Chassagne-montrachet (AOC)

Chassagne-montrachet
Image illustrative de l’article Chassagne-montrachet (AOC)

Désignation(s) Chassagne-montrachet
Type d'appellation(s) AOC / AOP
Reconnue depuis 1937
Pays Drapeau de la France France
Région parente vignoble de Bourgogne
Sous-région(s) vignoble de la côte de Beaune
Localisation Côte-d'Or et Saône-et-Loire
Climat océanique à tendance continentale
Ensoleillement
(moyenne annuelle)
1 437 heures[1]
Sol argilo-calcaire
Superficie totale 338 hectares, dont 158 ha en premier cru[2]
Superficie plantée 307 ha, dont 145 en 1er cru (en 2023)[3]
Cépages dominants chardonnay B[n 1]
et pinot noir N
Vins produits 74 % blancs et 26 % rouges
Production 18 213 hl, dont 8 172 de 1ers crus (en 2023)[3]
Pieds à l'hectare minimum 9 000 pieds/ha[4]
Rendement moyen à l'hectare 54 hl/ha en rouge et 61 en blanc (en 2023)[3]

Un chassagne-montrachet[n 2] (prononcé : [ʃasaɲ mɔ̃ʁaʃɛ], « chassagne monraché »)[5] est un vin français d'appellation d'origine contrôlée, produit sur une partie de la commune de Chassagne-Montrachet, dans le département de la Côte-d'Or, et une petite partie de Remigny, en Saône-et-Loire.

Le chassagne-montrachet est classé parmi les appellations communales du vignoble de la côte de Beaune, entre les aires de production du puligny-montrachet au nord, du saint-aubin au nord-ouest et du santenay au sud. L'appellation a en son sein 57 premiers crus différents. La notoriété de l'appellation est aidée par les trois autres appellations spécifiques à la commune, classées grands crus : le montrachet, le bâtard-montrachet et le criots-bâtard-montrachet.

Histoire

Début du vignoble

On attribue à la période romaine l'implantation de la viticulture dans l'actuelle Bourgogne ; plusieurs fouilles archéologiques la prouvent pour la fin du Ier siècle, notamment celle à Gevrey-Chambertin en 2008-2009 (au lieu-dit « Au-dessus de Bergis », interprétée comme étant les restes d'une vigne en pergolette sur plaine argileuse)[6]. Ce vignoble de plaine se serait implanté sur le coteau seulement à partir du haut Moyen Âge, avec aménagement progressif d'un parcellaire délimité par des haies, des murs, des murgers et des chemins[7].

À partir du VIIe siècle, l'implantation du christianisme favorise l'extension de la vigne par la création de domaines viticoles par les institutions ecclésiastiques[8]. Ainsi le village de Chassagne est inscrit au cartulaire de 886 de l'abbaye de Saint-Seine sous le nom de Cassaneas ou Cassania, tandis que des moines clunisiens y fondent le prieuré de Morgeot et que l'abbaye bénédictine Saint-Jean-le-Grand d'Autun est propriétaire du Clos Saint-Jean.

Philippe II le Hardi, duc de Bourgogne.

En l'an 1395, Philippe le Hardi décida d'améliorer la qualité des vins et interdit la culture du gamay au profit du pinot noir sur ses terres[9]. Cet ordre, renouvelé plusieurs fois ce qui fait douter de son efficacité, n'empêche pas le gamay et d'autres cépages d'être massivement cultivés, notamment en-dehors des meilleures parcelles du coteau, produisant des vins rouges de consommation courante. À la mort de Charles le Téméraire, Chassagne eut à subir les épreuves de la guerre entre le duché de Bourgogne et le royaume de France : le village est incendié en 1476 par les troupes de Louis XI après que son seigneur eût embrassé la cause de Marie de Bourgogne, l'héritière de Charles le Téméraire.

Période moderne

En 1700, l'intendant Ferrand[n 3] rédigea un Mémoire de la Bourgogne pour l'instruction du dauphin Louis (qui avait le titre de duc de Bourgogne ; c'est le petit-fils de Louis XIV et le père de Louis XV), indiquant que dans le duché les vins les meilleurs provenaient des « vignobles [qui] approchent de Nuits et de Beaune »[10].

En 1728, Claude Arnoux décrit le chassagne comme un vin rouge de primeur, cas de tous les vins de la côte de Beaune d'alors : « Chassagne est un vignoble qui n'est pas fort considérable par son étenduë, mais qui l'est beaucoup par la grande réputation de ses Vins ; ce seroit a mon gré le Vin qui conviendroit le plus a l'Angleterre, parce qu'il soutiendroit mieux les voyages & de terre, & de mer. Il est extrêmement violent, plein de feu, fumeux ; il a ordinairement du verd, qui le rend plus durable que les autres ; mais quand on sçait l'attendre & le tirer en bouteilles dans sa saison, & le boire quand sa verdeur commence a tomber, c'est un des plus grands Vins du monde : & si j'avois une provision a faire pour le Roy, j'irois en Bourgogne luy choisir & trier du Vin de ce climat, je serois sur de sa reüssite : c'est le seul qu"on puisse laisser en bouteilles sans craindre qu'i s'engraisse, qu'il change de couleur, qu'il aigrisse, oû qu'il tourne ; plus il vâ en avant, plus il s'embaûme & se nourit, ne luy prescrivés cependant pas des bornes de plus de trois ans de durée ; il veut être bû sur la fin de sa seconde année, quelquefois il dure quatre ans lorsque la vinée a été meilleure. Il est dans le rang des Vins de primeur quoique sa durée soit plus longue[11]. »

En 1778, Claude Courtépée et Edme Beguillet mentionnent dans leur ouvrage que le village a un « bon vignoble, dont les meilleurs climats sont le clos S. Jean, à l'Abbesse de Saint-Jean-le-Grand ; Maltrois, à M. Beuvrand, Conseiller au Parlement, qui possède en fief le plus beau domaine de Chassagne ; Morgeot, qui paie taille à Chassagne. Le plus fameux est le Mont-Rachet […] »[12].

