Convoi des 57 000
| Convoi du | ||||||||
| Contexte | Seconde Guerre mondiale | |||||||
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| Mode de transport | Ferroviaire | |||||||
| Numéro | convoi I.264 | |||||||
| Départ | Quai aux bestiaux de Pantin |
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| Arrivée | Buchenwald puis Ravensbrück |
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| Durée | 5 et 6 jours | |||||||
| Déportés | Résistants français, aviateurs alliés, agents du SOE | |||||||
| · Total | 2 197[1] | |||||||
| · Hommes | 1 654 | |||||||
| · Femmes | 543 | |||||||
| Survivants en 1945 | 39% (849) | |||||||
| But de la déportation | Kommandos de travail | |||||||
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Le convoi du , dit « convoi des 57 000 et des 77 000 », est un convoi de répression et de déportation parti de France, du quai aux bestiaux de Pantin, en direction du camp de concentration de Buchenwald pour les hommes, puis de celui de Ravensbrück pour les femmes.
La Fondation pour la mémoire de la déportation référence ce convoi comme le I.264.
Il est le dernier convoi de déportés politiques parti de la région parisienne avant la libération de Paris[2]. Par ailleurs, il s'agit du plus important transport en nombre de détenus jamais constitué en France par l'occupant allemand[2].
Contexte
L'historien français Thomas Fontaine (d) indique[2] : « Le dispositif répressif allemand perdure jusqu’à la fin juillet 1944, tant que la bataille de Normandie n’est pas jouée. Mais l’année 1944 – celle de la perspective puis de la réalité d’un débarquement allié – est encore plus violente, elle est marquée par une lutte sanglante contre les « bandes terroristes ». L’occupant a notamment recours, avant même le 6 juin, à des opérations militaro-policières qui se traduisent par des centaines de victimes massacrées et des milliers de déportés. Après le débarquement, ce sont près de 23 000 personnes qui sont déportées des zones nord et sud, alors que le bilan – difficile à établir – des victimes massacrées s’aggrave considérablement. Ces « derniers convois » modifient les circuits de la déportation. Même si, contrairement à ce que laissent penser la situation militaire et les parcours chaotiques de ces transports, les nazis les organisent souvent méthodiquement, ce qui témoigne aussi de leur volonté de déporter jusqu’au bout et d’emmener avec eux des détenus « triés ». »
Il ajoute[2] : « Le convoi formé le 15 août en gare de Pantin, le dernier de la région parisienne et le plus important en nombre de détenus jamais constitué, comprend des hommes et des femmes non Juifs. À l’exception des malades et de femmes enceintes, toutes les dernières détenues du fort de Romainville et de Fresnes sont ainsi déportées : elles sont plus de 550 à arriver à Ravensbrück le 21 août. »
Chronologie
Le matin du , les hommes commencent à arriver à la gare de marchandises de Pantin[3]. Ils sont suivis dans l'après-midi par les femmes. Les prisonniers viennent de plusieurs lieux d'internement de la région parisienne : notamment des prisons de Fresnes et du Cherche Midi et du fort de Romainville[4],[2],[5],[6]. Les Waffen-SS, encadrant le transfert des femmes internées à Fresnes vers la gare de Pantin, ont dû menacer de leurs armes les chauffeurs de bus parisiens qui refusaient de leur obéir[3],[7].
Le train comporte 32 wagons à bestiaux, un fourgon de tête pour le butin, deux wagons plats en tête et en queue de train pour les batteries anti-aériennes et les mitrailleuses, et quelques wagons de voyageurs pour les fuyards (collaborateurs français, femmes auxiliaires de la Gestapo)[8].
En fin de matinée, à la demande du BCRA, le commandant Ely, adjoint du délégué militaire national Chaban-Delmas, étudie la possibilité de faire attaquer la gare par un commando de résistants. Devant la disproportion des forces il y renonce[9].
En début d'après-midi un commando spécial de six hommes de l'Abwehr et de la Gestapo arrive en gare de marchandises de Pantin[10]. Ils font descendre du train cinq importants résistants gaullistes : le lieutenant-colonel André Rondenay[11], délégué militaire de zone nord, et ses camarades le colonel Alain Grout de Beaufort[12], Louis Lerouge[13], André Baude[14], et Roger Claie[15]. Emmenés à Domont (Val-d’Oise), au lieu-dit Les Quatre Chênes, ils y sont immédiatement exécutés[16].
La Croix-Rouge, après d'ultimes tractations entre Raoul Nordling et Otto Abetz, en présence de Pierre Laval, peut se rendre à la gare de Pantin[10]. Elle distribue des colis contenant des rations alimentaires et obtient la libération de 36 personnes : des malades et des femmes enceintes. Celles-ci sont emmenées à Fresnes ou dans des hôpitaux[3]. Dans la confusion qui règne à ce moment[9], Madeleine Riffaud et une autre résistante parviennent à sauter sur le quai avant la fermeture complète des portes et à s'évader[17].
