Tourisme en France

Logotype de la destination France révélé par Hervé Novelli et Christine Lagarde en .

Le tourisme en France est un secteur économique important, aussi bien pour les Français qui choisissent d'y passer leurs vacances, que pour les étrangers qui viennent y faire un séjour.

Selon les données de l’Organisation mondiale du tourisme, la France est le pays le plus visité au monde avec 100 millions d’arrivées de touristes internationaux en 2024[1] parce que les visiteurs étrangers sont en transit vers l'Espagne ou l'Italie, et donc se classe cinquième quant aux séjours hôteliers, avec 147 millions de nuits, derrière les États-Unis, l'Espagne, l'Italie et le Royaume-Uni, et troisième (derrière les États-Unis et l'Espagne) quant aux recettes du tourisme international[2].

En 2024, une large majorité de touristes étrangers provenaient de pays européens voisins, notamment du Royaume-Uni (14,6 %), d'Allemagne (13,7 %), de Belgique et du Luxembourg (13 %), ainsi que d’Italie, de Suisse et d’Espagne (environ 7,5 % chacun). Au total, 78,3 % des visiteurs venaient d’Europe, loin devant les Amériques (8,5 %), l’Asie-Océanie (7,1 %), l’Afrique (4,5 %) et le Moyen-Orient (1,6 %). Cette répartition géographique souligne le poids prépondérant du tourisme de proximité dans la fréquentation internationale de la France[3],[4].

Le tourisme a des retombées économiques positives, mais a des impacts environnementaux importants, dans l'espace (flux de transports, d'énergie, de déchets) et dans le temps (impacts immédiats et différés). Le tourisme représente 7,4 % du PIB de la France et 2 millions d'emplois directs et indirects en 2018. Les visiteurs étrangers y ont contribué à hauteur de 66 milliards d’euros, soit environ 2,8 % du PIB national[5]. Le secteur est par ailleurs responsable d'environ 11 % des émissions de gaz à effet de serre du pays[6].

Histoire du tourisme en France

Aux origines : du pèlerinage au Grand Tour (XVIe et XVIIIe siècles)

Avant l’apparition du tourisme moderne, les déplacements en France étaient principalement motivés par des raisons religieuses, éducatives ou diplomatiques. Dès le XVIe siècle, les jeunes aristocrates européens, notamment britanniques, effectuent le Grand Tour, un voyage de formation culturelle qui inclut des étapes en France, comme Paris, Lyon ou les châteaux de la Loire. Ce phénomène élitiste pose les bases intellectuelles du tourisme moderne[7].

Hyères et la naissance du tourisme climatique (XVIIIe siècle)

L’une des premières formes de tourisme climatique en France se développe dans la commune de Hyères à partir des années 1760. Grâce à son climat méditerranéen, la ville attire les premiers hivernants britanniques. Les généraux anglais George Keppel et Augustine Prevost y séjournent dès l’hiver 1767-1768. En 1788 et 1789, le prince de Galles, futur George IV du Royaume-Uni, y séjourne également, consacrant Hyères comme station hivernale de renom[8].

Cette fréquentation précoce s’inscrit dans un mouvement plus large où le climat, la santé et la mondanité deviennent des facteurs d’attractivité. Hyères est ainsi considérée comme l'une des toutes premières stations touristiques climatiques françaises[9].

Le XIXe siècle : naissance du tourisme moderne

Le développement du chemin de fer à partir des années 1840 transforme profondément les pratiques de déplacement. Le tourisme devient plus accessible, rapide et sécurisé. De nombreuses stations balnéaires (Deauville, Biarritz), thermales (Vichy, Aix-les-Bains) ou de montagne (Chamonix) se développent à l’initiative des élites et des compagnies ferroviaires[10].

Les premières agences de voyages, notamment celle de Thomas Cook, proposent des séjours organisés et encadrés dès le milieu du XIXe siècle. En France, le modèle se diffuse rapidement auprès de la bourgeoisie urbaine[10].

XXe siècle : démocratisation et tourisme de masse

L’instauration des congés payés en 1936 marque un tournant décisif, avec une massification de la pratique touristique qui préfigure le développement de l'après-guerre. Elle permet aux classes populaires d’accéder aux vacances, ce qui entraîne une explosion de la fréquentation des stations balnéaires, des montagnes et des campagnes. L’automobile individuelle et l’amélioration du réseau routier contribuent à cette diffusion du tourisme[11].

