Réunion centrale
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La Réunion centrale (aussi appelée club Saint-Georges[1]) désigne un club politique et patriotique belge crée à Bruxelles le par les insurgés « radicaux » qui trouvent la Commission de sûreté publique de la ville trop modérée dans ses actions au début de la révolution belge.
Initialement présidée par Édouard Ducpétiaux, lui-même secondé par Charles Rogier et Constantin Rodenbach[2], elle est également appelée « club des jacobins » en référence au club fondé lors de la Révolution française, ou « club saint Georges » eu égard au nom de la salle bruxelloise où elle se réunit lors de ses débuts[3].
Elle joue un rôle majeur dans la défense de Bruxelles lors de l'attaque de la ville par l'armée du prince Frédéric, ainsi que dans la fondation de la Commission administrative le , organe créateur du premier gouvernement provisoire de Belgique qui proclame l’indépendance de cette dernière du royaume uni des Pays-Bas le . Elle appuie ensuite la création d'une république démocratique pour le nouvel état, mais le Congrès national vote en faveur d'une monarchie constitutionnelle, ce qui provoque la dissolution du club en .
Histoire
Contexte

Les émeutes d'août 1830 à Bruxelles, qui ont lancé la révolution belge, ont entre autres pour conséquence la création de la garde bourgeoise de Bruxelles qui reprend le rôle de maintien de l'ordre public après l'évacuation de la capitale des différentes unités des forces armées du royaume uni des Pays-Bas qui y étaient stationnées. La menace d'intervention militaire de l'armée, dirigée par le deuxième fils du roi, le prince Frédéric, et qui campe à Vilvorde depuis le , fait affluer de nombreux volontaires venus de province pour défendre la capitale. Parmi eux se trouve Charles Rogier, un jeune avocat liégeois venu à la tête d'un corps franc arrivé en ville le [4] et qui s'est déjà signalé comme l'un des meneurs du mouvement révolutionnaire dans la cité ardente[5].
La régence de la ville de Bruxelles, devenue impopulaire, est remplacée par une Commission de sûreté publique, créée le , bien que le bourgmestre Louis de Wellens reste en fonction[6]. Dans l'une de ses premières proclamations, celle-ci demande aux volontaires étrangers de rentrer chez eux, ce qui provoque leur indignation[7]. Elle déclare en effet[8] : « La commission vous engage à attendre avec calme le résultat de l'ouverture des États généraux, persuadés que vous devez être que les députés des provinces méridionales soutiendront en loyaux mandataires les vœux de ces provinces. Elle engage les étrangers à rentrer dans leur domicile... Elle prendra toutes les mesures nécessaires, en s'assurant du commun accord des autres villes, pour le maintien de la dynastie et de la tranquillité publique, et pour faire converger les opinions et les efforts des citoyens vers un même but patriotique, en sorte qu'ils ne soient détournés de cet intérêt légitime par aucune influence étrangère ».
Parmi les meneurs des insurgés belges se trouvent des républicains, qui souhaitent renverser le roi Guillaume et établir une république dans les Pays-Bas méridionaux, faisant fi de la proposition de « séparation administrative de la Belgique et des Pays-Bas » devant être discutée lors de la session extraordinaire des États généraux, convoqués par le roi pour le à La Haye. Ces sympathisants républicains se réunissent pour la première fois le dans la salle Saint-Georges, rue des Alexiens, afin d'y discuter de leurs idées.
Le discours du roi
À l'occasion de l'ouverture de la session extraordinaire des États généraux à La Haye le , le roi Guillaume prononce le discours inaugural très mal reçu dans les provinces du sud[9].

