Forêt de Fougères
| Forêt de Fougères | ||||
Cordon des druides en forêt de Fougères | ||||
| Localisation | ||||
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| Coordonnées | 48° 23′ 37″ nord, 1° 09′ 49″ ouest[1] | |||
| Pays | ||||
| Région | Bretagne | |||
| Département | Ille-et-Vilaine | |||
| Géographie | ||||
| Superficie | 1 673 ha | |||
| Altitude · Maximale |
188 m |
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| Compléments | ||||
| Protection | ZNIEFF de type 2, | |||
| Statut | Forêt domaniale | |||
| Administration | Office national des forêts | |||
| Essences | Hêtres (75 %), chênes (15 %), résineux (8 %) | |||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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La forêt de Fougères est une forêt domaniale située sur les communes françaises de Laignelet et de Landéan en limite nord de la ville de Fougères dans le département d'Ille-et-Vilaine en Bretagne. Elle s’étend sur une superficie de 1 673 hectares (dont 1 072 ha en Landéan et le reste en Laignelet) et est principalement constituée de hêtres[2]. Elle est gérée par l'Office national des forêts, et est ouverte au public.
Histoire
Les forêts de Fougères, du Pertre, de la Guerche et d'Araize devaient former autrefois une ligne continue de forêts entre les Riedones et les Cénomans, une sorte de première marche frontière entre la Bretagne, le Maine et l'Anjou. La forêt de Fougères était aussi reliée à la mythique forêt de Scissy[3].
La forêt de Fougères couvrait, à la veille de la Révolution française, une notable partie des paroisses de Laignelet, Lécousse et Landéan. Ancien domaine de la famille d’Alençon, puis de la Maison Ducale, cette forêt fut, au lendemain de l’édit d’Union de la Bretagne â la France, incorporée au domaine royal. Elle ressortit désormais de l’État (forêt domaniale) et est gérée par l'administration des Eaux et Forêts[4].

Issu d’une décomposition granitique de surface, le sol de ce massif forestier, argileux et peu perméable, favorise, en maints endroits, la végétation herbagère et aquatique[4].
Au début du XVIe siècle la forêt de Fougères, était, comme aujourd’hui, presque exclusivement couverte de feuillus. Les chênes séculaires qui furent abattus au milieu du règne de Louis XIII témoignent à l’époque de la belle venue de cette essence, singulièrement dans la fraction septentrionale et occidentale du massif. En raison de la fréquente humidité du sol, cet arbre devait être exploité de bonne heure, dans certaines « noues ». Le hêtre croissait à merveille sur ce sol lourd où il poussait des racines profondes. L’aulne et le saule eurent toutefois tendance à se développer dans les bas-fonds au cours du dernier siècle de l’Ancien Régime[4].
Charbonniers et sabotiers étaient nombreux les siècles passés (jusque dans les premières décennies du XXe siècle) en forêt de Fougères[5].


Les incendies étaient fréquents : par exemple le un incendie se déclare au lieu-dit Maison-Neuve : « M. Arthur Lecler, maire de Laignelet, qui fut prévenu de ce sinistre, organisa de suite des secours et partit avec les ouvriers de la verrerie. Grâce à la rapidité de leur marche et à leur zèle, le feu fut éteint en deux heures » écrit La Gazette de Bretagne[6].
Faune et flore
La forêt est inventoriée en ZNIEFF depuis 1974[2]. Il est recensé ainsi 38 espèces floristiques. Un arboretum a été réalisé en pour valoriser le patrimoine arboré[7].
On y dénombre 49 espèces d'oiseaux et des mammifères comme l'écureuil roux, le chevreuil, le sanglier, etc.
Minéral
La fougèrite est un minéral de la famille des rouilles vertes. Il a été identifié et caractérisé pour la première fois en 1996 dans le milieu naturel dans des sols hydromorphes dans la forêt de Fougères, d'où son nom[8],[9].
Sites remarquables
La forêt accueille deux sites mégalithiques :
- le cordon des Druides, alignement du Néolithique
- la pierre courcoulée, dolmen classé aux monuments historiques depuis 1946.
On trouve aussi les celliers de Landéan au nord de la forêt.
La Tourgue (Victor Hugo)

« Le voyageur qui, il y a quarante ans, entré dans la forêt de Fougères du côté de Laignelet, en ressortait du côté de Parigné, faisait sur la lisière de cette profonde futaie une rencontre sinistre. En débouchant du hallier, il avait brusquement devant lui la Tourgue. (...) Ce qu'on avait sous les yeux, c'était une haute tour ronde, toute seule au coin du bois comme un malfaiteur... » (Quatrevingt-treize, 3e partie, livre II, chapitre IX, II) ». En fait, comme l'ont montré des érudits locaux, il n'y a jamais eu de « Tourgue » dans la forêt de Fougères. Mais l'imagination de l'écrivain a conçu cet édifice sinistre pour les besoins de son roman et il s'est amusé à le dessiner avec toutes les ressources de son art pour en faire une apparition de cauchemar[10].
Rocade de Fougères
Le contournement routier de Fougères est incomplet du fait de la présence de la forêt de Fougères. Si le projet figure au Schéma de cohérence territoriale, les services de l'État ont émis en 2008 de fortes réserves quant aux impacts du tracé sur la forêt[11],[12].
Notes et références
- ↑ Coordonnée relevées sur Google Maps
- « INPN, ZNIEFF 530005988 - FORET DE FOUGERES - Description », sur inpn.mnhn.fr (consulté le )
- ↑ René Kerviler, Étude critique sur la géographie de la presqu'île armoricaine au commencement et à la fin de l'occupation romaine, (lire en ligne), p. 40
- M. Duval, « La forêt de Fougères au XVIIIe siècle », Comptes rendus, procès-verbaux, mémoires... : agriculture, archéologie / Association bretonne et Union régionaliste bretonne, , p. 37 à 39 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Michel Duval, "Forêts bretonnes en Révolution. Mythes et réalités.", Nature et Bretagne, 1996, Spézet, (ISBN 2-852570-80-7)
- ↑ « Incendie dans la forêt de Fougères », La Gazette de Bretagne, , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « De la ville à la forêt, un arboretum aux Cotterêts », sur ouest-france.fr, (consulté le )
- ↑ Trolard F., Abdelmoula M., Bourrie G., Humbert B., Genin J.: Evidence of the occurrence of a 'green rusts' component in hydromorphic soils. Proposed existence of a new mineral fougerite. CRAS (Paris), serie IIa, no. 232:1015-1022 (1996).
- ↑ Trolard Fabienne, Génin, J-M.R., Abdelmoula, M., Bourrié, G., Humbert, B., and Herbillon, A., (1997) Geochim. et Cosmochim. acta, Vol.61, No. 5, p. 1107-1111.
- ↑ Jacques Lethève, Dessins de Victor Hugo / [choisis et commentés par Jacques Lethève], Paris, S.E.V.P.E.N., (lire en ligne), p. 5.
- ↑ « La rocade Nord n'est pas pour demain », sur fougeres.maville.com (consulté le )
- ↑ « Une route à travers les Cotterêts pour contourner Fougères ? », sur actu.fr (consulté le )
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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