Tsuneko Gauntlett

Tsuneko Gauntlett
Biographie
Naissance
Décès
(à 80 ans)
Tokyo
Sépulture
Nationalité
Activité
Fratrie
Conjoint
George Edward Luckman Gauntlett (en)
Autres informations
A travaillé pour

Tsuneko Yamada Gauntlett (ガントレット恒, 26 octobre 1873-29 novembre 1953), née Yamada Tsune, est une militante japonaise pour la tempérance, le suffrage des femmes et la paix. En 1937, elle est présidente internationale de l'Association des femmes du Pacifique.

Jeunesse

Yamada Tsune est née dans ce qui est aujourd'hui la ville d'Anjō, près d'Aichi. Elle est la fille du samouraï Yamada Kenzō. Son frère cadet est le compositeur Kosaku Yamada. Elle fait ses études à l'école de filles Sakurai, où elle a notamment pour professeur Yajima Kajiko[1].

Carrière

Tsuneko Gauntlett enseigne à l'école de filles Kyōai de Maebashi dans sa jeunesse. Elle travaille également comme traductrice. Elle est active au sein de la Woman's Christian Temperance Union (WCTU) au Japon dès le début des années 1890. Elle assiste à la réunion internationale de la WCTU à Londres en 1920. Elle est ensuite présidente de l'organisation au Japon après la Seconde Guerre mondiale[1].

Gauntlett est également une dirigeante de l'Association japonaise pour le suffrage des femmes, avec Kubushiro Ochimi[2]. Elle est vice-présidente de la délégation japonaise au premier Congrès panpacifique des femmes à Hawaï en 1928 et y parle du travail contre la traite des êtres humains[3]. Elle et Hayashi Utako présente une pétition pour la paix au Premier ministre britannique Ramsay MacDonald lors de la Conférence navale de Londres en 1930[4], et elle parle de ses expériences londoniennes à San Francisco plus tard la même année[5].

Gauntlett retourne à Hawaï pour un autre Congrès des femmes pan-pacifiques en 1935[6]. Elle y est élue présidente de la Pan-Pacific Women's Association, succédant à la biologiste australienne Georgina Sweet (en), et préside la réunion de l'organisation en 1937, à Vancouver[7],[8],[9]. En 1939, elle est vice-présidente de la Pan-Pacific Women's Association et directrice de la Fédération japonaise des organisations féminines[10],[11],[12].

Gauntlett écrit de courtes biographies de femmes leaders japonaises, notamment Madam Kajiko Yajima: A Brief Sketch of Her Life (1934)[13], Miss Uta Hayashi, a brief sketch of her life (1934)[14], et Dr. Yayoi Yoshioka: A Brief Sketch of Her Life (1934)[15].

Mariage, citoyenneté et enfants

Yamada Tsune épouse l'éducateur britannique George Edward Luckman Gauntlett (en) en 1898. Leur mariage interracial nécessite une lettre de la reine Victoria. Grâce à ce mariage, Tsuneko Gauntlett devient citoyenne britannique, jusqu'en 1941, date à laquelle les deux Gauntlett deviennent citoyens japonais, utilisant le nom de famille Ganto comme approximation de Gauntlett. Les Gauntlett ont six enfants ensemble ; deux de leurs filles (Frances et Kathleen) restent citoyennes britanniques et vivent au Canada et en Angleterre pendant la Seconde Guerre mondiale ; deux de leurs enfants (Winifred et Owen) épousent des Japonais et vivent au Japon pendant la guerre ; leur fille Amy vit au Japon avec son mari sud-africain, et leur plus jeune fils, Trevor,devient citoyen japonais en 1941[1].

Décès

Tsuneko Gauntlett décède en 1953, à l'âge de 80 ans[16], à son domicile de Shinjuku, à Tokyo. « Mme Gauntlett a consacré la majeure partie de sa vie à l'amélioration du statut des femmes japonaises », résume la nécrologie d'un journal américain[17]. Sa tombe se trouve aux côtés de celle de son mari, au cimetière de Tama, à Tokyo[1].

Références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Yajima Kajiko » (voir la liste des auteurs).
  1. (en) Britain and Japan: Biographical Portraits, Vol. VI, Global Oriental, (ISBN 978-90-04-21785-0, lire en ligne), p. 301-306
  2. (en-US) Rieko Hatano, « Women's Equality Day observed across the DLA Distribution Yokosuka, Ja », Defense Logistics Agency (consulté le )
  3. (en) Taeko Shibahara, « "The Private League of Nations": The Pan-Pacific Women's Conference and Japanese Feminists in 1928 », U.S.-Japan Women's Journal, no 41,‎ , p. 3–24 (ISSN 2330-5037, JSTOR 42772312)
  4. (en) Manako Ogawa, « The "White Ribbon League of Nations" Meets Japan: The Trans-Pacific Activism of the Woman's Christian Temperance Union, 1906–1930"*" », Diplomatic History, vol. 31, no 1,‎ , p. 21–50 (ISSN 0145-2096, DOI 10.1111/j.1467-7709.2007.00601.x, JSTOR 24916019)
  5. « Center Group will Hear Parley Talk », The San Francisco Examiner,‎ , p. 12 (lire en ligne, consulté le )
  6. « Kauai Arranges Japanese Fete », The Honolulu Advertiser,‎ , p. 12 (lire en ligne, consulté le )
  7. « Women of East, West to Meet in Vancouver », The Vancouver Sun,‎ , p. 14 (lire en ligne, consulté le )
  8. « Mrs. Gauntlett to Speak Today at Luncheon », The Honolulu Advertiser,‎ , p. 7 (lire en ligne, consulté le )
  9. « Famous Women in Conference », The Province,‎ , p. 5 (lire en ligne, consulté le )
  10. « German Revolution Scouted by Visitor », Honolulu Star-Bulletin,‎ , p. 13 (lire en ligne, consulté le )
  11. Adrienne Moore, « Japan Expects Women to Forego Feminist Rewards », Dayton Daily News,‎ , p. 27 (lire en ligne, consulté le )
  12. « Japanese Christian Women Assist Chinese Refugees », The Vancouver Sun,‎ , p. 13 (lire en ligne, consulté le )
  13. (en) C. Tsune Gauntlett, Madam Kajiko Yajima: A Brief Sketch of Her Life, (lire en ligne)
  14. (en) C. Tsune Gauntlett, Miss Uta Hayashi, a brief sketch of her life., Tokyo, Home Press, (OCLC 29922904)
  15. (en) C. Tsune Gauntlett, Dr. Yayoi Yoshioka: A Brief Sketch of Her Life, Home Press, (lire en ligne)
  16. « Japan Feminist Dies », The Los Angeles Times,‎ , p. 22 (lire en ligne, consulté le )
  17. « Mrs. Tsuneko Gauntlett, 83, Dies in Tokyo », Honolulu Star-Bulletin,‎ , p. 6 (lire en ligne, consulté le )

Liens externes

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