Le vers 23 h, le train quitte la gare de marchandises de Pantin (quai aux bestiaux) pour l'Allemagne avec près de 2200 résistant(e)s déporté(e)s.
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Le au petit matin, il s'arrête dans le tunnel de Luzancy puisque le pont ferroviaire enjambant la Marne a été détruit le par l'aviation britannique[4],[5],[8].
Les prisonniers, encadrés par des SS, parcourent alors à pied plusieurs kilomètres pour rejoindre un autre train dans la tranchée située à la sortie de la gare de Nanteuil-Saâcy, de l'autre côté de la Marne. Les déportés des premiers wagons traversent la Marne à Nanteuil. Un deuxième groupe traverse les villages de Méry-sur-Marne et Saacy-sur-Marne[4]. Le troisième groupe de déportés contourne Saacy et parcourt plus de 6 kilomètres avant d'atteindre la gare de Nanteuil[8].
Le convoi repart à 2 h du matin dans la nuit du 16 au . A 3 h 30 du matin, le train se situe entre Château-Thierry et Mezy-Moulins. Alors que le train ralentit près de Mézy-Moulins, un aviateur américain servant dans la RCAF (Joel Matthew Stevenson[Note 1]) et deux résistants français parviennent à s’évader d’un wagon[18]. Tous trois réussissent leur évasion[19]. D'autres tentatives d'évasion ont lieu[10].
Peu après, la Résistance essaie, sans y parvenir, de stopper le convoi à Dormans[20]. Le train continue son trajet en passant par Châlons-sur-Marne, Vitry-le-François et atteint Saint-Dizier[21] le au matin.
Dans la nuit du 17 au , le train stationne à Bar-le-Duc[20]. Une négociation permet au docteur Joyeux de la Croix-Rouge la libération d'un prêtre et de trois déportées malades[10].
Marie-Hélène Lefaucheux témoigne[10]: « La dernière nuit et la dernière matinée [avant le passage de la frontière du Reich] furent marquées d’un espoir que partagèrent sans doute les familles restées à Paris. Une dépêche rédigée de façon assez confuse, émanant de la Croix-Rouge, signalait que le train de déportés devait stationner en France jusqu’à nouvel ordre par suite d’un accord entre le Consulat de Suède et les Allemands. J’étais dans la gare de Bar-le-Duc quand cette nouvelle arriva. Le chef de gare essaya de la communiquer au chef SS du convoi, qui le reçut avec des hurlements. Il était déjà fou de rage parce que les gares voisines se récusaient l’une après l’autre pour envoyer une machine de secours. Sa fureur venait de se traduire par un refus de faire ouvrir un wagon dans lequel des femmes s’étaient mises à crier. Cet énergumène voulait évidemment emmener son convoi coûte que coûte. »
Le à 8 h 50 le train est entre Toul et Nancy. A Lérouville puis à Avricourt, au passage de la frontière, la Croix-Rouge renouvelle infructueusement sa demande d'arrêt du convoi. Le même jour, lors d'une halte à Nancy, des membres du gouvernement Laval en route pour l'Allemagne demandent au préfet d'intervenir pour stopper le transport. Ces démarches échouent également[22].
Malgré l’accord signé à Paris le par le consul de Suède Raoul Nordling avec le Commandement militaire allemand, pour placer tous les prisonniers et déportés sous sa protection[23],[24],[25], le convoi entre dans le Reich et poursuit son trajet en passant par Sarrebruck, puis Francfort et Erfurt.
Le à minuit, le train arrive à Weimar.
Les hommes pénètrent le à Buchenwald, puis le train repart, et les femmes arrivent le à Ravensbrück[4],[26] après être passées par Halle le à 9 h, puis Berlin.
À leur arrivée, les déportés reçoivent pour la plupart un matricule de la série des « 77 000 », et les déportées un matricule de la série des « 57 000 ».

Composition
Le convoi comprend 75 % d'hommes (1 654) et 25 % de femmes (543). Une très grande proportion est française (85 %) ; viennent ensuite les contingents américain, britannique et canadien[27],[28].
Il s'agit essentiellement de résistants français, avec notamment 9 compagnons de la Libération, mais aussi d'aviateurs alliés (au nombre de 168[28],[29],[30]) dont les avions ont été abattus au-dessus de la France, des agents britanniques du SOE...
