Zhang Xu

traduire en français, pinyin, caractères simplifiés de ce poste dans la Chine médiévale, sous les Tang : 銀青光祿大夫)

Zhang Xu
Naissance
Décès

Luoyang
Nom dans la langue maternelle
张旭 (Zhang Xu)
Nom de naissance
張旭 (Zhang Xu)
Autres noms
nom de courtoisie : Bogao (伯高)
autre prénom Jiming (季明)
surnommé Caosheng (草聖) (Saint de l’écriture cursive).
Nationalité
Activités
Autres activités

Zhang Xu (chinois : 张旭 ; chinois traditionnel : 張旭 ; pinyin : Zhāng Xù ; Wade : Chang Hsü) (675-750)[1], également connu sous le prénom de courtoisie de Bogao (伯高), et sous l’autre prénom Jiming (季明), est un calligraphe et un poète chinois célèbre de la dynastie Tang. Originaire du district de Wu (actuelle ville de Suzhou, Jiangsu)[2], il devient fonctionnaire tardivement. Il excelle en poésie et il est appelé avec He Zhizhang, Zhang Ruoxuet Bao Rong « les Quatre lettrés du pays de Wu » [3]. Il est aussi appelé avec sept autres poètes les « huit immortels livrés au vin »[a 1].

Biographie

Selon certaines sources, les années de naissance et de mort sont inconnues, mais l’Anthologie de la poésie chinoise sous la direction de Rémi Mathieu donne les dates de vie suivantes : 675-750[1]. Zhang Xu appartient à l’ethnie Han et il naît dans une famille de rang honorable. Il étudie tôt la calligraphie auprès de son oncle maternel Lu Yanyuan. Il entre à un âge avancé dans la carrière officielle[4], il quitte alors l’habit civil pour devenir magistrat du comté de Changshu[a 2].

Au début de l’ère Kaiyuan (713-741) ou un peu avant, la maîtrise calligraphique de Zhang Xu est déjà établie, et il est admiré par le peintre Wu Daozi qui vient alors lui demander d’enseigner ses techniques du pinceau[5]. Par la suite, Zhang Xu devient grand secrétaire du Jinwu, raison pour laquelle le public l’appelle souvent « Zhang le Grand Secrétaire »[5]. En 725, Zhang Xu se trouve à Luoyang, occupant probablement le poste de grand secrétaire du Bureau de la Garde de gauche. À cette époque, la calligraphie de Zhang Xu a atteint un niveau très élevé et on considère comme les « Trois Merveilles » les poèmes chantés de Li Bai, la cursive de Zhang Xu et la danse à l’épée de Pei Min[a 3],[6] vol. 117. Zhang Xu meurt en 750 à l’âge de soixante-quinze ans[1].

* * *

Zhang Xu est un homme libre et indomptable, large d’esprit et généreux, exceptionnel et unique, débordant de talent et de savoir. Il est connu pour sa grande capacité à boire. Sous l’excitation de l’art (et du vin), il devient indifférent aux règles sociales[7], il crie et court follement, puis prend son pinceau ou ses cheveux pour peindre ; à son réveil, il se considère comme divin[a 4],[6]. C’est ainsi qu’il en vient à être surnommé « Zhang le Fou » (張顛)[2].

Arts

Calligraphie

Zhang Xu excelle dans l’art de la calligraphie et en raison de sa maîtrise exceptionnelle de l’écriture cursive[2], il est surnommé le « Saint de l’écriture cursive » (草聖). Il est célèbre pour l’écriture cursive la plus libre et la plus débridée en calligraphie, et selon le Nouveau Livre des Tang, Zhang Xu aime écrire ses œuvres après s’être enivré, ce que l’on appelait la cursive folle (狂草)[8]. Sa calligraphie se caractérise le plus souvent par des formes étranges, des contrastes exagérés entre traits épais et fins, ainsi que par des lignes liées et chargées d’émotion, et elle est louée dans l’Ancienne histoire des Tang comme étant « d’une transformation infinie, comme assistée par les esprits. »[a 5],[9].

