Charles-François Dupuis

Charles-François Dupuis
Illustration.
Fonctions
Président du Corps législatif
–
(15 jours)
Gouvernement Consulat
Prédécesseur Lefebvre-Cayet
Successeur Barailon
Député
–
(3 ans, 3 mois et 7 jours)
Circonscription Seine-et-Oise
Législature Corps législatif
–
(4 ans, 8 mois et 4 jours)
Réélection 14 octobre 1795
Circonscription Seine-et-Oise
Législature Convention nationale
Conseil des Cinq-Cents
Groupe politique Marais
Membre de l'Institut national
Classe d'histoire et de littérature ancienne
–
(13 ans, 10 mois et 9 jours)
Membre de l'Académie royale des inscriptions et belles-lettres
–
(4 ans, 7 mois et 23 jours)
Biographie
Nom de naissance Charles-François Dupuis
Date de naissance
Lieu de naissance Trie-Château (Vexin)
Date de décès (à 66 ans)
Lieu de décès Échevannes (Côte-d'Or)
Sépulture Is-sur-Tille
Diplômé de Collège d'Harcourt
Université de Paris
Distinctions Concours général

Charles-François Dupuis, né le à Trie-Château et mort le à Échevannes, est un historien des religions et homme politique français.

Professeur d'éloquence latine au Collège de France, il est principalement connu pour son ouvrage Origine de tous les cultes, publié en 1795.

Élu député à la Convention nationale, il participa à la création du calendrier républicain. Il siégea ensuite au Conseil des Cinq-Cents sous le Directoire, puis au Corps législatif sous le Consulat.

Ancien Régime

Premières années

Charles-François Dupuis, né le à Trie-Château, à côté de Gisors, était le fils de Charles-Antoine Dupuis (1720-1760). Son grand-père, Antoine Dupuis (décédé en 1732), était maître d'école à Parnes, paroisse dépendant de l'archidiocèse de Rouen[note 1]. Son père, instituteur à Trie-Château, épousa Clotilde Chouquet le . Ils eurent trois enfants : Charles-François, Marie-Madeleine (née en 1744) et Jean-Antoine (né en 1757). En 1753, la famille s'installa à La Roche-Guyon, où ses parents ouvrirent une pension pour garçons[1].

Le jeune Dupuis se passionna pour l'arpentage et la géométrie. Vers 1755, alors qu'il s'exerçait sur les bords de la Seine avec un graphomètre, cherchant à calculer la hauteur du donjon de La Roche-Guyon avec les lois de la trigonométrie, le duc Alexandre de La Rochefoucauld – seigneur dudit lieu – vint à sa rencontre. Il proposa au maître d'école d’envoyer son fils au prestigieux collège d'Harcourt, rue de la Harpe à Paris[2].

À l'automne 1759, après un passage par le collège Saint-Lazare de Vernon, Charles-François Dupuis fit son entrée à Harcourt en classe de troisième, à l'âge de dix-huit ans (avec trois années de retard).

Sélectionné pour participer au concours général, il remporta le premier prix en latin et le second prix en grec, qui lui furent remis le lors d'une cérémonie au couvent des Mathurins. Trois jours plus tard, alors qu'il était en route pour passer les vacances auprès de sa famille, son père se noya dans la Seine (il tomba du bac traversant le fleuve entre La Roche-Guyon et Moisson).

Le duc de La Rochefoucauld accorda au jeune Dupuis une seconde bourse, qui lui permit de persévérer dans ses études tout en subvenant aux besoins de sa famille. Thomas-Gilles Asselin, le proviseur du collège d'Harcourt, le dispensa des frais de pension[note 2].

Entre 1760 et 1763, il se vit attribuer dix-huit récompenses au concours général (cinq premiers prix, six seconds prix et six accessits, ainsi qu'un prix d'honneur au terme de sa seconde année de rhétorique).

Il entama ensuite son quinquennium à l'université de Paris : deux années de philosophie puis trois de théologie. À vingt-cinq ans, il passa le concours de l'agrégation nouvellement créé.

Professeur à l'université de Paris

Agrégé de belles-lettres en 1767, Charles-François Dupuis fut nommé professeur de rhétorique au collège de Lisieux, rue Jean-de-Beauvais, où il enseigna pendant vingt ans[note 3].

Il abandonna ses études de théologie, suivit une formation accélérée à la faculté de droit de Paris et prêta serment à l'été 1770 comme avocat en parlement[note 4]. À cette époque, il suivit au Collège royal les cours d'éloquence latine de Charles Le Beau, et ceux de l'astronome Jérôme Lalande.

Il renonça définitivement au costume ecclésiastique — il était acolyte des ordres mineurs — pour se marier, en 1772, avec Marie-Marguerite Bourbon (1751-1816). Quatre enfants naquirent de leur union ; tous moururent en bas âge[3].