Issue
D'après la Fondation pour la mémoire de la déportation, voici ce que sont devenus les détenus et détenues de ce convoi de déportation à l'issue de la Seconde Guerre mondiale[28] :
- 838 rentrent vivants ;
- 5 sont libérés par les Allemands ;
- 6 s'évadent pendant le transport ;
- 903 décèdent dans les camps ;
- 143 disparaissent en déportation ;
- 302 ont une issue inconnue.
Mémoire
- Une plaque commémorative a été posée sur la façade de la gare de Nanteuil-Saâcy le [31] ; chaque année le une cérémonie rend hommage à ces déportés[31],[32] ;
- Le Mémorial du dernier convoi de la déportation a été inauguré le à Saâcy-sur-Marne[33]. Par ailleurs, les grilles du mémorial accueillent depuis le une exposition permanente de 28 portraits de déportés du convoi[34],[35] ;
- Une stèle en mémoire du convoi du a été inaugurée en sur le quai aux bestiaux de Pantin[36].
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Panneau du Mémorial du dernier convoi de la déportation en Seine-et-Marne, gare de Nanteuil-Saâcy. -
Wagon d'époque vu de côté au Mémorial du dernier convoi de la déportation en Seine-et-Marne, gare de Nanteuil-Saâcy. -
Wagon d'époque vu de face au Mémorial du dernier convoi de la déportation en Seine-et-Marne, gare de Nanteuil-Saâcy. -
Stèle du 30e anniversaire de la libération des déportés, voie de la Déportation, Pantin.
Liste des déportés
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Charles Ailleret en 1966. -

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Émile Bollaert en 1932. -
Toussaint Gallet en 1950. -
Maurice Halbwachs en 1930. -
Gabriel Jeantet en 1948. -
Hubert de Lagarde en 1934. -

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Richard Pouzet en 1947. -

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Pierre Virol en 1940.
La liste ci-dessous (non exhaustive, donc à compléter) repose sur le recensement effectué par la Fondation pour la mémoire de la déportation[27], comporte 1654 déportés hommes :
A Hommes
- Abel Abadie (1910-1963), né le à Toulon (83, Var), alias Le Bel, ingénieur, résistant engagé au Bureau des opérations aériennes[37] pour le repérage de zones de parachutages ou de dépôt d’agents en France occupée. Il sert au contact du colonel Rondenay, alias Jarry, Délégué Militaire de la Zone Nord depuis avril 1944. Matricule 76971 (Bu). Arrêté le à Lorris, incarcéré à Orléans, Fresnes[37],. Déporté à Buchenwald, transféré au camp de Dora, puis aux kommando de Leipzig et Wansleben (pièces pour les avions Heinkel). Médaillé de la Résistance française[38], rentré.
- Jean-Baptiste Ache (1905-1983), né le à Paris (75). Matricule 77660 (Bu). Résistant dans le réseau Béarn des Forces Françaises Combattantes transféré à Dora, puis Allach où il est libéré le ou le [39], médaillé de la Résistance française[40], rentré.
- Jacques Aicardi (1921-1945), né le à Toulon (83, Var). Matricule 77212 (Bu). Résistant à l'OCM à Paris. Arrêté le , devant le monument aux Morts de la gare Saint-Lazare, la veille de l'arrestation de l'imprimeur Pierre Virol (1898-1945) et de sa fille Yvonne Françoise Virol (1924-2013), accompagnée de son fiancé Robert Aubut (1925-1944)(cf. Tous sont déportés dans le même convoi[41],[42]. Déporté à Buchenwald, transféré camp de concentration de Dora, puis Ellrich où il est mort le . Médaillé de la Résistance française à titre posthume[43],[39].
- Charles Ailleret (1907-1968), né le à Gassicourt (78, Yvelines). Matricule 76978 (Bu). Officier d'artillerie et commandant de l'ORA pour la zone Nord, futur général et chef d'état-major des armées. Arrêté en . Déporté par le « Convoi des 57000 » du de Pantin (Paris) vers Buchenwald (Weimar), d'où il est rapatrié le [39]. Médaillé de la Résistance française avec rosette.
- Lucien Angelard (1911-1945), né le à La Charité-sur-Loire (58, Nièvre). Matricule 77326 (Bu). Syndicaliste CGT, militant communiste, résistant FTP[44]. Arrêté le à Créteil par les brigades spéciales avec son épouse Jeanne Angelard (1909-2015)(cf.[44],[45]. Déporté à Buchenwald, transféré camp de concentration de Dora-Nordhausen, où il est décédé le [39].
- Jacques Ardault (1923-1944), né le à Orléans (45). Matricule 77831 (Bu). Bûcheron, réfractaire au STO[46]. Arrêté le à Ingrannes, incarcéré à Orléans. Déporté à Buchenwald, transféré au camp d'Ellrich et au camp de concentration de Dora-Nordhausen, où il est décédé le [46],[39].
