Celliers de Landéan

| Type | |
|---|---|
| Fondation |
XIIe siècle |
| Patrimonialité |
| Localisation |
|---|
| Coordonnées |
48° 24′ 26″ N, 1° 09′ 24″ O |
|---|

Les celliers de Landéan sont un édifice souterrain du XIIe siècle situé dans la commune de Landéan en Ille-et-Vilaine, en Bretagne.
Localisation

Le bâtiment se trouve au sud du bourg de Landéan, dans le nord de la forêt domaniale de Fougères entre la route départementale 177 (ancienne route nationale 177) et la route forestière de Clairdouët.
Description

L. Maupillé en a fait en 1873 une description détaillée que l'on peut ainsi résumer : Les Cellliers de Landéan sont situés à environ 850 mètres au Sud du bourg de Landéan et à 45 mètres à l’Ouest de la grande route. Selon Bertrand d'Argentré dans son "Histoire de Bretagne", qui reprenait là une longue tradition populaire, ces souterrains étaient en communication avec le château de Fougères ; c'est faux, mais le fait qu'ils étaient ennoyés ne permettaient pas de vérifier cette assertion[1]. M. Rallier obtint en 1808 l'autorisation de l'administration forestière de faire tous les travaux nécessaires de déblaiement et de pompage de l'eau pour les explorer. Il les décrit ainsi : « C'est une salle voûtée de 15,08 m de long sur 6,31 m de large et 4,22 m de hauteur. Elle est composée de onze arches en plein cintre. La salle est enterrée et deux escaliers perpendiculaires mènent à l'entrée. Au plafond, un soupirail se trouve au centre de la voute et un puisard est creusé dans le sol »[2].
-
Entrée vue depuis l'extérieur. -
Entrée vue depuis l'intérieur.
Histoire
Selon M. Rallier, qui reprend l'opinion exprimée par Bertand d'Argentré, dom Lobineau et d'autres historiens de la province, les Celliers de Landéan auraient été aménagés à l'époque de Raoul II, seigneur de Fougères (vers 1128-1194) , qui les aurait fait construire lors de sa grande lutte avec Henri II, roi d’Angleterre, c’est-à-dire dans l’intervalle de 1166 à 1173, pour y cacher ce que lui et ses vassaux pouvaient avoir de plus précieux[1].
Mais un texte manuscrit de P. Duparz datant du XVIe siècle et ignoré par Bertand d'Argentré et la tradition populaire remet en cause cette explication à la vraisemblance douteuse. Il s'agirait en fait des caves de l'ancien manoir seigneurial de la Foresterie. P. Duparz écrit « Henry, baron de Fougères, étant, dit-il, un jour à la chasse dans sa forêt de Fougères, en temps d’esté, il tomba en maladie, dont il ne revint à convalescence ; et s’estant retiré dans son manoir de La Foresterie, près le bourg de Landéan, duquel on voit encore quelques ruines et vieilles masures ». Dans une autre copie de son ouvrage manuscrit, il ajoute : « dont on ne voit plus qu’une vieille cheminée et les caves souterraines qu’on appèle vulgairement les Celliers de Landéan, » etc. ; et il ajoute en note : « Le reste du corps de logis estant tombé en ruines par vieillesse et pour n’avoir esté entretenu de réparations ».[1].
C'est l'un des trois sites d'Ille-et-Vilaine ayant été classé aux monuments historiques par la liste de 1862[3],[4] (les deux autres étant le château de Fougères et l'abbatiale Saint-Sauveur de Redon).
Notes et références
- L. Maupillé, Notices historiques et archéologiques sur les paroisses des deux cantons de Fougères, vol. VIII, coll. « Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine », (lire en ligne), p. 301 à 310.
- ↑ M. Rallier, Mémoires de l'Académie celtique, tome V, Paris, 1810, p. 68-82.
- ↑ « Anciens celliers », notice no PA00090608, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « Edifice Agricole dit les Celliers de Landéan », notice no IA00007247, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
Liens externes
- Ressources relatives à l'architecture :
- Portail des monuments historiques français
- Portail d’Ille-et-Vilaine