En 1775, il prononça un discours lors de la remise des prix du concours général en présence du Parlement de Paris, récemment reconstitué par Louis XVI. Parmi les lauréats figuraient Maximilien de Robespierre et Camille Desmoulins.

Six ans plus tard, il fut choisi par le recteur de l'université de Paris pour composer l'éloge funèbre de l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche[4], mère de la reine Marie-Antoinette.

Télégraphiste

Au printemps 1778, Charles-François Dupuis mit au point un télégraphe optique avec l'aide du géographe Jean-Baptiste Fortin. S'inspirant de l'expérience de Guillaume Amontons, ils établirent un code à partir d'un système d'ouverture et de fermeture des volets de l'appartement de Dupuis, situé sur les hauteurs de Belleville[note 5] et observé depuis Bagneux (avec l'aide d'une lunette astronomique) par Fortin, qui décryptait les signaux lumineux[note 6].

Ils communiquèrent leurs travaux au secrétariat d'État de la Guerre, afin qu'ils fussent transmis aux révolutionnaires américains soutenus par la France[note 7], mais leur tentative resta lettre morte. Dupuis et Fortin furent des précurseurs du sémaphore, inventé par Claude Chappe pendant la Révolution.

Historien des religions

À partir de 1777, Charles-François Dupuis commença l'élaboration du système herméneutique qui fit sa renommée. Selon lui, les récits mythologiques étaient, à l'origine, des expressions allégoriques du mouvement de la sphère céleste et de l'alternance des saisons, les divinités antiques symbolisant des astres et des constellations. Il publia trois lettres sur le sujet dans le Journal des savants entre 1779 et 1780[5],[6],[7],[8].

Son Mémoire sur l'origine des constellations et sur l'explication de la fable par l'astronomie fut inséré par Jérôme Lalande dans le quatrième volume de son Traité d'astronomie[9] (1781).

Une controverse opposa Dupuis (soutenu par Lalande) à Jean Sylvain Bailly, lequel critiquait son allégorisme radical[10], et à Guillaume Le Gentil, qui lui reprochait d'aller à l'encontre de la chronologie biblique. En effet, Dupuis faisait remonter l'invention du zodiaque, d'origine égyptienne selon lui, à l'époque où l'équinoxe du printemps traversait la constellation de la Balance, quelque quatorze millénaires avant l'ère chrétienne. Cette conclusion implicite, déduite du rythme de la précession des équinoxes, outrepassait largement la date communément admise de la création du monde[note 8],[note 9]. De surcroît, il remettait en cause l'existence historique de la Vierge Marie, qu'il comparait à Isis. Selon lui, la mère du Christ symbolisait la constellation Virgo[11].

Sa réputation d'incroyant nuisit à ses ambitions : il présenta plusieurs fois sa candidature à l'Académie des inscriptions et belles-lettres et, malgré l'appui de la duchesse d'Enville et de son fils, le duc de La Rochefoucauld (président de l'académie royale des sciences), ainsi que de l'abbé Leblond et de l'abbé Barthélémy, il en fut écarté du fait des soupçons religieux de certains membres de cette société savante[12]. Il fut toutefois admis à l'Académie royale de Rouen en décembre 1785[13].

Invitation en Prusse

À cette époque, le roi Frédéric II de Prusse cherchait un successeur à Dieudonné Thiébault comme professeur de grammaire à l'Académie militaire de Berlin. Nicolas de Condorcet suggéra au souverain le nom de Dupuis, qui fut invité à se rendre en Prusse, où la publication de ses travaux eût été financée[14]. Il lui manquait deux ans avant de pouvoir faire valoir ses droits de professeur émérite et recevoir une pension de l'université de Paris. À l'été 1786, le marquis de Miromesnil, garde des sceaux de Louis XVI, lui accorda une exemption d'un an pour obtenir sa pension, mais le projet fut mis en suspens après la mort de Frédéric II.

Le , il fut nommé professeur d'éloquence latine au Collège royal[note 10] par le baron de Breteuil, secrétaire d'État à la Maison du roi. En décembre 1788, il fut finalement admis dans les rangs de l'Académie royale des inscriptions et belles-lettres.

Néanmoins, au début de la Révolution, Dupuis reprit ses démarches pour tenter de s'expatrier à Berlin, sans que ses plans n'aboutissent.

Révolution française

Au printemps 1791, il fut choisi par le département de Paris, dirigé par La Rochefoucauld, comme l'un des quatre commissaires à l'instruction publique (avec Quatremère de Quincy, Lacretelle et Gallois[15]), qui signèrent le premier rapport sur la transformation de l'église Sainte-Geneviève en « prytanée sépulcral » (le Panthéon[16]).

Sa mission consistait à épurer les établissements d'enseignement des prêtres réfractaires et des royalistes, pour les remplacer par des hommes favorables à la Révolution.

Domicilié rue de la Harpe, Dupuis était membre de la section du Théâtre-Français (la même que Danton, Desmoulins et Marat).