- Arpiar Aslanian-Grigorian (1895-1945), né le à Tauris/Tabriz (Iran) ou Etchmiadzin (Arménie), avocat, résistant arménien. Matricule 77866 (Bu). Avec son épouse - Louisa Aslanian-Grigorian (1904-1945), matricule 57440 (Ra), ils émigrent à Paris en 1923.En 1940, le couple rejoint la Résistance intérieure française (RIF). Le , le couple Aslanian-Grigorian est arrêté à leur domicile au 8 rue d'Aix, Paris 10e, puis incarcéré à la prison de Fresnes. Le couple est déporté par le « Convoi des 57000 et des 77000 » du de Pantin (Paris) vers Buchenwald pour lui, et vers Ravensbrück pour elle. Arpiar Aslanian est transféré au camp de concentration de Dora, où il décède le [39].
- Robert Aubut (1925-1944), né le à Colombes (75). Matricule 77224 (Bu). Fiancé d'Yvonne Virol (1924-2913) et son père l'imprimeur Pierre Virol (1898-1945). Résistant comme agent de liaison dans le réseau Sussex. Tous les trois sont arrêtés le en leur domicile, et déportés ensemble avec le convoi du [47], les hommes à Buchenwald, et la fiancée vers Ravensbrück. Transféré au camp de concentration de Dora, puis celui d'Ellrich où il est mort le [39]. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[48], chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume en 1958.
- Roger Auribault (1913-1944), né le à Paris (75). Matricule 77615 (Bu). Arrêté le avec son père et sa mère - Marie Florentine Auribault-Renault (1883-1944) matricule 57445 (cf., à leur domicile à Combault, ou le , place de la Concorde à Paris. Déporté avec sa mère dans le convoi du , à Buchenwald pour lui, et vers Ravensbrück pour elle. Transféré au camp de concentration de Dora, puis celui d'Ellrich où il est mort le [39]. Médaillé de la Résistance française à titre posthume. Mort en déportation.
B Hommes
- Jean Baillou (1905-1990), né le à Angoulême (16, Charente), futur ministre plénipotentiaire[49]. Matricule 77359 (Bu). Arrêté le par la Gestapo de la rue de la Pompe avec Georges Bruhat (1887-1945)[50] cf. Déportés ensemble avec le convoi du vers Buchenwald, où il est libéré le [39]. Médaillé de la Résistance française[51].
- Jacques Baranton (1903-1945), dessinateur industriel puis abbé[52]. Matricule 77440 (Bu). Arrêté le à Puiseaux comme otage avec d'autres, incarcéré à Fontainebleau et Fresnes, déporté à Buchenwald, Dora et Ellrich[52]. Mort en déportation (Dora).
- Victor Barrillet (1922-1944), charbonnier. Matricule 77681 (Bu). Réfractaire au STO, résistant du mouvement Isole[53]. Arrêté le à Nibelle[53], incarcéré à Orléans, Fresnes[53], déporté à Buchenwald, Dora et Ellrich[53]. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[54]. Mort en déportation (Ellrich).
- Albert Baudet (1924-1995). Matricule 77358 (Bu). Étudiant, très probablement une recrue récente des FTP[55]. Arrêté par des inspecteurs de la BS2[55]. Il portait sur lui un pistolet automatique calibre 7,65 mm[55]. Médaillé de la Résistance française avec rosette[55]. Rentré.
- Philippe Bazin (1921-1991)[56]. Matricule 77676 (Bu). Étudiant, résistant du réseau Darius (Lyon)[57]. Arrêté le par la Gestapo de la rue de la Pompe[50]. Rentré.
- Bernard Belleville (1923-1945), né le 9 août 1923 à Paris 13e (75). Matricule 77177 (Bu). Actif au sein du réseau d’évasion Bourgogne vers l'Angleterre des aviateurs alliés abattus en France, de Georges Broussine, puis au sein du réseau Corvette, branche du réseau Phratrie. Arrêté le 17 juillet 1944. Déporté par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Buchenwald (Weimar), avec sa mère - Alice Belleville-Passé (1897-1973) (cf., matricule 57450 (Ra), expédiée à Ravensbrück (au nord de Berlin). Transféré au camp de concentration de Dora (Nordhausen-Dora-Mittelbau), puis au camp annexe (Kommando) d’Ellerich (Buchenwald). Médaillé de la Résistance française à titre posthume[58]. Porté disparu le 8 mars 1945[39],[59].
- Raymond Benoit (1912-1975)[60]. Matricule 77835 (Bu). Arrêté en par la Gestapo de la rue de la Pompe[50]. Médaillé de la Résistance française avec rosette. Rentré.
