Ahmès-Hénoutemipet

Ahmès-Hénoutemipet
Image illustrative de l’article Ahmès-Hénoutemipet
Momie d'Ahmès-Hénoutemipet trouvée dans la tombe DB320.
Nom en hiéroglyphe
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N12
F31
W24
X1
Aa15N1
>
Transcription Jˁḥ-ms ḥnw.t-m-jp.t
Période Deuxième Période intermédiaire-Nouvel Empire
Dynastie fin de la XVIIe, début de la XVIIIe dynastie
Famille
Grand-père paternel Senakhtenrê Iâhmes ?
Grand-mère paternelle Tétishéri ?
Grand-père maternel Senakhtenrê Iâhmes ? (si Iâhhotep Ire)
Grand-mère maternelle Tétishéri ? (si Iâhhotep Ire)
Père Ouadjkheperrê Kames ?
ou
Seqenenrê Tâa ?
Mère Iâhhotep II ?
ou
Iâhhotep Ire ?
Fratrie ♀ Ahmès-Satkamosé
ou
♂ Ahmôsis Ier
♀ Ahmès-Néfertary
♂ Ahmosé-Sipair
♀ Ahmès-Nebetta
♀ Ahmès
♀ Ahmès-Hénouttamehou
♀ Ahmès-Témourisy
♀ Ahmès-Mérytamon ?
♂ Tjouiou ?
♂ Binpou ?
Sépulture
Nom DB320
Type tombe
Emplacement Deir el-Bahari
Date de découverte 1881

Ahmès-Hénoutemipet est une princesse de la fin de la XVIIe dynastie.

Généalogie

Ahmès-Hénoutemipet porte le titre de « fille du roi » (sȝ.t-nsw.t), mais le nom de son royal père n'est pas mentionné[1],[2]. Dodson et Hilton donnent également le titre de « Sœur du roi » (Sn.t-nsw.t)[2], que ne cite cependant pas Michel Gitton[1] ou encore Marilina Betrò[3].

Le cercueil de la princesse Ahmès-Hénoutemipet aujourd'hui perdu mais mentionnant le nom de la mère de la princesse, la nomme simplement « fille du roi Ahmès-Hénoutemipet, justifiée, née de la Grande épouse royale Iâhhotep ». La statue d'Ahmès-Nebetta et le cercueil de la suivante Ânâat indiquent respectivement que les princesses Ahmès-Nebetta et Ahmès-Témourisy sont les filles de la « mère du roi Iâhhotep », ne laissant aucun doute sur l'identité de la reine concernée : il s'agit de Iâhhotep Ire, mère du roi Ahmôsis Ier. Or la mention uniquement du titre de « grande épouse royale » laissent plusieurs chercheurs penser que la reine Iâhhotep en question serait pluôt la reine Iâhhotep II[3].

Ainsi, si la mère de la princesse est Iâhhotep II, son père devait être le roi Ouadjkheperrê Kames, tandis que si sa mère était la reine Iâhhotep Ire, alors son père était Seqenenrê Tâa[2].

Dépouille et sépulture

La tombe initiale de la princesse est inconnue et devait se trouvée dans la vaste nécropole thébaine, mais elle a été pillée, comme l'atteste l'état de la momie, retrouvée dans la cachette royale DB320 en 1881 et qui se trouve maintenant au musée égyptien du Caire (CG 61062). Le cercueil de la princesse est quant à lui perdu ; il mentionnait le nom de la mère de la princesse, la reine Iâhhotep Ire[3].

Cette momie a été examinée par Grafton Elliot Smith en . Ahmès-Hénoutemipet est morte âgée ; elle avait des cheveux gris et des dents usées. Elle devait mesurer à peine plus de 1,60 mètre. Ses restes furent pillés et endommagés dans l'Antiquité, sans doute par des pilleurs de tombes, qui lui brisèrent les deux avant-bras et déchirèrent ses bandelettes et son linceul au niveau de la poitrine à la recherche d'amulettes précieuses. Sur sa poitrine était placée une grande et luxueuse perruque, parfaitement conservée, composée de mèches brun foncé. Elliot Smith a noté que les embaumeurs avaient trop serré les bandages autour de la tête, écrasant le nez et faisant ressortir les coussinets de lin précédemment insérés des narines - déformant les traits du visage de la princesse d'une manière que l'anatomiste a qualifiée de « macabre »[4].

Sa momie fut secrètement transférée dans la cachette des momies royales DB320 à Deir el-Bahari en l'an 11 du règne de Sheshonq Ier. Les prêtres qui restaurèrent le corps repositionnèrent l'avant-bras gauche dans sa position rituelle, tandis que le droit n'est plus que fragmentaire[5].

Notes et références

  1. Gitton 1984, p. 16.
  2. Dodson et Hilton 2004, p. 128.
  3. Betrò 2022, p. 142-143.
  4. ↑ Smith 1912, p. 20-21.
  5. ↑ (en) « View 17'th Dynasty Royal Mummies from DB320 », sur members.tripod.com (consulté le ).

Bibliographie

  • (en) Aidan Dodson et Dyan Hilton, The complete royal families of Ancient Egypt, Londres, Thames & Hudson, [détail des éditions] (ISBN 978-0-500-05128-3) ;
  • (en) Grafton Elliot Smith, Catalogue général des antiquités égyptiennes du Musée du Caire: The Royal Mummies, Le Caire, Institut français d'archéologie orientale, (lire en ligne) ;
  • Michel Gitton, Les divines épouses de la 18e dynastie, Les Belles Lettres, (ISBN 2-251-60306-9, lire en ligne) ;
  • (en) Marilina Betrò, « The Identity of Ahhotep and the Textual Sources », dans Gianluca Miniaci, Peter Lacorava, The Treasure of the Egyptian Queen Ahhotep and International Relations at the Turn of the Middle Bronze Age (1600–1500 BCE) (Middle Kingdom Studies), Londres, Golden House Publications, coll. « Middle Kingdom Studies » (no 11), , 240 p. (ISBN 978-1906137724, lire en ligne), p. 131-152.
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