Augustin Fresnel (2024)
| Augustin Fresnel | |
L'Augustin Fresnel le 18 août 2025 à son port d'attache, Le Verdon-sur-Mer (Gironde) | |
| Type | Baliseur océanique |
|---|---|
| Histoire | |
| Chantier naval | Socarenam, Boulogne-sur-Mer |
| Fabrication | aluminium |
| Lancement | 8 avril 2024 |
| Commission | 18 avril 2025 |
| Statut | en service |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 54,00 m |
| Maître-bau | 12,70 m |
| Tirant d'eau | 5,80 m |
| Tonnage | 1154 |
| Propulsion |
|
| Carrière | |
| Propriétaire | Armement des phares et balises |
| Pavillon | |
| Port d'attache | Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) Le Verdon-sur-Mer (Gironde) |
| Indicatif | FNZS[1] |
| MMSI | 228484600[1] |
| IMO | 1047079[1] |
L'Augustin Fresnel est un navire baliseur océanique construit par le chantier naval Socarenam à Boulogne-sur-Mer (France) pour l’Armement des Phares et Balises (APB), lancé en et mis en service en .
Conception
Le navire a une longueur de 54 mètres[1],[2],[3], une largeur de 12,7 m[1],[2] et un tirant d'eau de 3,2 m en charge. Cela en fait l’un des plus grands baliseurs de l’APB[2]. Sa jauge brute est de 1154 UMS (Universal Measurement System). Sa superstructure est en aluminium[1].
Sa propulsion est électrique, avec deux groupes électrogènes[2],[3] Diesel Caterpillar de 830 Kw[1] répondant à la norme TIER III, un pack de batteries lithium-ion de 720 Kw[1] et une pile à combustible alimentée par de l'hydrogène embarqué. Cette technologie lui permet d'effectuer certaines missions en mode « zéro émission » sans rejet de CO2 ni d’autre gaz à effet de serre. De plus, la conception du baliseur est optimisée pour la réduction de la consommation énergétique, avec des panneaux photovoltaïques, un système de récupération de chaleur, une gestion intelligente des équipements électriques, et une isolation thermique renforcée[2],[3].
Le navire est doté d'un pont de travail d’une superficie de 310 m2 et d'une grue avec une capacité de levage de 15 tonnes[3]. Un confort maximum est prévu pour l’équipage, pouvant aller jusqu’à 16 personnes, afin de lui permettre de réaliser sans fatigue excessive des campagnes d’une douzaine de jours en haute mer[2].
Historique
Le navire a été conçu par le bureau d'études LMG Marin France[3],[4],[5] à Toulouse[2],[5] et construit par le naval chantier Socarenam à Boulogne-sur-Mer[1],[6],[7],[3],[4],[8] (Pas-de-Calais). Avec ses dimensions impressionnantes, il est le plus gros navire jamais construit dans ce port[7],[8].
La coque du navire a été mise à l’eau le [1],[6],[8] puis déplacée dans le bassin Napoléon[8] pour la suite de sa construction, avec la pose de sa superstructure. La mise à l’eau était initialement prévue pour le , mais elle a été reportée en raison du passage de la tempête Nelson[6].
L'Augustin Fresnel a été livré le à l’Armement des Phares et Balises[6],[4]. La veille, le , il avait rejoint son port d'attache de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique)[1],[3],[4],[5]. Le navire aura en fait deux ports-bases, Saint-Nazaire et Le Verdon-sur-Mer (Gironde)[3],[4],[2]. Il sera chargé de missions de signalisation maritime dans l’océan Atlantique[3],[4] et remplacera dans ce rôle deux navires :
- l'Atlantique, construit en 2004[4] et basé à la DIRM Nord Atlantique Manche Ouest (NAMO), qui sera prochainement revendu[2] ;
- et le Gascogne, basé à la DIRM Sud Atlantique (SA), qui a été désarmé et revendu fin 2023[2] au groupe de lamanage LHD[4].
Origine du nom
Le nom du navire est un hommage à l’ingénieur français Augustin Jean Fresnel (1788-1827)[2], ingénieur du corps des ponts et chaussées (École polytechnique, promotion 1804)[9], qui est célèbre pour ses recherches dans le domaine de l’optique[2]. Il est l’inventeur de la lentille de Fresnel.
Avant lui, il y a déjà eu deux autres navires baliseurs nommés Augustin Fresnel :
- L'Augustin-Fresnel (I) a été construit en 1904 par la société en nom collectif E. de La Brosse et Fouché à Nantes pour le compte de l’Administration des ponts et chaussées. Il fut affecté au Service des phares et balises à Granville jusqu’en . Avarié à la suite d’un abordage dans une écluse avec un trois-mâts terre-neuvier, il fut réparé et transféré en à son nouveau port d’attache de Saint-Malo[9].
- L'Augustin Fresnel II a été construit au Canada à la fin des années 1940[10]. Il a servi en mer Méditerranée puis dans la zone Antilles-Guyane[11],[10]. Il est définitivement désarmé en 1994 et coulé en 2003 comme récif artificiel[11] au large de la Guadeloupe.
Notes et références
- « AUGUSTIN FRESNEL IMO.1047079 », sur Littoral Manche Atlantique, (consulté le ).
- « Arrivée d’un nouveau baliseur océanique sur la façade Atlantique, l’Augustin Fresnel », sur Direction Interrégionale de la mer Sud-Atlantique, (consulté le ).
- Soizick David, « Saint-Nazaire, port de base d’un nouveau baliseur océanique à empreinte environnementale réduite », sur saintnazairenews.fr, (consulté le ).
- Ève Chalmandrier, « Le nouveau navire amiral de l’Armement des phares et balises a été livré par le chantier Socarenam », sur Le marin, (consulté le ).
- Vincent Groizeleau, « Le nouveau baliseur océanique Augustin Fresnel est arrivé à Saint-Nazaire », sur Mer et Marine, (consulté le ).
- Vincent Groizeleau, « Boulogne : Socarenam met à l’eau la coque du baliseur Augustin Fresnel », sur Mer et Marine, (consulté le ).
- « La Socarenam met à l’eau le plus gros navire jamais construit à Boulogne, la « fierté » flotte dans l’air », sur La Voix du Nord, (consulté le ).
- « La Socarenam sort son plus gros navire jamais construit à Boulogne-sur-Mer - La Semaine dans le Boulonnais », sur Nord Littoral, (consulté le ).
- Rutilius, « AUGUSTIN-FRESNEL [I] — Baliseur — Administration des ponts et chaussées. », sur Forum PAGES 14-18, (consulté le ).
- « AUGUSTIN FRESNEL II », sur tupasurf.fr (consulté le ).
- « L'Augustin Fresnel II » (consulté le ).
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