XIXe siècle

En 1816, André Jullien indique pour les vins rouges : « Chassagne, canton de Nolay, à trois lieues de Beaune, fournit des vins agréables et fins, qui sont plus spiritueux et plus solides que ceux de la côte de Beaune ; mais leur goût étant moins franc, il ne sont pas aussi recherchés. Quelques crus privilégiés produisent des vins peu inférieurs à ceux de première classe : tel sont le Morjot, et particulièrement le clos de ce nom, la Maltroie et le clos Saint-Jean, dont les produits sont bien supérieurs en qualité à ceux de tous les autres crus de ce finage »[13]. En 1831, la commune de Chassagne comprenait un total de 875 hectares de vignes (c'est le plus vaste vignoble du canton) plantées en noiriens (le pinot noir) mais aussi en gamays[14].

Dans les décennies 1830-1840, la pyrale survint et attaqua les feuilles de la vigne. Elle fut suivie vers 1850 d'une maladie cryptogamique, l'oïdium[15], dont le traitement par le soufre est trouvé en 1854. Le millésime 1865 donne des vins aux teneurs naturelles en sucres très élevées et des vendanges assez précoces[16]. En 1855, l'ouvrage de Jean Lavalle, Émile Delarue et Joseph Garnier indique que « si on excepte les climats produisant les vins blancs dits de Montrachet, on ne trouve que quelques ouvrées plantées çà et là en pinot blanc, comme en Ruchotte, par exemple, où M. de Beuvrand en possède quelques ares. Partout ailleurs on cultive le pinot noir dans les bons climats et les variétés de gamets dans les sols ordinaires. Le nombre d'hectares cultivés en pinot peut être évalué à 175 hectares »[17]. Pour les vins blancs, ils mentionnent uniquement le Montrachet, comme « hors-ligne » ; pour les rouges, ils classent « hors ligne » le Clos-Saint-Jean, le Clos-Pitois et la Boudriotte ; comme « première cuvée » la Maltroie, les Brussanes (regroupant le Clos-Pitois, les Grands-Clos, les Petits-Clos et la Vigne-Blanche), les Caillerets et les Changains ; comme « deuxième cuvée » les Macherelles, les Vergers, les Mazures, les Chenevottes, la Goujonne et En Voillenot-Dessous[18]. « Les climats dits Champ-de-Morgeot, Benoîtes, Platière, Carrières, Plante-Longe, etc., donnent de bons passe-tout-grain. Les vignes des autres parties du territoire ne produisent que des vins communs »[19].

Carte du vignoble de Chassagne selon le classement de 1861 : la première classe de vins est en rose, la deuxième classe en jaune, la troisième classe en vert.

En 1861, le Comité d'agriculture de l'arrondissement de Beaune, préparant l'Exposition universelle de 1862, effectue un classement viticole des vins produit le long de la côte d'Or, avec à Meursault un total de 260 hectares de « vignes en vins fins », dont 76 ha en 1re classe (les Chaumées, Clos-Saint-Jean, Chassagne et la Boudriotte en entier ; les Montrachets, les Bâtards Montrachet, la Maltroie, Morgeot et les Brussonnes en partie), 103 ha en 2e classe (les Vergers, les Chenevottes, les Macherelles, Chassagne, les Masures et le Bois-de-Chassagne en entier ; les Bâtards Montrachet, Fontaine-Sol, la Maltroie, Clos-Devant, Morgeot et les Brussonnes en partie) et 80 ha en 3e classe (les Houillères, Plante-Longe, Voillenot-Dessous, les Concis des Champs et la Grande-Montagne en entier ; les Bâtards Montrachet, Fontaine-Sol et Clos-Devant en partie)[20].

Puis arriva le phylloxéra, un puceron venu d'Amérique du Nord, qui toucha la Saône-et-Loire dès 1875 (à Mancey), puis la Côte-d'Or à partir de 1878 (à Meursault), se répandant ensuite, entraînant à terme la mort de la totalité des vignes. La seule parade trouvée fut de replanter avec greffage sur des pieds américains, autorisé en Bourgogne à partir de 1887[21]. En 1878, une nouvelle maladie cryptogamique, le mildiou, est identifiée dans le Bordelais, venant elle-aussi d'Amérique du Nord et contaminant rapidement tous les vignobles européens ; le traitement avec du sulfate de cuivre (la bouillie bordelaise) est proposé en 1885. Enfin, en 1886, c'est au tour du black rot (la pourriture noire) d'arriver[22], traité au fongicide. La crise phylloxérique transforme le vignoble : le provignage est abandonné, les plantations sont faites en rangs avec désormais un palissage sur fils de fer, et non plus en foule sur piquets[23], d'où une densité plus faible, et la possibilité d'y faire passer un cheval (pour traiter et labourer). En 1879, la commune de Chassagne-le-Haut est autorisée à changer son nom en y rajoutant celui de son principal cru, le climat du Montrachet, devenant Chassagne-Montrachet (par le même décret que pour Puligny-Montrachet)[24].

XXe siècle

Le mildiou provoque un désastre considérable en 1910. Henri Gouges avait rejoint au niveau national le combat mené par le sénateur Joseph Capus et le baron Pierre Le Roy de Boiseaumarié qui allait aboutir à la création des appellations d'origine contrôlée. Il devint le bras droit du baron à l'INAO[25]. Ainsi cette appellation d'origine contrôlée est reconnue par le décret du [26].

Les techniques en viticulture et œnologie ont bien évolué depuis 50 ans : vendange en vert, table de triage, cuve en inox, pressoir électrique puis pneumatique, apparition de l'enjambeur dans les années 1960-70 qui remplace le cheval, etc.). Le décret de intègre les premiers crus à la définition de l'appellation et prévoit une révision des délimitations[27].

XXIe siècle

Avec la canicule de 2003, les vendanges débutèrent pour certains domaines cette année-là à la mi-août, soit avec un mois d'avance, des vendanges très précoces qui ne s'étaient pas vues depuis 1422 et 1865 d'après les archives[16]. Le cahier des charges de l'appellation a été modifié en [28], puis en [4].

Les 30 et , le village accueille la Saint-Vincent tournante[29].

