Albert Pitres

Albert Pitres
Albert Pitres
Biographie
Naissance
Décès
(à 79 ans)
Bordeaux
Nationalité
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Distinctions
signature d'Albert Pitres
Signature.

Albert Pitres, né le où il est mort le , est un médecin et universitaire français, professeur de clinique interne, qui a fondé l'école de neuropsychiatrie bordelaise. Élève et collaborateur de Jean-Martin Charcot à l'hôpital de la Salpêtrière (Paris), il a contribué à l'étude des localisations cérébrales, des troubles du langage, des neuropathies périphériques et des obsessions. Doyen pendant une vingtaine d'années de la Faculté mixte de Médecine et Pharmacie de Bordeaux, il a obtenu la construction d'un site universitaire dédié à cette faculté, et le maintien de l'école du service de santé des armées à Bordeaux. Il a créé à Bordeaux la première chaire provinciale de clinique des malades mentales pour son collaborateur Emmanuel Régis (1855-1918).

Biographie

Jean Marie Marcel Albert Pitres, dit Albert Pitres, est né le , 13 rue Traversière (actuelle rue Albert-Pitres) à Bordeaux (Gironde). Il est mort le à Bordeaux, où il résidait 119 cours d'Alsace-Lorraine, à la suite des complications d'une chute dans les escaliers[1],[2]. Il est le fils de Jean Adolphe Pitres, propriétaire, et de Madelaine Corali Rousseille, épicière. Son père étant mort précocement, et sa mère ayant peu de ressources, il assure le soutien financier de sa famille et de ses plus jeunes frères[3]. Il épouse le Jeanne Trabut-Cussac (1860-1932), avec qui il a cinq enfants. Son premier fils Jean Henri (1881-1881) décède à l'âge de deux mois. Son fils Jean Gustave (1882-1909) décède à 26 ans de tuberculose pulmonaire. Son fils Edgard Jean Paul (1889-1971) est médecin bactériologiste.

Formation

Albert Pitres commence sa formation médicale en 1866 à Bordeaux à l'école Saint-Côme de médecine et chirurgie et à l'hôpital Saint-André[1]. De 1867 à 1870, il est interne puis aide clinique du Pr Henri Gintrac (1820–1878), titulaire de la chaire de clinique médicale. Henri est le fils d'Élie Gintrac (1846-1871) qui a joué un rôle majeur dans la transformation de l'école en faculté de médecine et pharmacie[4].

Albert Pitres est médecin auxiliaire pendant la guerre franco-allemande de 1870[5]. Il part ensuite à Paris, et suivant les conseils d’Élie Gintrac, voyage en Amérique du Nord et sur le pourtour méditerranéen pendant un an[1]. Il réussit le concours de l'internat de médecine à Paris en 1872 et est interne dans différents hôpitaux parisiens. Deux de ses stages s'effectuent à l'hôpital de la Salpêtrière, en 1874 dans le service de Jacques-Joseph Moreau de Tours (1804-1884), puis à la fin son internat en 1876 dans le service de Jean-Martin Charcot (1825-1893)[3], qui dirige sa thèse pour le doctorat en médecine soutenue en 1877[6].

Avec son ami Albert François-Franck, également interne, Albert Pitres se forme à la recherche en physiologie dans le laboratoire d'Étienne-Jules Marey (1830-1904) au Collège de France, en participant à des travaux sur l'épilepsie et l'excitabilité de la substance blanche[1],[4]. Il se forme également à l'anatomopathologie en étant préparateur dans le laboratoire de Louis-Antoine Ranvier (1835-1922)[7], créateur de la première chaire d'histologie au Collège de France[1].