De grands essembles sont construits sur le littoral du Languedoc (ici La Grande-Motte) ou à la montagne pour accueillir en masse des touristes dans des structures dédiées, mais souvent décriées.

Le développement du tourisme est aussi utilisé comme un outil d'aménagement du territoire à partir des années 1960. Pour favoriser le développement économique de certaines régions, de grands programmes sont mis en œuvre. Dans le cadre de la mission Racine, plusieurs sections du littoral du Languedoc-Roussillon (notamment La Grande-Motte et le Cap d’Agde) sont créées pour accueillir un grand nombre de touristes à partir de 1963[10]. Dans plusieurs massifs montagneux, des plans neige sont mis en œuvre entre 1964 et 1977 pour créer de grands stations de ski (La Plagne, Les Arcs, Isola 2000, ou Tignes)[12]. L'essor de ces grands complexes touristiques hors-sol rencontre plusieurs critiques, alors qu'un début de conscience écologiste commence à percer à l'époque. La Loi littoral de 1986 est adoptée pour encadrer l'artificialisation dans les communes située sur les côtes[13].

Époque contemporaine : diversification et durabilité

Depuis les années 1980, le tourisme français se diversifie. Le tourisme culturel, écologique, rural, œnologique ou encore tourisme de mémoire prend de l’ampleur. Les visiteurs recherchent davantage des expériences personnalisées, hors des grands circuits classiques[11]'.

Le surtourisme touche plusieurs sites comme le musée du Louvre.

Le phénomène de surtourisme dans certains lieux emblématiques (Paris, Mont-Saint-Michel, gorges du Verdon) soulève des préoccupations environnementales. Les collectivités territoriales mettent en place des politiques de gestion des flux et de tourisme durable[14].

Aspects économiques

Le secteur clé du tourisme est une des branches importante du commerce extérieur de la France dans la mesure où il contribue au solde des échanges extérieurs, à un niveau qui est devenu comparable à celui du secteur agro-alimentaire (8,5 milliards en 2006[15]) et même supérieur à celui de l'automobile en 2006. La balance entre les dépenses des touristes étrangers en France et celles des touristes français à l'étranger, dégage un solde positif de 11,4 milliards d'euros. Ce solde est en recul, notamment à cause du cours élevé de l'euro qui renchérit fortement les prix pour les étrangers hors zone euro.

La destination France conserve le premier rang mondial en 2011, avec plus de 81 millions d’arrivées de touristes internationaux, et le 3e rang quant aux recettes (39,2 milliards d’euros)[16]. En 2005 le tourisme international a généré 42,3 milliards de dollars de recettes en France (3e rang mondial derrière les États-Unis, l'Espagne et devant l'Italie), en hausse de 3,4 % par rapport à 2004[17]. Cependant, un touriste sur cinq n'est qu'en transit dans le pays, les excursionnistes étant majoritaires (114 millions de touristes sur 196 millions, chiffres 2007)[18].

Les activités caractéristiques du tourisme (hôtellerie avec une nouvelle classification en 2012, cafés-restaurants, camping, agences de voyages, remontées mécaniques, activités thermales…) emploient 700 000 salariés.

Tendance et prospective

2008

En 2008, la France est au troisième rang mondial en matière de dépenses faites par les touristes derrière l'Espagne et les États-Unis (causes principales : moins de nuitées car la France est un pays de passage, recours relativement plus élevé au camping, achats relativement plus importants dans les marchés et supermarchés), mais c'est le pays qui en accueille le plus ; avec en 2007 un record historique battu : 81,9 millions de touristes étrangers ont visité la France (à comparer aux 60 millions de 1996 et 67 millions de 1997)[19].

Le projet « Destination France 2020 », présenté en voulait encore accroître ce nombre (et les recettes touristiques). Selon Luc Chatel, secrétaire d'État au tourisme du gouvernement Fillon II[20] l'OMT s'attend à une hausse de 80 % des flux de touristes de 2008 à 2020 dans le monde. Inversement, dans le pays, il y a une relative stabilité (depuis 25 ans) de la proportion de Français qui se déplacent pour partir en vacances. Luc Chatel vise 100 millions de touristes étrangers à l'horizon 2015 ; en passant du « 1-3-9 au 1-2-3 » (ce qui signifie conserver le 1er rang mondial comme destination, gagner le 2e rang, occupé par l'Espagne, en matière de dépenses faites par les touristes, derrière les E-U, et passer du neuvième au 3e rang mondial pour la somme moyenne dépensée par touriste).