« Nobles et Puissants Seigneurs
La réunion extraordinaire de vos nobles puissances, qui s'ouvre aujourd'hui, est devenue urgente par suite d'événements déplorables. En paix et en bon accord avec tous les peuples de cette partie du monde, les Pays-Bas ont vu récemment se terminer heureusement la guerre dans leurs possessions d'outre-mer. Tout y prospérait en repos par l'ordre, le commerce et l'industrie. Je m'occupais sans relâche du soin d'alléger les charges du peuple et d'introduire peu à peu dans l'administration intérieure les améliorations que l'expérience avait indiquées ; quand, tout à coup, dans Bruxelles, et, d'après cet exemple, bientôt aussi dans quelques autres endroits du royaume, éclata une insurrection caractérisée par des scènes d'incendie et de pillage, dont le tableau serait trop douloureux pour cette assemblée, pour mon cœur, pour l'opinion nationale et pour l'humanité.
En attendant le concours de vos nobles puissances, dont la convocation a été ma première pensée, on a pris immédiatement toutes les mesures qui dépendaient de moi pour arrêter les progrès du mal, pour protéger les bien pensants contre les mal intentionnés, et pour détourner de notre patrie le fléau de la guerre civile. Remonter à la nature et à la source de ce qui s'est passé, en pénétrer avec VV. NN. PP. le but et les conséquences, est, dans l'intérêt de la patrie, actuellement moins nécessaire que de rechercher les moyens par lesquels le repos et l'ordre, l'autorité et la loi soient non seulement temporairement rétablis, mais puissent être dorénavant garantis d'une manière beaucoup plus solide.
Dans l'intervalle, NN. et PP. SS., par la lutte des opinions, par l'agitation des passions et par la discordance des vues et des projets, c'est une tâche d'une haute difficulté de concilier mes désirs pour le bonheur de mes sujets, avec les devoirs que j'ai contractés et jurés envers tous. C'est pourquoi j'invoque votre sagesse, votre modération, votre fermeté, pour concerter, avec la sanction de l'opinion des représentants de la nation et de commun accord avec eux, ce qu'il convient de faire dans ces circonstances pour le bien-être de la Néerlande.
De plusieurs côtés, on pense que le salut de l'État serait obtenu par une révision de la Loi fondamentale, et même par une séparation de contrées unies par les traités et par cette même loi. Mais une telle question ne peut être mise en délibération que selon la voie tracée par cet acte, dont toutes les dispositions ont été solennellement jurées par nous. Ce point important fera l'objet principal de vos délibérations. Je désire connaître à cet égard l'opinion et les vues de votre assemblée, qui les donnera avec cette franchise et ce calme que requiert si particulièrement la grande importance de l'affaire. De mon côté, désirant par-dessus tout le bonheur des Néerlandais, dont la Providence divine a confié les intérêts à mes soins, je suis tout prêt à coopérer, avec votre assemblée, aux mesures qui peuvent conduire au but.
Cette session extraordinaire a pour objet ultérieur de donner connaissance à VV. NN. PP. que les intérêts du royaume, au milieu des circonstances actuelles, demandent impérieusement la réunion de la milice nationale au delà du temps fixé pour l'époque ordinaire des exercices. Les crédits actuels peuvent provisoirement suffire aux dépenses de cette réunion prolongée de la milice, ainsi qu'aux autres dépenses qui résulteront nécessairement de la révolte. Cependant, la régularisation ultérieure de ces dépenses devra faire l'objet de vos délibérations dans la prochaine session ordinaire ; et pour cela, je compte sur votre fidélité et sur votre patriotisme.
Me rappelant l'orage des révolutions, qui a aussi grondé sur ma tête, j'oublierai aussi peu le courage, l'amour et la fidélité qui ont renversé le despotisme, fondé l'existence nationale et mis le sceptre dans ma main, que la valeur qui, sur le champ de bataille, a étayé le trône et assuré l'indépendance de la patrie.
Tout préparé à aller au-devant de vœux équitables, je ne céderai jamais à l'esprit de parti, et je ne consentirai jamais à des mesures qui sacrifieraient le bien-être et les intérêts de la patrie aux passions et à la violence ; le vœu de mon cœur étant de concilier autant que possible tous les intérêts.