Étymologie

Le nom de l'appellation est celui du village éponyme. Le toponyme a varié durant les périodes médiévale et moderne : en 886 est mentionné in pago Belnensi […] in Cassaneas (dans le cartulaire de Saint-Seine), en 1225 « Chassainnes », en 1235 « Chasseygnes », en 1252 « villae de Chassegnes », en 1253 « Chassaignes », en 1278 « Chasaignes », en 1285 « Chasseignes », en 1391 « Chassaingnes les Grans » et « Chassaingnes les Petites », en 1431 « Chasseignes les Grans » et « Chasseignes les Petites », en 1450 « Chassaigne le Haut » et « Chassaigne le Bas », en 1527 « Chaisseigne », en 1574 « Chassaigne le Hault » et « Chassaigne le Bas », en 1617 « Chassagne » et en 1625 « Chassagne le Hault et le Bas »[30]. Le mot cassanea, désignant une chênaie, dérivé du latin vulgaire cassanus, chêne[31]. D'autres sources proposent que l'origine du nom de « Chassagne » soit une déformation de « cassine » (une petite maison), ou la maison d'un « Cassius ».

Par le décret du , en même temps que sa voisine Puligny devenait Puligny-Montrachet, Chassagne-le-Haut devient Chassagne-Montrachet[24]. Montrachet, le nom du grand cru blanc de Bourgogne le plus connu, produit en partie sur la commune de Chassagne-Montrachet et en partie sur sa voisine Puligny-Montrachet, vient de la déformation du toponyme « mont Rachaz » : ce nom est dû aux caractéristiques de l'affleurement rocheux voisin, un relief chauve où ne pousse pas grand chose.

Vignoble

Vignoble de Chassagne-Montrachet.

Aire d'appellation

Images externes
Carte de l'aire d'appellation du chassagne-montrachet, indiquant les différents climats
Cartes cadastrales de l'appellation
Cartes cadastrales des premiers crus
Orthophotos du parcellaire de l'AOC

Le vignoble produisant le chassagne-montrachet se situe dans le département de la Côte-d'Or, dans le vignoble de la côte de Beaune, sur une partie de la commune de Chassagne-Montrachet ainsi qu'une petite partie de sa voisine Remigny, près de la ville de Chagny. Elle se trouve entre les vignes de Puligny-Montrachet au nord et de Santenay au sud.

La surface totale classée dans l'aire d'appellation est de 338 hectares et 30,45 ares (comprenant 6 ha et 75,55 ares à Remigny et en y excluant les parcelles en grand cru), dont 158 ha et 79,29 ares en premier cru[2]. Un grand cru est implanté totalement sur la commune de Chassagne, le Criots (AOC criots-bâtard-montrachet, sur 1,57 ha) ; il y a deux autres grands crus implantés en partie sur Chassagne (l'autre partie est implantée sur la commune de Puligny-Montrachet) : le Montrachet (5,93 ha) et le Bâtard-Montrachet (11,83 ha)[26]. Selon le service des Douanes, la superficie déclarée en production[n 4] en 2023 sous l'appellation chassagne-montrachet est d'un total de 307,39 ha (dont 145,613 en 1er cru), comprenant 84,619 ha en rouge (dont 26,331 en 1er cru) et 222,771 ha en blanc (dont 119,281 en 1er cru)[3].

Lieux-dits

Le nom de l'appellation sur les déclarations comme sur l'étiquette peut être suivi du nom du climat (lieux-dits)[n 5] sur lequel le vin a été produit. Plusieurs de ces climats sont classés comme premiers crus, à condition de respecter les critères spécifiques fixés par le cahier des charges pour l'ensemble de ces climats. Pour eux, l'étiquette peut porter juste après le nom de l'appellation la mention soit « premier cru », soit premier cru suivi du nom d'un de ces 55 climats, en caractères de la même taille que ceux du nom de l'appellation :

  • « Abbaye de Morgeot »[n 6] (lieu-dit La Chapelle) ;
  • « Blanchot dessus » ;
  • « Bois de Chassagne » (Les Embazées et Les Baudines) ;
  • « Cailleret » (Chassagne, Les Combards et Vigne Derrière) ;
  • « Champs Jendreau » ;
  • « Chassagne » ;
  • « Chassagne du Clos Saint-Jean » ;
  • « Clos Chareau » ;
  • « Clos Pitois » ;
  • « Clos Saint-Jean »[n 7] (Les Rebichets, Les Murée et Chassagne du Clos Saint-Jean) ;
  • « Dent de Chien » ;
  • « En Cailleret » ;
  • « En Remilly » ;
  • « En Virondot » ;
  • « Ez Crets » ;
  • « Ez Crottes » ;
  • « Francemont » ;
  • « Guerchère » ;
  • « La Boudriotte » (La Roquemaure, Champs Jendreau, Les Chaumes, Les Fairendes et Les Petites Fairendes) ;
  • « La Cardeuse » ;
  • « La Chapelle » ;
  • « La Grande Borne » ;
  • « La Grande Montagne » (La Romanée, En Virondot et Les Grandes Ruchottes) ;
  • « La Maltroie » (Les Places et Ez Crets) ;
  • « La Romanée » ;
  • « La Roquemaure » ;
  • « Les Baudines » ;
  • « Les Boirettes » ;
  • « Les Bondues » ;
  • « Les Brussonnes » (La Grande Borne, La Cardeuse, Les Boirettes, Clos Chareau, Francemont, Clos Pitois et Les Brusonnes) ;
  • « Les Champs gain » ;
  • « Les Chaumées » ;
  • « Les Chaumes » ;
  • « Les Chenevottes » (Les Commes et Les Bondues) ;
  • « Les Combards » ;
  • « Les Commes » ;
  • « Les Embazées » ;
  • « Les Fairendes » ;
  • « Les Grandes Ruchottes » ;
  • « Les Grands Clos » ;
  • « Les Macherelles » ;
  • « Les Murées » ;
  • « Les Pasquelles » ;
  • « Les Petites Fairendes » ;
  • « Les Petits Clos » ;
  • « Les Places » ;
  • « Les Rebichets » ;
  • « Les Vergers » (Petingeret et Les Pasquelles) ;
  • « Morgeot » (La Grande Borne, La Cardeuse, Les Brusonnes, Les Boirettes, Clos Chareau, Francemont, Clos Pitois, Vigne Blanche, Ez Crottes, La Chapelle, Guerchère, Tête du Clos, Les Petits Clos, Les Grands Clos, Morgeot, La Boudriotte, La Roquemaure, Champs Jendreau, Les Chaumes, Les Fairendes et Les Petites Fairendes) ;
  • « Petingeret » ;
  • « Tête du Clos » ;
  • « Tonton Marcel » ;
  • « Vide Bourse » ;
  • « Vigne Blanche » ;
  • « Vigne Derrière »[4].