Carrière hospitalière et universitaire à l'hôpital de la Salpêtrière (Paris)

Après son internat, Albert Pitres est chef de clinique adjoint de la faculté et répétiteur à l’École des Hautes Études dans le laboratoire d'histologie (1877-1878)[6]. Il est également secrétaire de la Société anatomique de Paris. Il devient un proche collaborateur et un ami de Jean-Martin Charcot, et côtoie dans son service à l'hôpital de la Salpêtrière les médecins neurologues Joseph Babinski, Georges Gilles de La Tourette, Jules Dejerine et Pierre Marie[4]. Albert Pitres réussit le concours de l'agrégation en médecine en 1878, avec un mémoire portant sur les hypertrophies et dilatations cardiaques[8].

Carrière hospitalière et universitaire à Bordeaux

Caricature du Pr Albert Pitres.

Henri Gintrac, alors doyen de la nouvelle faculté de médecine et pharmacie, sollicite en 1878 son élève Albert Pitres pour qu'il revienne à Bordeaux[4],[9]. Le choix de quitter Paris s'impose à Pitres par la nécessité d'obtenir un poste lui permettant de subvenir aux besoins de sa famille[3]. En 1878, il est médecin des hôpitaux de Bordeaux. À partir de cette date et jusqu'à la fin de sa carrière, il exerce ses fonctions cliniques à l'hôpital Saint-André. Initialement chargé de cours d'anatomie générale et d'histologie, il devient professeur titulaire de la chaire d'anatomie générale et d'histologie en 1880, puis professeur titulaire de la prestigieuse chaire de clinique interne en 1881, où il succède au Pr Jules Marit[1],[5]. En 1885, à l'âge de 37 ans, Albert Pitres est sollicité par le recteur de l'académie pour devenir Doyen de la faculté de médecine et pharmacie, afin de remplacer Paul Dénucé (1824-1889) qui démissionne du fait de problèmes de santé[3]. Il est élu le et occupe cette fonction jusqu'au . Après une interruption de six ans où Pitres est remplacé par Barthélémy de Nabias (1860-1908), il est de nouveau doyen du au .

Une expertise médicale avec Pitres et Régis.

Pendant la Première Guerre mondiale, Albert Pitres dirige avec Emmanuel Régis le département de neuropsychiatrie de la 18e région sanitaire, créé par l'ouverture en août 1914 de salles réservées aux militaires dans l'asile de Bordeaux[10],[11]. Albert Pitres part à la retraite en 1919. Son collaborateur Emmanuel Régis, titulaire de la chaire de clinique des maladies mentales, étant décédé en 1918, son élève Jean Abadie lui succède à cette chaire[1],[5]. Albert Pitres est admiré et aimé de ses élèves, et est considéré par ses contemporains comme un enseignant et un clinicien remarquable avec une intelligence brillante, alliée à une grande bienveillance et de l'humour [4],[5],[3].

Albert Pitres est lauréat de l'Académie des sciences (prix Lallemant, 1887) et lauréat de l'Académie de médecine (prix Montyon, 1898)[2]. Il devient membre correspondant de l’Académie de médecine à partir de 1888, puis associé national à partir de 1889. Il est correspondant de l'Académie des sciences morales pour la section de philosophie (1923-1928), ainsi que de la Société de biologie et de la Société médico-psychologique[2]. Albert Pitres est officier de l'Instruction publique le , chevalier de la Légion d'honneur le , officier le , et commandeur le [12],[13].

Œuvres et travaux de recherche

Travaux sur les localisations cérébrales

La formation initiale à la recherche d'Albert Pitres est centrée sur la physiologie expérimentale[1]. Sous l'influence de Charcot, il adopte une approche clinique et empirique, et ses travaux deviennent alors fondés sur les méthodes anatomo-clinique et anatomo-pathologique[1]. Dans la filiation des travaux initiés par Paul Broca, il mène avec Charcot des études sur les localisations cérébrales chez 108 patients[4]. Ces travaux permettent d'identifier les localisations motrices corticales[14],[15], et de montrer que des lésions du cortex moteur entrainent une dégénérescence des voies pyramidales[3]. Il met au point une technique de coupes sériées du cerveau, dites « coupes de Pitres ». Albert Pitres soutient le sa thèse pour le doctorat en médecine dirigée par Charcot, issue de ses travaux qui ont permis d'identifier le rôle du centre ovale[16]. Après son départ à Bordeaux, Pitres poursuit sa collaboration avec Charcot sur les locations cérébrales, qui fait l'objet d'un ouvrage commun publié en 1883[17]. L'intérêt de Pitres pour les recherches sur les localisations cérébrales s’exprime également dans ses études sur la topographie des lésions cérébrales impliquées dans l'épilepsie jacksonienne[18].

