Vespasienne du boulevard Arago

La vespasienne du boulevard Arago est située au no 86 de ce boulevard, dans le 14e arrondissement de Paris. C'est la dernière vespasienne de la capitale française qui en compta jusqu'à 1 200.
Histoire

Datant du début du XIXe siècle, cette vespasienne (également dénommée en langue populaire « pissotière ») doit son existence au comte de Rambuteau, préfet de la Seine, comme les nombreux autres édicules de même nature qui remplacèrent les « barils d'aisance », alors en usage précédemment. La disparition des vespasiennes fut votée par le conseil municipal de Paris le et leur retrait fut progressif jusqu'à l'avant-dernière. La dernière en place pourrait bénéficier d'une protection historique.
Un panneau d'information a été apposé à l'entrée de cette vespasienne[1], qui reste le dernier édicule de ce type visible (et en fonctionnement) sur le territoire de la ville de Paris[2].
Situation et description
Cette vespasienne est la dernière restante, toujours en service, « sans que l'on sache bien pourquoi »[3], des 1 200 édicules que compta Paris en 1930. Elle est située face au n°86 du boulevard Arago dans le 14e arrondissement de Paris, entre le bord du trottoir de ce boulevard et le mur de la prison de la Santé (métro Denfert-Rochereau lignes 4, 6 et Saint-Jacques ligne 6)[4].
L'édicule est en fonte et, originellement, peint en couleur « vert bouteille ». En France, il reste encore une vespasienne à Périgueux ; en Allemagne, il y en a encore quelques-unes à Berlin et aux Pays-Bas, à Amsterdam. Celle de Paris est la dernière de la capitale et donc unique[5], l'avant dernière, située dans le le 16e arrondissement de Paris ayant été supprimée dans les années 2010[6].
Voir aussi
Bibliographie
- Marianne Blidon, « La dernière tasse », sur EspacesTemps.net, .
Articles connexes
- Sanisette (équipement qui remplaça progressivement les vespasiennes)
- Boulevard Arago
- Mobilier urbain
- Édicule
- Banc Davioud
- Colonne Morris
Références
- ↑ Jacques Garance, Maud Raton et S. Rivoal (photos), Paris méconnu, Jonglez, coll. « Les Guides écrits par les habitants », , 576 p. (lire en ligne), p. 413].
- ↑ Thomas Martin, « Journée des toilettes publiques : on a retrouvé la dernière vespasienne de Paris », sur actu.fr, (consulté le ).
- ↑ Julien Darmon, Toilettes publiques : Essai sur les commodités urbaines, Paris, Presses de Sciences Po, (ISBN 978-2-7246-4070-0, DOI 10.3917/scpo.damon.2023.01, lire en ligne
), p. 54.
- ↑ Caroline Hauer, « Paris : Dernière vespasienne de Paris, vestige insolite, témoin de l'histoire de l'hygiène publique depuis le XIXème siècle - XIVème », sur parisladouce.com, (consulté le ).
- ↑ Claire Arnous, « La dernière vespasienne de Paris, une histoire d’urbanisme et de rencontres interdites », sur pariszigzag.fr, (consulté le ).
- ↑ « La dernière vespasienne de Paris », sur visites-guidees.net, (consulté le ).
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