D'autres lieux-dits cadastrés peuvent figurer sur l'étiquette, mais en caractères de taille moitié moindre que ceux du nom de l'appellation :

  • Blanchot Dessous ;
  • Bouchon de Corvée ;
  • Champ Derrière ;
  • Champs de Morjot ;
  • Clos Bernot ;
  • Dessous les Mues ;
  • En Journoblot ;
  • En l'Ormeau ;
  • En Pimont ;
  • Fontaine Sot ;
  • La Bergerie ;
  • La Canière ;
  • La Canotte ;
  • La Goujonne ;
  • La Platière ;
  • La Têtière ;
  • Le Clos Reland ;
  • Le Concis du Champs ;
  • Le Parterre ;
  • Le Poirier du Clos ;
  • Les Battaudes ;
  • Les Benoites ;
  • Les Beuttes ;
  • Les Chambres ;
  • Les Charnières ;
  • Les Chaumes ;
  • Les Chênes ;
  • Les Encégnières ;
  • Les Essarts ;
  • Les Grandes Terres ;
  • Les Houillères ;
  • Les Lombardes ;
  • Les Masures ;
  • Les Meix Goudard ;
  • Les Morichots ;
  • Les Mouchottes ;
  • Les Perclos ;
  • Les Pierres ;
  • Les Plantes Momières ;
  • Les Voillenots Dessous ;
  • Plante du Gaie ;
  • Plante Saint Aubin ;
  • Pot Bois ;
  • Puits Merdreaux ;
  • Sur Matronge ;
  • Voillenot Dessous[5].

Géologie et orographie

L'aire de production est située entre 220 et 325 mètres d'altitude, sur des sols argilo-calcaire, plus ou moins calcaires, caillouteuses ou marneuses.

Climatologie

Le climat bourguignon est un climat tempéré océanique à légère tendance continentale. L'influence océanique se traduit par des pluies fréquentes en toutes saisons (avec néanmoins un maximum en automne et un minimum en été) et un temps changeant. L'influence semi-continentale se traduit par une amplitude thermique mensuelle plutôt élevée, se caractérisant par des hivers froids avec des chutes de neige relativement fréquentes, et des étés plus chauds que sur les littoraux, avec à l'occasion de violents orages.

Les données climatiques de la station météorologique de Chagny (au collège Louise Michel) ci-dessous en rendent compte ; cette station se situe 4 kilomètres plus au sud, à 234 mètres d'altitude.

Relevés à Chagny 1991-2020
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Maximale moyenne 6,7 9,2 13,3 17,7 20,5 26 29 28,4 23,3 16,2 10,3 7 17,3
Moyenne 4,1 5,5 8,6 12,2 15,3 20,2 22,6 21,7 17,7 12,2 7,3 4,4 12,6
Minimale moyenne 1,4 1,8 3,8 6,6 10,1 14,3 16,1 15,7 12 8,3 4,3 1,9 8
Nombre de jours avec gel 10,4 8,6 3,7 1,3 0 0 0 0 0 0 4,5 9 40,5
Précipitations
Hauteur (mm) 50 32 44 59 58 95 60 78 71 65 47 63 557
Ensoleillement
Heures 48,2 92,8 126,5 163,3 176,8 165,8 217,8 162,8 154,4 59,7 42,9 26,6 1 437,6
Source : www.infoclimat.fr : Chagny – collège Louise Michel (1991-2020)[1].
6,7
1,4
50
30 mm
60 mm
90 mm
jan.
9,2
1,8
32
fév.
13,3
3,8
44
mars
17,7
6,6
59
avril
20,5
10,1
58
mai
26
14,3
95
juin
29
16,1
60
jui.
28,4
15,7
78
août
23,3
12
71
sep.
16,2
8,3
65
oct.
10,3
4,3
47
nov.
7
1,9
63
déc.
Moyennes : ■ max ■ min °C ■ Précipitations mm

Deux stations météorologiques plus proches ont été utilisées pour une étude sur les effets du réchauffement climatique : celle de Savigny-lès-Beaune (à 220 mètres d'altitude) et celle de La Rochepot (à 410 m), la première sur le bas de la côte et la seconde dans les Hautes-Côtes de Beaune. Les températures y sont nettement en hausse depuis 1988, entraînant des vendanges plus précoces d'une douzaine de jours (le débourrement, la floraison et la véraison de la vigne se faisant plus tôt)[37]. La côte de Beaune aurait désormais des caractéristiques thermiques de type subméditerranéen (correspondant à un déplacement de 200 km vers le sud), tandis que l'arrière-côte bénéficierait de l'ancien climat de la côte d'Or (correspondant à la différence d'altitude)[38], plus frais.

Encépagement

Les cépages autorisés par le cahier des charges[4] de l'appellation sont d'une part pour faire du vin blanc le chardonnay B et le pinot blanc B, d'autre part pour faire du vin rouge le pinot noir N (qualifié de cépage principal), complété par le chardonnay B, le pinot blanc B et le pinot gris G (qualifiés de « cépages accessoires », limités à 15 %).