Travaux sur les troubles du langage

La notoriété d’Albert Pitres est aussi liée à ses travaux sur les troubles du langage oral et écrit, et leur lien avec la mémoire[19]. Il réalise des études sur l’aphasie amnésique, l’aphasie des polyglottes, et l’agraphie [4]. Pitres qualifie ces travaux de recherche en psychologie pathologique, car il considère la mémoire comme une fonction psychique complexe non localisable, pour laquelle la recherche des projections corticales est un leurre [1]: « Les centres sensoriels corticaux ne sont pas isolés du reste de l’encéphale et n’ont pas de fonctionnement autonome. Chacun d’entre eux est formé par des groupes de cellules que des neurones d’association munis de prolongements infiniment compliqués relient à toutes les autres parties de l’écorce »[19]. Ses travaux sur l’aphasie font l’objet d’un rapport au Congrès français de Médecine interne de Lyon en 1894[20].

Travaux sur d’autres pathologies neurologiques

Les travaux menés par Albert Pitres sur les lésions des nerfs périphériques sont fondés sur ses observations de blessures de guerre chez les combattants de la guerre de 1870 et de la Première Guerre mondiale[1]. Il décrit les sensations illusoires des amputés[21], ainsi que les mécanismes de régénération et suppléance compensant la section des nerfs[22]. Il étudie également avec Louis Vaillard (1850-1935) les névrites périphériques dans le diabète[5]. Un de ses derniers ouvrages publié en 1925 avec Léo Testut (1849-1925) est consacré à l’anatomie et la physiopathologie des nerfs périphériques[23].

Pitres étudie les complications neurologiques de la syphilis, et décrit avec Jean Abadie l’insensibilité du tendon d'Achille à la pression dans le tabes, dit « signe d’Abadie »[24] parfois aussi appelé « signe de Pitres ». Avec son élève Jean-René Cruchet (1875-1959) dont il dirige la thèse en 1902 [25], il met au point une méthode de gymnastique respiratoire (méthode de Brissaud et méthode de Pitres) fondée sur une technique de ventilation permettant de contrôler les tics moteurs, tels que ceux présents dans le syndrome de Gilles de la Tourette. Les compétences cliniques d’Albert Pitres en neurologie amènent des patients venant du monde entier à se faire hospitaliser dans son service à l’hôpital Saint-André[3].

Travaux sur l'hystérie et autres pathologies psychiatriques

L’étude de l’hystérie a initialement une place importante dans les travaux de Pitres après son retour à Bordeaux, du fait des liens étroits qu'il maintient avec Jean-Martin Charcot à l’hôpital de la Salpêtrière. Ses célèbres Leçons de clinique sur l'hystérie et l'hypnotisme, effectuées dans le cadre du cours de clinique interne à l'hôpital Saint-André (1884-1890)[4], sont publiées avec une préface de Charcot[26]. Il y reproduit la mise en scène des hystériques telle qu'elle était pratiquée à la Salpêtrière[1]. Pitres adhère à la théorie de Charcot sur l'hérédité de la névrose hystérique, et son déterminisme très précoce au cours du développement [5]: « Elle est une maladie de l'évolution préparée par l'hérédité, elle se manifeste dès l'enfance par des accidents neuropathiques spéciaux et quand elle éclate dans la jeunesse ou à l'âge adulte, avec le cortège de ses symptômes caractéristiques, c'est que depuis longtemps déjà, l'organisme du malade en nourrissait le germe »[19]. Il s’inscrit aussi dans la filiation de Charcot concernant le traitement de l’hystérie, fondé sur la théorie ovarienne et les zones hystérogènes et hystérofreinatrices[1], et préconise de faire porter aux patientes « un bandage à ressort, analogue aux bandages herniaires, dont la pelote s’appuie sur la région ovarienne freinatrice. Armées de ces bandages, les malades peuvent sortir la journée, vaquer à des occupations variées sans craindre d’être surprises inopinément par des attaques ». Quand la théorie de Charcot sur l’hypnose est discréditée, et après son décès en 1893, Pitres abandonne du jour au lendemain ses travaux sur l’hystérie[1].

