Trois Milliards sans ascenseur

Trois Milliards sans ascenseur

Réalisation Roger Pigaut
Scénario André-Georges Brunelin
Roger Pigaut
Acteurs principaux Serge Reggiani
Marcel Bozzuffi
Bernard Fresson
Michel Bouquet
Sociétés de production Filmel
Cosefa
Compagnie française de distribution cinématographique
Pays de production Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Genre Comédie
Durée 92 minutes
Sortie 1972

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Trois Milliards sans ascenseur est un film franco-italien réalisé par Roger Pigaut, sorti en 1972. Comédie policière dans la veine des années 1970, ce long-métrage est l'un des derniers films où l'actrice Françoise Rosay apparaît.

Synopsis

Cinq amis : Pierrot, Albert, Julien, Gus et José, se plaignent de leur vie sans attrait. Ces quadragénaires de Puteaux se vivent comme des banlieusards ratés. Dans leur quartier, un panneau d'affichage annonce une prochaine exposition de prestigieux et inestimables joyaux, au sommet de la tour Nobel, au cœur du quartier d'affaires de la Défense. La bande projette de réaliser le hold-up de ces bijoux. Dans leur quartier général, le café Chez Lulu, ils élaborent un plan détaillé.

Étudiant en architecture, José détermine comment accéder à l'intérieur de la tour, réputée infranchissable, sans déclencher d'alarmes ou le dispositif de surveillance. Ancien électronicien en herbe, Albert analyse le système d'alarme de la salle d'exposition. Les autres membres de la bande se répartissent leurs missions.

La mère très autoritaire d'Albert les soutient. Ils cherchent un avis complémentaire auprès d'un certain « Monsieur Raphaël », chef de gang expérimenté. Le malfrat professionnel fait réaliser le vol par sa propre équipe et dépose les bijoux dans son coffre-fort personnel.

Grâce à Lulu, les cinq comparses doivent cambrioler le malfaiteur qui leur a subtilisé le magot.

Fiche technique

Distribution

Production et mise en scènes

On retrouve une bonne partie de la distribution des rôles dans le film Comptes à rebours réalisé un an plus tôt par Roger Pigaut en 1970 et sorti en 1971, avec Serge Reggiani, Michel Bouquet, Marcel Bozzuffi et Amidou Ben Messaoud[1].

Serge Reggiani ainsi que les autres principaux rôles du film renoncent à une rémunération normale pour le tournage mais acceptent de parier sur les revenus générés par l'exploitation du film en salle ou à la télévision pour aider à son financement et à sa réalisation[2].

Pour ce long-métrage comme pour d'autres de ses réalisations, Roger Pigaut est considéré par la critique comme un spécialiste français du film policier à la française[3]. Ce film est cité parmi les films notables de Serge Reggiani, soulignant les métamorphoses multiples de l'acteur français[4] Trois milliards sans ascenseur fait l'objet d'un sujet dans l'émission télévisée « Pour le cinéma », du sur la Première chaîne de l'ORTF[5],[6]. Dany Carrel évoque ce film dans un article concernant sa carrière et le film Le Pacha[7]

Autour du film

  • Dans la chambre du responsable de la sécurité, on peut apercevoir épinglée au mur une page du magazine de charme "Lui" n°100 de , sur laquelle figure Marlène Jobert les seins nus[8].
  • Le film témoigne du quartier de La Défense en pleine évolution à l’époque du film. Les Bijoux se trouvent au sommet de la tour Nobel, première tour construite à La Défense et rebaptisée tour Initiale, depuis. L’Établissement public pour l'aménagement de la région de la Défense (EPAD) est remercié au générique final pour sa participation.
  • A noter qu'à 16 min 56, l'affiche mentionnant l'exposition (du au ) nomme la tour « Roussel Nobel ».
  • Gino et ses complices réussissent le cambriolage en tenue de ville : costume sombre et nœud papillon. Une tenue mal adaptée pour passer par les gaines techniques et de ventilation.

Références

  1. Sylvain Perret : « Trésor DVD : Trois milliards sans ascenseur de Roger Pigaut », dans La Revue Schnock n° 34 spéciale Sylvie Vartan, Éditions La Tengo, publié le 4 mars 2020. Page 174, (ISBN 978-2354611774)
  2. https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-cinema/20130514.RUE6241/cinema-le-droit-de-renoncer-a-son-salaire-pour-qu-un-film-existe.html Brice Revenet : « Cinéma : le droit de renoncer à son salaire pour qu’un film existe » publié pour Rue89 sur le site du Nouvel Observateur, publié le 14 mai 2013, consulté le 12 juillet 2025.
  3. https://www.lemonde.fr/archives/article/1976/03/17/le-guepier-de-roger-pigaut_2961499_1819218.html Jacques Siclier : « Le Guêpier de Roger Pigaut ». Publié le 17 mars 1976 dans Le Monde, consulté le 12 juillet 2025.
  4. https://www.lemonde.fr/archives/article/2004/07/24/p-au-cinema-quarante-ans-de-metamorphoses-p_4294717_1819218.html Jacques Siclier : « Au cinéma, quarante ans de métamorphoses ». Publié le 24 juillet 2004 dans Le Monde, consulté le 12 juillet 2025.
  5. https://tele70france.blogspot.com/2025/01/pour-le-cinema-emission-du-16-septembre.html « Pour le cinéma », diffusé à la télévision française le 16 septembre 1972, publié sur le site tele70france, consulté le 12 juillet 2025.
  6. https://books.openedition.org/editionscnrs/31083?lang=fr Émission « Pour le cinéma », citée dans l'ouvrage de François Jost : « Années 70 : la télévision en jeu ». CNRS Éditions, 2005, page 32, (ISBN 978-2-271-06289-5).
  7. https://www.lalibre.be/culture/cinema/2021/01/24/dany-carrel-jean-gabin-etait-un-merveilleux-partenaire-UV7BB3CYHNELXATOXZUCKXSVW4/ Géry De Maet : « Dany Carrel, "Jean Gabin était un merveilleux partenaire" ». Publié le 24 janvier 2021 dans La Libre Belgique, consulté le 12 juillet 2025.
  8. Sylvain Perret : « Trésor DVD : Trois milliards sans ascenseur de Roger Pigaut », dans La Revue Schnock n° 34 spéciale Sylvie Vartan, Éditions La Tengo, publié le 4 mars 2020. Page 175, (ISBN 978-2354611774)

Liens externes

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