2012

En 2012, la France a accueilli 83 millions de touristes, leurs dépenses se sont élevées à 35,8 milliards d'euros, ce qui donne un solde de la balance touristique à près de 13 milliards d'euros. Plus de 80 % des touristes restent européens, en premier les Allemands (12,2 millions de touristes en 2012), qui ont ravi la première place aux Britanniques (12,1 millions). L'Île-de-France détient le record de nuitées (68,3 millions de nuitées pour 29 millions de visiteurs) devant la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (21,7 millions de nuits)[21].

2013

En 2013, le nombre de touristes étrangers est de 84,7 millions, dont 13 millions d'Allemands et 1,7 million de Chinois (dont le nombre a doublé depuis 2009). La durée moyenne du séjour augmente à 7,1 nuits (6,9 en 2012). La part des hébergements payants se situe à 67 %, en légère baisse, attribuée à l'influence de la crise économique qui pousse les touristes à chercher des hébergements gratuits chez des connaissances ou l'échange d'appartement[22].

2014

En 2014, la France a accueilli 84,7 millions de touristes étrangers, soit autant qu'en 2013.

2015

En 2015, la France a connu un « record de fréquentation » des touristes internationaux de 85 millions[23].

2016

En 2016, la France reste la première destination touristique au monde malgré une baisse de la fréquentation estimée de 2,3 à 2,9 % et liée selon le Premier ministre Jean-Marc Ayrault aux attentats en 2015 et 2016, aux intempéries et aux mouvements sociaux[23]. Le nombre de nuitées de touristes étrangers en France est en baisse de 10 % au premier semestre après les différents attentats islamistes sur le territoire. Cette baisse concerne en particulier les touristes à haut pouvoir d'achat venus des États-Unis, d’Asie ou des pays du Golfe et affecte en premier lieu les hôtels haut de gamme et la région parisienne[24]. À cette crainte des attentats s'ajoute la délinquance qui prend pour cible les touristes étrangers contribuant à détériorer l'image de la France à l'étranger[25]. Cette baisse du nombre de touristes étrangers du fait de la délinquance serait de 25 % à Paris en 2016 chez les touristes chinois et atteindrait 46 % chez les touristes japonais[26].

Ces résultats sont confirmés après la saison avec une baisse de fréquentation particulièrement forte en Île-de-France (-12,4 %) qui voit un net recul de la clientèle étrangère (-16,1 %), la seconde région la plus touchée étant Provence-Alpes-Côte d'Azur (-6 % de nuitées) notamment après l'attentat du 14 juillet à Nice[27]. Le manque à gagner en 2016 pour l'hôtellerie est estimé à 900 millions d'euros, l'Île-de-France, étant la région la plus touchée, avec une perte de 870 millions[28].

2017

En , le gouvernement Philippe présente sa feuille de route pour la relance du tourisme en France. Son objectif est d'atteindre 100 millions de touristes en 2020. Il prévoit notamment l'accélération des procédures d'obtention de visa et la diminution des files d'attente dans les aéroports[29].

2018

Au premier semestre 2018, la fréquentation touristique connaît un niveau record en Île-de-France avec 17,1 millions d’arrivées hôtelières, soit une augmentation de 4,1 % sur un an, due à un bond de 9,2 % des touristes étrangers[30].

Un rapport parlementaire réalisé en 2018 par les députés Jean-François Portarrieu et Maurice Leroy confirme que la France reste la première destination mondiale pour les touristes étrangers (90 millions de visiteurs accueillis en 2018) mais alerte sur la baisse des recettes pour une économie touristique qui représente 7,3 % du PIB et emploie 1,27 million de salariés (10 % de l’emploi marchand). Les rapporteurs estiment que l’offre touristique française n’est plus complètement adaptée à la croissance mondiale qui est tirée par les clientèles asiatiques. Si la promotion touristique fonctionne bien, la qualité de l'accueil, de l’offre d’hébergement ou de transport, n'est pas toujours au rendez-vous et les rapporteurs soulignent que d'autres destinations, notamment l'Espagne, sont plus offensives et imaginatives pour capter ces nouveaux marchés[31].

2019

La France est classée deuxième du classement sur la compétitivité touristique du Forum économique mondial qui prend en compte les ressources culturelles, les infrastructures terrestres et portuaires, le capital naturel (parcs et richesse de la faune), les activités de tourisme de plein air ainsi que le système de santé. En revanche, elle est classée 51 sur 140 pays pour l'index sur la « sûreté et la sécurité », du fait notamment de sa très mauvaise note (4,3/7) concernant l'indice d'incidence terroriste - qui est la moyenne du nombre de victimes du terrorisme et du nombre d'attaques terroristes - où elle obtient la 120e place sur 140[32].