Dans la pratique, le pinot noir N[n 1] compose exclusivement les vins rouges de l'AOC. Il est constitué de petites grappes denses, en forme de cône de pin[39] composées de grains ovoïdes, de couleur bleu sombre[39]. C'est un cépage délicat, qui est sensible aux principales maladies et en particulier au mildiou, au rougeot parasitaire, à la pourriture grise (sur grappes et sur feuilles), et au cicadelles[40]. Ce cépage, qui nécessite des ébourgeonnages soignés, a tendance à produire un nombre important de grapillons[40]. Il profite pleinement du cycle végétatif pour mûrir en première époque. Le potentiel d'accumulation des sucres est élevé pour une acidité juste moyenne et parfois insuffisante à maturité. Les vins sont assez puissants, riches, colorés, de garde[41]. Ils sont moyennement tanniques en général.

Le chardonnay B, lui, dans la pratique, compose à lui seul les vins blancs de l'appellation. Ses grappes sont relativement petites, cylindriques, moins denses que celles du pinot noir[42], constituées de grains irréguliers, assez petits, de couleur jaune doré[42]. De maturation de première époque comme le pinot noir, il s'accommode mieux d'une humidité de fin de saison avec une meilleure résistance à la pourriture s'il n'est pas en situation de forte vigueur. Il est sensible à l'oïdium et à la flavescence dorée. Il débourre un peu avant le pinot noir, ce qui le rend également sensible aux gelées printanières. Les teneurs en sucre des baies peuvent atteindre des niveaux élevés tout en conservant une acidité importante, ce qui permet d'obtenir des vins particulièrement bien équilibrés, puissants et amples, avec beaucoup de gras et de volume[40].

Méthodes culturales

Pied de vigne taillé en guyot simple.

Travail manuel

Ce travail commence par la taille, en « guyot simple », avec une baguette de cinq à huit yeux et un courson de un à trois yeux[43]. Le tirage des sarments suit la taille. Les sarments sont enlevés et peuvent être brûlés ou mis au milieu du rang pour être broyés. On passe ensuite aux réparations. Puis vient le pliage des baguettes. Éventuellement, après le pliage des baguettes, une plantation de nouvelles greffes est réalisée. L'ébourgeonnage peut débuter dès que la vigne a commencé à pousser. Cette méthode permet, en partie, de réguler les rendements[43]. Le relevage est pratiqué lorsque la vigne commence à avoir bien poussé. En général, deux à trois relevages sont pratiqués. La vendange en vert est pratiquée de plus en plus dans cette appellation. Cette opération est faite dans le but de réguler les rendements et surtout d'augmenter la qualité des raisins restants[43]. Pour finir avec le travail manuel à la vigne, se réalise l'étape importante des vendanges.

Travail mécanique

L'enjambeur est d'une aide précieuse. Les différents travaux se composent du broyage des sarments, réalisé lorsque les sarments sont tirés et mis au milieu du rang. De trou fait à la tarière, là où les pieds de vignes sont manquants, en vue de planter des greffes au printemps. De labourage ou griffage, réalisé dans le but d'aérer les sols et de supprimer des mauvaises herbes. De désherbage fait chimiquement pour tuer les mauvaises herbes. De plusieurs traitements des vignes, réalisés dans le but de les protéger contre certaines maladies cryptogamiques (mildiou, oïdium, pourriture grise, etc.) et certains insectes (eudémis et cochylis)[43]. De plusieurs rognages consistant à reciper ou couper les branches de vignes (rameaux) qui dépassent du système de palissage. Des vendanges mécaniques se réalisant avec une machine à vendanger ou une tête de récolte montée sur un enjambeur.

Rendements

Les rendements sont limités par le cahier des charges[4] de l'appellation à un maximum de 57 hectolitres par hectare pour les blancs (55 hl/ha en premier cru) et à 50 hl/ha pour les rouges (48 hl/ha en premier cru). Les rendements butoirs sont quant à eux de 64 hl/ha pour les blancs (62 hl/ha en premier cru) et de 58 hl/ha pour les rouges (56 hl/ha en premier cru).

Vins

Les vins produits sur l'aire d'appellation du chassagne-montrachet peuvent être repliés[n 8] en appellations côte-de-beaune-villages (en rouge seulement), bourgogne côte-d'or, bourgogne ou coteaux-bourguignons.

Volumes

Les données de production des années récentes, telles que publiées par le service des Douanes, sont[3] :

Année chassagne-montrachet blanc chassagne-montrachet 1er cru blanc
superficie (ha) production (hl) rendement (hl/ha) superficie (ha) production (hl) rendement (hl/ha)
2022 101,71 5 640 55 partiellement confidentialisées[n 9]
2023 103,48 6 703 65 119,28 6 862 58
2024 105,40 5 038 48 119,89 4 986 42
Année chassagne-montrachet rouge chassagne-montrachet 1er cru rouge
superficie (ha) production (hl) rendement (hl/ha) superficie (ha) production (hl) rendement (hl/ha)
2022 59,17 2 793 47 partiellement confidentialisées[n 9]
2023 58,28 3 337 57 26,33 1 309 50
2024 56,66 1 546 27 25,17 675 27

Titre alcoométrique volumique

AOC Blanc Blanc Rouge Rouge
Titre alcoométrique volumique minimal maximal minimal maximal
Chassagne-montrachet[4] 11 % vol 13,5 % vol 10,5 % vol 13,5 % vol
Chassagne-Montrachet premier cru[4] 11,5 % vol 14 % vol 11 % vol 14 % vol

Vinification et élevage

Cuverie à Chassagne-Montrachet en 2013 (domaine Laurent Pillot).

Voici les méthodes générales de vinification de cette appellation. Il existe cependant des petites différences de méthode entre les différents viticulteurs et négociants.

