Championnat du monde de Formule 1 2026
| Sport | Formule 1 |
|---|---|
| Création | 1950 |
| Organisateur(s) | FIA |
| Édition | 77e |
| Date | du 6 mars au 6 décembre 2026 |
| Participants |
22 pilotes 11 équipes |
| Nombre de manches |
22 Grands Prix sur 24 prévus |
| Site web officiel | www.formula1.com |
| Champion pilote |
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|---|---|
| Champion constructeur |
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Le championnat du monde de Formule 1 2026 est la 77e édition du championnat du monde de Formule 1. La saison, qui débute le et s'achève le comprend, comme l'exercice précédent, vingt-quatre Grands Prix prévus, avec l'introduction d'une seconde course en Espagne (une première depuis 2012), le Grand Prix de Madrid, sur le Madring.
La saison 2026 est marquée par un important changement de règlementation, avec une nouvelle configuration des moteurs remplaçant les blocs hybrides à double système de récupération d'énergie utilisés depuis 2014 et une nouvelle règlementation concernant l'aérodynamique et les châssis prenant la place de celle en vigueur depuis 2022.
Chez les pilotes, le principal mouvement est l'arrivée d'Isack Hadjar chez Red Bull Racing aux côtés de Max Verstappen, le pilote français laissant sa place chez Racing Bulls au rookie Arvid Lindblad. Deux nouvelles écuries sont inscrites au championnat : Cadillac Formula 1 Team qui devient la onzième équipe sur la grille et fait revenir les vétérans Valtteri Bottas et Sergio Pérez qui comptent 527 départs à eux deux, l'autre étant Audi qui succède à Sauber avec son propre moteur. Aston Martin devient le client exclusif du motoriste Honda et a Adrian Newey pour nouveau directeur de l'écurie. Red Bull Powertrains est désormais associé à Ford pour propulser les Red Bulls et les Racing Bulls. Après quarante-huit années de présence en Formule 1, le moteur Renault a participé à sa dernière course le 7 décembre 2025 à Abou Dabi, Alpine passant à l'unité de puissance Mercedes à partir de cette saison.
Le , la Formule 1 annonce l'annulation des deux Grands Prix prévus en avril, ceux de Bahreïn et d'Arabie saoudite, compte tenu de la guerre en cours au Moyen-Orient. La saison comporte dès lors vingt-deux manches avec un peu plus d'un mois d'écart entre les GP du Japon et de Miami.
Repères en début de saison
Nouvelle motorisation
Stable depuis 2014, un nouveau règlement concernant les groupes motopropulseurs entre en vigueur en 2026[1],[2]. Ces nouvelles unités continuent de produire une puissance supérieure à 1 000 chevaux (750 kW) mais la répartition de cette puissance entre les différentes sources d'énergie est profondément modifiée. La configuration du moteur thermique, un V6 turbocompressé de 1,6 litre introduit en 2014, est conservée. En revanche, le MGU-H (Motor Generator Unit – Heat), en usage depuis cette même date, est supprimé. La puissance du MGU-K (Motor Generator Unit – Kinetic) est fortement augmentée, passant de 160 chevaux (120 kW) à 470 chevaux (350 kW). Parallèlement, la contribution du moteur thermique est réduite, tombant de 850 chevaux (630 kW) à 540 chevaux (400 kW). Les groupes propulseurs devront ainsi être capables de récupérer deux fois plus d'énergie électrique qu'auparavant[1],[2].
Autre nouveauté notable, le débit de carburant n'est plus mesuré et plafonné selon la masse mais en fonction de l'énergie contenue dans le carburant utilisé. Les moteurs fonctionnent par ailleurs avec 100 % de biocarburant, une énergie durable développée par la Formule 1[3],[4].
Lors de la réunion de la Commission F1 début 2025, il a été convenu d'étudier des mécanismes de compensation permettant aux motoristes en retard de combler leur déficit de développement nommé ADUO (Additional Design and Upgrade Opportunities)[5]. Par ailleurs, la Commission a suggéré qu'un comité technique consultatif examine l'opportunité de réduire la puissance électrique déployée en configuration course par rapport au plafond prévu de 470 chevaux, certaines équipes ayant exprimé des inquiétudes quant au risque de pénurie d'énergie déployable en fin de Grand Prix[6].
En , alors qu'aucune voiture n'a encore pris la piste, la Fédération internationale de l'automobile est alertée d'une faille dans le nouveau règlement technique qui permettrait à au moins un motoriste — Mercedes et potentiellement Red Bull-Ford — de récupérer environ 15 ch en augmentant le taux de compression[7] : en effet, le taux de compression imposé par la FIA étant mesuré lorsque le moteur n'est pas en fonctionnement, l'astuce consiste à exploiter la dilatation thermique des cylindres pour augmenter le taux de compression lorsque le moteur fonctionne. Les motoristes Ferrari, Honda et Audi demandent une clarification du règlement à la FIA[8].
Lexique des actions des pilotes en course
- Mode dépassement (bouton Overtake sur le volant) : comme précédemment pour l'ouverture de l'aileron arrière mobile, le pilote peut activer ce mode s'il se trouve à moins d'une seconde de la voiture qu'il veut dépasser ; en appuyant sur le bouton, il déploie le maximum de puissance électrique disponible[9],[10].