2022

En 2022, selon Atout France, les touristes étrangers ont rapporté 58 milliards d'euros au pays, ce qui place la France à la deuxième place quant aux revenus, derrière l'Espagne. Le trafic aérien est quant à lui resté en recul depuis la période précédant la pandémie de Covid-19[33].

2023

En 2023, l'effet de la pandémie de Covid-19 semble terminée : au 1er semestre 2023, le nombre total de nuitées touristiques français a atteint 184 millions, dépassant le record de 2019 et établissant même un nouveau record pour le pays[34].

2024

En 2024, la France a accueilli 100 millions de visiteurs internationaux, en hausse de 2 % par rapport à 2023, générant 71 milliards d’euros de recettes. Ce record est en partie dû à l'organisation des Jeux olympiques de Paris[35],[36].

Présences touristiques par pays

Statistiques de l'année 2023[37]

# Pays Sejours
1 Drapeau de l'Allemagne Allemagne 18 300 000
2 Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni 17 200 000
3 Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 16 800 000
4 Drapeau de la Belgique Belgique 10 400 000
5 Drapeau des États-Unis États-Unis 8 800 000
6 Drapeau de l'Espagne Espagne 6 900 000
7 Drapeau de l'Italie Italie 6 100 000
8 Drapeau de la Suisse Suisse 5 900 000
9 Oceanie 910 000
10 Drapeau du Canada Canada 1 400 000
11 Drapeau de la République populaire de Chine Chine 1 100 000
12 Scandinave 2 400 000
13 Asie 2 200 000
14 Afrique 1 500 000
15 Drapeau du Japon Japon 800 000
Autres pays 27 700 000
# Totale 146 800 000

Villes les plus visitées par arrivées touristiques et nuitées

Données pour 2022–2023[38],[39].

Rang Ville Région Arrivées Nuitées
1 Paris Île-de-France 36 900 000 68 700 000
2 Nice Provence-Alpes-Côte d'Azur 5 900 000 12 000 000
3 Marseille Provence-Alpes-Côte d'Azur 4 300 000 8 000 000
4 Lyon Auvergne-Rhône-Alpes 3 200 000 6 000 000
5 Toulouse Occitanie 2 800 000 5 400 000
6 Bordeaux Nouvelle-Aquitaine 2 600 000 4 900 000
7 Strasbourg Grand Est 2 400 000 4 500 000
8 Montpellier Occitanie 1 800 000 3 200 000
9 Nantes Pays de la Loire 1 700 000 3 000 000
10 Annecy Auvergne-Rhône-Alpes 1 500 000 3 000 000
11 Rennes Bretagne 1 300 000 2 400 000
12 Reims Grand Est 1 200 000 2 100 000
13 Avignon Provence-Alpes-Côte d'Azur 1 100 000 2 000 000
14 Dijon Bourgogne-Franche-Comté 1 000 000 1 900 000
15 Arles Provence-Alpes-Côte d'Azur 900 000 1 800 000
16 Lille Hauts-de-France 900 000 1 700 000
17 Aix-en-Provence Provence-Alpes-Côte d'Azur 900 000 1 700 000
18 Cannes Provence-Alpes-Côte d'Azur 900 000 1 700 000
19 Saint-Étienne Auvergne-Rhône-Alpes 850 000 1 700 000
20 Grenoble Auvergne-Rhône-Alpes 800 000 1 600 000
21 La Rochelle Nouvelle-Aquitaine 800 000 1 600 000
22 Clermont-Ferrand Auvergne-Rhône-Alpes 750 000 1 500 000
23 Tours Centre-Val de Loire 750 000 1 400 000
24 Orléans Centre-Val de Loire 700 000 1 300 000
25 Rouen Normandie 700 000 1 500 000
26 Caen Normandie 650 000 1 300 000
27 Le Havre Normandie 650 000 1 300 000
28 Colmar Grand Est 625 000 1 230 000
29 Metz Grand Est 600 000 1 200 000
30 Nancy Grand Est 600 000 1 200 000

Nombre de séjours par région les plus visitées

Ci-dessous le tableau des régions les plus visitées par nombre de séjours (données en 2023)[40]

