Aérodrome de Ghisonaccia Alzitone

Ghisonaccia - Alzitone
Image illustrative de l’article Aérodrome de Ghisonaccia Alzitone
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Localisation
Pays Drapeau de la France France
Département Haute-Corse
Ville Ghisonaccia
Coordonnées 42° 03′ 16″ nord, 9° 24′ 01″ est
Altitude 54 m (177 ft)
Informations aéronautiques
Code OACI LFKG
Nom cartographique GHISONACCIA
Type d'aéroport Civil, ouvert à la CAP
Gestionnaire Pôle élémentaire de gestion de l’aérodrome d’Alzitone soutien usagers stationnés (PEGAASUS)
Site web aéroport Site officiel
Pistes
Direction Longueur Surface
18/36 800 m (2 625 ft) Revêtue
Géolocalisation sur la carte : Corse
(Voir situation sur carte : Corse)
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Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
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L’aérodrome de Ghisonaccia - Alzitone (code OACI : LFKG) est un aérodrome civil, à usage restreint aux appareils basés en Corse ainsi qu'aux appareils d'État[1], situé sur la commune de Ghisonaccia, à 4 km au Nord de la ville en Haute-Corse (région Corse, France).

Il est utilisé pour la pratique d’activités de loisirs et de tourisme (aviation légère, hélicoptère et parachutisme).

Histoire

Douglas C-47 de l'US Army le 28 mai 1944 sur le terrain militaire de Ghisonaccia.

1. Des origines civiles (1936)[2]

Contrairement à l’idée reçue voulant que le terrain soit né durant la Seconde Guerre mondiale, l'histoire commence en 1936 sous l'impulsion de l'aviation populaire du Front Populaire. François Minighetti, un instructeur militaire de la Première Guerre mondiale, s'est associé avec un groupe d'amis pour fonder l'aérodrome initial.

2. Le tournant stratégique de la Seconde Guerre mondiale (1943 - 1945)[2]

Dès décembre 1943, à la suite de la libération de la Corse, les Alliés perçoivent la position hautement stratégique de l’île en Méditerranée, transformant celle-ci en un gigantesque porte-avions insulaire surnommé « USS Corsica ».

  • Le rôle du Vésuve : C'est à la suite de l'éruption du Vésuve en mars 1944 en Italie que l'état-major de la 12ème Air Force choisit de relocaliser son 57ème Bomb Wing en Corse.
  • Les bombardiers à Ghisonaccia : Le terrain accueille le 310ème Bomber Group (créé en Arizona et passé par l'Afrique du Nord) qui débarque à Ghisonaccia à partir du 9 décembre 1943. Leur avion emblématique est le B-25 Mitchell, un bimoteur américain à double dérive. L'unité quitte l'île en avril 1945 pour rejoindre l'Italie.
  • Les forces en appui : Pour épauler ces bombardiers, d’autres unités s’installent également à Ghisonaccia, à l’instar du 324th FG (sur P-47 Thunderbolts), du 350th (sur P-39 Aircobras) ou encore du groupe de chasse Nice (équipé de Spitfires).

3. L'après-guerre et le retour au civil[2]

Une fois le conflit terminé, l'armée estime que l'aérodrome ne revêt plus d'intérêt stratégique militaire majeur. L'emprise de l'époque (qui couvrait plus de 110 hectares) est alors progressivement restituée à un usage exclusivement civil. Aujourd’hui, une stèle commémorative (dessinée par Dominique Taddei et érigée bénévolement par les membres de l'aéroclub) rappelle ce passé militaire sur le site.

En 1981, l’aérodrome de Ghisonaccia-Alzitone renaît de ses cendres sur un terrain de l’État de 18 hectares alors totalement abandonné. Ce projet est porté bénévolement par une poignée de passionnés (dont Michel Collomb, Paul Susini ou Vincent Ottavi) afin de reloger l’aéroclub de Solenzara, qui ne pouvait plus rester sur la base aérienne militaire BA 126.

Pendant que le club s'abrite temporairement à Bastia, une piste de 800 mètres est tracée sans attendre les feux verts officiels. L’existence du terrain est finalement légalisée par un arrêté le 25 novembre 1982, qui le classe en catégorie D à usage restreint (en raison de la proximité de la base militaire). L'association prendra définitivement le nom d’« Aéroclub de Ghisonaccia » en 1986 sous la présidence de Michel Collomb.

4. La gestion contemporaine par PEGAASUS[2]

Sur le plan administratif moderne, la plateforme connaît plusieurs étapes clés :

  • 2008 : Signature des statuts constitutifs de PEGAASUS (Pôle élémentaire de gestion de l'aérodrome d'Alzitone, Soutien des usagers stationnés), l'association qui fédère les clubs locaux (avion, planeur, hélicoptère, ULM, parachutisme).
  • 2017 : L'État et la commune de Ghisonaccia signent une convention de gestion globale le 25 août. Dans la foulée, le 24 octobre 2017, un sous-traité de gestion officielle est attribué à PEGAASUS pour une durée de 10 ans, lui confiant l'exploitation rigoureuse, sécurisée et conviviale de cette plateforme historique à usage restreint.

Localisation

Installations

L’aérodrome dispose d’une piste bitumée quasiment orientée Sud-Nord (18/36), longue de 800 m et large de 18 m.

L’aérodrome est contrôlé par la base aérienne de Solenzara. Les communications s’effectuent sur les fréquences de 119,900 MHz pour l’approche et de 118,350 MHz pour la tour.

S’y ajoutent :

Activités

  • Aéroclub de Ghisonaccia
  • Centre régional de vol à voile de Ghisonaccia
  • Costa Serena parachutisme
  • Corsica multi air training (CMAT)
  • Corse ULM
  • Corsican Flying Club

Principales plateformes les plus proches

Vues aériennes

Accidents

  • Le 3 mai 2014, un homme d'une cinquantaine d'années est mort des suites d'un accident d'ULM de l'aéroclub de l'aérodrome de Ghisonaccia qu'il pilotait seul. Il a été retrouvé mort le lendemain dans les débris de l'aéronef au fond de sa propriété entre Ghisonaccia et Ghisonaccia-Gare, qu'il a survolé, distant de quelques centaines de mètres de l'aérodrome[4]'[5].
  • Le 12 septembre 2017, deux couples originaires d’Alsace et leur chien sont morts dans le crash d’un petit avion de tourisme Diamond DA42 immatriculé F-HFBS, en provenance de Cannes (Alpes-Maritimes) près de la piste de l’aérodrome de Ghisonaccia et à proximité de l'habitation du maire de Ghisonaccia [6],[7]. L’avion a rencontré des conditions aérologiques extrêmes. Un changement rapide de l’intensité du vent et de sa direction par rapport à l’axe longitudinal de l’avion a pu conduire au dépassement de l’incidence de décrochage de manière subite. Le pilote a probablement perdu le contrôle de l’avion[8].
  • Le 17 juillet 2018, un pilote et son passager décollent de l’aérodrome de Ghisonaccia à destination de l’Île d’Elbe à bord d'un Socata TB-20 immatriculé F-GDMQ quand, en arrivant à proximité de San Giuliano, le pilote descend et longe la côte. Il effectue un passage à faible hauteur et vitesse élevée à proximité de la plage de San Giuliano où se trouvent des amis à lui. Pendant la manœuvre, l’avion heurte la surface de l’eau à quelques mètres du bord parallèlement à la plage, rebondit à plusieurs reprises et se disloque. L'accident a fait deux morts[9].

Notes et références

Liens externes

Voir aussi

Articles connexes

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