- Mode boost : le pilote peut, en pressant sur le bouton correspondant à n'importe quel moment, déployer plus d'énergie provenant de la partie électrique du moteur pour amener son unité de puissance à sa capacité maximum ; il reste toutefois limité par l'énergie disponible[9],[10].
- Active aero : les ailerons sont désormais mobiles à l'arrière comme à l'avant ; ils se configurent immédiatement en mode corner pour passer les virages et en mode straight pour les lignes droites[9],[10].
- Mode recharge : Le MGU-H (récupération de l'énergie via la chaleur du turbocompresseur) ayant été supprimé, la recharge électrique se fait désormais exclusivement grâce à la récupération d'énergie au freinage par le MGU-K ; les pilotes peuvent recharger leur batterie à discrétion[9],[10].
Dimensions des monoplaces et aérodynamique
Le 6 juin 2024, la FIA dévoile le concept des nouvelles monoplaces qui introduit une aérodynamique active à l'avant comme à l'arrière, remplaçant le système de réduction de la traînée (aileron arrière mobile ou DRS) par un mode moteur à déploiement manuel[11]. L'empattement est réduit à 3,40 m (contre 3,60 m), la largeur à 1,90 m (contre 2,00 m) et la masse minimale abaissée de 30 kg. Les pneumatiques sont également réduits de 2,5 cm à l'avant et de 3 cm à l'arrière[12]. Le fond plat produit moins d'effet de sol afin de limiter le marsouinage[13]. En octobre 2024, la FIA annonce que la réduction d'appui par rapport à la génération 2022–2025 sera d'environ 15 % (contre plus de 40 % initialement envisagés), réduisant l'écart de performance à deux secondes au tour au lieu de quatre[14].
Mesures pour la sécurité
La réglementation concernant la structure d'impact avant est modifiée afin d'améliorer la sécurité en cas d'accident. Un nouveau design en deux étapes est introduit pour éviter que la structure ne se détache de la cellule de survie après un premier choc, ce qui exposait auparavant la monoplace à d'éventuels impacts secondaires. La protection contre les intrusions latérales, notamment autour de l'habitacle et du réservoir de carburant, est renforcée. Ces améliorations visent à mieux protéger les zones critiques en cas de collision latérale, sans augmenter le poids du véhicule[15].
La solidité du halo est également accrue : il doit désormais résister à une charge équivalente à 20 g, contre 16 auparavant, avec des exigences de test relevées de 141 à 167 kN, en accord avec les standards de sécurité des autres disciplines de monoplaces[15]. Par ailleurs, des feux latéraux de sécurité indiquant l'état du système de récupération d'énergie d'une voiture arrêtée en piste sont désormais obligatoires afin d'alerter les commissaires de piste[15].
Pilotes
- Lewis Hamilton en 2008, 2014, 2015, 2017, 2018, 2019 et 2020, Max Verstappen en 2021, 2022, 2023 et 2024, Fernando Alonso en 2005 et 2006 et Lando Norris en 2025 sont les quatre champions du monde en activité ;
- Fernando Alonso, avec 425 départs en Grand Prix à l'entame de la saison, est le pilote ayant le plus d'expérience devant Lewis Hamilton (380 départs) et Sergio Pérez (281 départs) ; il dispute sa vingt-troisième saison en Formule 1 ;
- Lewis Hamilton est le pilote engagé en 2026 totalisant le plus de points (5 018,5 points), devant Max Verstappen (3 444,5 points) et Fernando Alonso (2 393 points) ;
- Douze des vingt-deux pilotes engagés en 2026 ont déjà remporté au moins un Grand Prix : Lewis Hamilton (105 victoires, record), Max Verstappen (71 victoires), Fernando Alonso (32 victoires), Lando Norris (11 victoires), Valtteri Bottas (10 victoires), Oscar Piastri (9 victoires), Charles Leclerc (8 victoires), Sergio Pérez (6 victoires), George Russell (5 victoires), Carlos Sainz Jr. (4 victoires), Pierre Gasly (1 victoire) et Esteban Ocon (1 victoire).
Duos de pilotes reconduits :
- Lando Norris et Oscar Piastri chez McLaren Racing ;
- Charles Leclerc et Lewis Hamilton avec la Scuderia Ferrari ;
- Fernando Alonso et Lance Stroll chez Aston Martin F1 Team ;
- Esteban Ocon et Oliver Bearman chez Haas F1 Team ;
- Carlos Sainz Jr. et Alexander Albon chez Williams F1 Team ;
- Nico Hülkenberg et Gabriel Bortoleto chez Audi F1 Team ;
- George Russell et Kimi Antonelli chez Mercedes Grand Prix ;
- Pierre Gasly et Franco Colapinto chez Alpine F1 Team.
Pilotes conservant leur place :
- Max Verstappen chez Red Bull Racing ;
- Liam Lawson chez Racing Bulls[16].
Départs :
- Yuki Tsunoda n'est pas conservé par Red Bull Racing, mais reste impliqué en Formule 1 en tant que pilote réserviste pour Red Bull et Racing Bulls[16].
Transferts :
- Isack Hadjar quitte Racing Bulls pour rejoindre Red Bull Racing[16].
