Viviane Théophilidès

Viviane Théophilidès
Biographie
Naissance
Nationalité
Activités
Conjoint
Jean-Pierre Léonardini
Enfant
Manuel Touraille Théophilidès

Viviane Théophilidès, née en 1939 à Paris, est une comédienne, metteuse en scène, dramaturge et professeur d'art dramatique française.

Biographie

Formation et débuts

Viviane Théophilidès naît en 1939 à Paris[1]. Elle suit les cours de théâtre de Raymond Girard à Paris. Puis de 1961 à 1965, elle intègre le Théâtre Quotidien de Marseille où elle collabore avec les metteurs en scène Roland Monod (L'État de siège d’Albert Camus), Jacques Lecoq (L'Aboyeuse et l'Automate de Gabriel Cousin), Michel Fontayne (La Paix d'après Aristophane), Pierre Vial (L'Illusion comique de Pierre Corneille)[2].

Carrière

De 1967 à 1971, Viviane Théophilidès co-fonde avec Pierre Ascaride la compagnie du Théâtre populaire des Pyrénées à Pau. Les deux directeurs présentent Le Chant du fantoche lusitanien de Peter Weiss dans une mise en scène de Dominique Quéhec et La Journée d'une infirmière – ou Pourquoi les animaux domestiques d’Armand Gatti dans une mise en scène de Pierre Chaussat, deux pièces dans lesquelles la comédienne joue[3],[4].

À partir de 1971, Viviane Théophilidès monte ses premières mises en scène : Légère en août de Denise Bonal[5], L'Arrivante d'après Hélène Cixous[6].

En 1976, elle crée l'Atelier de recherche théâtrale des femmes et produit au Festival d'Avignon Une fille à brûler d'après Joseph Delteil où elle interprète Jeanne d'Arc[7] et Les Mystères de l'amour de Roger Vitrac[8]. Puis viennent Moi, chienne d’Arthur B. Clocheperse au Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis[9], Ida d'après Gertrude Stein au Théâtre de l'Athénée Louis-Jouvet à Paris, Mariana Pineda de Federico García Lorca au Théâtre de la Commune à Aubervilliers[10], Adiedi de Jelena Kohout au Théâtre de l'Odéon[11], On ne badine pas avec l'amour d’Alfred de Musset[12].

Tout en continuant ses mises en scène, Viviane Théophilidès est professeur d'art dramatique au conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris[13],[14]. En 1988, elle présente notamment Les Coréens de Michel Vinaver aux Rencontres d'été de la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon avec Jérôme Kircher et Michel Vuillermoz[15]. Elle a également comme élèves Denis Podalydès[16], Bruno Wolkowitch[17], Clotilde de Bayser[18], Valérie Dréville[19], Samuel Labarthe[20].

Viviane Théophilidès met en scène également la chanteuse Anne Sylvestre dans un spectacle sur La Fontaine[21], dans le conte Lala et le cirque du vent[22], lors de sa tournée Gémeaux croisées[23] et lui demande d'écrire les chansons de La Ballade de Calamity Jane – Western théatro-musical dans laquelle l'actrice joue Calamity Jane au Bataclan[24].

La comédienne est également dramaturge avec sa première pièce Joë Bousquet - Rue de Verdun sur la rencontre en 1942 entre l'écrivain Joë Bousquet, paralysé et alité chez lui à Carcassonne depuis sa blessure en 1918, Jean Paulhan et la philosophe Simone Weil, qu'elle met en scène en 1992 au Festival d'Avignon[25]. En 2007, elle poursuit avec Conte d'hiver et de neige au Théâtre national de Nice[26] puis Rosa Luxemburg Kabarett – J'étais, je suis, je serai en 2018 au Festival Off d'Avignon[27].

En tant que comédienne, Viviane Théophilidès interprète également Sonate pour deux femmes seules et une cité H.L.M. de Christian Liger dans une mise en scène de Michel Touraille au Théâtre Essaïon en 1978[28], Lit vers Léthé de Louis Aftel dans une mise en scène de Philippe Mercier à la Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière de Paris[29], Racine(s) d'après Jean Racine dans une mise en scène de Jean-Louis Martinoty au Festival d'Avignon en 1983[24]. Pour Michel Cournot du journal Le Monde, « Viviane Théophilidès est une actrice solaire ; l'or de ses cheveux et de son visage, la souveraineté de ses attitudes, diffusent quelque chose du déterminisme de la tragédie. La voix de Viviane Théophilidès, une eau pure, fait sourdre par transparence, sans artifice de diction, les harmonies de la musique de Racine. »[30]. Elle joue également dans Vassa Geleznova d'après Maxime Gorki, mis en scène par Anne-Marie Lazarini en 1991[31] et dans Frangins de Jean-Paul Wenzel au Théâtre du Lucernaire en 2015[32].