- Henri Bernon (1924-1945) né le 16 juillet 1924 à Paris, commerçant, matricule 77332 (Bu). Réfractaire au STO[61]. Arrêté à Orléans, le 29 juillet 1944, incarcéré à Orléans et Fresnes, déporté à Buchenwald le 15 août 1944. Transféré à Dora et Ellrich, mort en déportation (Ellrich) le 23 février 1945.
- Georges Berthier (1923-2010), mécanicien. Matricule 77453 (Bu). Réfractaire au STO[62]. Fils de Germain Berthier. Arrêté ensemble le à Puiseaux dans le cadre d'une rafle commanditée par la Gestapo de Paris et opérée par des miliciens, incarcéré à Fontainebleau et Fresnes, déporté ensemble à Buchenwald et Dachau[62]. Rentré.
- Germain Berthier (1893-1945). Matricule 77439 (Bu). Comme garagiste, il rend des services à la Résistance, fournissant des batteries d’accu pour alimenter les postes émetteurs, entretenant aussi les voitures du maquis de Lorris[63]. Père de Georges Berthier (1923-2010). Arrêté ensemble le à Puiseaux dans le cadre d'une rafle commanditée par la Gestapo de Paris et opérée par des miliciens, incarcéré à Fontainebleau et Fresnes. Déporté ensemble à Buchenwald et Dachau[63]. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[64]. Mort en déportation (Dachau).
- Louis Bertrand (1883-1944), né le 18 décembre 1883 à Frotey-lès-Lure (70, Haute-Saône). Matricule 77392 (Bu). Actif dans les Forces françaises de l’intérieur (FFI). Déporté avec son épouse - Andrée Bertrand (1893-1945), née Parisot, matricule 57453 (Ra)(cf., par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 (I.264.) de Pantin (Paris) vers Ravensbrück (au nord de Berlin) pour elle, et vers Buchenwald (Weimar) pour lui, où il est décédé le 20 octobre 1944[39],[65]. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[66]. Mort en déportation.
- Jacques Boizart de Guise (1901-1945)[67]. Matricule 77038 (Bu). Ingénieur civil des Mines[68]. Résistant du réseau Rossi[69]. Arrêté par la Feldgendarmerie et condamné le à deux mois de prison pour propagande de fausses nouvelles[67]. Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[70].
- Émile Bollaert (1890-1978)[45]. Matricule 77127 (Bu). Haut fonctionnaire, désigné par le général de Gaulle successeur de Jean Moulin en [45], futur haut-commissaire de France en Indochine. Arrêté le dans le Finistère avec Pierre Brossolette. Compagnon de la Libération, médaillé de la Résistance française avec rosette. Rentré.
- Julien Bollé (1889-1945) né à Fitz-James (60, Oise) le 30 mai 1889, matricule 77261 (Bu), résistant du groupe "Ceux de la Libération-Vengeance d'Orgerus", actif dans la fourniture de faux papiers via sa sœur employée dans une sous-préfecture de l'Oise. Arrêté le 5 août 1944 par le SD et la Feldgendarmerie au Franc-Moreau à Bazainville (Yvelines)[71], incarcéré à Versailles, puis à Fresnes, déporté à Buchenwald, transféré au camp annexe de Dora-Ellrich. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[72]. Mort en déportation (Ellrich) le 6 février 1945.
- Jacques Boulloche (1888-1945). Matricule 76841 (Bu). Ingénieur des ponts et chaussées, directeur des routes[73], conseiller d’État.Père de Robert Boulloche (1913-1945)(cf.,et époux d'Hélène Boulloche (1888-1944)(cf. Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[74].
- Robert Boulloche (1913-1945). Matricule 77003 (Bu). Fils de Jacques Boulloche (1888-1945)(cf., et d'Hélène Boulloche (1888-1944)(cf. Mort en déportation.
- Raymond Bourdois (1910-1983) né le 13 novembre 1910 à Changy-les-Bois (45), matricule 76857 (Bu). Epicier à Puiseaux, résistant depuis 1943 dans le Réseau « Buckmaster-Étienne Leblanc » commandé par Pierre Charié, de la section F du SOE[75].Avec son épouse Huguette participe au réseau d'évasion Shelburn. Neuf aviateurs américains et l'opératrice radio du SOE Lilian Rolfe seront hébergés dans la cave de son épicerie[76]. Arrêté par la Gestapo le 31 juillet 1944 à Nargis au domicile des époux Verdier[75], interné à Montargis, Orléans puis Fresnes, déporté à Buchenwald le 15 août 1944.Transféré au camp de Dora, et au Kommando d'Ellrich où il passe 7 mois. Le 6 avril 1945 le camp est évacué pour Sachsenhausen. Libéré le 22 avril par les Soviétiques, officier de la Légion d'honneur[76], rentré.