Retours :
- Sergio Pérez, absent en 2025, revient en tant que titulaire chez Cadillac Formula 1 Team[17] ;
- Valtteri Bottas, absent en 2025 revient en tant que titulaire chez Cadillac Formula 1 Team[18].
Débuts en tant que pilote titulaire :
- Arvid Lindblad rejoint Racing Bulls[16].
Écuries
- Audi, qui a racheté Sauber en 2024, fait son entrée en tant qu'équipe officielle avec son propre moteur.
- Cadillac débute en Formule 1 avec un moteur Ferrari, marquant la première participation d'une onzième équipe depuis 2016.
- Honda, via sa filiale Honda Racing Corporation, devient le motoriste officiel et exclusif d'Aston Martin F1 Team après avoir mis fin à sa collaboration avec Red Bull Racing.
- Ford, parti fin 2004, fait son retour dans la discipline en soutenant Red Bull Powertrains pour équiper Red Bull Racing et Racing Bulls.
- Alpine remplace son moteur Renault, qui quitte la discipline, par un bloc Mercedes.
- Toyota devient le nouveau sponsor-titre de Haas, remplaçant MoneyGram après trois ans de collaboration[19].
Essais hivernaux
Les essais hivernaux se déroulent en trois parties : la première à Barcelone, à huis clos, du au et les deux suivantes à Bahreïn du au puis du au . Le championnat commence deux semaines plus tard, en Australie[20].
Le meilleur temps de la première session de trois jours des essais de pré-saison à Bahreïn est réalisé en 1 min 33 s 669, le dernier jour, par Kimi Antonelli au volant de la Mercedes W17[21].
Au delà de ce résultat anecdotique, comme le sont à priori les bonnes impressions offertes par la Ferrari SF-26, la Red Bull RB22 et sa nouvelle motorisation conçue en interne ou encore la McLaren MCL40, les réactions des pilotes sont mitigées[21]. Pour Max Verstappen, l'importance prise par la partie électrique et par sa gestion par les pilotes du bloc propulseur, font que la nouvelle monoplace « n'est pas très fun à conduire. C'est comme de la Formule E sous stéroïdes »[22]. Le vétéran Lewis Hamilton déclare : « Aucun fan ne va comprendre ça… C'est tellement complexe. C'est ridiculement complexe. J'assistais à une réunion l'autre jour et ils nous expliquaient le truc, et c'est comme s'il fallait un diplôme pour tout comprendre[23]. » Il y a d'autres sons de cloche comme celui de Carlos Sainz : « Les voitures sont très différentes, ce sera un vrai challenge d’adaptation, mais c'est excitant. » Pour le champion du monde en titre Lando Norris : « C'est un défi mais un bon défi, amusant pour les ingénieurs comme pour les pilotes. C'est différent : il faut piloter autrement, comprendre les choses différemment et gérer les choses différemment. Mais on continue à conduire des voitures, à voyager à travers le monde et à prendre énormément de plaisir[24]. »
Lors de la deuxième session de trois journées de tests, Charles Leclerc réalise le meilleur temps en 1 min 31 s 992 le dernier jour[25], alors que le nouvel aileron arrière de la SF-26 qui se retourne à 180° (une solution qui exploite à plein le nouveau règlement concernant l'aérodynamique active), fait sensation[26]. D'une manière générale, les voitures des quatre « top teams », McLaren, Mercedes, Red Bull et Ferrari, se sont montrées les plus fiables et les plus performantes[25], le paddock considérant que l'écurie de Toto Wolff est la mieux préparée à la nouvelle règlementation[27].
En raison des tensions au Moyen-Orient, les essais de pneumatiques que Pirelli devait mener avec McLaren et Mercedes à Bahreïn durant le weekend du 28 février au ont été annulés[28].
Pilotes et monoplaces
Grands Prix de la saison 2026

Le calendrier du championnat 2026 dévoilé le par la FIA et la Formule 1, comprend, comme l'année précédente, vingt-quatre Grands Prix prévus ; le Grand Prix de Madrid fait son apparition pour une deuxième course en Espagne, alors que celui d'Émilie-Romagne, qui se courait depuis 2020, disparaît[78]. Il y aura comme les deux saisons précédentes, six weekends de Grand Prix incluant des courses sprint : Shanghai et Miami accueillent ce format de course pour la troisième saison consécutive, Silverstone n'en avait pas connu depuis 2021, les spectateurs de Montréal, Zandvoort et Singapour assisteront à une course sprint pour la première fois[79].
Le samedi 14 mars 2026 la Fédération Internationale de l'Automobile a annoncé que le Grand Prix de Bahreïn et le Grand Prix d'Arabie saoudite respectivement prévus les 12 sur la piste de Sakhir et 19 avril 2026 sur la piste de Djeddah sont purement et simplement annulés en raison de la Guerre d'Iran en cours[80].
| no | Date | Lieu | Vainqueur | Écurie | Pole sprint |
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Déroulement de la saison et faits marquants du championnat
Grand Prix d'Australie



Les qualifications commencent par un coup de théâtre en Q1 : au freinage du premier virage, Max Verstappen bloque ses roues arrière, part en toupie et écrase sa RB22 dans les barrières Tecpro, ce qui le contraint à s'élancer vingtième sur la grille. La domination annoncée des Mercedes se concrétise avec la huitième pole position de sa carrière pour George Russell, suivi par son coéquipier Kimi Antonelli. Isack Hadjar est le pilote qui s'approche le plus des flèches d'Argent, à huit dixièmes de seconde de Russell, pour un départ en deuxième ligne devant Charles Leclec. Les McLaren MCL40 suivent sur la troisième ligne, le champion du monde en titre Lando Norris devant Oscar Piastri. Lewis Hamilton part septième, accompagné par Liam Lawson, en quatrième ligne. Son coéquipier Arvid Lindblad, l'unique rookie de la saison, atteint la Q3 et réalise le neuvième temps ; Gabriel Bortoleto, au volant d'une Audi R26 débutante, se classe dixième.