Par suite de ce que nous vous avons fait connaître en ouvrant votre session extraordinaire, et antérieurement déjà à tous les Néerlandais, par notre proclamation du 5 courant, nous souhaitons que vos nobles puissances prennent immédiatement en sérieuse considération les deux points suivants :
- L'expérience a-t-elle indiqué la nécessité de modifier nos institutions nationales ?
- Dans ce cas, convient-il, dans l'intérêt général, de changer ce qui est établi par les traités et la Loi fondamentale entre les deux grandes divisions du royaume ?
Il nous sera agréable de recevoir, aussitôt que peut le permettre la nature des choses, la communication libre et franche des sentiments des représentants du peuple néerlandais sur ces questions importantes, afin de concerter avec VV. NN. PP., d'après les circonstances, les mesures qui pourraient mener à l'accomplissement de leurs intentions.
Et nous prions, NN. et PP. SS., que Dieu vous tienne en sa sainte et digne garde.
La Haye, le 13 septembre 1830.
GUILLAUME. »
Le discours royal est connu à Bruxelles dans la soirée du et provoque de nouveaux troubles en ville[10]. Il est lu le à l'hôtel de ville de Bruxelles devant la commission de sûreté publique et l'état-major de la garde bourgeoise de Bruxelles, accompagné de quatre délégués de ses huit sections[11]. L'assemblée entend statuer quant à la réponse à donner au discours royal mais, rapidement, une division se forme entre les « radicaux » et les « modérés ». En effet, le premier projet d'adresse aux députés « belges » à La Haye, présenté par Félix de Merode, est jugé trop protocolaire: les membres souhaitant « protester, par un récit exact des faits émanant de la population entière de Bruxelles, contre l’exposé infidèle de ces faits contenu dans le discours du trône et pour rappeler aux députés les devoirs que leur impose l’état actuel des choses »[12]. La discussion dure trois heures et ne trouve pas de consensus. Le fossé se creuse alors entre les deux groupes, dont certains historiens font le parallèle avec les Girondins et Montagnards de la Révolution française de 1789[3]. Les « radicaux » exigent la séparation immédiate de la Belgique et des Pays-Bas ainsi que la création d'un gouvernement provisoire de Belgique[13]. Ils souhaitent étendre le mouvement de révolte et lancent par exemple « On fera marcher le Borinage ! », lorsque les modérés déclarent vouloir rester dans la légalité, proposant qu'un comité de rédaction modifie le projet d’adresse au roi, jugé trop protocolaire. Ne parvenant pas à s'entendre, les « radicaux » quittent l'assemblée et se réunissent à l'Hôtel de la Paix, tenu par Charles Pletinckx. Là, ils décident d'envoyer leur propre adresse aux députés belges des États Généraux, les sommant de rentrer s’ils n’obtenaient pas la séparation administrative de la Belgique et des Pays-Bas. Ils envoient également une adresse à la commission de sûreté publique, l'intimant de prendre des mesures suivantes :
- organisation et armement complet de la garde bourgeoise et élargissement de ses cadres ;
- organisation de compagnies franches dans les campagnes ;
- choix d’un chef pour commander les forces nationales ;
- surveillance de la rentrée des deniers publics et leur destination à la cause nationale ;
- surveillance rigoureuse du service des postes et des autres administrations dont les agents pourraient se mettre en opposition avec la cause nationale ;
- rappel à Bruxelles des députés belges, du moment que le principe de la séparation ne serait pas consacré dans l’adresse ;
- appel sous les drapeaux nationaux des militaires belges ;
De son côté, la commission de sûreté publique réécrit une nouvelle adresse[14] qu'elle fait transmettre aux députés belges à La Haye la nuit-même par messieurs Nicolaï et Vleminckx[15].