Mises en scène

  • 1971 : Ballade pour quatre farceurs dont un pendu, montage de textes du Moyen Âge, Montréjeau[33].
  • 1981 : Sur les ailes de l'innocence, Théâtre municipal de Béziers.
  • 1992 : Joë Bousquet - Rue de Verdun de Viviane Théophilidès, Printemps des Comédiens (Montpellier), Rencontres d'été de la Chartreuse (Villeneuve-lès-Avignon).
  • 1993 : Lala et le cirque du vent d’Anne Sylvestre, Rencontres d'été de la Chartreuse (Villeneuve-lès-Avignon), tournée.
  • 1997 : Ici commence la grande nuit des mots de Louis Aragon, France Culture à Avignon.
  • 2018 : Rosa Luxemburg Kabarett – J'étais, je suis, je serai  de Viviane Théophilidès, Festival Off d'Avignon, Les Déchargeurs.

Comédienne

Distinctions

Références

  1. ↑ Danielle Dumas, « Viviane THÉOPHILIDÈS », sur Dictionnaire universel des créatrices (consulté le ).
  2. ↑ Claude Sarraute, « Encore une création au Théâtre quotidien de Marseille », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  3. ↑ « Le Chant du fantoche lusitanien », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  4. ↑ « Côté femme, Viviane Théophilidès », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  5. ↑ Colette Godard, « Légère en août aux Athevains », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  6. ↑ Mathilde La Bardonnie, « L'Arrivante de Viviane Theophilidès d'après un essai d'Hélène Cixous », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  7. ↑ Colette Godard, « Une fille à brûler d'après Joseph Delteil », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  8. ↑ Colette Godard, « Les Mystères de l'amour à Avignon. Le jeu des enfantements », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  9. ↑ Colette Godard, « Moi, chienne et Radeugh à Saint-Denis. Les vies antérieures », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  10. ↑ Mathilde La Bardonnie, « Mariana Pineda, à Aubervilliers », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  11. ↑ Michel Cournot, « Adiedi, de Jelena Kohout. Un Tchèque coupé en deux », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  12. ↑ Michel Cournot, « On ne badine pas avec l'amour, d'Alfred de Musset. Les lys sont coupés », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  13. ↑ « Denise Bonal et Daniel Mesguich sont nommés professeurs », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  14. ↑ Michel Cournot, « Les journées du Conservatoire d'art dramatique. La conscience du comédien », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  15. ↑ « Élèves dans Vinaver et Marivaux. Les guerres n'étaient pas simples », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  16. ↑ « Spectacle vivant: les choix de Denis Podalydès », sur Radio France, (consulté le ).
  17. ↑ « Cinq infos sur... Bruno Wolkowitch (Un père coupable, France 3) », sur programme.tv, (consulté le ).
  18. ↑ « Clotilde De Bayser », sur evene.lefigaro.fr (consulté le ).
  19. ↑ Noëlle Guibert, « Valérie Dréville » Accès limité, sur Dictionnaire universel des créatrices (consulté le ).
  20. ↑ « Samuel Labarthe », sur evene.lefigaro.fr (consulté le ).
  21. ↑ « La princesse Anne et la fée Viviane », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  22. ↑ « Un petit cirque et un grand rêve », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  23. ↑ « Anne Sylvestre, la belle vie et la mort d’une sorcière pas comme les autres », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  24. « Calamity Jane la rôdeuse de l'Ouest. Elle appartient à la légende du Far West », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  25. ↑ « L'Été festival Avignon. La veilleuse de Carcassonne, Trois grands inconnus dans une chambre, Du temps du Vel' d'Hiv', Rue de Verdun au Tinel de la Chartreuse », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  26. ↑ « Un enfant peut-il tomber du ciel ? », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  27. ↑ Gérald Rossi, « Avignon/off. Quand Rosa Luxemburg parlait aux mésanges », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  28. ↑ Mathilde La Bardonnie, « Sonate pour deux femmes seules », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  29. ↑ Colette Godard, « Lit vers Léthé, à la Salpêtrière. L'image prise(s) », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  30. ↑ Michel Cournot, « Avignon. Racine (s) euphonique (s) », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  31. ↑ « Cauchemar sur la Volga. Gorki, à Gorki, embarque sur le "Gorki" et n'en meurt pas moins. Vassa Geleznova au Théâtre Artistic-Athévains », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  32. ↑ Gérald Rossi, « Frangins sur la scène comme dans la vie », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  33. ↑ « Ballade pour quatre farceurs dont un pendu - 1971 [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
  34. ↑ « Légère en août », sur Les Archives du spectacle.
  35. ↑ « La Journée d'une infirmière – ou Pourquoi les animaux domestiques », sur Les Archives du spectacle.
  36. ↑ « L'Arrivante de Viviane Theophilides », sur Festival d'Avignon.
  37. ↑ « La Fortune de Gaspard », sur Les Archives du spectacle.

Bibliographie

  • Raphaëlle Doyon, « Viviane Théophilidès et Gilberte Tsaï, metteuses en scène. Pour une histoire mixte du théâtre public (France, années 1980) », Clio. Femmes, genre, histoire, vol. 2, no 62 « Scènes théâtrales émancipatrices »,‎ , p. 127-146 (lire en ligne Accès limité).

Liens externes

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