Comme en 2014, Mercedes est l'écurie dominante du début d'une nouvelle ère réglementaire. À l'inverse de la course d'ouverture à Melbourne douze ans plus tôt, un de ses deux pilotes ne casse pas son moteur au bout de trois tours ; les Flèches d'Argent réalisent le soixante-et-unième doublé de leur histoire, avec la sixième victoire de Russell suivi par Antonelli ; Charles Leclerc les accompagne sur le podium. Oscar Piastri, qui a perdu le contrôle de sa monoplace sur un vibreur à la sortie du virage no 4 et la fracasse dans le mur lors de son tour de mise en grille ne prend pas le départ, tout comme Nico Hülkenberg, bloqué dans son garage. À l'extinction des feux, les SF-26 tirent idéalement parti de leur ensemble moteur-batterie bien adapté à la procédure de départ : Leclerc se faufile jusqu'à la première place et Hamilton se propulse au troisième rang. S'ensuit un spectacle total dans les dix premiers tours. Au gré d'une utilisation judicieuse de leurs batteries, Leclerc et Russell échangent leur positions en tête dans tous les coins du circuit jusqu'au moment où le moteur d'Isack Hadjar explose et provoque la procédure de voiture de sécurité virtuelle qui permet à de nombreux pilotes, dont les Mercedes, de passer par les stands pour se chausser de neuf, tandis que les Ferrari restent en piste.
Les voitures rouges roulent dès lors en tête, semblant avoir réussi leur pari quand Valtteri Bottas tombe en panne à l'entrée de la voie des stands au quinzième tour, ce qui doit leur offrir un arrêt gratuit avec une nouvelle voiture de sécurité virtuelle. Mais ce n'est pas le scenario attendu : la direction de course ferme la voie des stands et Leclerc et Hamilton en sont quittes pour s'arrêter dans des conditions normales, au vingt-cinquième et vingt-huitième tour, laissant ainsi le champ libre aux Mercedes. Leclerc, troisième, n'est jamais en mesure de revenir sur elles mais maintient jusqu'à l'arrivée un écart d'une dizaine de secondes sur Antonelli deuxième. Le Monegasque est suivi de près par son coéquipier qui égale son meilleur résultat avec Ferrari. Pendant ce temps, Max Verstappen remonte du vingtième au sixième rang puis bute, jusqu'à l'arrivée, sur Lando Norris. À un tour du vainqueur, Oliver Bearman emmène sa Haas-Ferrari à la septième place, devant Lindblad qui marque ses premiers points. Audi ouvre aussi son compteur dans la discipline avec la neuvième place de Bortoleto. Au terme d'un combat de chiffoniers et d'échanges constants de positions avec Esteban Ocon, Pierre Gasly prend le dernier point en jeu.
Le classement du championnat du monde pilotes est celui de la course, avec George Russell premier leader. Grâce au doublé de ses pilotes, Mercedes (43 points) prend la tête du championnat du monde des constructeurs devant Ferrari (27 points), seule autre équipe à avoir marqué avec ses deux monoplaces. McLaren est troisième avec 10 points, devant Red Bull Racing (8 points), Haas (6 points), Racing Bulls (4 points), Audi qui inscrit ses 2 premiers points en Formule 1 et Alpine (1 point) ; Williams, Aston Martin et Cadillac (qui débutait), n'ont pas inscrit de point.
Grand Prix de Chine
Parti en tête du sprint, George Russell s'impose au terme des 19 tours et reste invaincu depuis les qualifications du Grand Prix d'ouverture à Melbourne. Il doit pour cela mater les Ferrari, et particulièrement Lewis Hamilton en début de course, dans un scenario identique à la semaine précédente, où la position en tête change plusieurs fois dans le même tour entre les deux Britanniques ; au sixième passage, Russell dépasse une dernière fois Hamilton et prend le large. Hamilton perd ensuite la deuxième place sous les assauts de son coéquipier Charles Leclerc. En fin d'épreuve, la panne de l'Audi de Nico Hülkenberg provoque la sortie de la voiture de sécurité et une ruée des pilotes dans la voie des stands. Le double arrêt des Ferrari profite à Lando Norris qui ressort devant Hamilton ; ce dernier lui reprend néanmoins la troisième place dans le dernier tour. Suivent dans les points, Kimi Antonelli cinquième et revenu d'une pénalité de dix secondes, Oscar Piastri, Liam Lawson et Oliver Bearman.