Vinification en rouge

La récolte des raisins se fait à maturité et de façon manuelle ou mécanique. La vendange manuelle est le plus souvent triée, soit à la vigne soit à la cave avec une table de tri, ce qui permet d'enlever les grappes pourries ou insuffisamment mûres[43]. La vendange manuelle est généralement éraflée puis mise en cuve. Une macération pré-fermentaire à froid est quelquefois pratiquée. La fermentation alcoolique peut démarrer, le plus souvent après un levurage. Commence alors le travail d'extraction des polyphénols (tanins, anthocyanes) et autres éléments qualitatifs du raisin (polysaccharides etc.)[43]. L'extraction se faisait par pigeage, opération qui consiste à enfoncer le chapeau de marc dans le jus en fermentation à l'aide d'un outil en bois ou aujourd'hui d'un robot pigeur hydraulique. Plus couramment, l'extraction est conduite par des remontages, opération qui consiste à pomper le jus depuis le bas de la cuve pour arroser le chapeau de marc et ainsi lessiver les composants qualitatifs du raisin. Les températures de fermentation alcoolique peuvent être plus ou moins élevées suivant les pratiques de chaque vinificateur avec une moyenne générale de 28 à 35 degrés au maximum de la fermentation[43]. La chaptalisation est réalisée si le degré naturel est insuffisant : cette pratique est réglementée[43]. À l'issue de la fermentation alcoolique suit l'opération de décuvage qui donne le vin de goutte et le vin de presse. La fermentation malolactique se déroule après mais est dépendante de la température. Le vin est soutiré et mis en fût ou cuve pour son élevage. L'élevage se poursuit pendant plusieurs mois (12 à 24 mois)[43] puis le vin est collé, filtré et mis en bouteilles.

Vinification en blanc

Pressoir pneumatique servant au pressurage.

Comme pour le rouge, la récolte est manuelle ou mécanique et peut être triée. Les raisins sont ensuite transférés dans un pressoir pour le pressurage. Une fois le moût en cuve, le débourbage est pratiqué généralement après un enzymage. À ce stade, une stabulation préfermentaire à froid (environ 10 à 12 degrés pendant plusieurs jours) peut être recherchée pour favoriser l'extraction des arômes[43]. Mais le plus souvent, après 12 à 48 heures, le jus clair est soutiré et mis à fermenter[43]. La fermentation alcoolique se déroule avec un suivi tout particulier pour les températures qui doivent rester à peu près stables (18 à 24 degrés)[43]. La chaptalisation est aussi pratiquée pour augmenter le titre alcoométrique volumique si nécessaire. La fermentation malolactique est réalisée en fûts ou en cuves. Les vins sont élevés « sur lies », en fûts, dans lesquels le vinificateur réalise régulièrement un « bâtonnage », c'est-à-dire une remise en suspension des lies[43]. Cette opération dure pendant plusieurs mois au cours de l'élevage des blancs. À la fin, la filtration du vin est pratiquée pour rendre les vins plus limpides[43]. La mise en bouteille clôture l'opération.

Gastronomie

Vin blanc : couleur lamé or, reflets verts. Arômes d'acacia, d'aubépine, de noisette, de chèvrefeuille, de verveine, minérale (silex). Bouche opulente, moelleuse et intense. Convient très bien avec des viandes blanches (volaille, veau...), poisson (saumon), langouste, homard…). À servir entre 12 et 14 degrés.

Vin rouge : éclat vif, reflets violacés. Arômes de griotte, de groseille, de framboise, de fraise des bois, notes épicées. Étoffé, concentré, assez tannique et complexe en bouche. Il s'accorde bien avec certaines viandes (agneau grillé ou rôti, porc, gibiers à plumes…). À servir entre 14 et 17 degrés.

Économie

Structure des exploitations

Il existe des domaines de tailles différentes. Ces domaines mettent tout ou une partie de leurs propres vins en bouteilles et s'occupent aussi de le vendre. Les autres, ainsi que ceux qui ne vendent pas tous leurs vins en bouteilles, les vendent aux maisons de négoce.

Les maisons de négoce achètent leurs vins, en général, en vin fait (vin fini) mais parfois en raisin ou en moût[44]. Elles achètent aux domaines et passent par un courtier en vin qui sert d'intermédiaire moyennant une commission de l'ordre de 2 % à la charge de l'acheteur.

Commercialisation

La commercialisation de cette appellation se fait par divers canaux de vente : dans les caveaux du viticulteur, dans les salons des vins (vignerons indépendants, etc.), dans les foires gastronomiques, par exportation, dans les Cafés-Hôtels-Restaurants (C.H.R), dans les grandes et moyennes surfaces (G.M.S).

Producteurs de l'appellation

Producteur Domaine
Nom Prénom
Amiot Thierry Domaine Amiot Guy et Fils
Bachelet Benoît Domaine Jean-Claude Bachelet et Fils
Bachey-Legros Christiane
Blain Jean-Marc Domaine Blain-Gagnard
Bonnefoy Marie-Paule Domaine Bachelet-Ramonet
Bouard Carine et Fabrice Domaine Bouard-Bonnefoy
Bouton Gilles
Brenot Philippe Domaine Brenot
Brisset Pierre Maison Pierre Brisset
Caillat Sébastien Domaine Lamy-Pillot
Colin Bruno
Colin Joseph Domaine Marc Colin et Fils
Colin Philippe
Colin Pierre-Yves Domaine Pierre-Yves Colin-Morey
de Courcel Gilles Chanson Père et Fils
Cournut Jean-Pierre Château de la Maltroye
Chapelle Bernard Clos Bellefond
Dancer Vincent
Duvernay Philippe Domaine Coffinet-Duvernay
Fagot Jean-Charles Domaine Jean-Charles Fagot
Fontaine Richard Domaine Fontaine-Gagnard
Fossier Alain Maison Bader-Mimeur
Gambal Alex
Mestre Philippe Mestre Père & Fils
Girardin Yves
Jouard François Domaine Vincent & François Jouard
Jouard Paul
Larue Didier Domaine Larue
Leflaive Olivier
Leouin François Domaine René Lequin-Colin
Lestimé Caroline Domaine Jean-Noël Gagnard
Duchesse de Magenta
Mollard Sabine Domaine Marc Morey et Fils
Moreau Alexandre Domaine Bernard Moreau et Fils
Morey Jean-Marc Domaine Jean-Marc Morey
Morey Michel Domaine Morey-Coffinet
Morey Thomas
Morey Vincent Domaine Vincent & Sophie Morey
Niellon Michel
Paquet Agnès
Pethel Blair Domaine Dublère
Picard Francine Maison Michel Picard
Pillot Jean-Marc Domaine Jean Pillot et Fils
Pillot Laurent et Adrien Domaine Fernand & Laurent Pillot
Pillot Paul
Ramonet Noël et Jean-Claude Domaine Ramonet
Rous Sébastien Domaine Roux Père et Filsz

