Commission de sûreté publique

Une commission de sûreté publique (en néerlandais de l'époque : commissie van openbare veyligheyd) est un organe de pouvoir créé lors de la révolution belge afin d'administrer les villes et communes dans le cadre de l'insurrection de 1830 dans les Pays-Bas méridionaux.
Créées dans la plupart des grandes villes des Pays-Bas méridionaux (qui deviendront la Belgique après l'indépendance de cette-dernière du royaume uni des Pays-Bas le ), elles rassemblent les patriotes belges, meneurs locaux de la révolution, et propage les idées de cette dernière tout en veillant à maintenir un certain ordre publique. Initialement conçues pour être éphémères et agir de concert avec le Conseil de Régence des villes, voir parfois carrément se substituer aux autorités communales qui les tolèrent[1], certaines sont très rapidement dissoutes, comme celle de Bruxelles, le [2], remplacée par les révolutionnaires plus extrémistes de la Réunion centrale.
Contexte
Le pouvoir lors de la révolution belge
Aux premières heures de la Belgique, le pouvoir est d'abord créé à Bruxelles le au moyen de la Commission administrative qui devient, deux jours plus tard, le gouvernement provisoire de Belgique. Celui-ci est composé d'un « Comité central », créé le avec, initialement, quatre membres (Louis de Potter, Charles Rogier, Sylvain Van de Weyer et Félix de Mérode), auquel s'ajoute Alexandre Gendebien le . Ensemble, ils exercent le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif jusqu'à la fondation du Congrès national belge, le
Liste et composition des commissions par villes
Liste non-exhaustive des différentes commissions de sûreté publique créées dans les villes et communes belges :
| Commune | Province | Date de création | Date de dissolution | Président | Membres notoires |
|---|---|---|---|---|---|
| Bruxelles | [3] | [4] | |||
| Gand | [5] | Charles Coppens[6] | |||
| Gosselies | Louis-Alexandre Thomas[7] | ||||
| Huy | Florimond-Joseph-Ignace de Ficquelmont | ||||
| Leuze-en-Hainaut | François-Michel De Gallais[8] | Pierre-François Loiselet[9] | |||
| Liège | Émile d'Oultremont[10] | Bauduin Bayet (secrétaire)[11] | |||
| Louvain | Adolphe Roussel | ||||
| Namur | Pierre-Antoine Daiwaille[12] | ||||
| Philippeville | [13] | ||||
| Verviers |
Voir aussi
Bibliographie
- Julien Charlier, Une Sûreté de circonstance : l'administration de la Sûreté publique en Belgique de 1830 à 1839, Louvain-la-Neuveu, (lire en ligne)
- Comité administratif de la Société centrale des décorés de la Croix de fer, Liste nominative des citoyens décorés de la Croix de fer, Bruxelles, Imprimerie et lithographie de P-M Michelli, (lire en ligne).

- Henri Pirenne, Histoire de Belgique, vol. 3, Bruxelles, La renaissance du livre., .

Notes et références
- ↑ Robert Paul, « La révolution belge de 1830 en 8 chapitres. : Chapitre 1: préludes aux combats », Arts et Lettres, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Charlier 2020, p. 19.
- ↑ Pirenne 1927, p. 494.
- ↑ Pirenne 1927, p. 496.
- ↑ (nl) Roger Van Aerde, « Orangist? Patriot? Republikein? Royalist? Het woelige jaar 1831 te Gent. », Ghendtsche Tydinghen, vol. 16, no 1, , p. 41-53 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (nl) Dominiek De Meester, De Gentse burgerwacht 1830-1848 : een papieren geschiedenis, coll. « Handelingen der Maatschappij voor Geschiedenis en Oudheidkunde te Gent », (présentation en ligne)
- ↑ Comité administratif de la Société centrale des décorés de la Croix de fer 1865, p. 145.
- ↑ Comité administratif de la Société centrale des décorés de la Croix de fer 1865, p. 27.
- ↑ Comité administratif de la Société centrale des décorés de la Croix de fer 1865, p. 99.
- ↑ Comité administratif de la Société centrale des décorés de la Croix de fer 1865, p. 116.
- ↑ Comité administratif de la Société centrale des décorés de la Croix de fer 1865, p. 6.
- ↑ Comité administratif de la Société centrale des décorés de la Croix de fer 1865, p. 31.
- ↑ « 1830, la révolution belge à Philippeville », sur Villa la forêt, (consulté le )
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