Quelques heures plus tard, Antonelli devient, à 19 ans, 6 mois et 18 jours, le plus jeune poleman en Formule 1, battant le record de Sebastian Vettel (21 ans, 2 mois et 11 jours lors au Grand Prix d'Italie 2008). George Russell passe l'essentiel de la Q3 au garage après avoir été victime d'un problème sur sa W17 lors de sa première sortie ; il sort en toute fin de session et rejoint son coéquipier en première ligne en passant la ligne de chronométrage à quelques secondes du feu rouge. Derrière les Mercedes, Lewis Hamilton, à 351 millièmes de seconde du meilleur temps, se montre plus rapide que son coéquipier Charles Leclerc qui l'accompagne en deuxième ligne. Suivent les McLaren d'Oscar Piastri, cinquième, devant Lando Norris. Septième temps au volant de son Alpine A526, Pierre Gasly se qualifie devant les deux Red Bull, avec Max Verstappen derrière lui sur la quatrième ligne, tandis qu'Isack Hadjar précède Oliver Bearman sur la cinquième ligne.
Kimi Antonelli remporte sa première victoire au terme des 56 tours de course, comblant pour l'Italie un trou de vingt ans, et devient le deuxième plus jeune pilote à s'imposer en Formule 1 derrière Max Verstappen. Auteur du meilleur tour en course, il réalise aussi son premier Hat trick. En tête dès l'entame du deuxième tour, le natif de Bologne est suivi par son coéquipier George Russell, avec à la clé un deuxième doublé consécutif pour la W17, le soixante-deuxième de l'écurie Mercedes. Derrière les Flèches d'Argent, Lewis Hamilton obtient le 203e podium de sa carrière, son premier pour son 26e départ avec Ferrari.
La troisième ligne de la grille est vide au lancement du tour de formation, les McLaren étant affectées par des problèmes électriques. Quand les feux s'éteignent, l'avantage pris par Ferrari dans les procédures de départ se vérifie à nouveau : Hamilton bondit en tête et Charles Leclerc s'intercale devant Russell. Antonelli dépasse toutefois rapidement Hamilton et reprend la première place, qu'il conserve jusqu'à l'arrivée. Russell se défait, en trois tours, des Ferrari pour rouler derrière son coéquipier. Au dixième tour, Lance Stroll tombe en panne dans l'« escargot », après la ligne droite des stands, provoquant la sortie de la voiture de sécurité. Si les leaders se ruent dans les stands, Franco Colapinto et Esteban Ocon, notamment, restent sur la piste ; à la relance, alors que Russell patine et se retrouve cinquième, ils occupent les deuxième et troisième places.
Alors qu'Antonelli creuse progressivement l'écart en tête, des batailles ont lieu à tous les étages. Tout d'abord entre entre Hamilton et Leclerc, dans une lutte spectaculaire à laquelle se mêle Russell qui les dépasse et les laisse, à partir du vingt-neuvième tour, s'expliquer pour la troisième place. Les prises de trajectoires au cordeau, les défenses musclées, les ré-accélérations boostées par la puissance électrique, tout y passe et Leclerc exprime à la radio à quel point il s'amuse lors de cette séquence d'échanges constants de positions entre coéquipiers. Au quarantième tour, Hamilton prend définitivement le meilleur sur Leclerc et file vers son premier podium avec Ferrari. Derrière eux, une lutte aussi intense oppose Colapinto, Ocon, Oliver Bearman Liam Lawson, Arvid Lindblad, Pierre Gasly et Max Verstappen ; les voitures arrivent à quatre de front au premier freinage et les dépassements se multiplient. Alors que Verstappen abandonne au quarante-cinquième tour, Bearman emmène sa Haas à la cinquième place, devant Gasly et Lawson. Isack Hadjar, revenu du dernier rang après un tête-à-queue en début de course et un passage précoce au stand, se classe huitième. À un tour du vainqueur, Carlos Sainz offre ses premiers points de la saison à Williams tandis que Colapinto, percuté par Ocon lors d'une tentative de dépassement trop osée, sauve le point de la dixième place.
Les pilotes Mercedes et Ferrari mènent la danse en ce début de championnat, Russell (51 points) conserve la tête, quatre points devant Antonelli (47 points), alors que Leclerc troisième (34 points) n'en a qu'un d'avance sur Hamilton (33 points). Bearman, toujours bien placé, se positionne au cinquième rang (17 points), suivi par Norris (15 poins), Gasly (9 points), Verstappen et Lawson (8 points), Lindbald et Hadjar, dixièmes avec 4 points. Chez les constructeurs, le deuxième doublé de Mercedes en fait un solide leader (98 points), devant Ferrari (67 points). Ces deux écuries ayant pris l'essentiel des gros points, les autres sont plus loin, McLaren (18 points), talonnée par Haaas (17 points), puis Red Bull à égalité avec sa « petite soeur » Racing Bulls (12 points), suivis par Alpine (10 points), Williams et Audi (2 points). Aston Martin et Cadillac n'ont pas encore marqué.
Grand Prix du Japon
Kimi Antonelli devient le plus jeune pilote à réaliser deux pole positions consécutives ; il prend le meilleur temps dès sa première tentative en Q3, devançant son coéquipier George Russell de trois dixièmes de secondes. En 1 min 28 s 778, il est le seul pilote en dessous des 1 min 29, mais à deux secondes du temps réalisé en 2025 par Max Verstappen, cette année sorti en Q2. Oscar Piastri, auteur du troisième temps, part sur la deuxième ligne, accompagné de Charles Leclerc qui concède 627 millièmes de seconde au poleman. Derrière eux, la seconde McLaren devance l'autre Ferrari : Lando Norris suivi de Lewis Hamilton. Les Français Pierre Gasly, septième, et Isack Hadjar, huitième, voisinent sur la quatrième ligne. En cinquième ligne, Gabriel Bortoleto hisse son Audi au neuvième rang devant la Racing Bulls du rookie Arvid Lindblad.