Notes et références

Notes

  1. Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rg = rouge, Rs = rose, G = gris. Cf. « 2de édition de la liste des descripteurs OIV – couleur de la baie » [PDF] (consulté le ), p. 41.
  2. ↑ Le nom d'un vin étant un nom commun (créé par antonomase), il ne porte donc pas systématiquement une majuscule ; cf. les références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.
  3. ↑ François-Antoine Ferrand (1657-1731), fut l'intendant de la généralité de Bourgogne de janvier 1694 à juin 1705.
  4. ↑ Pour une même appellation, lieu-dit ou parcelle, les sources peuvent indiquer plusieurs superficies différentes, en fonction de l'année ou de la définition prise en compte. La surface totale est ici celle classée par l'INAO comme aire d'appellation ; elle comprend des parcelles cadastrées qui peuvent être plantées de vignes, mais qui peuvent être aussi en jachère, boisées, bâties ou en activité autre que viticole, ainsi que des jardins, des vignes à l'abandon ou trop jeunes pour produire le vin considéré. La surface plantée, appelée aussi « surface en vigne » ou « superficie viticole cultivée »[32], ne concerne que des vignes, en culture pure ou associée (tel que l'agroforesterie)[33], y compris les jeunes ceps pas encore en production et les manquants ; plantations, arrachages, achats et ventes de parcelles doivent être déclarés au casier viticole informatisé (CVI). La surface déclarée en production (par parcelle auprès des Douanes) concerne une appellation précise et comprend les tournières, bandes tampons, fossés, talus, haies ou arbres (isolés ou alignés)[34]. Enfin, il y a la surface couverte « à ras des souches », concernant que les pieds de vignes, utilisée pour les demandes d'aide[35].
  5. ↑ Une carte détaillée des différents climats du vignoble de Bourgogne est disponible sur le site https://bourgogne-maps.fr/ ; une carte moins complète (sans les climats des appellations régionales) est consultable à l'adresse https://www.climats-bourgogne.com/fr/carte_14.html
  6. ↑ L'abbaye de Maizières, troisième fille de La Ferté, était propriétaire au hameau de Morgeot du XIIe siècle jusqu'à la fin du XVIe siècle, comme en témoignent encore les bâtiments d'une ancienne grange cistercienne (une exploitation avec ses dépendances, dont une chapelle)[36].
  7. ↑ Le clos Saint-Jean tire son nom de son ancien propriétaire, l'abbaye bénédictine féminine Saint-Jean-le-Grand d'Autun.
  8. ↑ Repli : commercialisation d'un vin bénéficiant d'une appellation d'origine contrôlée sous une appellation plus générale à laquelle il peut prétendre ; cf. « directive INAO-DIR-2019-02 » [PDF], sur inao.gouv.fr, .
  9. Jusqu'à 2022, les Douanes fournissent le détail pour chaque premier cru, sans publier les statistiques quand il a seulement un ou deux opérateurs (les données sont alors indiquées comme « données confidentialisées »)[3] : on ne peut donc pas en faire l'addition.