L’intérêt d’Albert Pitres pour les pathologies psychiatriques se manifeste par ses études sur la psychasthénie[27], et sur les obsessions et les phobies avec son collaborateur Emmanuel Régis[28]. Pitres et Régis présentent au congrès de Moscou en 1897 un Rapport sur les obsessions et idées fixés basé sur 250 observations personnelles[29]. Ils publient en 1902 sur ce même thème un ouvrage de référence illustré de 110 cas cliniques[30], dont le titre Obsession et impulsions est une référence directe à l’ouvrage de Freud Obsessions et phobies publié en 1895[5]. Sous l'influence d'Albert Pitres, et de son intérêt pour la psychologie pathologique, de nombreuses thèses ont été soutenues sur ce thème de recherche à Bordeaux, selon le témoignage de son élève Pierre Janet[31].

Prévention des épidémies et accès aux soins pour les « indigents »

Albert Pitres après sa retraite en 1919

Albert Pitres est un précurseur en termes d’organisation des soins et de santé publique. Choqué par le manque d'organisation dans la lutte contre les maladies infectieuses à son arrivée à Bordeaux, il est très engagé dans la prévention des épidémies et l’accès aux soins des plus démunis[1],[5]. La lutte contre la tuberculose est active à Bordeaux à cette époque[1]. Arthur Armaingaud (1842-1935) crée la Ligue Antituberculeuse Française en 1892 après dix ans de combat. Anglade et Cruchet montrent que les gouttelettes de Pflügge (projection de salive) jouent un rôle important dans la transmission interhumaine de la tuberculose.

Pitres n'adhère pas à l'hypothèse héréditaire de la tuberculose, alors prédominante, et soutient l’hypothèse d’une transmission interhumaine, dans les suites des travaux identifiant en 1882 le bacille de Koch[32]. Pitres fait construire en 1903 le foyer « Dupreux », premier dispensaire antituberculeux à Bordeaux[32]. Il étudie la transmission de la tuberculose chez les familles « d'indigents » de la ville de Bordeaux, et identifie le lien entre précarité et risque de contamination. Pitres considère que les œuvres sociales en faveur de l'hygiène jouent un rôle central dans la prévention des épidémies[32]. Il ouvre des consultations gratuites pour les « indigents » à l’hôpital Saint-André, malgré les nombreux opposants à ce projet, qui voulaient maintenir les consultations payantes[1]. Il se consacre également à l’éradication de la lèpre[33]. Il est touché à titre personnel par l'épidémie de tuberculose, dont son deuxième fils décède à l'âge de 26 ans.