Avec un petit coup de pouce de la chance, la possibilité de faire un arrêt gratuit sous voiture de sécurité quand ceux qui auraient pu lui contester les places d'honneur ont stoppé avant lui dans des conditions normales de course, Kimi Antonelli remporte son deuxième Grand Prix consécutif et devient le plus jeune pilote prendre la tête du championnat du monde mais aussi le premier Italien à en gagner deux de suite depuis Alberto Ascari en 1953. Propulsé en tête au vingt-deuxième tour dans ces conditions, le teenager italien s'échappe, à coups de records du tour, et s'impose avec plus de treize secondes d'avance sur Oscar Piastri, pour la première fois à l'arrivée cette année, suivi par Charles Leclerc qui défend chèrement sa troisième place en fin de course sous les assauts de George Russell.
Le départ tourne, à nouveau, à la catastrophe pour les Mercedes, particulièrement pour Antonelli qui patine à l'extinction des feux et se fait déborder par tous les cotés : il se retrouve sixième au premier virage alors que Piastri se propulse en tête, devant Leclerc, Russell et Hamilton. Les Flèches d'argent remontent mais, à cause de la nouvelle réglementation, un dépassement à la chicane provoque quasi-systématiquement une réplique du rival qui, grâce au déploiement de puissance, reprend sa place dans la ligne droite des stands. Cette passe d'arme typique a lieu au huitième tour entre Russell et Piastri pour le gain de la première place, puis au quinzième tour entre Leclerc et Antonelli pour le troisième rang. Au vingt-deuxième tour, alors que Leclerc, Norris, Piastri et plus particulièrement Russell (un tour avant) se sont déjà arrêtés pour chausser leurs pneus durs, laissant les commandes à Antonelli, Oliver Bearman, surpris par Franco Colapinto, en train de recharger et qui roule 50 km/h moins vite, perd le contrôle de sa monoplace avant le freinage de Spoon et part violemment taper le mur latéralement ; il sort de sa Haas en boitillant. Profitant de la sortie de la voiture de sécurité, Antonelli, Hamilton et Pierre Gasly gagnent un arrêt gratuit ; plus personne ne revoit le jeune Italien, ainsi propulsé en tête qui s'échappe et laisse ses rivaux s'expliquer pour les accessits.
Alors que Piastri tient sa deuxième place, Hamilton est dépassé par Leclerc au quarante-deuxième tour puis par Russell un tour plus tard. Le Monégasque doit défendre sa troisième place face à la Mercedes, notamment dans le cinquantième tour quand Russell le double à la chicane, avant qu'il ne le repasse par l'extérieur du double droite qui constitue le premier virage. Trois voitures de trois écuries différentes terminent aux trois premières places ; Russell finit quatrième devant Norris qui dépasse Hamilton à quatre tours du terme. Parti septième, Pierre Gasly termine au même rang, en résistant tout du long à Max Verstappen qui parvient enfin à le dépasser à la chicane au quarante-huitième tour avant d'être littéralement avalé par l'Alpine dans la ligne droite. Liam Lawson et Esteban Ocon prennent les points restants.
Si les pilotes Mercedes mènent toujours le championnat, Antonelli (72 points) devance désormais Russell (63 points). Leclerc, troisième avec 49 points, accroît son avance sur son coéquipier Hamilton (41 points). Suivent les pilotes McLaren, Norris (25 points) et Piastri (21 points). Bearman, qui a abandonné, est septième (17 points), suivi par Gasly (15 points), Verstappen (12 points) et Lawson (10 points). Chez les constructeurs, Mercedes (135 points) reste un solide leader devant Ferrari (90 points) ; McLaren (46 points) est troisième, loin devant Haas (18 points), talonnée par Alpine et Red Bull Racing (16 points chacune) et Racing Bulls (14 points). Suivent Audi et Williams (2 points chacune). Aston Martin et Cadillac n'ont pas encore marqué.
Grand Prix de Miami
Parti en tête, Lando Norris remporte le sprint au terme des dix-neuf tours et d'une demi-heure de course, devant les deux pilotes qui ont réussi leur départ, son coéquipier Oscar Piastri et Charles Leclerc qui a, un moment, menacé la deuxième place de l'Australien. Les Mercedes de George Russell et Kimi Antonelli passent la ligne d'arrivée en quatrième et cinquième position, mais le jeune Italien est pénalisé pour avoir trop souvent franchi les limites de la piste ; il recule au sixième rang, ce qui permet à Max Verstappen de se classer cinquième. Lewis Hamilton et Pierre Gasly prennent les derniers points en jeu.