- Pierre Bourlier (1922-?). Matricule 76888 (Bu), dit Gaston Wehrle. Arrêté le rue Lecourbe à Paris avec l'État-major FFI d'Ile-de-France, dont Pierre Lefaucheux, Jehan de Montangon et Michel de Nadaillac, également dans le convoi[77]. Médaillé de la Résistance française[78]. Rentré.
- Adrien Bramoullé (1924-?)[79]. Matricule 77206 (Bu). Médaillé de la Résistance française[80]. Rentré.
- Maurice Braun (1906-2001). Matricule 77194 (Bu). Arrêté le [81]. Rentré. Médaillé de la Résistance française.
- Georges Bruhat (1887-1945). Matricule 77050 (Bu). Physicien. Arrêté le par la Gestapo de la rue de la Pompe avec Jean Baillou (1905-1990)[50]. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[82]. Mort en déportation.
- Jules Bruncher (1877-1944). Matricule 77043 (Bu). Général de brigade aérienne[83]. Époux de Marie Bruncher (1889-1944)[83]. Arrêté le par la Gestapo de la rue de la Pompe[50],[83]. Déportés ensemble avec le convoi du vers Buchenwald pour lui et vers Ravensbrück pour elle. Mort en déportation[83]. Médaillé de la Résistance française avec rosette à titre posthume[84].
- Jacques Brunschwig-Bordier (1905-1977). Matricule 77004 (Bu). Haut fonctionnaire. Arrêté le à Paris par la Gestapo de la rue de la Pompe[50]. Évadé. Compagnon de la Libération, et médaillé de la Résistance française.
- Jean Marie Buttafaco (1897-1945). Matricule 78004 (Bu). Époux de Alicia Buttafaco née Maeder (1898-1945). Déporté à Buchenwald, tandis que son épouse est déportée à Ravensbrück, transféré aux camps annexes de Dora et Ellrich et Buchenwald où il meurt[39],[85].
C Hommes
- Pierre François Casaï (1920-1945), né le à Genève. Matricule 77111 (Bu). De nationalité suisse (Genève). Arrêté le en France[86],[39],[87]. Déporté avec le convoi du vers Buchenwald. Transféré au camp annexe de Buchenwald : Dora-Ellrich-Nordhausen, où il est décédé le . Médaillé de la Résistance française à titre posthume.
- Paul Caton (1899-?). Matricule 77181 (Bu). Officier d'active (capitaine)[77], résistant du SR Kleber[88]. Arrêté le à son domicile après le coup de filet du contre l'État-major FFI d'Ile-de-France[77]. Rentré. Médaillé de la Résistance française[89].
- Maurice Cavalier-Malrieu (1895-1945), née le 29 octobre 1895 à Montauban (82). Matricule 77183 (Bu). Commis d'économat au lycée de garçons de Marseille en 1926. Ép. le 6 avril 1926 à Montauban (82, Tarn-et-Garonne), Marguerite Malrieu (1898-1945). En 1943, il sont à Paris et sont tous les deux dans la Résistance. Actif dans les Forces françaises combattantes (FFC), réseau Shelburn, pseudonyme : Hours Maurice. Arrêtés ensemble le jour du Débarquement, le 6 juin 1944, et emprisonnés à la prison de Fresnes. Déportés ensemble par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Buchenwald pour lui et vers Ravensbrück pour elle. Transférée aux camps de Buchewald-Dora et à son annexe Ellrich où il décède le 12/13 janvier 1945[39],[90]. Le camp de concentration de Dora est également nommé Nordhausen-Dora ou Dora-Mittelbau. Médaille de la Résistance française (1947)[91],[92],[93],[94].
- Eugène Celse (1908-1945). Matricule 77151 (Bu). Gendarme. Arrêté le par la Gestapo de la rue de la Pompe[50]. Mort en déportation.
- Gaston Chabannes (1920-1945). Matricule 78101 (Bu). Arrêté le à Paris par la Gestapo de la rue de la Pompe[50]. Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[95].
- Gabriel Chaubit-Soudeix (1900-1952), né le 15 novembre 1900 à Lanton (33, Gironde), coiffeur. Matricule 77311 (Bu). Domicilié avec son épouse au 9 rue Notre -Dame-de-Lorette, Paris 9e[96]. Avec son épouse Marcelle Soudeix, ils sont actifs dans les Forces Françaises Combattantes, réseau Hunter-Nord d'évasion d'aviateurs. Arrêté le 14 juin 1944, à Paris avec son épouse et avec le résistant Jean Monin (1916-2010)[97]. Déporté avec son épouse Marcelle Soudeix (1894-1979) Matricule 57478 (Ra), par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück pour elle, et vers Buchenwald pour lui, puis transféré à ses camps annexes : Dora et Ellrich d'où il est libéré en mai 1945[39].