Région Non-résidents Résidents Total des séjours
Île-de-France 48 103 742 34 912 658 83 016 400
Provence-Alpes-Côte d'Azur 22 458 611 34 786 219 57 244 830
Auvergne-Rhône-Alpes 15 231 904 36 504 992 51 736 896
Occitanie 12 946 387 39 828 447 52 774 834
Nouvelle Aquitaine 10 854 903 38 605 194 49 460 097
Grand Est 10 207 115 18 427 660 28 634 775
Bretagne 4 842 663 20 516 288 25 358 951
Normandie 4 201 976 16 342 198 20 544 174
Pays de la Loire 4 118 552 19 273 841 23 392 393
Corse 3 982 447 8 593 114 12 575 561
Hauts-de-France 3 611 248 16 119 055 19 730 303
Centre-Val de Loire 3 544 809 10 872 911 14 417 720
Bourgogne-Franche-Comté 2 713 590 11 258 469 13 972 059
Sejours 146 817 947 315 346 796 460 271 796

Statistiques de fréquentation des sites touristiques en France

Le palmarès suivant rassemble les 100 sites culturels les plus visitées en France en 2023[41]. La cathédrale Notre-Dame de Paris n'y est pas comptabilisée.

Rang Site touristique Localisation Région Visiteurs
1 Disneyland Paris Chessy Île-de-France 15 000 000
2 Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre Paris Île-de-France 13 500 000
3 Musée du Louvre Paris Île-de-France 8 900 000
4 Château de Versailles Versailles Île-de-France 8 100 000
5 Tour Eiffel Paris Île-de-France 6 300 000
6 Vieux Lyon Lyon Auvergne-Rhône-Alpes 6 000 000
7 Sanctuaire de Lourdes Lourdes Occitanie 4 700 000
8 Muséum national d'histoire naturelle Paris Île-de-France 3 500 000
9 Honfleur Honfleur Normandie 3 500 000
10 Musée d'Orsay Paris Île-de-France 3 000 000
11 Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg Strasbourg Grand Est 3 000 000
12 Rouen Rouen Normandie 3 000 000
13 Parc Astérix Plailly Hauts-de-France 2 800 000
14 Centre Pompidou Paris Île-de-France 2 600 000
15 Puy du Fou Les Epesses Pays de la Loire 2 500 000
16 Basilique Notre-Dame de Fourvière Lyon Auvergne-Rhône-Alpes 2 500 000
17 Cité des sciences et de l'industrie Paris Île-de-France 2 300 000
18 ZooParc de Beauval Saint-Aignan Centre-Val de Loire 2 000 000
19 Futuroscope Poitiers Nouvelle-Aquitaine 2 000 000
20 Saint-Malo Saint-Malo Bretagne 2 000 000
21 Arc de triomphe de l'Étoile Paris Île-de-France 1 800 000
22 Mont-Saint-Michel Mont-Saint-Michel Normandie 1 500 000
23 Falaises d'Étretat Étretat Normandie 1 500 000
24 Château de Chambord Chambord Centre-Val de Loire 1 500 000
25 Fondation Louis-Vuitton Paris Île-de-France 1 500 000
26 Cathédrale Notre-Dame de Reims Reims Grand Est 1 500 000
27 Sainte-Chapelle Paris Île-de-France 1 400 000
28 Musée du quai Branly - Jacques-Chirac Paris Île-de-France 1 400 000
29 MuCEM Marseille Provence-Alpes-Côte d'Azur 1 300 000
30 Cathédrale Notre-Dame de Chartres Chartres Centre-Val de Loire 1 300 000
31 Bordeaux Bordeaux Nouvelle-Aquitaine 1 200 000
32 Musée de l'Armée Paris Île-de-France 1 200 000
33 Musée de l'Orangerie Paris Île-de-France 1 200 000
34 Pont du Gard Vers-Pont-du-Gard Occitanie 1 200 000
35 Omaha Beach Colleville-sur-Mer Normandie 1 200 000
36 Tour Montparnasse Paris Île-de-France 1 100 000
37 Petit Palais Paris Île-de-France 1 100 000
38 Basilique Notre-Dame-de-la-Garde Marseille Provence-Alpes-Côte d'Azur 1 100 000
39 Panthéon (Paris) Paris Île-de-France 1 000 000
40 Musée Carnavalet Paris Île-de-France 1 000 000
41 Viaduc de Millau Millau Occitanie 1 100 000
42 Basilique Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay Vézelay Bourgogne-Franche-Comté 1 100 000
43 Dune du Pilat La Teste-de-Buch Nouvelle-Aquitaine 1 100 000
44 Atelier des Lumières Paris Île-de-France 1 000 000
45 Aiguille du Midi Chamonix-Mont-Blanc Auvergne-Rhône-Alpes 900 000
46 Nausicaá Boulogne-sur-Mer Hauts-de-France 900 000