Structuration et développement de la Faculté de médecine et de pharmacie de Bordeaux

Dans le cadre de ses fonctions de doyen de la faculté, Albert Pitres s'inscrit dans la filiation de son maître et prédécesseur Henri Gintrac, et du père de ce dernier Élie Gintrac[1],[4]. Pitres poursuit leur œuvre visant à développer la Faculté mixte de Médecine et Pharmacie de Bordeaux, officiellement créée en 1874, et ouverte depuis 1878[9]. Les locaux des anciennes écoles de médecine et de chirurgie Saint-Raphaël et Saint-Côme sont trop exigus pour accueillir 83 professeurs et plus de mille étudiants[9]. Pitres consacre une grande partie de son mandat de doyen à convaincre les autorités municipales et nationales de bâtir un campus universitaire pour la nouvelle faculté[1]. Il obtient gain de cause grâce une intervention déterminante du président de la République Sadi Carnot. Le campus est bâti place d'Aquitaine (actuelle place de la Victoire) entre les rues Élie-Gintrac et Paul-Broca. Ce bâtiment imposant regroupe salles d'enseignement, laboratoires de recherche, et musées[9]. Pour Pitres, l'enseignement est indissociable de la recherche [5] : « Pour s'élever au niveau de la mission sociale qu'elles ont à remplir, les facultés nouvelles, tout en restant des écoles professionnelles, doivent donner le haut enseignement, au sens absolu du mot. Leurs professeurs ne doivent pas seulement être des vulgarisateurs de connaissances, mais des initiateurs d'idées, s'affirmant par les travaux originaux et les découvertes ». L'inauguration du campus universitaire a lieu le en présence du Président Sadi Carnot, de nombreux ministres, et de toutes les personnalités officielles de la ville de Bordeaux, donnant lieu à une très grande fête populaire, au cours de laquelle Pitres est nommé chevalier de la Légion d'honneur[9].

Albert Pitres joue un rôle déterminant dans le maintien de l'école du service de santé des armées ("santé navale") nouvellement créée à Bordeaux, menacée de disparition en 1888 du fait du projet de fusion avec l'école lyonnaise[1]. Pour Pitres, l'école de Santé Navale a une place importante dans le paysage universitaire bordelais, notamment pour l'enseignement de la médecine tropicale[1]. Il œuvre avec Emmanuel Régis pour renforcer les liens académiques entre la faculté et l'école[1],[5]. Au prix de nombreux voyages à Paris, il parvient à convaincre en 1890 les autorités de conserver les deux sites bordelais et lyonnais de l'école du service de santé des armées.

Pendant ses mandats de doyen, Albert Pitres contribue à la création de chaires pour des nouvelles spécialités médicales et chirurgicales : obstétrique et gynécologie, chirurgie des enfants, ophtalmologie, biochimie, ORL[34]. Il est précurseur dans la promotion de l'enseignement de la psychiatrie, en proposant dès 1887 à Emmanuel Régis d'assurer un enseignement sur les maladies mentales à Bordeaux, puis en créant pour lui en 1913 la première chaire provinciale de clinique de maladies mentales[1],[4]. La naissance, sous l'égide de Pitres, d'une psychiatrie universitaire bordelaise ayant des liens étroits avec la physiologie, la neurologie et la médecine interne, aura une influence majeure et persistante sur le développement et les orientations théoriques de l'école de neuropsychiatrie bordelaise[4],[35],[36],[37].

Hommages

  • Rue Albert-Pitres à Bordeaux
    Amphithéâtre Pitres sur le site de la Victoire de l'université de Bordeaux, dans les locaux historiques de la Faculté Mixte de Médecine et Pharmacie inaugurés en 1888[9]
  • Rue Albert-Pitres à Bordeaux (anciennement rue traversière où est située la maison natale de Pitres, renommée en son honneur, dans le quartier du Jardin Public)
  • Allée Albert-Pitres à Lanton (Gironde) où est située la résidence d'Albert Pitres sur le bassin d'Arcachon

