Z 800

Z 800 (SNCF)
Z 820 (TMR)
Description de cette image, également commentée ci-après
Rame Z 800 en gare des Tines.
Identification
Exploitant(s) SNCF/TER & TMR
Désignation SNCF : Z 801/2-805/6
TMR : Z 821/2-823/4
Type automotrice
panoramique
à crémaillère
Motorisation Électrique
Composition 2 caisses (M1+M2)
Construction 5 automotrices
Constructeur(s) Vevey-Technologies,
Adtranz, SLM
Mise en service de 1996 à 1997
Effectif SNCF : 3
TMR : 2 (2011)
Service commercial Mont-Blanc Express
Caractéristiques techniques
Disposition des essieux Bo'zz 2' + 2' Bo'zz
Écartement métrique (1 000 mm)
Alimentation 850 V CC
3e rail ou caténaire
Pantographes 1 par motrice
Moteurs de traction 2 * 4 * asynchrones
triphasés
Puissance continue 2 * 1000 kW
Masse en service 2 * 36 t
Longueur 37,800 m
Largeur 2,650 m
Hauteur 4,000 m
Empattement 11,450 m
Diamètre des roues Ø864
Accès 2 par flanc
Places assises 96
+ 10 strap. pl.
Vitesse maximale 70 km/h
crémaillère en descente 16 km/h
crémaillère en montée 23 km/h

[1],[2],[3]

Z 821/822 en Suisse, pantographes levés.

Les Z 800 sont des automotrices utilisées sur la ligne Saint-Gervais - Vallorcine. La commande a été passée en commun par la SNCF et la compagnie du Martigny-Châtelard (MC) le . Elle portait sur cinq rames, trois pour la SNCF (dont une était financée par la région Rhône-Alpes), et deux pour le MC.

Historique

Le remplacement des Z 600 est envisagé à la fin des années 1980. Des contacts sont pris avec le chemin de fer Martigny-Châtelard pour commander un matériel en commun, apte à circuler entre Saint-Gervais-Le Fayet et Martigny. Cinq rames sont commandées en 1994 à un consortium composé de Vevey Technologies (coordination du projet, assemblage et construction des caisses), Adtranz (équipement électrique) et SLM Winterthur (bogies, équipement de freinage et de crémaillère)[4].

Les nouvelles rames sont livrées en 1996-1997, à raison de trois pour la SNCF et deux pour le MC[5].

Description

Les Z 800 devant pouvoir assurer des circulations du Fayet à Martigny, elles sont équipées des systèmes de sécurité propres aux deux lignes. Elles sont également aptes à circuler sur les sections à crémaillère des TMR. Le captage du courant s’effectue soit par frotteurs sur le 3e rail conducteur, soit par pantographe.

Les automotrices Z 800 sont en permanence accouplées deux à deux, de façon à former des rames homogènes, qui ne sont jamais scindées. Un anneau d'intercirculation est installé entre les deux automotrices d'une rame. Les trois rames de la SNCF sont numérotées Z 801/802 (rame n° 1), Z 803/804 (rame n°2) et Z 805/806 (rame n° 3), tandis que celles du MC sont les Z 821/822 (rame n° 21) et Z 823/824 (rame n° 22). Dans la nomenclature des TMR, ces dernières sont toutefois numérotées BDeh 4/8 n° 821/822 et 823/824. L'automotrice de numéro impair est dirigée vers le Fayet, celle de numéro pair vers Martigny.

Chaque élément automoteur est équipé de deux bogies à deux essieux, l’un porteur et l’autre moteur. La puissance totale installée atteint ainsi 1 000 kW par rame[6]. En exploitation, une rame peut atteindre 70 km/h sur profil facile, 45 km/h sur rampes de 70 mm/m, 35 km/h sur rampes supérieures, et, sur crémaillère, 23 km/h en montée, 16 km/h en descente[7].

Les Z 800 sont équipées de cinq systèmes de freinage[8] :

  • un frein à air comprimé appliqué sur les roues, d'usage commun,
  • un frein électrique, rhéostatique et à récupération, destiné à réguler la vitesse en descente ;
  • un frein magnétique d'urgence agissant sur les rails ;
  • un frein à tambour pour la crémaillère ;
  • un frein à disque pour la crémaillère.

Les rames Z 800 sont équipées d’attelages automatiques Scharfenberg, permettant leur couplage en unités multiples. Elles peuvent également être accouplées à des rames Z 600, possibilité mise en œuvre notamment lors de campagnes d’essais menées en 1997.

Remplacement

Après 25 ans de service environ, les Z 800 seront remplacées par 7 nouvelles automotrices construites par Stadler, du fait de leur incapacité des premières à accueillir les personnes à mobilité réduite. Ces automotrices seront désignées Z 890 en France et Beh 4/8 en Suisse. Les premières rames doivent être livrées entre la fin de l’année 2025 et le début de l’année 2026[9].

Notes et références

  1. ↑ Denis Redoutey, Le matériel moteur de la SNCF, page 327, La Vie du Rail, 2007 (ISBN 978-2-915034-65-3)
  2. ↑ Revue bimestrielle Voies Ferrées, Le matériel moteur de la SNCF, en plusieurs articles sur plusieurs numéros par année
  3. ↑ Revue mensuelle Rail Passion, État trimestriel du matériel moteur SNCF, un article par trimestre
  4. ↑ J.-P. Gide, pp. 141-143 (Rames d'interconnexion).
  5. ↑ J.-P. Gide, p. 147 (Carrière).
  6. ↑ J.-P. Gide, p. 146 (Moteurs et transmission).
  7. ↑ J.-P. Gide, p. 146 (Équipement électrique).
  8. ↑ J.-P. Gide, p. 146 (Freinage).
  9. ↑ « De nouveaux trains Stadler pour le Mont-Blanc Express - La lettre du cheminot »

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : source utilisée pour la rédaction de cet article.

  • Jean-Pierre Gide et José Banaudo, Les trains du Mont-Blanc. Premier volume : le chemin de fer de Saint-Gervais-Le Fayet à Chamonix et à la frontière suisse, Breil-sur-Roya, Les Éditions du Cabri, , 195 p. (ISBN 2-908816-61-X) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Denis Redoutey, "Le matériel moteur de la SNCF", Paris, La Vie du Rail, , 399 p. (ISBN 978-2-915034-65-3)

Voir aussi

Articles connexes

  • icône décorative Portail du chemin de fer