Xu Ling
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 76 ans) |
| Nom dans la langue maternelle |
徐陵 (Xu Ling) |
| Nom de naissance |
徐陵 (Xu Ling) |
| Autres noms |
prénom de courtoisie : Xiaomu 孝穆) |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Autres activités | |
| Mouvement |
école de poésie style du palais |
| Père |
le poète Xu Chi, créateur de la poésie style du palais |
| Enfant |
Xu Jian (d) |
| Parentèle |
Xu Deyan (d) (petit-fils) |
| Distinction |
Grand-officier du Bonheur brillant à gauche, marquis du comté de Jianchang Titres posthumes : général de droite pour la défense, conseiller spécial ; nom posthume : Zhang (章) |
|
Xu Ling (chinois : 徐陵 ; chinois traditionnel : 徐陵 ; pinyin : ; Wade : Hsu Ling) (507-583) est un ministre, un homme politique, un écrivain et un poète chinois célèbre actif pendant les dynastie Liang du Sud et Chen. Il est également connu sous le prénom de courtoisie de Xiao Mu (孝穆). Originaire du district de Tancheng, comté de Tan, province du Shandong, il est un membre du groupe littéraire autour du prince héritier des Liang Xiao Gang (en) dans les années 520-540. Fils du poète Xu Chi, il compile l’anthologie de poésie style du palais (poésie galante) Nouveaux chants des terrasses de jade. Il sert sous neuf dynasties.
Biographie
Xu Ling est connu dès son jeune âge pour sa poésie et sa littérature[1]. À huit ans il peut rédiger des textes, il est avide d’apprentissage. À douze ans, il maîtrise Laozi et Zhuangzi, deux figures importantes du taoïsme. Il s’intéresse également au bouddhisme qu’il pratique. En grandissant, il étudie largement les ouvrages historiques et débat avec aisance et éloquence[1],[2].
En[521, il participe aux affaires militaires du bureau de pacification des barbares du prince Jin’an, Xiao Gang[1],[n. 1]. En 531, Xiao Gang devient prince héritier, Xu Ling occupe alors le poste d’érudit du palais de l’Est qui est la résidence officielle de l’héritier au trône[3]. Il passe souvent les portes interdites du palais et il se distingue comme auteur de poésie style du palais. Il occupe successivement des postes tels que fonctionnaire du ministère des Finances[4] et haut conseiller de cour[1]. En 548, Xu Ling est envoyé en mission chez les Wei de l'Est en tant que fonctionnaire conseiller du palais. Il répond habilement aux provocations verbales de Wei Shou qui vient l’accueillir[2],[5].
Par la suite, la rébellion de Hou Jing éclate dans le Jiangnan en 548[n. 2] et Xu Ling est retenu à Yecheng pendant sept ans. En 555, la capitale Jiangling du Liang du Sud est prise par le Zhou du Nord, l’empereur Yuan de Liang est assassiné et Xu Ling retourne à la cour dans le Sud [5]. Après son retour à la cour, Xu Ling reçoit l’estime du grand commandant Wang Sengbian sous les Chen.Il est nommé conseiller militaire attitré et conserve son poste de chancelier de gauche comme auparavant[1]. Puis, à partir de 557, il occupe plusieurs postes dont ceux de grand intendant des finances, ministre des Cinq armées et de chancelier adjoint de gauche[5]. Il supervise aussi les grands ouvrages officiels et poursuit la création de poèmes de la poésie style du palais (parfois appelée poésie palatiale), connus pour leur légèreté et leur élégance raffinée[6]. À partir de la fondation de la dynastie Chen (557), tous les documents officiels, décrets militaires et édits de transmission du pouvoir sont rédigés par Xu Ling, et son texte « Les neuf dons » (Jiu Xi,九锡)[n. 3] est particulièrement remarquable[1]. En l’an 569, il participe à la destitution de l’empereur Feidi (Chen Bozong) et soutient l’accession au trône de l’empereur Chen Xu (en) et il est nommé marquis du comté de Jianchang[5]. Deux ans plus tard, il est nommé ministre aux Affaires d’État de gauche et ministre du Personnel. L’empereur le loue à plusieurs reprises pour sa clairvoyance et sa capacité à bien employer les hommes ce qui a pour conséquence que les poèmes et les recueils littéraires de Xu Ling deviennent alors très recherchés et chacun se précipite pour les collectionner. En 583, lorsque le dernier empereur de Chen monte sur le trône (Chen Shuabao), Xu Ling est nommé au rang honorifique de « Grand-officier du Bonheur brillant » et promu précepteur du prince héritier tandis que ses autres fonctions restent inchangées. Il meurt la même année, soit en 583. Il est à la fin de sa vie l’un des principaux ministres des Chen[7].
En littérature, Xu Ling est surnommé « le maître littéraire d’une génération[1] ». Chaque texte qu’il produit est rapidement copié et récité par les amateurs et se répand tant chez les Chinois que chez les étrangers, et sa famille conserve les originaux. Plus tard, lors des troubles et des désastres, beaucoup de ses œuvres se perdent[1]. Xu Ling reçoit à titre posthume, les titres de « Général de droite pour la défense », « Conseiller spécial », et le nom posthume de Zhang (章) [6],[2].
