L'AntioqueñoWilmar Paredes, de la formation Medellín-EPM, remporte la première étape dans un final serré. Ce qui lui permet d'être le premier leader du Tour de Colombie 2025.
L'étape avec départ et arrivée à Yopal (Casanare) a un profil majoritairement plat, idéal pour les sprinteurs. Du début à la fin, le peloton s'est mu à une vitesse contrôlée, neutralisant les nombreuses escarmouches qui ont eu lieu sur le parcours, permettant une conclusion au sprint avec des écarts infimes sur la ligne. En effet, Paredes s'impose pour une demi-roue face à son plus proche contradicteur Cristian Vélez (GW-Erco Shimano). Dans les derniers hectomètres, Alejandro Osorio (Orgullo Paisa) a tenté de lancer son coéquipier Jhonatan Restrepo. Mais celui-ci n'a pu se placer dans sa roue. Osorio a alors tenté sa chance seul en lançant le sprint de loin mais n'a pu résisté au retour de Paredes et Vélez. Il termine cependant troisième du jour[4].
Le coureur paisaSebastián Castaño (Sistecrédito) remporte la deuxième étape à l'issue d'un parcours exigeant de plus de cent-cinquante kilomètres entre Yopal et Monterrey, avec une arrivée inédite à l'Alto del Porvenir (d). Il s'empare du même coup de la tête du classement général.
Agé de vingt-sept ans, Castaño franchit la ligne d'arrivée détaché, après avoir attaqué dans les derniers hectomètres d'une ascension de plus de dix kilomètres, avec des rampes supérieures à 11,5 %. Yeison Reyes (Orgullo Paisa) et Javier Jamaica (NU Colombia) terminent respectivement deuxième et troisième à six secondes du vainqueur du jour. L'étape s'est déroulée dans les Llanos Orientales, avec son climat chaud et son terrain plat jusqu'aux onze derniers kilomètres où le profil s'est brutalement cabré dans un étroit chemin rural, sinueux, humide et avec des passages à plus de 15 %. Les attaques ont commencé après la deuxième sprint spécial mais c'est dans la dernière ascension que Castaño a lancé son offensive décisive. Le vainqueur de l'édition précédenteRodrigo Contreras (NU Colombia) termine quatrième de l'étape et est désormais sixième, à seize secondes du leader provisoire comme Diego Camargo (Medellín-EPM)[6].
Le tenant du titreRodrigo Contreras (NU Colombia) remporte le contre-la-montre en côte de la troisième étape, s'empare du maillot de leader et relègue à plusieurs minutes tous les autres prétendants.
Curisí, dans le sud de Boyacá, un paysage rural où sont cultivés le café, la sapote et la canne à sucre, est le lieu de départ d'une des étapes les plus importantes de cette 75e édition. La température avoisine les huit degrés lorsque les premiers compétiteurs s'élancent sur une route large et rectiligne mais difficile pour des coureurs cyclistes. Le froid boyacense, avec le vent et la bruine caractéristiques du paramo, contraste avec la forte chaleur de Yopal et des Llanos Orientales. Des tronçons endommagés par l'hiver, où l'asphalte manque, rajoutent de la difficulté à la route humide. Un des premiers à s'élancer, Brayan Sánchez (Medellín-EPM) réalise le premier temps de référence en un peu plus de quatre-vingts minutes. Puis Juan Diego Alba (NU Colombia) soustrait quelques secondes à ce "chrono". Ensuite c'est au tour d'Óscar Fernández (Medellín-EPM) d'en faire de même. Dès le début de l'exercice en solitaire, Rodrigo Contreras écrase la concurrence, il rejoint Wilson Peña (Sistecrédito) parti deux minutes avant lui, et même Wilmar Paredes, de la formation Medellín-EPM, lancé quatre minutes avant lui sur le parcours. En 1 h 14 min 26 s, Contreras défalque plus de six minutes au temps réalisé par Fernández. Diego Camargo (Medellín-EPM) et Yeison Reyes (Orgullo Paisa) terminent deuxième et troisième en, respectivement, 1 h 17 min 2 s et 1 h 18 min 17 s. L'ancien leader Sebastián Castaño (Sistecrédito) perd plus de six minutes et son maillot distinctif. Le coureur de la NU Colombia est le grand vainqueur du jour. Il se découvre très tôt dans la lutte pour le titre, en ayant plus de deux minutes d'avance sur Camargo, son plus proche contradicteur[8].
Le récent vainqueur du Tour de Beauce[10] s'impose à l'issue d'une ascension de quatre kilomètres, avec des passages à 14 %, amenant les coureurs à 2 833 mètres d'altitude. Il relègue à une et deux secondes ses derniers contradicteurs, qu'étaient Rodrigo Contreras et Wilson Peña (Sistecrédito). Pour la formation Medellín-EPM, la journée est pleine de contraste avec une seconde victoire d'étape dans cette édition (après celle de Wilmar Paredes) et l'abandon de son chef de file Óscar Sevilla, pour raisons de santé. Persuadés que leurs adversaires tenteront une attaque dans la difficile ascension du Cogollo, Rodrigo Contreras et son équipe ont été attentifs dès le départ donné du Parque Libertadores à Duitama. Après le travail de ses coéquipiers, Contreras a dosé son effort pour répondre à ses rivaux, tout en gardant comme objectif d'être couronné à Bogota[11]. Ainsi David Santiago Gómez (Sistecrédito), Nicolás Paredes (Hino-One-La red-Suzuki), Brayan Sánchez (Team Medellín-EPM) et Cristian Vélez (GW Erco Shimano) ont animé le début de course en s'échappant. Dans les premières rampes de l'ascension de l'Alto del Cogollo, une fois la fugue rattrapée, le premier à attaquer a été Wilson Peña, obligeant les équipiers de la Nu Colombia à le pourchasser. Il a résulté de cet effort intensif qu'un grand nombre de participants ont dû lâcher du terrain. Dans les derniers kilomètres, Peña a dicté le rythme à la tête de la course, réduite à trois coureurs qui se disputent la victoire d'étape ; Diego Camargo se révélant le plus fort[12].
Les coureurs partent de Mosquera, municipalité au nord-ouest de Bogota, pour la plus longue étape de cette 75e édition. Par la vía Mondoñedo, le peloton rejoint la route nationale 21 (es) pour mettre le cap sur Girardot et de là rallier Ibagué. Enfin, les concurrents terminent par l'ascension du col de La Línea[15].