Quelques heures plus tard, Kimi Antonelli égale les performances d'Ayrton Senna (en 1985) et de Michael Schumacher (en 1994) qui, comme lui, ont réalisé à la suite les trois premières pole positions de leurs carrières. L'Italien obtient le meilleur temps dès sa première tentative en Q3, alors que Max Verstappen, avec une RB22 en regain de forme, le rejoint en première ligne en toute fin de séance, battu de 166 millièmes de seconde ; il repousse Charles Leclerc au troisième rang sur la deuxième ligne où il devance Lando Norris. À quatre dixièmes de seconde de son coéquipier, George Russell, cinquième, précède Lewis Hamilton sur la troisième ligne. Oscar Piastri ne fait pas mieux que septième et Franco Colapinto se hisse à ses côtés en quatrième ligne. Si les Français Isack Hadjar et Pierre Gasly sont neuvième et dixième, Hadjar, disqualifié pour une irrégularité technique de sa monoplace, s'élance de puis la voie des stands et laisse à Nico Hülkenberg une place en cinquième ligne.
Kimi Antonelli remporte sa troisième victoire consécutive au terme des cinquante-sept tours d'une course finalement épargnée par la pluie ; il devance les Mclaren de Lando Norris et Oscar Piastri. Dans le dernier tour Leclerc, qui occupe encore la troisième place, part à la faute et se fait déborder de tous cotés dans le dernier virage. Une fois le départ donné avec trois heures d'avance sur l'horaire prévu, Charles Leclerc réussit, à nouveau, le meilleur départ alors que, littéralement, autour de lui Antonelli et Verstappen bloquent leur roues au freinage du premier virage. À peine plus loin, Verstappen perd le contrôle de sa monoplace et effectue un 360° en pleine piste, semant le chaos dans le peloton ; il se relance en neuvième position et entame sa remontée en dépassant Colapinto dès l'entame du deuxième tour. Au quatrième passage, Antonelli dépasse Leclerc qui le redouble dès la ligne droite suivante, tout comme Norris qui s'empare de la deuxième place. Plus loin dans le peloton, Isack Hadjar casse sa suspension avant-gauche contre le mur de trop dans la partie sinueuse de la piste et, dans la courbe suivante, écrase sa RB22 dans les protections. Au même moment à un autre endroit du circuit, Gasly, harponné par Liam Lawson, part en tonneau, son Alpine s'immobilise en suspension sur le flanc. La voiture de sécurité sort pour permettre l'évacuation des deux momoplaces et s'écarte au onzième tour. À la relance, Leclerc ne résiste qu'un tour à Norris qui s'empare des commandes ; Antonelli dépasse à son tour la Ferrari pour chasser derrière le champion du monde en titre.
Après le ballet des arrêts au stand, Verstappen, rentré bien plus tôt que ses rivaux à cause de ses désagréments du départ, occupe brièvement les commandes. Antonelli, qui a réussi l'undercut sur Norris, le dépasse au vingt-neuvième tour et s'envole vers la victoire. S'il est, par moments, menacé par Norris revenu à moins d'une seconde, ce dernier n'est jamais en mesure de l'attaquer. Loin de ce duo, le match pour la troisième place est intense entre Verstappen, Leclerc, Russell et Piastri. Le Monégasque finit par dépasser la Red Bull à dix tours de l'arrivée pour rouler en direction du podium mais Piastri revient, dépasse à son tour Verstappen et talonne Leclerc dans le dernier tour. La « Formule 1 version 2026 » fait que, dans la première ligne droite du circuit, Leclerc referme son aileron arrière pour laisser passer Piastri avec l'idée de conserver le plein d'énergie pour le redoubler à l'aide du bouton overtake qui libère la peine puissance de la monoplace. Il se lance donc à l'assaut mais part en tête-à-queue, abîmant sa machine. Il rallie la ligne d'arrivée en perdition, dépassé par Russell puis par Verstappen à la sortie du dernier virage, terminant sixième puis reculant jusqu'à la huitième place, pénalisé pour avoir franchi plusieurs fois les limites de la piste après son tête-à-queue. Lewis Hamilton, qui s'est bien bagarré avec Verstappen, prend la sixième place devant Franco Colapinto qui obtient son meilleur résultat avec Alpine. Les Williams, dernières voitures dans le même tour que le vainqueur, prennent les points restants, Carlos Sainz neuvième devant Alexander Albon.
Les pilotes Mercedes mènent toujours le championnat, Antonelli (100 points) devance Russell (80 points) de 20 points. Leclerc, toujours troisième avec 59 points, précède désormais Norris et Hamilton (49 points chacun). Suivent Piastri (43 points) et Verstappen (26 points). Bearman (18 points) est huitième, suivi par Gasly (17 points) et Lawson (10 points). Chez les constructeurs, Mercedes (180 points) reste un solide leader devant Ferrari (110 points) ; McLaren (94 points) est troisième, loin devant Red Bull Racing (30 points), Alpine (23 points) qui devance désormais Haas (18 points), et Racing Bulls (14 points). Suivent Williams (5 points) et Audi (2 points). Aston Martin et Cadillac n'ont pas encore marqué de points.
