Zhang Ji (poète)
Ne pas confondre avec Zhang Ji (poète du Jiangnan) (v. 766-830).

| Naissance | |
|---|---|
| Décès | Hongzhou (en) |
| Prénoms sociaux |
懿德, 懿孫 |
| Activités | |
| Père |
Zhang Chulun (d) |
| Enfants |
| Personnes liées |
|---|
« Mouillage nocturne près du pont des érables » (楓橋夜泊) |
Zhāng Jì (chinois simplifié : 张继 ; chinois traditionnel : 張繼) est un fonctionnaire, un écrivain et un poète chinois du VIIIe siècle (dynastie Tang) né à Xiangyang, dans la province du Hubei. Il avait également avec le prénom de courtoisie ‘’‘Yìsūn‘’‘ (懿孙). On sait peu de choses sur sa vie ; sa date de naissance se situe entre 712-715[1] et sa date de décès est 779.Il est connu pour avoir réussi l’examen jinshi en 753. Il est devenu secrétaire au sein de la Commission des finances[1].
Biographie
Originaire de Xiangyang, l’année de naissance ainsi que sa biographie détaillée sont inconnus. Selon les archives, on sait qu’il passe les examens impériaux et devient jinshi en la 12e année de l’ère Tianbao, soit en 753. Cependant, il échoue à la sélection pour les postes et retourne dans sa région natale[2]. On sait qu’il voyage à Kuaiji, Wuzhong, Suzhou et d’autres lieux1-1[3].
En 762, sous l’empereur Daizong, l’armée gouvernementale reprend les deux capitales et Zhang Ji est nommé comme employé adjoint au bureau de la campagne de l’Ouest pour accomplir les missions qu’on lui assignerait. À partir de là, il abandonne la plume pour s’engager dans l’armée[2]. Puis, il entre au service interne comme secrétaire assistant par intérim, puis il est promu directeur de bureau. À la fin de la période Dali vers 778-779, il est nommé juge chargé du sel et du fer à Hongzhou (actuelle ville de Nanchang, dans le Jiangxi) avec le titre honorifique de secrétaire assistant par intérim au Département des Cultes[4] vol. 242,[5]. Dans Poésie complète des Tang, il est dit qu’il est aussi responsable des finances[6],[4] vol. 242.
Il ne reste à ce poste qu’un peu plus d’un an avant de mourir de maladie en fonction en 779[7].
Au cours de sa vie, Zhang Ji est ami avec le poète Huangfu Ran avec qui il échange des poèmes-1[3]. C’est aussi un contemporain du poète célèbre Liu Changqing. C’est un érudit qui aime discuter et il connaissait bien l’administration et le gouvernement[2].
Poésie
Ses poèmes sont vigoureux et passionnés, sans artifice, riches en images et en sens profond, combinant histoire et raison, ne flattant pas les riches puissants. Ils ont eu une grande influence sur les générations suivantes[2]. Zhang Ji est reconnu comme l’auteur du poème « Mouillage nocturne près du pont des érables » (楓橋夜泊) inclus dans l’anthologie classique « Les trois cents poèmes Tang ». Ce poème fait référence au pont des érables, à Suzhou, près du temple Hanshan et de ses cloches, qui sont devenus célèbres grâce à ce poème. C’est le poème de Zhang Ji le plus connu et ce poème a suffi à rendre son nom immortel. Cette œuvre classique a traversé les âges à travers les âges.
Œuvres
Moins de 50 poèmes de Zhang Ji nous sont parvenus.
- « Recueil des poèmes de Zhang, secrétaire au département des Cultes » (张祠部诗集) : recueil des poèmes de Zhang Ji, en un volume qui a été transmis aux générations suivantes.
- Dans l’anthologie « Poésie complète des Tang » (全唐詩), un volume est consacré aux poèmes de Zhang Ji.
Une œuvre célèbre
- 楓橋夜泊
- 月落烏啼霜満天,
- 江楓漁火對愁眠。
- 姑蘇城外寒山寺,
- 夜半鐘声到客船。
- 枫桥夜泊
- 月落乌啼霜满天,
- 江枫渔火对愁眠。
- 姑苏城外寒山寺,
- 夜半钟声到客船。
- fēng qiáo yè bó
- yuè luò wū tí shuāng mǎn tiān
- jiāng fēng yǘ huǒ duì chóu mián
- gū sū chéng wài hán shān sì
- yè bàn zhōng shēng dào kè chuán
Traduction en français
Construit comme un haïku, ce poème est difficilement traduisible, chaque mot se juxtaposant sans syntaxe, évoquant par détails une nuit d’hiver passée près de l’actuelle Suzhou.
- Mouillage nocturne au pont des érables
- La lune se couche, le corbeau croasse, l’air est rempli de givre.
- Le long de la rivière les érables. Les feux des pêcheurs font face, une tristesse infinie m’empêche de dormir.
- À l’extérieur de la ville de Gushu (Suzhou), non loin du temple de Hanshan.
- La cloche sonne au milieu de la nuit, je l’entends depuis le bateau où je séjourne.
Notes et références
Références
- (en) Herbert A. Giles, A Chinese Biographical Dictionary, biographie de Chang Chi,
- (zh) « 皎然 (Zhang Ji) », sur Baike.baidu, Pékin, (consulté le )
- (zh) 傅璇琮 (Fu Xuanzong), 唐代诗人丛考, Pékin, Zhonghua Shuju, (ISBN 7101035965), p. 220-231
- (zh) Peng Dingqiu, 全唐詩 (Poésie complète des Tang), Pékin, Zhonghua Shuju, (ISBN 9787101017168)
- ↑ (zh) Xin Wenfang, 唐才子传; 顾况传 (Biographies des Talents de la Dynastie Tang); Biographie de Gu Kuang,
- ↑ (zh) Ouyang Xiu, Song Qi et d’autres (dynastie Song du Nord), 新唐, 藝文志 (Nouveau livre des Tang, Notice des écrits artistiques et littéraires),
- ↑ (zh) « 皎然(Zhang Ji) », sur Gushiwen.cn, (consulté le )
Liens externes
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- https://zh.wikisource.org/wiki/全唐詩/卷242 : Poésie complète des Tang (全唐詩), volume 242 : poèmes de Zhang Ji.
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