47 Palais des papes d'Avignon Avignon Provence-Alpes-Côte d'Azur 850 000
48 Aquarium de Paris Paris Île-de-France 850 000
49 Cathédrale Sainte-Cécile d'Albi Albi Occitanie 800 000
50 Parc zoologique de Paris Paris Île-de-France 800 000
51 Le PAL Saint-Pourçain-sur-Besbre Auvergne-Rhône-Alpes 750 000
52 Musée Grévin Paris Île-de-France 650 000
53 Musée des Confluences Lyon Auvergne-Rhône-Alpes 650 000
54 Catacombes de Paris Paris Île-de-France 600 000
55 Palais de la Porte Dorée Paris Île-de-France 600 000
56 Cité de Carcassonne Carcassonne Occitanie 600 000
57 Château de Fontainebleau Fontainebleau Île-de-France 560 000
58 Musée océanographique de Monaco Monaco Monaco 560 000
59 Tapisserie de Bayeux Bayeux Normandie 550 000
60 Louvre-Lens Lens Hauts-de-France 550 000
61 Les Machines de l'île Nantes Pays de la Loire 550 000
62 Château de Chantilly Chantilly Hauts-de-France 460 000
63 Gouffre de Padirac Padirac Occitanie 460 000
64 Musée des Beaux-Arts de Lyon Lyon Auvergne-Rhône-Alpes 420 000
65 Hospices de Beaune Beaune Bourgogne-Franche-Comté 400 000
66 Palais Galliera Paris Île-de-France 390 000
67 Lascaux IV Montignac-Lascaux Nouvelle-Aquitaine 390 000
68 Cité du Vin Bordeaux Nouvelle-Aquitaine 385 000
69 Palais des Beaux-Arts de Lille Lille Hauts-de-France 380 000
70 Vulcania Saint-Ours Auvergne-Rhône-Alpes 380 000
71 Musée national de la Marine Paris Île-de-France 350 000
72 Centre Pompidou-Metz Metz Grand Est 300 000
73 Château des ducs de Bretagne Nantes Pays de la Loire 300 000
74 Guédelon Treigny-Perreuse-Sainte-Colombe Bourgogne-Franche-Comté 300 000
75 La Piscine Roubaix Hauts-de-France 300 000
76 Cité de la Mer Cherbourg-en-Cotentin Normandie 300 000
77 Château d'Angers Angers Pays de la Loire 285 000
78 Musée de Cluny Paris Île-de-France 280 000
79 Maison de Victor Hugo Paris Île-de-France 275 000
80 Abbaye de Fontevraud Fontevraud-l'Abbaye Pays de la Loire 270 000
81 Musée Granet Aix-en-Provence Provence-Alpes-Côte d'Azur 256 000
82 Les Abattoirs Toulouse Occitanie 250 000
83 Zoo d'Amiens Amiens Hauts-de-France 250 000
84 Cité de l'automobile Mulhouse Grand Est 245 000
85 Pont Valentré Cahors Occitanie 240 000
86 Grand Palais Immersif Paris Île-de-France 205 000
87 Musée du Luxembourg Paris Île-de-France 205 000
88 Château de Murol Murol Auvergne-Rhône-Alpes 190 000
89 Centre historique minier de Lewarde Lewarde Hauts-de-France 180 000
90 Musée de Montmartre Paris Île-de-France 180 000
91 Musée Unterlinden Colmar Grand Est 180 000
92 Baie de Somme Le Crotoy Hauts-de-France 180 000
93 Lugdunum Lyon Auvergne-Rhône-Alpes 160 000
94 Palais des ducs de Bourgogne Dijon Bourgogne-Franche-Comté 150 000
95 La Forêt des Singes Rocamadour Occitanie 140 000
96 Abbaye de Cluny Cluny Bourgogne-Franche-Comté 140 000
97 Musée des impressionnismes Giverny Giverny Normandie 135 000
98 Musée Toulouse-Lautrec Albi Occitanie 130 000
99 Musée de la Romanité Nîmes Occitanie 125 000
100 Chemin de fer touristique du Haut Quercy Martel Occitanie 112 000

Organisation

Elle se fait depuis plusieurs décennies avec de nombreux organismes, dont l'état (Code du tourisme) consulaires, les collectivités territoriales, sous l'égide d'un secrétaire d'État. De nombreux salons et assises nationales[42] permettent aux acteurs de se rencontrer. Des observatoires fournissent des statistiques aux échelles communales à nationales, utilisés par des sociologues et scientifiques pour partie réunis au sein d'une Fédération Française des Techniciens et Scientifiques du Tourisme[43]. Des efforts de qualification et certification sont faits notamment avec la marque Qualité Tourisme pour le tourisme rural, balnéaire, culturel, scientifique, etc. et pour un tourisme plus durable.