Au lendemain de la journée du , La Rochefoucauld ordonna vainement l'arrestation de Pétion et Manuel (le maire et le procureur de la Commune de Paris) et fut contraint de démissionner de la présidence du département. À la suite de la journée du , un mandat d'arrestation fut émis contre La Rochefoucauld, qui fit partie des victimes des massacres de Septembre. La mort de son protecteur incita Dupuis à se réfugier près d'Évreux, à Louviers, chez son ami Antoine Letellier.

Convention nationale

Le , il fut élu premier député suppléant de Seine-et-Oise à la Convention nationale[note 11] et désigné en remplacement de Barère de Vieuzac, lequel avait opté pour les Hautes-Pyrénées. Il fut nommé commissaire à la délivrance des assignats (), suppléant au Comité des décrets (), puis membre du Comité d'instruction publique () et du Comité des finances ().

Le , lors du procès de Louis XVI, les députés durent se prononcer nominalement sur la culpabilité du monarque déchu, accusé de « conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ». Dupuis vota pour[17]. Quand vint la question de la sentence, trois jours plus tard, il déclara : « Je ne concourrai pas de mon vœu à priver le peuple d'un otage important qu'il aura le droit de vous demander un jour. Je vote pour la détention. » Après la condamnation à mort, il vota l'amendement visant à surseoir à l'exécution. « Je souhaite que l'opinion de la majorité fasse le bonheur de mes concitoyens, et elle le fera si elle peut soutenir le sévère examen de l'Europe et de la postérité qui jugeront le roi et ses juges. » Le sursis fut rejeté et Louis XVI fut guillotiné le .

Le citoyen Dupuis prit part aux travaux du Comité d'instruction publique relatifs à l'établissement du calendrier républicain, aux côtés de Lagrange, Monge, Pingré, Lalande, Guyton-Morveau et Ferry. Le , le rapporteur Gilbert Romme présenta devant la Convention nationale le calendrier. Celui-ci, inspiré de l'Égypte antique, comprenait douze mois de trois décades (plus les jours épagomènes) et commençait à l'équinoxe d'automne 1792[18], jour de l'abolition de la royauté et début de « l'ère des Français ». Il entra en vigueur le 6 octobre 1793.

S'il s'opposa à l'arrestation des girondins et vota le pour le maintien de la Commission des Douze, Dupuis fit le choix d'un silence prudent pendant la « Terreur[note 12] ». En novembre 1793, il fut désigné par Chaumette, le procureur de la Commune de Paris, comme conservateur des monuments historiques. Il ne put empêcher l'exécution de son vieil ami Antoine Letellier[note 13], membre influent de la section des Quatre-Nations, condamné à mort le par le Tribunal révolutionnaire pour ses activités girondines.

Après la chute de Robespierre, il s'exprima en faveur de la réintégration des conventionnels emprisonnés. En novembre 1794, « pour l'honneur de l'espèce humaine[19] », il demanda devant la Convention thermidorienne la mise en accusation de Carrier[20], l'ordonnateur des noyades de Nantes, insistant pour qu'on le jugeât non comme un criminel de droit commun mais comme contre-révolutionnaire, afin qu'il fût traduit devant le Tribunal révolutionnaire[note 14]. Carrier fut guillotiné le .

Le (jour de l'adoption du système métrique), il présenta une motion dans laquelle il préconisait l'abandon progressif des assignats, la publicité des finances publiques pour rétablir la confiance économique, l'exclusion des dilapidateurs des administrations, la réouverture des bourses et l'application de la Constitution de l'an I comme garantie de la pérennité de la République et de la stabilité sociale[21].

Choisi par le Comité d'instruction publique, il partit ensuite en mission pendant deux mois pour veiller à l'établissement des écoles centrales et primaires. Il passa par Troyes, Chaumont, Dijon, Besançon, Lons-le-Saunier, Porrentruy, Lyon, Chambéry, Grenoble, Gap et Toulon, avant d'être rappelé à Paris en août pour voter la Constitution de l'an III[22].

Origine de tous les cultes

Directoire

Il fit partie des 48 savants choisis par le Directoire pour composer le premier noyau de l'Institut national des sciences et des arts. Ces 48 membres en désignèrent 96 autres, portant les effectifs à 144. Dupuis intégra la classe de littérature et beaux-arts (section des antiquités et monuments).

En novembre 1795, il prononça un discours devant le Conseil des Cinq-Cents. Pour maintenir l'effort de guerre face à la coalition, il recommandait d'améliorer la solde des soldats et la prise en charge des anciens combattants, tout en se montrant intraitable envers les déserteurs[note 15]. En mars 1796, refusant qu'on laissât la propagande royaliste se répandre dans le pays, il soutint la proposition de Louvet visant à limiter la liberté de la presse. Il se montrait favorable à l'instauration d'une dictature militaire pour défendre la République en temps de guerre : « Ainsi les Romains, qui dans les temps ordinaires avaient leurs consuls, dont l'autorité était très limitée, furent obligés souvent dans les temps orageux de recourir à l'autorité d'un seul, dont le pouvoir était sans responsabilité, et presque illimité[23]. »

Son mandat s'acheva au printemps 1797, avec le premier renouvellement des représentants et la victoire écrasante des monarchistes, qui profitèrent du mode de scrutin censitaire et des divisions républicaines. Dupuis perdit largement[note 16] les élections en Seine-et-Oise face à l'helléniste Jean-François Vauvilliers, son ancien collègue au Collège royal.