Art
Poésie
Xu Ling excelle dans la poésie style du palais[n. 4] dont il est l’un des principaux auteurs et son style poétique est élégant et orné. Xu Ling et son père Xu Chi, Yu Jianwu et son fils Yu Xin sont les membres les plus en vue du salon littéraire du prince héritier Xiao Gang. Ensemble, ils dominent la scène littéraire de Liang dans les années 530 et 540, au point que la poésie style du palais, une poésie de « nouvelles transformations », est également connue sous le nom de « style Xu/Yu » (徐庾体)[8],[9].
Prose
Xu Ling excelle aussi dans la prose parallèle. La prose parallèle de Xu Ling
« modifie largement les anciens styles, compile et ajuste avec ingéniosité, et contient beaucoup de nouveautés[n. 5], [10] »
Calligraphie
Xu Ling maîtrise aussi la calligraphie, ses œuvres se transmettent encore sous les Tang, et on les trouve dans « Fashu Yaolu » (法书要录) sous le titre « Shu Shu Fu » (述书赋) [11].
Œuvres littéraires
- Nouveaux Chants des terrasses de jade (Yutai xinyong, 玉台新咏) : sous le patronage de Xiao Gang[n. 6] (503-551), Xu Ling compile cette anthologie en dix volumes et en rédige la préface ; la collection rassemble 769 poèmes, couvrant la période de l’Est Zhou (東周, Dōng Zhōu, 770–221 av. J.-C.) jusqu’au début de la période Liang (梁, Liáng, 502–557)[12]. Les poèmes sont répartis dans les catégories suivantes : poèmes réguliers (詩, shī) sur 8 juan, chansons populaires (歌行, gēxíng) sur 1 juan, et quatrains (五言四句詩, wǔyán sìjù shī) sur 1 juan.L’anthologie comprend presque exclusivement des poèmes « style du palais » (galants). Certains disent que cette anthologie est compilée par la concubine favorite de l’empereur Chen Houzhu, Zhang Lihua, mais il n’existe aucune preuve.
- Recueil de Xu Xiaomu (徐孝穆集) : recueil compilé sous la dynastie Ming dont il reste aujourd’hui six volumes.
Poème
Adieu à Mao Yongjia (别毛永嘉)
| Chinois
愿子厉风规, |
Traduction libre
Espérant que vous soyez fort et résistant face à l’adversité, |
Le poème suivant appartient à la poésie style du palais.
Chute des fleurs de prunier (梅花落)
| Chinois
对户一株梅, |
Traduction libre
Face à la porte, un unique prunier, |
Notes et références
Notes
- ↑ Xiao Gang deviendra l’empereur Jianwen des Liang en 549.
- ↑ Elle commence en 548, sous le règne de l’empereur Wu de Liang (Emperor Wu of Liang). Elle se termine en 552, après la mort de Hou Jing.
- ↑ Il s’agit d’un écrit de type rhétorique/éloge, dans lequel Xu Ling développe le thème des « neuf récompenses » accordées à un haut dignitaire.
- ↑ L’appellation « du palais » fait référence au Palais de l’Est qui est la résidence officielle de l’héritier du trône. Parfois appelé quartier du Printemps. En chinois : (宫体诗, Gōngtǐ shī).
- ↑ Traduction libre de : « 颇变旧体, 缉裁巧密, 多有新意 »
- ↑ Xiao Gang est d’abord prince qui devient plus tard Jianwendi, après être monté sur le trône de la dynastie Liang (549-551)
Références
- (zh) « 徐陵 (Xu Ling) », sur Baike.baidu, Pékin, (consulté le )
- (zh) « 徐陵 (徐陵) (Xu Ling) », sur Gushiwen.cn, (consulté le )
- ↑ (zh) « 徐陵 (Xu Ling) », (consulté le )
- ↑ (zh) Ouyang Xiu 欧阳修, Song Qi 宋祁, 新唐志/ 新唐書(Nouveau Livre des Tang),
- (zh) « 徐陵 (Xu Ling) », sur Chinese Text Project, Ctext.org (consulté le )
- (zh) « 徐陵简介 (Présentation de Xu Ling/Biographie de Xu Ling) », sur Gushicimingju.com, (consulté le )
- ↑ plusieurs auteurs sous la direction de rémi mathieu, Anthologie de la poésie chinoise, lonrai, gallimard, coll. « la pléiade », , 1547 p., p. 222
- ↑ (zh) Ulrich Theobald, « palace-style poetry », Tübingen, Allemagne, (consulté le )
- ↑ (zh) Xiaofei Tian, « Misplaced : Three Qing Manuscripts of a Medieval Poet », Asia Major, 2007, Third Series, Academia Sinica, vol. 20, no 2, , p. 14 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (zh) 姚思廉 (Yao Silian), dynastie Tang, 陈书/陳書 (Histoire des Chen), biographie de Xu Ling
- ↑ (zh) plusieurs contributeurs, 中国大百科全书 (中國大百科全書) (Encyclopédie complète de Chine); biographie de Xu Ling, 中国大百科全书出版社,
- ↑ (zh) Ulrich Theobald, « 玉臺新詠 (Yutai xinyong) », Tübingen, Allemagne, (consulté le )
Liens externes
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