Références

  1. « Normales et records 1991-2020 de la station de Chagny », sur infoclimat.fr.
  2. Jean-François Bazin, Le vin de Bourgogne, Paris, Dunod, , 263 p. (ISBN 978-2-10-058518-2), p. 254.
  3. « Portail de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects : superficies et volumes en production par produit », sur douane.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « Chassagne-Montrachet » » [PDF], homologué par le décret no 2011-1753 du publié au JORF du .
  5. « La Bourgogne et ses appellations – Chassagne-Montrachet », sur vins-bourgogne.fr.
  6. ↑ Jean-Pierre Garcia, Sébastien Chevrier, Alexa Dufraisse, Marion Foucher et Ronan Steinmann, « Le vignoble gallo-romain de Gevrey-Chambertin « Au-dessus-de Bergis », Côte-d’Or (Ier-IIe s. ap. J.-C.) : modes de plantation et de conduite de vignes antiques en Bourgogne », Revue archéologique de l'Est, t. 59, no 2,‎ , p. 505-537 (lire en ligne).
  7. ↑ Jean-Pierre Garcia, « La construction des climats viticoles en Bourgogne, la relation du vin au lieu au Moyen Âge », L'Atelier du Centre de recherches historiques, no 12,‎ (lire en ligne).
  8. ↑ Jean-François Bazin, Histoire du vin de Bourgogne, Paris, J.-P. Gisserot, coll. « Gisserot-Bourgogne », , 124 p. (ISBN 2-87747-669-3, lire en ligne), p. 10-13.
  9. ↑ Bazin 2002, p. 21-22.
  10. ↑ François-Antoine Ferrand, Mémoire sur le duché de Bourgogne, 1697 et 1700, 633 et 573 p., vol. I sur Gallica et vol. II sur Gallica. Six exemplaires sont conservés à la bibliothèque municipale de Dijon, sous les cotes ms 724, 725, 726, 792, 1051 et 1064 ; il a été réédité et analysé : Antoine François Ferrand et Daniel Ligou, L'Intendance de Bourgogne à la fin du XVIIe siècle : mémoire pour l'instruction du duc de Bourgogne, Paris, CTHS, , 646 p. (ISBN 2-7355-0127-2).
  11. ↑ Claude Arnoux, Dissertation sur la situation de la Bourgogne et sur les vins quelle produit, Londres, P. du Noyer, , 64 p. (BNF 30031234), p. 39-40, lire en ligne sur Gallica.
  12. ↑ Claude Courtépée et Edme Beguillet, Description historique et topographique du duché de Bourgogne : précédée de l'abrégé historique de cette province, t. III, Dijon, chez Causse, , p. 22, lire en ligne sur Gallica.
  13. ↑ André Jullien, Topographie de tous les vignobles connus, suivie d'une classification générale des vins, Paris, Mme Huzard : L. Colas, , 566 p. (BNF 30667644), p. 114, lire en ligne sur Gallica.
  14. ↑ Denis Morelot, Statistique de la vigne dans le département de la Côte-d'Or, Dijon, Victor Lagier, , 286 p. (BNF 30979367), p. 40, lire en ligne sur Gallica.
  15. ↑ Bourgogne : Côte de Beaune, Paris, La Revue du vin de France et Le Figaro, coll. « vins de France et du monde », , 96 p. (ISBN 978-2-8105-0065-9), « L'histoire », p. 26.
  16. La Revue du vin de France n°482S : Le Millésime 2003 en Bourgogne, p. 109.
  17. ↑ Jules Lavalle, Émile Delarue et Joseph Garnier, Histoire et statistique de la vigne et des grands vins de la Côte-d'Or, Paris, Dusacq, , 244 p. (BNF 30753866, lire en ligne), p. 157.
  18. ↑ Lavalle, Delarue et Garnier 1855, p. 157-158.
  19. ↑ Lavalle, Delarue et Garnier 1855, p. 158.
  20. ↑ A. Casper et E. Marc (ill. Lucien Bonnamas), Plan statistique des vignobles produisant les grands vins de Bourgogne : classés séparément pour chaque commune de l'arrondissement de Beaune suivant le mérite des produits par les soins du comité d'agriculture de cet arrondissement, Beaune, Ed. Batault-Morot, , 50 p. (BNF 33540009), p. 12, lire en ligne sur Gallica.
  21. ↑ Alain Huetz de Lemps, « La vigne américaine au secours de l'Europe », Les Cahiers d'Outre-Mer, nos 179-180,‎ , p. 469 (lire en ligne).
  22. ↑ François Delmotte et Olivier Jacquet, « Histoire des maladies de la vigne et de leur impact sur la filière viticole, ses normes et ses pratiques : regards croisés d'un biologiste et d'un historien » [PDF] (12e colloque de la Société française de phytopathologie, « Les Vendanges du Savoir » le 20 mai 2025 à Talence).
  23. ↑ « Culture de la vigne – Frise chronologique », sur archeologie-vin.inrap.fr (consulté le ).
  24. Décret du , publié au JORF du p. 1233, lire en ligne sur Gallica.
  25. ↑ Constant Bourquin, op. cit., p. 94[réf. non conforme].
  26. Site du BIVB
  27. ↑ « Décret du 21 mai 1970 relatif à la délimitation des appellations contrôlées « Auxey-Duresses », « Blagny », « Chassagne-Montrachet », « Cheilly-lès-Maranges », « Chorey-lès-Beaune », « Dezize-lès-Maranges », « Ladoix », « Meursault », « Monthelie », « Pernand-Vergelesses », « Puligny-Montrachet », « Saint-Aubin », « Saint-Romain », « Sampigny-lès-Maranges », « Santenay », « Savigny-lès-Beaune », « Côte de Beaune-Villages » », publié au JORF du p. 4859-4860.
  28. ↑ « Décret n° 2009-1287 du 22 octobre 2009 relatif aux appellations d'origine contrôlées « Auxey-Duresses », « Chassagne-Montrachet », « Montrachet », « Chevalier-Montrachet », « Bâtard-Montrachet », « Bienvenues-Bâtard-Montrachet », « Criots-Bâtard-Montrachet », « Nuits-Saint-Georges », « Savigny-lès-Beaune » et « Santenay » », publié au JORF no 0248 du .
  29. ↑ Le Journal de Saône-et-Loire, 31 janvier 2010, p. 2-3.
  30. ↑ Alphonse Roserot, Dictionnaire topographique de la France, t. 8 : Dictionnaire topographique du département de la Côte-d'Or : comprenant les noms de lieux anciens et modernes, Paris, Imprimerie nationale, , 516 p. (BNF 37326793), p. 90, lire en ligne sur Gallica.
  31. ↑ Marie-Hélène Landrieu-Lussigny et Sylvain Pitiot, Climats et lieux-dits des grands vignobles de Bourgogne : Atlas et Histoire des Noms de Lieux, Paris, Éditions de Monza & Éditions du Meurger, , 4e éd. (1re éd. 2012), 418 p. (ISBN 978-2-916231-58-7), p. 308.
  32. ↑ Règlement (CEE) no 649/87 de la Commission du portant modalités d'application relatives à l'établissement du casier viticole communautaire.
  33. ↑ « Circulaire du 28 juin 2024 relative à la prise en compte de certains éléments environnementaux pour le calcul de la superficie plantée au CVI » [PDF], sur douane.gouv.fr.
  34. ↑ « Arrêté du 15 avril 2014 relatif à l'admissibilité de certaines surfaces et modifiant l'arrêté du 13 juillet 2010 relatif aux règles de bonnes conditions agricoles et environnementales (BCAE) », publié au JORF no 0094 du .
  35. ↑ « Les différentes surfaces (Cadastrales, Douanes, FAM) » [PDF], sur comiterqd-lr.fr, .
  36. ↑ Alain Dessertenne, « Morgeot, grange cistercienne », Images de Saône-et-Loire, no 216,‎ , p. 8-10.
  37. ↑ Malika Madelin, Benjamin Bois et Jean-Pierre Chabin, « Modification des conditions de maturation du raisin en Bourgogne viticole liée au réchauffement climatique », EchoGéo, no 14,‎ (lire en ligne).
  38. ↑ Jean-Pierre Chabin, Malika Madelin et Cyril Bonnefoy, « Les vignobles beaunois face au réchauffement climatique » [PDF], .
  39. Pessey 2002, Pinot noir, p. 12.
  40. Catalogue des variétés et clones de vigne cultivés en France ENTAV, Éditeur
  41. ↑ Pessey 2002, Pinot noir, p. 13.
  42. Pessey 2002, Chardonnay, p. 13.
  43. Conduite et gestion de l'exploitation agricole, cours de viticulture du lycée viticole de Beaune (1999-2001). Baccalauréat professionnel option viticulture-œnologie.
  44. ↑ Le Figaro et La Revue du Vin de France (2008) : Vins de France et du monde, Bourgogne : Côte de Beaune, (Le négoce), p. 24.

Voir aussi

Liens externes

Articles connexes

  • icône décorative Portail de la vigne et du vin
  • icône décorative Portail de la Côte-d’Or