Après le coup d'État du 18 fructidor () contre les monarchistes, il fut élu en avril au Conseil des Cinq-Cents par une assemblée scissionnaire réunie aux Écuries de la Reine à Versailles. Le résultat fut cependant invalidé par la loi du 22 floréal an VI ().

Sollicité par Monge pour participer à la Commission des sciences et des arts accompagnant le général Bonaparte dans sa campagne d'Égypte, Dupuis déclina l'offre. Il intégra, en tant que membre de l'Institut national, la commission chargée de valider les procès-verbaux de l'Institut d'Égypte.

Il fut inscrit à quatre reprises dans la liste des candidats au poste de directeur que le Conseil des Cinq-Cents soumettait au Conseil des Anciens (le , puis les 17, 18 et ). Soutenu par certains députés républicains pour ses positions anticléricales, il n'obtint jamais plus de deux voix à la chambre haute (sur quelque deux cents votants).

Consulat et Empire

Après le coup d'État du 18 Brumaire (), Dupuis redevint parlementaire : il fut désigné par le Sénat conservateur, le , comme député de Seine-et-Oise au sein du Corps législatif.

En janvier 1800, le Tribunat et le Corps législatif le choisirent comme candidat au Sénat conservateur, mais Napoléon Bonaparte refusa de l'y nommer, lui préférant François Denis Tronchet[24].

Le , peu après le Concordat signé avec le Saint-Siège, Dupuis, figure de l'anticléricalisme, fut élu président du Corps législatif. Dans son discours d'investiture, il se montra néanmoins très révérencieux envers le Premier Consul, remerciant le « héros pacificateur […] d'avoir enfin conduit heureusement au port le vaisseau sacré de la République. »

Le , Bonaparte procéda à une épuration politique en écartant les membres les plus hostiles du Tribunat. Le Corps législatif ne fut pas épargné : les députés jugés trop indépendants et critiques ne furent pas reconduits lors des renouvellements partiels annuels. Dupuis se retira de la vie politique au terme de son mandat, en avril 1803.

Dernières années

À l'Institut national, la classe d'histoire et de littérature proposa comme sujet pour son prix de l'an XI : « Quelle influence la réformation de Luther a-t-elle exercée sur la situation politique des états de l'Europe, et sur les progrès des lumières ? » Dupuis prit la défense de Charles de Villers, auteur d'un essai laudateur sur Luther, face au catholique Pierre-Joseph de Maleville. Le prix fut remis à Villers le , ce que déplorèrent les conseillers de Pie VII dans un document remis au pape à l'occasion de sa venue à Paris pour le sacre de Napoléon Ier[25].

Les notes personnelles de Dupuis témoignent de son indignation devant la condamnation du général Moreau et de sa détestation de l'empereur (« l'infecte usurpateur qu'on nomme majesté […], honte de la France, fléau de l'Europe[26]. »).

Il y critiquait aussi son ami Lalande, qui s'était entretenu avec Pie VII (« L'Abbé la Lande a baisé la Chaussure du pape parce qu'il aimerait avoir un ministère »). L'astronome, défenseur de la première heure de ses thèses religieuses, avait pris ses distances avec lui. Il avait demandé à Napoléon d'abandonner le calendrier révolutionnaire, qui avait été selon lui conçu pour faire plaisir à Dupuis.

Au printemps 1805 parut une Dissertation sur le Phénix[27]. Interprétant un passage de Tacite[28], il pensait que la renaissance de cet oiseau mythique symbolisait le parachèvement du cycle sothiaque.

En 1806, il publia dans La revue philosophique un mémoire sur le zodiaque de Dendérah[29],[30], découvert pendant la campagne d'Égypte par le général Desaix. Analysant le dessin réalisé par Vivant Denon, Dupuis s'opposait à la lecture qu'en faisait Visconti[note 17] et prétendait que les points équinoxiaux et solsticiaux inscrits sur le bas-relief renvoyaient à une époque antédiluvienne. Gian Domenico Testa s'opposa à cette interprétation qui remettait en cause la chronologie biblique[31]. À partir des travaux de Champollion sur le sujet, un consensus s'imposa pour dater le zodiaque de Dendérah au Ier siècle avant notre ère.

Toujours en 1806, il publia un Mémoire explicatif du Zodiaque chronologique et mythologique[note 18],[32]. Il y faisait référence à un futur ouvrage comparatif sur les cosmogonies, qui ne vit jamais le jour[note 19].