- Adrien Chaudier (1908-1976), né le à Montbrison (42, Loire), sans matricule. Résistant du réseau Jade-Fitzroy arrêté fin dans la Loire. Evadé du convoi le à Saacy-sur-Marne grâce à Paul Hazoubit, un habitant du village qui avait confectionné des brassards de la Croix-Rouge[98]. Rentré.
- Jean Chavane de Dalmassy (1924-2006). Matricule 77466 (Bu). Officier de cavalerie (sous-lieutenant)[99]. Résistant de l'Organisation de résistance de l'Armée (ORA) en qualité d'agent P2 du corps franc Turma-Vengeance[99]. Arrêté le [99] à son domicile après le coup de filet du contre l'État-major des Forces françaises de l'intérieur d'Ile-de-France[77]. Rentré. Médaillé de la Résistance française[99].
- Edmond Cigogne (1921-1944). Matricule 77160 (Bu). Arrêté le par la Gestapo de la rue de la Pompe[50]. Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[100].
- Maurice Collard (1900-1945), alias Alfred[101]. Matricule 76885 (Bu). Résistant de Ceux de la Libération[102]. Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française avec rosette à titre posthume[101].
- Yvan de Colombel (1915-1945). Matricule 77040 (Bu). Résistant des réseaux Ali-Tir et réseau Vélite-Thermopyles[103]. Arrêté en 1944 par les Allemands avec Raymond Croland (1913-1945), matricule 77052 (Bu)(cf., également dans le même convoi[103]. Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[103].
- Raymond Contassot (1921-2014)[104]. Matricule 76929 (Bu). Résistant du réseau Darius[105] alias réseau Charette. Rentré.
- Raymond Croland (1913-1945), né le à Paris (75). Matricule 77052. Arrêté en 1944 avec Yvan de Colombel (1915-1945)(cf. Déporté ensemble avec le convoi du vers Buchenwald. Transféré au camp de Dora, au camp d'Ellrich Kommando des KL Buchenwald-Dora. Décédé le au camp satellite de Salzwedel[39].
- Lucien Cruzillac (1904-1945) né à St-Ouen (93) le 21 décembre 1904, matricule 77556 (Bu), artisan plombier zingueur[106], résistant du groupe "Ceux de la Libération-Vengeance d'Orgerus", Arrêté le 5 août 1944 par le SD et la Feldgendarmerie au Franc-Moreau à Bazainville[71], incarcéré à Versailles, puis à Fresnes, déporté à Buchenwald, transféré au kommando de Mühlhausen. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[107]. Mort en déportation (avant le rapatriement) à Kaiserslautern le 22 mai 1945.
D Hommes
- Jean Dagard (1908-1975)[108]. Matricule 77309 (Bu). Résistant du réseau Opélia, puis du réseau Amarante, puis du réseau Vermillon[109]. Arrêté le à Paris à la gare de La Croix de Berny, alors qu'il doit partir en Angleterre pour un stage, puis transféré à la Gestapo de la rue des Saussaies[109]. Déporté avec le convoi du vers Buchenwald. Rentré. Médaillé de la Résistance française[109],[110].
- Jean Danaux (1906-1945). Matricule 77155 (Bu). Résistant des Forces Françaises Combattantes (FFC), Direction Générale des Études et Recherches (DGER), du Bureau central de renseignements et d'action (BCRA), et au réseau Vélite-Thermopyles[111]. Arrêté le à Juvisy-sur-Orge (91, Essonne)[111]. Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française avec rosette à titre posthume[112].
- Pierre Darbieux (1911-1945) né le à Lamagistère (82, Tarn-et-Garonne ), matricule 77055 (Bu). Administrateur de l'hebdomadaire vichyste "Chantiers", titulaire de la Francisque, arrêté le à son bureau à Vichy en même temps que Gabriel Jeantet[113], déporté à Buchenwald, transféré au camp de Dora, puis Neuengamme[27]ou Bochum[113] , mort en déportation.
- André Davoust (1920-1945) né à Garches (78, Yvelines) le 26 décembre 1920, matricule 77262 (Bu), résistant du groupe "Ceux de la Libération-Vengeance d'Orgerus", Arrêté le 5 août 1944 par le SD et la Feldgendarmerie au Franc-Moreau à Bazainville[71], incarcéré à Versailles, puis à Fresnes, déporté à Buchenwald, transféré au camp annexe de Buchenwald de Dora-Ellrich-Nordhausen. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[114]. Mort en déportation (Dora) le 5 avril 1945[115].
