castera, Claude Pierre, Gérald Bloncourt, Josaphat-Robert Large, Gary Klang, Évelyne Trouillot, Lyonel Trouillot, Michèle Marcelin, Christopher Charles. Editions Points, novembre 2015, 576 p.
Distinctions
- 2006 : lauréat du concours d’écriture des Nations unies pour Haïti
- 2007 : prix international jeunes auteurs (PIJA)[7] dans la catégorie langue apprise
- 2009 : finaliste du prix Arthur Rimbaud : anthologie de la jeune poésie d'aujourd'hui : 90 poèmes inédits (Maison de la Poésie de Paris, 2009)
- 2014 : prix du public de Radio-Canada pour sa chronique Où va le monde dans la série Les écrivains et la science, petites découvertes et grandes révélations[13]
- 2024 : prix Amaranthe[1] pour Le rêve de la mer Noire.
Références
- Joseph Joubert, « Thélyson Orélien : l’écriture comme territoire, la parole comme engagement », sur Le Nouvelliste, (consulté le ).
- ↑ « Vos bons mots pour ceux qui aiment le Québec avec style », sur La Presse, (consulté le ).
- ↑ (fr-CA) « Thélyson Orélien – C’était ça ou mourir – Le Boréal Express », sur express.editionsboreal.qc.ca (consulté le )
- ↑ Patricia Tadros, « Thélyson Orélien signe un succès historique chez Boréal », sur Radio-Canada, (consulté le )
- ↑ « C'était ça ou mourir de Thélyson Orélien | Littérature | Roman québécois | Livres en français et autres langues | leslibraires.ca | Acheter des livres papier et numériques en ligne », sur leslibraires.ca (consulté le )
- Philippe Monneveux, « La poésie haïtienne des origines à nos jours », sur Sens public, (consulté le ).
- « Les Couleurs de ma terre », sur Palmarès du prix PIJA 2007 (consulté le )
- ↑ Joseph Joubert, « « C'était ça ou mourir », nouveau roman de Thélyson Orélien », sur Le Nouvelliste, (consulté le )
- ↑ « C'était ça ou mourir (Grand format - Broché 2026), de Thélyson Orélien | Grasset », sur www.grasset.fr (consulté le )
- ↑ « Poètes pour Haïti », sur Potomitan (consulté le ).
- ↑ Éditions Zulma, « IntranQu’îllités N°2, Revue littéraire et artistique »
- ↑ Éditions Zulma, « IntranQu’îllités N°3, Revue littéraire et artistique »
- ↑ « Défi Radio-Canada - Thélyson Orélien Prix du public », sur Potomitan, (consulté le )
Liens externes
- Site officiel
- Ressource relative à l'audiovisuel :
- Port d’Attache
- Notice d’auteur des Éditions du Boréal
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