Charles-François Dupuis mourut subitement d'une fièvre purulente le , âgé de 66 ans, au château du Fossé à côté d'Is-sur-Tille (Côte-d'Or), un bien national qu'il avait acheté en 1796[33],[34].

Pierre-Antoine Guéroult lui succéda comme professeur d'éloquence latine au Collège de France.

Son éloge funèbre à l'Institut fut prononcé le par son ami Bon-Joseph Dacier, secrétaire perpétuel de l'Académie des inscriptions et belles-lettres.

Un portrait – aujourd'hui perdu – fut peint de son vivant, en 1808, par Adélaïde Binart[35].

Franc-maçonnerie

Dupuis ne fut jamais, semble-t-il, membre d'une loge maçonnique. Dans son traité sur les cultes à mystères antiques, il écrivait : « Nos sociétés de francs-maçons (et les initiations n'étaient qu'une véritable franc-maçonnerie) n'attirent parmi elles de nouveaux frères, que par le secret prétendu de la franc-maçonnerie, que chacun veut connaître. C'est la curiosité qui nous y conduit ; le serment et une petite vanité nous y lient. Nous sommes bien aises de laisser les autres dans la même ignorance où nous étions nous-mêmes, et dont la curiosité peut les tirer, quand il leur plaira de se faire recevoir[36]. »

Son ami Lalande, qui l'encouragea à publier ses thèses à la fin des années 1770, était le fondateur de la célèbre loge des Neuf Sœurs (où Voltaire fut initié à la fin de sa vie).

L'abbé Lefranc et l'abbé Barruel, pionniers des théories du complot maçonnique dans la Révolution française, citèrent Dupuis, aux côtés de Lalande ou Volney[37],[38], parmi les conspirateurs responsables de « la chute de l'Autel et du Trône ».

L'abbé Grégoire prétendit après la mort de Dupuis – ils s'étaient fréquentés pendant la Révolution et sous le Consulat[note 20],[39] –, que l'auteur de l'Origine de tous les Cultes était un membre de l'ordre du Temple, précisant même qu'il y aurait été reçu en 1782[40]. Grégoire croyait en l'authenticité de la « charte de Larmenius » (aujourd'hui reconnue comme un faux confectionné par deux médecins francs-maçons, Ledru et Fabré-Palaprat) et donc à une subsistance souterraine et ininterrompue des Templiers depuis leur dissolution au début du XIVe siècle[note 21]. Aucun document ne corrobore une appartenance de Dupuis à une quelconque société secrète.

Son interprétation astronomique des religions inspira plusieurs auteurs francs-maçons, parmi lesquels Alexandre Lenoir[41] (néo-templier avéré, lui aussi cité par l'abbé Grégoire) et Jean-Marie Ragon, puis, sous la IIIe République, Edgar Monteil ou Eugène Le Roy[42].

Hommages

Une rue Dupuis fut percée en 1809 à Paris, dans le quartier du Temple[43] (actuel 3e arrondissement). Elle a été rebaptisée rue Charles-François-Dupuis en 2003.

Plaque commémorative sur la façade de l'ancien auditoire de justice à Trie-Château.

En 1903, à l'initiative des sections locales de la Ligue des droits de l'homme et de l'Association nationale des libres-penseurs (dont était membre Jean-Baptiste Bouhey-Allex, le député socialiste de la Côte-d'Or), un obélisque fut érigé sur la sépulture de Dupuis, dans le cimetière d'Échevannes[44].

L'année suivante, le conseil municipal de Dijon, dirigé par Henri Barabant, décida de « laïciser » les voies publiques. La Petite place Saint-Bernard devint la place Dupuis.

Décoration

Il fit partie des membres de l'Institut écartés de la première promotion de la Légion d'honneur en 1804[46].

Publications

  • Mémoire sur l'origine des constellations, et sur l'explication de la fable, par le moyen de l'astronomie, Paris, , 228 p. (lire en ligne)
  • Origine de tous les cultes, ou religion universelle, en trois volumes de textes et un volume de planches in-4, ou douze volumes in-8 abondamment illustrés (1795). Réédité en 1822 et en 1835-1836 [lire en ligne]
  • Mémoire sur les Pélasges, (1797) lire en ligne sur Gallica
  • Second Mémoire sur les Pélasges, De l'Origine des Pélasges, (1798) lire en ligne sur Gallica
  • Abrégé de l’origine de tous les cultes (Wikisource) (1798)
  • « Sur le zodiaque de Tentyra » dans la Revue philosophique () lire en ligne sur Gallica
  • Mémoire explicatif du zodiaque chronologique et mythologique, un volume in-4 (1806) lire en ligne sur Gallica

Pour approfondir

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • [Pauvros 2013] Céline Pauvros, La raison et la nation : Charles-François Dupuis (1742-1809), historien des religions et républicain : itinéraire sociale, politique et intellectuel d'un pholosophe à la fin des Lumières, . Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
    Thèse en histoire sous la direction de Philippe Boutry (EHESS, 2013).