La promotion du tourisme et la création d'offices de tourisme sont depuis 2017 avec la loi NOTRe, des compétences des intercommunalités (communautés de communes, d’agglomération, urbaines, métropoles)[44]. Les offices de tourisme dans les communes « stations classées de tourisme » et les sites disposant d’une « marque territoriale protégée » peuvent toutefois conserver des offices de tourisme communaux.

Organismes étatiques, privés et associatifs chargés du tourisme en France

Caroline Leboucher, directrice d'Atout France, GIE chargé de la promotion du tourisme français à l'étranger.
  • Conseil national du tourisme, organe consultatif placé auprès du ministre du Tourisme ;
  • Pôle Implantation Tourisme est un service financé par des organismes publics et parapublics, les agences de développement économique et touristique et les services du tourisme des collectivités locales répartis sur l’ensemble de la France afin d’aider les entreprises et les créateurs ou repreneurs d’activités touristiques dans leurs démarches et les accueillir localement.
  • Atout France, organisme privé ayant le statut de groupement d'intérêt économique chargé de la promotion de la destination France sur le territoire national et à l'étranger, gère la publication www.france.fr, lancé en  ;
  • Agence nationale pour les chèques-vacances (ANCV), établissement public à caractère industriel et commercial chargé de la gestion des chèques-vacances ;
  • La fédération nationale des offices de tourisme et syndicats d'initiative ;
  • Concours des villes et villages fleuris, qui encourage les communes au fleurissement, notamment via le label « villes et villages fleuris »[45].

