Avec l'arrivée de la haute montagne (dont l'Alto de la Tribuna, classé en hors catégorie), le classement subit de nombreux changements. Ainsi, José Misael Urián (d) (Sistecrédito) remporte l'étape dans un mano à mano face au vétéran Óscar Sevilla (Medellín-EPM). Urián s'empare, du même coup, du maillot de leader[9]. Les principaux favoris franchissent la ligne douze secondes plus tard[10].
À moins de quatre kilomètres de l'arrivée, Johan Rubio (NU Colombia) s'isole du groupe d'échappés et s'impose à Ibagué. José Misael Urián conserve la tête du classement général[11].
Diego Camargo (Medellín-EPM) remporte l'étape-reine du Clásico RCN, après une longue chevauchée solitaire en haute montagne, et se vêt du maillot de leader.
La journée, disputée sur un parcours exigeant de 168,1 kilomètres entre Venadillo (Tolima) et la capitale de ce département, Manizales, a pour point d'orgue la « redoutée » montée de l'Alto del Sifón, un col d'une cinquantaine de kilomètres d'ascension où des écarts déterminants ont été enregistrés pour le classement général. Après avoir rendu hommage aux victimes de la catastrophe d'Armero à Lérida, la course reprend ses droits avec une fugue de dix-huit coureurs où se détachent des hommes de la formation Orgullo Paisa-Indeportes AntioquiaAlejandro Osorio et Jhonatan Restrepo ou Johan Rubio (NU Colombia). Cependant c'est sur les rampes de l'Alto del Sifón que se déroule la bataille des favoris pour le classement général. Diego Camargo lance son attaque à quatre-vingt-cinq kilomètres de l'arrivée et marche en solitaire, laissant derrière lui tous ses rivaux, à commencer par le leader provisoire de la compétition José Misael Urián (Sistecrédito), qui ne peut suivre et est décroché du groupe principal. Camargo franchit le col en premier, avec plus d'une minute d'avance sur son poursuivant immédiat, Wilson Peña (Sistecrédito) et près de six minutes sur le groupe d'Urián. Malgré une chute dans la descente sur les routes détrempées, le coureur du Team Medellín-EPM garde le contrôle de l'étape et s'impose en 5 h 22 min 55 s. Wilson Peña, revenu à vingt secondes de Camargo dans la descente, termine deuxième à quarante-quatre secondes du vainqueur, lors d'une journée où le classement général est bouleversé. Javier Jamaica (NU Colombia) termine troisième mais à plus de quatre minutes. Le quatrième, Yeison Reyes (Orgullo Paisa-Indeportes Antioquia) est à plus de cinq minutes et le cinquième de l'étape, Óscar Fernández (Medellín-EPM), à plus de six. Au classement général, Camargo devient le nouveau leader avec trente-neuf secondes d'avance sur Peña, qui reste son principal concurrent pour la suite de la compétition. Urián perd plus de quatorze minutes et disparait du Top Ten. Le principal favori (et vainqueur du Tour de Colombie 2025) Rodrigo Contreras (NU Colombia) termine huitième de l'étape à 8 min 54 s, il perd ainsi toute option sur le classement général final, à la différence de Jamaica, troisième provisoire. Óscar Sevilla (Medellín-EPM), encore compétitif les jours précédents, ne peut suivre les meilleurs dans l'Alto del Sifón et termine l'étape au-delà de la dixième place[13],[14].
Sebastián Castaño (Sistecrédito) remporte l'étape la plus longue de cette édition, en disposant au sprint de ses deux derniers compagnons d'échappée. La journée n'entraine aucune modification pour les cinq premiers du classement général[15].
Diego Camargo (Medellín-EPM) repousse l'ultime rapproché de son principal rival, Wilson Peña (Sistecrédito) dans le contre-la-montre en côte, qui clôt la soixante-cinquième édition du Clásico RCN, pour remporter la compétition et empocher les 34 millions de pesos, attribués au vainqueur[17].