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. ↑ Antoine Dupuis fut enterré dans l'église Saint-Josse de Parnes. Son fils aîné, Pierre-Antoine (décédé en 1742), lui succéda dans la paroisse.
  2. ↑ Il suivit les cours de Jean-Baptiste Gardin-Dumesnil. À Harcourt, il côtoya notamment Bon-Joseph Dacier et les frères Pierre-Claude-Bernard Guéroult et Pierre-Antoine Guéroult (ce dernier lui succéda à la chaire d'éloquence latine au Collège de France).
  3. ↑ Parmi ses élèves, on peut citer Louis François Cauchy, Jean-François Collin d'Harleville, Nicolas François Mollien, Pierre-Étienne de Bonnevie, Jean-Louis Laya ou Gabriel-Marie Legouvé.
  4. ↑ Les avocats en parlement, à la différence des avocats du parlement, n'avaient pas l'obligation professionnelle de plaider ni d'être inscrit au barreau.
  5. ↑ Domaine possédé par un protecteur de Dupuis, Étienne Le Pelletier de Saint-Fargeau (1736-1778), président à mortier du Parlement de Paris.
  6. ↑ C'est la version donnée par Jacques-Antoine Dulaure.
  7. ↑ Le duc Louis Alexandre de La Rochefoucauld, bienfaiteur de Dupuis, fut l'ami et le traducteur de Benjamin Franklin. Il publia en 1783 les Constitutions des Treize États-Unis de l'Amérique.
  8. ↑ Pour échapper à la censure et ne pas contredire le dogme, Dupuis reprit la théorie de Thomas Burnet : l'équinoxe du printemps se trouvait dans la Balance au moment du déluge, mais le poids des eaux aurait provoqué un changement accéléré de l'axe de la Terre.
  9. ↑ Le Gentil croyait en une origine antédiluvienne de l'astronomie indienne (qu'il jugeait antérieure à l'égyptienne), tout en respectant les bornes de la chronologie biblique. Dupuis défendait l'idée que les yugas (les quatre âges du monde dans la cosmogonie hindoue, totalisant 4,32 millions d'années) symbolisaient le cycle annuel du soleil. Bailly s'efforçait quant à lui de rendre ces périodes historiques compatibles avec la chronologie biblique.
  10. ↑ En remplacement de François Béjot (1718-1787), lui même successeur de l'abbé de La Bléterie. Durant les premières années, les cours de Dupuis furent consacrés à Cicéron et Quintilien.
  11. ↑ Par 359 voix sur 682 votants.
  12. ↑ Nicolas Ruault, dans sa notice biographique sur Dupuis, écrit : « Il parla peu dans cette terrible assemblée ; il fut du petit nombre des membres qui n'y manifestèrent que des sentiments doux et humains ; c'était un agneau au milieu de lions et de tigres, qui ne pouvait se sauver de leurs fureurs qu'en gardant un silence prudent. Il y fut presque inaperçu. Il était pourtant républicain d'inclinaison ; nous l'avons connu assez intimement pour avoir su de lui-même tous ses sentimens politiques, dans ce temps si orageux et si funeste. il voulait la République, mais non pas de la fonder, de la cimenter avec les ossements et le sang de ses concitoyens. »
  13. ↑ Dupuis rendit hommage à cet « ami de trente-six ans » dans l'Origine de tous les Cultes. Ils s'étaient rencontrés au collège d'Harcourt.
  14. ↑ Son objectif était d'aboutir à une condamnation exemplaire, capable de clore symboliquement la période de la Terreur et de restaurer la légitimité des représentants en les exonérant de toute responsabilité collective. Dupuis, dans le contexte de la « Terreur blanche », voulut défendre une ligne médiane entre un retour aux excès du jacobinisme et la menace royaliste.