Classements saison 2026
Attribution des points
| Position | 1er | 2e | 3e | 4e | 5e | 6e | 7e | 8e | 9e | 10e |
| Points en Grand Prix | 25 | 18 | 15 | 12 | 10 | 8 | 6 | 4 | 2 | 1 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Points en Sprint | 8 | 7 | 6 | 5 | 4 | 3 | 2 | 1 |
Pilotes
| Pos. | Pilotes | Points | ||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 18 | 25 | +4 | 25 | 25 | +3 | 100 | |||||||||||||||||||||||
| 2 | 25 | 18 | +8 | 12 | 12 | +5 | 80 | |||||||||||||||||||||||
| 3 | 15 | 12 | +7 | 15 | 4 | +6 | 59 | |||||||||||||||||||||||
| 4 | 12 | 15 | +6 | 8 | 8 | +2 | 51 | |||||||||||||||||||||||
| 5 | 10 | Np. | +5 | 10 | 18 | +8 | 51 | |||||||||||||||||||||||
| 6 | Np. | Np. | +3 | 18 | 15 | +7 | 43 | |||||||||||||||||||||||
| 7 | 8 | Abd. | +0 | 4 | 10 | +4 | 26 | |||||||||||||||||||||||
| 8 | 6 | 10 | +1 | Abd. | 0 | +0 | 17 | |||||||||||||||||||||||
| 9 | 1 | 8 | +0 | 6 | Abd. | +1 | 16 | |||||||||||||||||||||||
| 10 | 0 | 6 | +2 | 2 | Abd. | +0 | 10 | |||||||||||||||||||||||
| 11 | 0 | 1 | +0 | 0 | 6 | +0 | 7 | |||||||||||||||||||||||
| 12 | 4 | 0 | +Abd. | 0 | 0 | +Np. | 4 | |||||||||||||||||||||||
| 13 | Abd. | 4 | +0 | 0 | Abd. | +0 | 4 | |||||||||||||||||||||||
| 14 | 0 | 2 | +0 | 0 | 2 | +0 | 4 | |||||||||||||||||||||||
| 15 | 2 | Np. | +0 | 0 | 0 | +Dsq. | 2 | |||||||||||||||||||||||
| 16 | 0 | 0 | +0 | 1 | 0 | +0 | 1 | |||||||||||||||||||||||
| 17 | 0 | Np. | +0 | 0 | 1 | +0 | 1 | |||||||||||||||||||||||
| 18 | Np. | 0 | +Abd. | 0 | Abd. | +Np. | 0 | |||||||||||||||||||||||
| 19 | Abd. | 0 | +Abd. | 0 | 0 | +0 | 0 | |||||||||||||||||||||||
| 20 | 0 | 0 | +0 | 0 | 0 | +0 | 0 | |||||||||||||||||||||||
| 21 | Abd. | Abd. | +0 | 0 | 0 | +0 | 0 | |||||||||||||||||||||||
| 22 | Nc. | Abd. | +0 | Abd. | 0 | +0 | 0 | |||||||||||||||||||||||
|
Constructeurs
| Pos. | Constructeurs | Pilotes | Points | ||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 25 | 18 | +8 | 12 | 12 | +5 | 180 | ||||||||||||||||||||||||
| 18 | 25 | +4 | 25 | 25 | +3 | ||||||||||||||||||||||||||
| 2 | 15 | 12 | +7 | 15 | 4 | +6 | 110 | ||||||||||||||||||||||||
| 12 | 15 | +6 | 8 | 8 | +2 | ||||||||||||||||||||||||||
| 3 | 10 | Np. | +5 | 10 | 18 | +8 | 94 | ||||||||||||||||||||||||
| Np. | Np. | +3 | 18 | 15 | +7 | ||||||||||||||||||||||||||
| 4 | 8 | Abd. | +0 | 4 | 10 | +4 | 30 | ||||||||||||||||||||||||
| Abd. | 4 | +0 | 0 | Abd. | +0 | ||||||||||||||||||||||||||
| 5 | 1 | 8 | +0 | 6 | Abd. | +1 | 23 | ||||||||||||||||||||||||
| 0 | 1 | +0 | 0 | 6 | +0 | ||||||||||||||||||||||||||
| 6 | 6 | 10 | +1 | Abd. | 0 | +0 | 18 | ||||||||||||||||||||||||
| 0 | 0 | +0 | 1 | 0 | +0 | ||||||||||||||||||||||||||
| 7 | 0 | 6 | +2 | 2 | Abd. | +0 | 14 | ||||||||||||||||||||||||
| 4 | 0 | +Abd. | 0 | 0 | +Np. | ||||||||||||||||||||||||||
| 8 | 0 | Np. | +0 | 0 | 1 | +0 | 5 | ||||||||||||||||||||||||
| 0 | 2 | +0 | 0 | 2 | +0 | ||||||||||||||||||||||||||
| 9 | Np. | 0 | +Abd. | 0 | Abd. | +Np. | 2 | ||||||||||||||||||||||||
| 2 | Np. | +0 | 0 | 0 | +Dsq. | ||||||||||||||||||||||||||
| 10 | 0 | 0 | +0 | 0 | 0 | +0 | 0 | ||||||||||||||||||||||||
| Abd. | 0 | +Abd. | 0 | 0 | +0 | ||||||||||||||||||||||||||
| 11 | Abd. | Abd. | +0 | 0 | 0 | +0 | 0 | ||||||||||||||||||||||||
| Nc. | Abd. | +0 | Abd. | 0 | +0 | ||||||||||||||||||||||||||
|
Notes et références
Notes
Références
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- ↑ « 2026 : Classement du championnat du monde - Constructeurs », sur statsf1.com.
Liens externes
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