Décorations

Notes et références

  1. Frédéric Léal, Thèse pour diplôme d'état de Docteur en Médecine, sous la direction d'Hélène Verdoux, Albert Pitres (1848-1928) et Emmanuel Régis (1855-1918). Les deux fondateurs de l'école neuropsychiatrique de Bordeaux, Université de Bordeaux, , 138 p.
  2. Comité des travaux historiques et scientifiques. Antoine Béclère, Alexandre Wauthier, « Pitres Albert Jean Marie Marcel »,
  3. (en) Emmanuel Drouin, Yann Pereon, Marta Pasquini et Patrick Hautecoeur, « Albert Pitres: Charcot’s Brilliant Student », European Neurology, vol. 85, no 3,‎ , p. 245–252 (ISSN 0014-3022 et 1421-9913, DOI 10.1159/000521526, lire en ligne, consulté le )
  4. Michel Le Moal, Jacques Battin, Bernard Bioulac et Marc Louis Bourgeois, « [Neurosciences in Bordeaux] », Bulletin De l'Académie nationale de médecine, vol. 192, no 4,‎ , p. 817–831 (ISSN 0001-4079, PMID 19024950, lire en ligne, consulté le )
  5. Chantal Labadie, Fragments d'une histoire de la psychiatrie à Bordeaux. Thèse pour le diplôme d'état de docteur en médecine dirigée par Marc Bourgeois, Université de Bordeaux, , 135 p.
  6. A. Pitres, Recherches sur les lésions du centre ovale des hémisphères cérébraux, au point de vue des localisations cérébrales. Thèse pour le doctorat en médecine, Paris, Bureau du Progrès Médical, Adrien Delahaye,
  7. Antoine Beclère, « Décès de M. Pitres », Bulletin de l'Académie nationale de médecine, vol. 99, no 1,‎ , p. 380
  8. Albert Pitres, Des hypertrophies et des dilatations cardiaques indépendantes des lésions valvulaires. Mémoire pour l'agrégation en médecine, Paris, Germer Baillière,
  9. Pery Guillaume Marie Auguste Georges, Histoire de la Faculté de médecine de Bordeaux et de l'enseignement médical dans cette ville : 1441-1888, Paris, Doin, , 466 p. (lire en ligne)
  10. Michel Bénézech, « La folie et la Grande Guerre : 565 aliénés militaires à l’asile de Cadillac de 1914 à 1925 », Annales médico-psychologiques, revue psychiatrique, vol. 173, no 1,‎ , p. 117–123 (DOI 10.1016/j.amp.2014.09.002, lire en ligne, consulté le )
  11. Marie Derrien, « "La tête en capilotade" : les soldats de la Grande Guerre internés dans les hôpitaux psychiatriques français », Thèse pour l’obtention du doctorat d’histoire, Lyon 2,‎ (DOI 10.70675/3ba1397bzb150z47cfzb48ezda7a0576efc3, lire en ligne, consulté le )
  12. « Pitres Jean Marie Marcel Albert », sur Base de données Léonore (consulté le )
  13. « Cérémonie en l’honneur de Mr le Professeur Pitres lors de la remise de la cravate de commandeur de la légion d’honneur », Journal de médecine de Bordeaux,‎ , p. 473–8
  14. JM Charcot et A. Pitres, « Nouvelle contribution à l’étude des localisations motrices dans l’écorce des hémisphères du cerveau », Revue mensuelle de Médecine et de Chirurgie, vol. 23,‎ , p. 801–15
  15. JM Charcot et A. Pitres, Contribution à l’étude des localisations dans l’écorce des hémisphères du cerveau, Paris, Librairie Germer Baillière et Cie,
  16. A. Pitres, Recherches sur les lésions du centre ovale des hémisphères cérébraux, au point de vue des localisations cérébrales, Paris, Bureau du Progrès Médical, Adrien Delahaye,
  17. JM Charcot et Pitres A, Études critique et clinique de la doctrine des localisations cérébrales dans l'écorce des hémisphères cérébraux de l’homme, Paris, Germer Baillière,