  15. ↑ « Je voudrais également que tout citoyen de la première réquisition, qui n'aurait pas rejoint ses drapeaux à un terme donné, fût proclamé infâme, son nom attaché sur un poteau de sa commune, et qu'après avoir été mis aux fers dix ans, il fût flétri et banni à perpétuité. Songez que les Germains dont les Francs descendaient, noyaient sous une claie les lâches et les infâmes. Voulez-vous rester libres ? Flétrissez tout homme qui n'est pas déterminé à mourir pour la patrie : autrement vous n'avez de république qu'en duvets, et de liberté qu'en effigie. C'est surtout à votre jeunesse que vous devez donner de grandes leçons. La mort du fils de Pontius fut une grande leçon pour cette jeunesse romaine, qui, accoutumée au luxe des cours, voulait ramener le règne des rois ; votre jeune chouannerie a grand besoin de pareils exemples. Donnez des fers à ceux qui veulent des maîtres, et que ceux qui n'en veulent pas aillent combattre les rois. »
  16. ↑ Son adversaire obtint 205 voix sur 242 votants.
  17. ↑ Qui penchait pour une datation au Ier siècle avant notre ère.
  18. ↑ Ce mémoire se concluait par un tableau synthétique : « Il se trouvera tôt ou tard un homme d'esprit qui fera usage de ce Tableau, et c'est à lui que je le dédie. »
  19. ↑ Nicolas Ruault évoque une autocensure : « L'auteur qui était naturellement timide, craignit de déplaire au gouvernement et aux prêtres en publiant cet ouvrage et de compromettre son repos. Il en avait pourtant supprimé la cosmogonie de Moïse ; ce qui réduisait à 21 les 22 cosmogonies dont il faisait l'histoire. » Après la mort de Dupuis, Volney et Destutt de Tracy achetèrent à sa veuve une partie de ses archives, mais ils renoncèrent à publier le manuscrit, aujourd'hui disparu.
  20. ↑ Pierre René Auguis, dans la notice biographique sur Dupuis (réédition de 1822 de l'Origine de tous les Cultes), rapporte cette anecdote : « Napoléon, apercevant un jour Dupuis au nombre des membres d'une députation de l'Institut, admise auprès de lui, lui dit : N'est-il pas vrai, Monsieur Dupuis, que Jésus Christ n'a jamais existé ? Sire, c'est mon opinion, lui répondit l'auteur de l'Origine des cultes. Un jour qu'il dînait chez le général Bonaparte devenu premier consul de la République, Bonaparte qui s'aperçut qu'il causait amicalement avec l'évêque Grégoire, à coté duquel il se trouvait assis, parut étonné du rapprochement qui pouvait exister entre deux hommes d'une opinion si diamétralement opposée en matière de religion, et demanda à l'évêque de Blois comment il pouvait se faire que les opinions religieuses de Dupuis n'élevassent pas un mur de séparation entre lui et l'auteur de l'Origine des cultes : Cela devrait être, répondit Grégoire, mais Dupuis et moi nous avons une religion commune ; c'est la religion de la République. »
  21. ↑ Le duc Louis Hercule Timoléon de Cossé-Brissac aurait transmis la charte secrète à Ledru. Grégoire cite plusieurs membres prétendument affiliés à l'Ordre depuis le XVIIe siècle : Samuel Bochart, Fénelon, Massillon et l'abbé Barthélemy (protecteur de Dupuis à la Petite Académie), mais aussi Frédéric II de Prusse, Auguste-Frédéric de Sussex et Alexandre de Wurtemberg (pour les aristocrates), Lacépède, Palisot de Beauvois, Jacques-Antoine Dulaure (pour les savants), Pierre Auguste Adet (ambassadeur aux États-Unis), les généraux Isambert et Laroche, ou encore l'amiral britannique William Sidney Smith.