Fondation

Le , au lendemain des débats, les « radicaux » se réunissent d'abord à la salle des Beaux-Arts[16], rue de Bavière, puis dans un salle plus grande : la salle Saint-Georges, rue des Alexiens. Ils décident de la création d'un véritable club politique qu'ils nomment la Réunion centrale. Ils la dotent d'un un règlement et d'un comité central, avec pour objectif de[3] : « Favoriser l’émission libre et la discussion calme de tout principe patriotique, ainsi que la proposition et l’exécution énergique de toute mesure jugée utile au triomphe des intérêts moraux et matériels des provinces méridionales ».
Ce jour-là, l'une des premières actions adoptée par la Réunion tient en trois points, à l'initiative de Joseph Donies[17] :
- Envoyer une députation près de la Commission de sûreté publique, à l’effet de prendre des mesures tout de suite pour faire surveiller les opérations de la banque, afin qu’elle n’envoie plus de fonds hors de Bruxelles ;
- Faire verser à ladite commission l’argent qui se trouve entre les mains des receveurs d’ici et de ses environs ;
- Faire surveiller, avec attention, l’entrée et la sortie des individus de Bruxelles ;
Le , la Réunion centrale est officiellement mise sur pied par quarante membres fondateurs[18]. On propose à Charles Rogier d'en prendre la présidence, mais celui-ci refuse, considérant qu'il était « un étranger à Bruxelles »[19]. Il suggère qu'Édouard Ducpétiaux soit nommé à ce poste et accepte l'une des deux places de vice-président, l'autre revenant à Constantin Rodenbach. La Réunion centrale adresse alors l'ultimatum suivant à la Commission de sûreté publique de Bruxelles[17] : « Messieurs, des nouvelles alarmantes parviennent de tous côtés à la Réunion centrale, appuyées de preuves authentiques. Tous les citoyens armés pour la défense de la patrie s’émeuvent. Les soussignés demandent au comité de sûreté publique quelles sont les mesures qu’il a prises et se propose de prendre pour tranquilliser les esprits et repousser l’agression du gouvernement ? »
Chronologie
- : première réunion des républicains dans la salle Saint-Georges, rue des Alexiens.
- : ouverture de la séance des États généraux du royaume des Pays-Bas à La Haye et lecture du discours du roi Guillaume.
- : séparation d'avec la Commission de sûreté publique à l'hôtel de ville de Bruxelles à la suite du désaccord quant à la réponse à apporter au discours royal et à la volonté de séparation administrative de la Belgique et des Pays-Bas.
- : décision de fondation de la Réunion centrale en tant que club politique lors d'une réunion à la salle Saint-Georges. Une résolution est adoptée qui charge la Commission de sûreté d'empêcher la fuite des capitaux et de poster des sentinelles aux portes de la ville, en prévision de l'attaque des troupes du prince Frédéric qui campent à Vilvorde depuis fin aout.
- : assemblée fondatrice et désignation d'Édouard Ducpétiaux en tant que président, de Charles Rogier et Constantin Rodenbach en tant que vice-présidents.
- : Deux patrouilles sont formées, essentiellement par des volontaires liégeois et partent en reconnaissance à Tervuren et à Vilvorde. Ils accrochent les troupes orangistes et volent des chevaux à la Maréchaussée royale[20].
- : la Commission de sûreté publique condamne fermement les actions de militaires de la veille dans une proclamation publique. Le peuple accueille celle-ci comme une trahison et, constatant l'inaction de la garde bourgeoise de Bruxelles, il la désarme[21]. Ferdinand Duchène se rend à La Haye avec pour mission de faire revenir les députés belges des États généraux[22]. Le premier corps franc de la Réunion centrale est créé[23].
- : la Commission de sûreté publique de Bruxelles est dissoute sous la pression populaire. Les membres de la Réunion centrale prennent possession de l'hôtel de ville de Bruxelles[24] et invitent les communes avoisinantes à venir défendre la capitale en vue de l'attaque de l'armée[25]. Elle tente également d'instaurer le premier gouvernement provisoire de Belgique[26].
