Yahia al-Mazouni
| Juridiction Études islamiques |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
أبو زكريا يحيى بن موسى بن عيسى بن يحيى المغيلي المازوني |
| Nom de naissance |
Abû Zakariya Yahyâ ibn Mûsâ ibn ‘Isâ ibn Yahyâ al-Maghîlî al-Mâzûnî |
| Surnom |
Abou Zakariya |
| Époque | |
| Activité | |
| Père |
Abû Zakariya Yahyâ ibn Mûsâ ibn ‘Isâ ibn Yahyâ al-Maghîlî al-Mâzûnî (en arabe : أبو زكريا يحيى بن موسى بن عيسى بن يحيى المغيلي المازوني) mort en 883 H / 1478 ap. J.-C., est un grand savant, juriste et cadi de la ville de Ténès, puis de Mazouna, ainsi qu’un enseignant renommé à Tlemcen.
Biographie
Yahia al-Mazouni est descendant d’une famille savante qui exerçait la fonction de juge de père en fils. Il étudia auprès de son père Mûsâ ibn ‘Isâ al-Mâzûnî, de Ibn Zâghû al-Tilimsânî et d'Abû al-Fadl Qâsim al-‘Uqbânî[2],[3],[4],[5],[6].
Son Œuvre principale est Ad-Durar al-Maknūna fī Nawāzil Māzūna : (arabe : الدرر المكنونة في نوازل مازونة) en français : Les perles cachées dans les fatwas de Mazouna[7]. Il comprend des centaines d'articles de fiqh contenant les réponses de dizaines de savants et de juristes provenant de différentes régions du Maghreb islamique, y compris de l'époque de Mazouni, ainsi que de périodes antérieures. Yahia al-Mazouni, dans ses réponses aux questions, il s'appuya sur diverses sources parmi les ouvrages fondamentaux de fiqh, ainsi que sur différents commentaires et abrégés[8].
L’imam Yahia al-Mazouni explique les raisons qui l’ont poussé à rassembler ce recueil de fatwas dans sa ville de Mazouna, avant de partir pour la métropole de Tlemcen :
« Lorsque j’ai été mis à l’épreuve par la fonction de juge dans la fleur de la jeunesse, poussé par des circonstances difficiles que seul Dieu connaît, et que les différends des parties adverses se sont multipliés contre moi, que les plaintes des opprimés ont afflué, et que mes moyens étaient limités pour atteindre des jugements exempts de toute ambiguïté — issus de textes explicites ou d’analogies claires —, je me suis tourné vers les ouvrages d’arguments juridiques pour résoudre les cas problématiques, cherchant les réponses des grands imams, maîtres de la fatwa dans la communauté, tout en étant craintif face à ce que le Prophète (paix sur lui) a dit au sujet des trois types de juges. J’ai fourni tous mes efforts, et Dieu en est témoin, mais je ne me suis jamais aventuré à trancher une affaire incertaine de mon propre chef sans en avoir une claire compréhension, de peur de périr comme ceux qui se perdent. Mon défunt père — que Dieu lui fasse miséricorde —, lorsqu’il occupait lui aussi la fonction de juge, a vécu ce que j’ai vécu, et il se réfugiait aux écrits des imams contemporains pour résoudre ses affaires. Il avait rassemblé un grand nombre de ces textes et avait l’intention de les organiser, mais la mort l’en a empêché. J’ai donc inclus dans ce recueil ce que j’avais moi-même compilé, ainsi que ce qu’avait rassemblé mon père — que Dieu lui fasse miséricorde. »
Un poète fait l’éloge de cet ouvrage en disant[9] :
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Références
- ↑ Mohamed Meouak, « Villes et villages du Maghreb moderne vus par le prisme des nomades » : Entre deux rives, Presses universitaires de Provence, (lire en ligne)
- ↑ Ministère des Affaires religieuses et des Waqfs, dans le cadre du cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, [édition du] livre Les Perles cachées dans les fatwas de Mazouna, 2013
- ↑ (ar) موسوعة العلماء و الأدباء الجزائريين. الجزء الثاني، من حرف الدال إلى حرف الياء (trad. Encyclopédie des savants et des écrivains algériens, tome II (de la lettre D à Y)), Al Manhal, 751 p. (ISBN 9796500167794, lire en ligne)
- ↑ (ar) Younes Rkhrour et Fatma Zohra Sidehoum, « دور المدارس الفقهية خلال العهد العثماني في تحصيل الإجازات العلمية:مدرسة مازونة أنموذجا » [« Le rôle des écoles de jurisprudence durant l’époque ottomane dans l’obtention des diplômes scientifiques : l’exemple de l’école de Mazouna »], AL-BAHITH, vol. 14, no 3, , p. 451-471 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (ar) Mohamed El-Amine Belghit, « مدرسة مازونة الفقهية وآثارها خلال القرن التاسع الهجري\ الخمس عشر الميلادي: قراءة تاريخية » [« La médersa juridique de Mazouna et ses effets au cours du IXᵉ siècle de l’Hégire / XVe siècle de l’ère chrétienne : une lecture historique »], journal of scientific research and islamic studies, vol. 1, no 1, , p. 116-132 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (ar) Karima Badaoui, « المرجعية المالكية صمامُ أمان الجزائريين » [« La référence malikite, garant de la sécurité des Algériens »], sur Echorouk, (consulté le )
- ↑ (ar) « الدرر المكنونة في نوازل مازونة ليحيى بن أبي عمران موسى بن عيسى أبي زكرياء المازوني المغيلي (ت883ﻫ) » [« Les perles précieuses sur les nawāzil de Mazouna » par Yaḥyā ibn Abī ʿImrān Mūsā ibn ʿĪsā Abū Zakariyyā al-Māzūnī al-Maghīlī (m. 883 H) »], (consulté le )
- ↑ (en) Madoui Agdouche et Abderrahmane Benbouziane (trad. Le recueil nawâzil au Maghreb central à l’époque zianide et les contributions des juristes et juges à celui-ci : Al-Durar al-Maknouna d’al-Mazouni comme modèle), « The Nawazilia Blog In The Middle Maghreb During The Zayani Era And The Contributions Of The Jurists Judges To It The Al-durar Al-maknouna Of Al-mazouni As A Model », El-mouhtarif, vol. 10, no 2, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (ar) Mohamed Ibrahim Ali, كتاب اصطلاح المذهب عند المالكية [« Le livre de la terminologie de l’école (juridique) chez les malikites »], , 626 p. (lire en ligne), p. 615
Voir aussi
Articles connexes
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