Notes et références

  1. « Une année 2024 record pour le tourisme en France », sur economie.gouv.fr, Ministère de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, (consulté le )
  2. « Tourisme », sur Insee (consulté le ).
  3. « Plus de 89 millions de touristes étrangers en France en 2018 » [PDF], sur entreprises.gouv.fr, Direction générale des entreprises, (consulté le )
  4. Maxime Ferrer, Agathe Dahyot et Audrey Freynet, « En vacances, où partent les Français ? Et où vont les touristes étrangers ? », sur lemonde.fr,
  5. Direction Générale des Entreprises, La croissance de la consommation touristique en France se confirme en 2018, Ministère de l’Économie et des Finances, janvier 2019, en ligne
  6. « LE TOURISME DURABLE EN FRANCE : UN LEVIER DE RELANCE ÉCOLOGIQUE », Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  7. Andrew, Caroline. "The Grand Tour and Its Influence on Cultural Tourism." Journal of Cultural Geography, vol. 24, no. 1, 2007, pp. 1–18. consulté en mai 2025
  8. Quand Hyères et le Var étaient à l'heure anglaise, Var-Matin, 3 juillet 2019. consulté en mai 2025
  9. Marchal, Alain. Présence et influence anglaise à Hyères, station d'hivernants, des années 1760 à l'entre-deux-guerres mondiales. Recherches régionales, Nice, 2012. consulté en mai 2025
  10. Une brève histoire du tourisme, Nouveau Tourisme Culturel, 5 mars 2015. consulté en mai 2025
  11. Une petite histoire du tourisme, Intermèdes, 2020. consulté en mai 2025
  12. Thomas Snégaroff, « Le plan Neige, ou quand la haute montagne se pare de béton (1964-1977) », France Info,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  13. Bernard Kalaora et Anne Konitz, « Le Conservatoire du littoral : entre patrimonialisation et médiation », Annales de géographie, no 635,‎ , p. 87-99 (lire en ligne, consulté le ).
  14. Surtourisme : quand voyage rime avec dommage, Le Monde, 10 juillet 2024. consulté en mai 2025
  15. Tableau de bord du commerce extérieur français - Résultats annuels 2005-2007 - Ministère du Budget
  16. Mémento du tourisme 2012 - Dgcis, 2012 (voir archive)
  17. (en) UNWTO - World Tourism Barometer - UNWTO juin 2006 [PDF] (voir archive)
  18. Maxime Vaudano, « La France est-elle vraiment la première destination touristique mondiale ? », sur Les D2codeurs - le Monde.fr, (consulté le )
  19. Le Tourisme en France, Philippe Kerourio, professeur de géographie du tourisme
  20. Source : Luc Chatel, secrétaire d'État à la Consommation et au Tourisme, lors du salon Le monde à Paris (MAP 2008)
  21. « La France reste la première destination touristique au monde », sur La Dépêche du Midi,
  22. La France, pays le plus visité en 2013, lemonde.fr, 11 aout 2014
  23. « La France reste la première destination touristique mondiale », LExpansion.com,‎ (lire en ligne, consulté le )
  24. France: le gouvernement confirme une baisse de la fréquentation touristique, rfi.fr, 7-08-2016
  25. Un car de touristes chinois détroussé près de Roissy, lefigaro.fr, 2/08/2016
  26. Les touristes chinois fuient Paris: "Pour eux, la petite délinquance est devenue un vrai fléau", rmc.bfmtv.com, 16 janvier 2017
  27. La fréquentation touristique en France a baissé de 2,5 % cet été, lefigaro.fr, 23 novembre 2016
  28. Manque à gagner de 900 millions d'euros pour l'hôtellerie française en 2016, lefigaro.fr, 9 janvier 2017
  29. « Tourisme: délivrance de visas accélérée et attente réduite aux aéroports », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le )
  30. « Toujours plus de touristes à Paris, l’essor des visiteurs asiatiques « se tasse » », sur lemonde.fr, (consulté le )
  31. « N° 1271 - Rapport d'information de MM. Jean-François Portarrieu et Maurice Leroy déposé en application de l'article 145 du règlement, par la commission des affaires étrangères, en conclusion des travaux d'une mission d'information sur la promotion de la destination touristique France », sur assemblee-nationale.fr (consulté le )
  32. Brice Lahaye, Voyager en sécurité: la France absente du top 50 des pays, lefigaro.fr, 28 octobre 2019
  33. « La France a engrangé 58 milliards d’euros en 2022 grâce au tourisme international, un record », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  34. Shandong Liu, « Infographie: Reprise de l'hôtellerie française : les nuitées retrouvent leur niveau d'avant-Covid », sur Statista Daily Data, (consulté le ).
  35. « Tourisme : la France attire 100 millions de visiteurs en 2024 », (consulté le )
  36. « 4 ans après le Covid-19, les touristes renouent enfin avec le voyage », sur 20 Minutes, (consulté le )
  37. « Visiteurs internationaux en France en 2018 », sur insee.fr
  38. Chiffres arrondis.
  39. « Observatoire du tourisme »
  40. https://necstour.eu/sites/default/files/inline-images/Most%20EU%20Turistic%20Regions%202020% 20-%20habitants%20et%20touristes%20-%20website.png
  41. Direction générale des entreprises, « Memento du tourisme 2017 »,
  42. Assises nationales du Tourisme (: 2006, 2003,2004 et 2005
  43. Fédération Française des Techniciens et Scientifiques du Tourisme
  44. « Quelles sont les compétences reconnues aux intercommunalités par la loi NOTRe ? », sur vie-publique.fr, (consulté le )
  45. Conseil national des villes et villages fleuris

Annexes

Articles connexes

Bibliographie

  • Casa de Velázquez, Aménagement et développement du tourisme en France et en Espagne, , 416 p. (lire en ligne)
  • Jean Sagnes, Deux siècles de tourisme en France, XIXe – XXe siècle : actes du colloque tenu au Centre Duguesclin, Université Paul Valéry-Montpellier III, le 30 septembre 2000, Presses universitaires de Perpignan, , 183 p. (lire en ligne)
  • Hugues Seraphin, L'Enseignement du tourisme en France et au Royaume-Uni : Histoire, comparaisons, analyses et perspectives, Éditions Publibook, , 522 p. (lire en ligne)
  • Philippe Violier, Philippe Duhamel, Jean-Christophe Gay et Véronique Mondou, Le tourisme en France. 1, Approche globale, Londres, ISTE Editions, , XI-273 p. (ISBN 978-1-78405-781-7)
  • Philippe Violier, Philippe Duhamel, Jean-Christophe Gay et Véronique Mondou, Le tourisme en France. 2, Approche régionale, Londres, ISTE Editions, , IX-220 p. (ISBN 978-1-78405-782-4)
  • Laurence Jégouzo, « L'évolution de la politique publique du tourisme en France », Mondes du tourisme, vol. 15,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Liens externes

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