  18. Pitres A., De la valeur sémiologique de l’épilepsie jacksonienne dans le diagnostic topographique des lésions cérébrales, Bordeaux, G. Gounouilhou,
  19. A. Pitres, L’aphasie amnésique et ses variétés cliniques. Leçons faites à l’hôpital St-André de Bordeaux et recueillies par J. Abadie interne, Paris, Progrès médical, Félix Alcan, (lire en ligne)
  20. A. Pitres, Rapport sur la question des aphasies, Congrès français de médecine interne, Lyon,
  21. A. Pitres, « Études sur les sensations et illusions des amputés », Annales médico-psychologiques, vol. 4,‎ , p. 542–6
  22. A. Pitres, Études physio-pathologique et cliniques sur les blessures des nerfs périphériques, Bordeaux, Gounouilhou,
  23. A. Pitres et L. Testut, Les nerfs en schémas. Anatomie et physiopathologie, Paris, Doin, , 706 p.
  24. J. Abadie, « Insensibilité du tendon d'Achille à la pression dans le tabes », Gazette hebdomadaire des sciences médicales de Bordeaux, vol. 26,‎ , p. 408
  25. Cruchet René, Étude critique sur le tic convulsif et son traitement gymnastique (méthode de Brissaud et méthode de Pitres). Thèse pour le doctorat de médecine, Bordeaux (lire en ligne)
  26. A. Pitres, Leçons cliniques sur l'hystérie et l'hypnotisme faites à l'Hôpital Saint-André de Bordeaux, Paris, Douin, , 554 p. (lire en ligne)
  27. A. Pitres, « La psychasténie », Annales psychologiques, vol. 10,‎ , p. 284–95
  28. T Haustgen, « À propos du centenaire de la psychasthénie (1903) », Annales médico-psychologiques, revue psychiatrique, vol. 162, no 6,‎ , p. 427–440 (DOI 10.1016/j.amp.2003.09.012, lire en ligne, consulté le )
  29. A. Pitres et E. Régis, Rapport sur les obsessions et idées fixés basé sur 250 observations personnelles, Congrès international de médecine, section des maladies nerveuses et mentales, Moscou,
  30. A. Pitres et E. Régis, Les obsessions et les impulsions, Paris, Douin, , 445 p. (: https://www.biusante.parisdescartes.fr/histmed/medica/cote?76841)
  31. Lévy-Bruhl Lucien, « Allocution prononcée par M. Lévy-Bruhl à l’occasion du décès de M. Albert Pitres », Séances et travaux de l’Académie des Sciences morales et politiques, vol. 210,‎ , p. 177-178
  32. Pitres A, La Lutte antituberculeuse à Bordeaux et dans la région. Organisation et fonctionnement, Bordeaux, Librairie de la mutualité,
  33. A. Pitres, La lèpre en Gironde à notre époque, Bordeaux, Gounouilhou,
  34. Jacques Battin, « Le doyen Albert Pitres et la faculté mixte de médecine et pharmacie de Bordeaux », sur Comité des travaux historiques et scientifiques, (consulté le )
  35. Marc-Louis Bourgeois, « Une brève histoire de la psychiatrie a Bordeaux », Annales Médico-psychologiques, revue psychiatrique, vol. 163, nos 3-4,‎ , p. 351–356 (DOI 10.1016/j.amp.2005.03.008, lire en ligne, consulté le )
  36. Marc Louis Bourgeois, « Paul Delmas Marsalet (1898–1977) », Annales Médico-psychologiques, revue psychiatrique, vol. 175, no 7,‎ , p. 674–675 (DOI 10.1016/j.amp.2017.07.004, lire en ligne, consulté le )
  37. Hélène Verdoux, « Marc Louis Bourgeois (1934–2025) », Annales Médico-psychologiques, revue psychiatrique,‎ (DOI 10.1016/j.amp.2026.04.001, lire en ligne, consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • icône décorative Portail de la médecine
  • icône décorative Portail des neurosciences
  • icône décorative Portail des universités françaises
  • icône décorative Portail de l’histoire des sciences
  • icône décorative Portail de Bordeaux