Oeuvres

Parmi les œuvres calligraphiques transmises de Zhang Xu figurent le Quatre feuillets de poèmes anciens (古詩四帖), le Classique des Mille caractères (千字文), Inscription de la colonne de pierre des Langguan (郎官石柱記), le Rhapsodie sur la tristesse de l’automne limpide (悲清秋賦), Lettre d’auto-déclaration (自言帖), Lettre du mal de ventre (肚痛帖)), etc.

Poésie

Bien qu’il soit surtout célèbre pour son écriture cursive débridée, il excelle également dans l’écriture régulière ainsi que dans la peinture chinoise[2]

Oeuvres

  • 全唐詩 (Intégrale de la poésie des Tang) : cette anthologie comprend six poèmes de Zhang Xu[6] vol. 117 .

Poème

Voyage en montagne pour retenir un invité (山行留客)

Chinois

山光物態弄春輝,
莫爲輕陰便擬歸。
縱使晴明無雨色,
入雲深處亦沾衣

Traduction libre

Les montagnes et la nature jouent avec la lumière printanière.
Ne partez pas simplement à cause d’un léger voile de nuages.
Même lorsque le ciel est clair sans signe de pluie,
En pénétrant au cœur des nuages, vos vêtements seront aussi mouillés.

Notes et références

Notes

  1. Le groupe célèbre pour son amour des boissons alcoolisées comprend les poètes Li Shizhi (李適之), Cui Zongzhi (崔宗之), Su Jin (蘇晉), Li Bai (李白), Zhang Xu (張旭), Jiao Sui (焦遂) et le prince de Ruyang (汝陽王) Li Jin (李璡) et He Zhizhang (賀知章).
  2. Les fonctionnaires portaient des vêtements distincts des habits ordinaires ; leur tenue indique leur statut, leur rang et leur fonction au sein de l’administration. Alors que les civils portent souvent des vêtements en tissus ordinaires et aux couleurs sombres, les fonctionnaires et les nobles portent des soies riches, des broderies, etc.
  3. L’empereur Wenzong (r. 836-840) de dynastie Tang a émis un édit proclamant que les poèmes de Li Bai, la danse à l’épée de Pei Min et la cursive de Zhang Xu constituaient étaient les “Trois Merveilles”.(gushiwen)
  4. Selon la légende, lorsqu’il était ivre, il utilisait ses cheveux comme pinceau pour créer ses œuvres ; une fois dégrisé, il s’émerveillait de leur qualité, mais se révélait incapable de les reproduire à l’état sobre.
  5. traduction libre de : « 變化無窮、若有神助. »

Références

  1. Plusieurs auteurs sous la direction de Rémi Mathieu, Anthologie de la poésie chinoise, Lonrai, Gallimard, coll. « La Pléiade », , 1547 p., p. 337
  2. (zh) Herbert A. Giles, A Chinese Biographical Dictionary, London, Bernard Quaritch,
  3. (zh) « 皎然(Zhang Xu) », sur Gushiwen.cn,‎ (consulté le )
  4. (zh) « 张旭 (張旭)(Zhang Xu) », sur Baike.baidu, Pékin,‎ (consulté le )
  5. (zh) 汪家华 (Wang Jiahua), « 张旭生平事迹考 (Aperçu de la vie et des exploits de Zhang Xu) », Journal de l’Université Normale de Nanyang, Nayang, vol. 1-, no 4,‎ , p. 92-94
  6. (zh) 张旭 (張旭)(Zhang Xu), « 全唐詩(全唐诗) (Poésies complètes des Tang) »,‎ (consulté le )
  7. (zh) « 张旭 (張旭)(Zhang Xu) », sur Chinese Text Project, Ctext.org (consulté le )
  8. (zh) Ouyang Xiu, Song Qi et d’autres (dynastie Song du Nord), 新唐書 (新唐书) (Nouveau livre des Tang),‎
  9. (zh) Zhao Ying (赵瑩), Liu Xu (刘昫); Zhang Zhao (张昭), Jia Wei (贾纬), Zhao Xi (赵熙), et autres sous les Jin postérieurs, 舊唐書 (旧唐书) (Ancienne histoire des Tang), vol. rouleau 190, biographie de Zhang Xu, Shuju,‎ ordonné en 941, achevé en 945

Liens externes

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