- : un corps franc sous les ordres de Pierre Rodenbach se rend à Louvain, d'où il revient avec des renforts menés par Adolphe Roussel[27].
- : Attaque de l'armée et début des Journées de Septembre. Des corps francs sont organisés par la Réunion centrale dans Bruxelles et participent à la défense de la ville. Édouard Ducpétiaux va négocier avec le prince Frédéric à Vilvorde mais est arrêté.
- : La Réunion centrale installe le Gouvernement provisoire de Belgique et nomme Juan van Halen à la tête des volontaires belges.
- : fin des Quatre Jours de Bruxelles, lorsque l'armée évacue le parc de Bruxelles où les volontaires belges l'avait forcée à se retrancher.
- : déclaration d'indépendance de la Belgique
- : Édouard Ducpétiaux est libéré de prison à Anvers et démissionne de la Réunion centrale en raison de divergences d'opinion.
- : choix définitif d'une monarchie constitutionnelle pour la Belgique, ce qui fait perdre à la Réunion centrale sa raison d'être.
- Décembre : dernières réunions.
Membres

Comité central
La Réunion centrale était composée d'un comité central de direction, présidé initialement par Édouard Ducpétiaux et dont les deux vice-présidents étaient le liégeois Charles Rogier et le brugeois Constantin Rodenbach. Lors de sa mise en place le , le trésorier était Louis Ranwet[28], juge d’instruction à Bruxelles et le secrétaire était Gustave Leclerc[29].
Récipiendaires de la Croix de fer
De nombreux membres de la Réunion centrale furent décorés de la Croix de fer, en hommage à leur participation à la révolution belge mais aussi pour leurs actions militaires menées dans les corps francs formés par le club. En voici la liste[30] :
- Edmond-Gabriel Bartels
- Jean-Baptiste Battaille
- Adolphe Bayet
- Félix Bayet
- Jacques-Joseph Bergenhuysen
- Édouard-Félix Berten
- François-Martin Bicheroux
- Charles-Joseph Boine
- Jean-Baptiste Brasset
- Louis Bronne
- Robert Brown
- Félix Chazal
- ? Dartevelle-Taquet
- ? Dekeyn
- Charles-Jacques Deweis d'Abconde
- Joseph Donies
- Adolphe Duchène
- Antoine Duchène
- Ferdinand Duchêne
- J.-Bernard Dupont
- Frantz Faider
- Charles-Maurice Feigneaux
- Eugène-Louis Feigneaux
- Louis-Xavier Feigneaux
- Jean-Baptiste Fonteyn
- Alexandre-François Gendebien
- Célestin Gendebien
- Isidore Gillain
- Adolphe Jottrand
- Gustave Leclerc
- Adolphe Levae
- ? Levieux
- André-Joseph Manche
- Adolphe-Ernest-François Mercier
- Richard de Montgomery
- Théodore Pardon
- Auguste Peiffer
- Pierre-Michel Pesez
- François Prové
- Louis Ranwet
- Sébastien Reable
- Bruno Renard
- Eugène Renard
- Auguste-Jean-Nicoals Robert
- Eugène-Louis-François Robert
- Pierre Rodenbach
- Pierre-Joseph Sandras
- Jean Steins
- Pierre-Antoine Stieldorff
- ? Thélène
- Sébastien Thiébaut
- Evrard Tops
- Félix Van de Mortele
- ? Van der Eecke
- Léopold-Louis Vanderstegen
- Édouard Vanlaethem
- Théodore Van Mons
- Charles-Joseph Warnand
Autres membres
- Philippe-Jacques Charlier[31]
- Édouard Ducpétiaux
- Ernest Grégoire
- Constantin Rodenbach
- Charles Rogier
- Joseph-Ferdinand Toussaint
Lieux de réunion
Le club tient ses premières réunions dans la salle des Beaux-arts de l'Hôtel de la Paix, situé rue de Bavière (aujourd'hui rue de Dinant) et tenu par Charles Pletinckx. Très vite, l'endroit devint trop petit et les réunions se tiennent alors dans la salle Saint-Georges, rue des Alexiens, puis finalement au théâtre royal du Parc.