Références

  1. ↑ Pauvros 2013, p. 35-39.
  2. ↑ Pauvros 2013, p. 42.
  3. ↑ Pauvros 2013, p. 61.
  4. ↑ « Laudatio funebris augustissimae Mariae-Theresiae Austriacae, Roman. imperatricis, Bohem. et Hungar. reginae,... habita in exterioribus Sorbonae scholis die Martis duodecimo Junii 1781 a M. Carolo-Francisco Dupuis. »
  5. ↑ « Lettre sur l'origine astronomique de l'Idolâtrie & de la Fable. Par M. Dupuis, Professeur de Rhétorique au Collège de Lizieux. Journal des savans, Juin 1779, p. 420-428. »
  6. ↑ « Seconde Lettre sur l'origine astronomique de l'Idolâtrie & de la Fable. Par M. Dupuis, Professeur de Rhétorique au Collège de Lizieux. Journal des savans, Juin 1779, p. 687-700. »
  7. ↑ « Suite de la seconde Lettre sur l'origine astronomique de l'Idolâtrie & de la Fable. Par M. Dupuis, Professeur de Rhétorique au College de Lizieux, à Paris. Journal des savans, décembre 1779, p. 817-826. »
  8. ↑ « Troisième Lettre sur l'origine astronomique de l'Idolâtrie & de la Fable. Par M. Dupuis, Professeur de Rhétorique en l'Université de Paris, au Collège de Lizieux. Journal des savans, février 1780, p. 85-101. »
  9. ↑ « Mémoire sur l'origine des constellations et sur l'explication de la fable par le moyen de l'astronomie, par M. Dupuis. »
  10. ↑ « Une autre raison m'éloigne encore de ces systêmes qui expliquent tant de choses. Leur généralité m'effraie ; une superstition unique devient une explication universelle. Je ne puis croire que tous les secrets soient enfermés sous une clef. Je ne puis me persuader que toutes les fables aient été jettées dans le même moule & fabriquées sur le même modèle. » (Essai sur les fables et leur histoire, 1799, p.32).
  11. ↑ Pauvros 2013, p. 190.
  12. ↑ Ces échecs le mirent en colère : comme il l'indique au début de l'Origine de tous les Cultes, sans l'intervention de son épouse, il aurait livré aux flammes les manuscrits de son « grand ouvrage ».
  13. ↑ Pauvros 2013, p. 206.
  14. ↑ « Notice biographique de »
  15. ↑ « Rapport fait au Directoire du Département de Paris sur l'édifice dit la Nouvelle Sainte-Geneviève, & sur les mesures propres à le mettre en état de remplir sa destination nouvelle, 1791. »
  16. ↑ Céline Pauvros, La raison et la nation : Charles-François Dupuis (1742-1809), historien des religions et républicain : itinéraire sociale, politique et intellectuel d'un pholosophe à la fin des Lumières, 2013, p.210-213.
  17. ↑ « Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny) »
  18. ↑ « Henri Grégoire, Histoire des sectes religieuses qui, depuis le commencement du siècle dernier jusqu'à l'époque actuelle, sont nées, se sont modifiées, se sont éteintes dans les quatre parties du monde, Volume 1, Paris, Baudouin frères, 1828, p. 126. »
  19. ↑ « Archives Parlementaires de 1787 à 1860 - Première série (1787-1799) Tome CII - Du 1er au 12 frimaire An III (21 novembre au 2 décembre 1794) Paris : CNRS éditions, 2012. p. 106. »
  20. ↑ « Motifs de l'acte d'accusation contre Carrier, par Dupuis, représentant du Peuple, Député par le Département de Seine et Oise. »
  21. ↑ « Motion d'ordre par Dupuis sur le crédit public, 18 germinal an III. »
  22. ↑ Pauvros 2013, p. 288-310.
  23. ↑ « Dupuis, Discours sur la liberté de la presse, Paris, Imprimerie nationale, an IV. »
  24. ↑ Pauvros 2013, p. 425.
  25. ↑ Pauvros 2013, p. 453.
  26. ↑ Pauvros 2013, p. 419.
  27. ↑ « Dissertation sur le phénix, par M. Dupuis »
  28. ↑ Tacite, Annales, (VI, 28).
  29. ↑ « Observations sur le zodiaque de Dendra, par M. Dupuis, membre de la classe d'histoire et de littérature ancienne de l'Institut, 1806 (1re partie) »
  30. ↑ « Observations sur le zodiaque de Dendra, par M. Dupuis, membre de la classe d'histoire et de littérature ancienne de l'Institut, 1806 (2e partie) »
  31. ↑ (en) Jed Z. Buchwald & Diane Greco Josefowicz, The Zodiac of Paris: How an Improbable Controversy over an Ancient Egyptian Artifact Provoked a Modern Debate between Religion and Science, Princeton University Press, 2010.
  32. ↑ « Rétat, Claude. « Le pouvoir des Lumières : le tableau du citoyen Dupuis (1806) ». Écritures du pouvoir et pouvoirs de la littérature, édité par Sylvie Triaire et Alain Vaillant, Presses universitaires de la Méditerranée, 2001. »
  33. ↑ D'après Joël Mangin. Voir « Charles-François Dupuis sort de l'oubli », Le Bien public, no 255, 28 octobre 2009.
  34. ↑ Notice no PA00112441, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. ↑ « Charles Gabet, Dictionnaire des artistes de l'école française au XIXe siècle, Paris, Madame Vergne, 1831, p. 437. »
  36. ↑ « Charles-François Dupuis, Origine de tous les cultes, ou Religion universelle, Tome II, Paris, 1795, p.129. »
  37. ↑ « Jacques-François Lefranc, Conjuration contre la religion catholique et les souverains, dont le projet, conçu en France, doit s'exécuter dans l'univers entier, ouvrage utile à tous les Français, Paris, Lepetit et Chapart, 1792. »
  38. ↑ « Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, Tome II, Hambourg, 1798 »
  39. ↑ « Pierre René Auguis, Notice historique sur Dupuis, 1822, p. 16. »
  40. ↑ « Henri Grégoire, Histoire des sectes religieuses qui, depuis le commencement du siècle dernier jusqu'à l'époque actuelle, sont nées, se sont modifiées, se sont éteintes dans les quatre parties du monde, Volume 2, Paris, Baudouin frères, 1828, p. 422. »
  41. ↑ Claude Rétat, « Lumières et ténèbres du citoyen Dupuis », Chroniques d'histoire maçonnique, Institut d'études et de recherches maçonniques (IDERM), n°50, année 1999, p. 5-68 ; « La machine à poème. Charles-François Dupuis, Alexandre Lenoir », Politica hermetica, n° 15, 2001, p. 24-40.
  42. ↑ Pauvros 2013, p. 473.
  43. ↑ « Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments »
  44. ↑ Pauvros 2013, p. 461.
  45. ↑ « Dossier de Charles-François Dupuis aux archives nationales »
  46. ↑ « Alexandre Mazas, La légion d'honneur, son institution, sa splendeur, ses curiosités, 1854, p.50. »
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