Bibliographie
- Comité administratif de la Société centrale des décorés de la Croix de fer, Liste nominative des citoyens décorés de la Croix de fer, Bruxelles, Imprimerie et lithographie de P-M Michelli, (lire en ligne).

- J-R Leconte, La réunion centrale. Club patriotique, révolutionnaire et républicaine 1830, Leuven, Miscellanea Leo van der Essen,
- Robert Demoulin, Les Journées de septembre 1830 à Bruxelles et en Province., Liège, Presses universitaires de Liège., , 280 p. (lire en ligne).

- Théodore Juste, Charles Rogier, Bruxelles, C. Muquardt, (lire en ligne).

- Gustave Oppelt, Histoire générale et chronologique de la Belgique, de 1830 a 1860, Bruxelles, Hayez, (lire en ligne).

- Henri Pirenne, Histoire de Belgique, vol. 3, Bruxelles, La renaissance du livre., .

- (nl) Els Witte, Belgische republikeinen. Radicalen tussen twee revoluties (1830-1850), (ISBN 9789463105071, présentation en ligne).

Voir aussi
- Commission de sûreté publique
- Société des douze
- Révolution belge
- Volontaires de la révolution belge de 1830
Notes et références
- ↑ Adolphe Bartels, Les Flandres et la Révolution belge, Bruxelles, J. De Wallens et Compagnie, (lire en ligne), p. 351
- ↑ « La Révolution s'étend sur toute la Belgique », sur Belgische Unie - Union Belge - Belgische Union (consulté le )
- Demoulin 1934, p. 60.
- ↑ Juste 1880, p. 7.
- ↑ Juste 1880, p. 5.
- ↑ Pirenne 1927, p. 493.
- ↑ Louis Leconte, Le 2e bataillon de tirailleurs ou les volontaires luxembourgeois de Claisse., t. 62, coll. « Annales de l'Institut archéologique du Luxembourg », (lire en ligne), p. 129
- ↑ Juste 1880, p. 9.
- ↑ Oppelt 1861, p. 211.
- ↑ Pirenne 1927, p. 495.
- ↑ Oppelt 1861, p. 216.
- ↑ Journal Le Belge du
- ↑ Pirenne 1927, p. 496.
- ↑ Oppelt 1861, p. 217.
- ↑ Oppelt 1861, p. 220.
- ↑ Oppelt 1861, p. 223.
- Demoulin 1934, p. 61.
- ↑ Comité administratif de la Société centrale des décorés de la Croix de fer 1865, p. 127.
- ↑ Juste 1880, p. 10.
- ↑ Demoulin 1934, p. 69.
- ↑ Demoulin 1934, p. 70.
- ↑ Comité administratif de la Société centrale des décorés de la Croix de fer 1865, p. 59.
- ↑ Comité administratif de la Société centrale des décorés de la Croix de fer 1865, p. 71.
- ↑ Roel Jacobs, « Le 20 septembre 1830... », La Dernière Heure, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Comité administratif de la Société centrale des décorés de la Croix de fer 1865, p. 6.
- ↑ Comité administratif de la Société centrale des décorés de la Croix de fer 1865, p. 58.
- ↑ Demoulin 1934, p. 74.
- ↑ Comité administratif de la Société centrale des décorés de la Croix de fer 1865, p. 126.
- ↑ Comité administratif de la Société centrale des décorés de la Croix de fer 1865, p. 91.
- ↑ Comité administratif de la Société centrale des décorés de la Croix de fer 1865.
- ↑ Achille Charpiny, Les Combattants volontaires de 1830 devant l'Histoire, Bruxelles, Imprimerie J. Ph Van Assche, (lire en ligne), p. 70
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