- Edmond Debeaumarché (1906-1959), né le à Dijon (21, Côte-d'Or). Matricule 77119 (Bu). Cofondateur de Résistance PTT. Arrêté le par la Gestapo de la rue des Saussaies. Rentré. Compagnon de la Libération. Déporté avec le convoi du vers Buchenwald. Transféré au camp de Dora, puis à Nordhausen Kommando des KL Buchenwald-Dora, et à Bergen-Belsen où il est libéré le [39].
- Pierre Dejussieu-Pontcarral (1898-1984)[45]. Matricule 77117 (Bu). Général, chef d'état-major des F.F.I. pour l'ensemble du pays. Arrêté le à Paris par la Gestapo. Rentré. Compagnon de la Libération, médaillé de la Résistance française avec rosette.
- Georges Delaire (1921-2011). Matricule 778377 (Bu). Arrêté le par la Gestapo de la rue de la Pompe[50].Rentré. Médaillé de la Résistance française.
- Camille Delétang (1886-1969). Matricule 781297 (Bu). Juriste, ancien combattant de la Grande guerre. Résistant de l'Organisation civile et militaire (OCM), puis dans l'Armée Secrète. Désigné pour diriger le 2e Bureau (espionnage et contre-espionnage) pour la région M4. Il est également chef du réseau « Marco » pour la Sarthe, le réseau d'espionnage du SR Guerre (service de renseignement de l'armée de terre)[116]. Arrêté le au Mans par la SIPO-SD[116]. Rentré. Médaillé de la Résistance française avec rosette.
- Armand Desangin (1905-1945), photographe[50]. Matricule 78191 (Bu). Arrêté le par la Gestapo de la rue de la Pompe[50]. Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[117].
- Georges Detoux (1900-1944) né le 21 octobre 1900 à Audincourt (25, Doubs), brigadier à la gendarmerie de Puiseaux, matricule 77398 (Bu). Aide les réfractaires au STO et la Résistance[118]. Inscrit sur une liste dressée par la Gestapo de Paris, il est arrêté lors de la Rafle de Puiseaux, le 10 août 1944. Interné à Fontainebleau et Fresnes, déporté à Buchenwald le 15 août 1944.Transféré à Dora puis au kommando d'Ellrich. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[119]. Mort en déportation (Ellrich) le 21 décembre 1944.
- Laurent Drach (1895-1945). Matricule 77552 (Bu). Arrêté le par la Gestapo de la rue de la Pompe[50]. Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[120].
- Léon Duquesne (1906-1945) né à Bruay-en-Artois (62, Pas-de-Calais) le 20 juin 1906, matricule 77553 (Bu), résistant du groupe "Ceux de la Libération-Vengeance d'Orgerus", Arrêté le 5 août 1944 par le SD et la Feldgendarmerie au Franc-Moreau à Bazainville[71], incarcéré à Versailles, puis à Fresnes, déporté à Buchenwald, transféré à Dora, Médaillé de la Résistance française à titre posthume[121]. Mort en déportation, à Emmendingen, avant son rapatriement , le 29 août 1945.
- Paul Dungler (1902–1974), alias Commandant Martial, né le à Thann (68, Haut-Rhin), industriel, sans matricule, résistant du réseau Brutus, puis du réseau Martial en Alsace. Arrêté par la Gestapo le 27 février 1944 à Nice[122], interné à Nice, au Fort-Montluc à Lyon puis le 10 août 1944 à Neuilly, déporté le 15 août 1944 comme personnalité-otage à Bad Godesberg, libéré le 8 mai 1945 à Eisenberg, rentré.
- Marcel Durand (1923-1944). Matricule 77102 (Bu). Résistant du Front national[123]. Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[124].
E Hommes
- Albert Ebran (1895-1945), charpentier. Matricule 77104 (Bu). Ancien combattant de la Grande guerre. Résistant du réseau Hector puis du mouvement Turma-Vengeance[125],[126],[127]. Arrêté le à Lorris[126]. Déporté avec le convoi du vers Buchenwald. Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[128].
- Philippe d'Elbée (1914-1945) né le à Paris, matricule 77538 (Bu), gérant de la société d'Editions de l'Amicale de France créée par Gabriel Jeantet à Vichy. En il entre au réseau Brutus comme agent P2[129]. Résistant homologué au titre des F.F.C. (Forces Françaises Combattantes). Arrêté le à son bureau à Vichy en même temps que Gabriel Jeantet, déporté à Buchenwald, puis à Ellrich, Kommando, dépendant du camp de Dora, mort en déporation le .
- Henri Ertlen (1917–2015) né le à Thann (68, Haut-Rhin), matricule 77537, résistant du réseau Martial en Alsace, puis du réseau Brutus, comme agent P2. Arrêté par la Gestapo le à Nice[130] en même temps que Paul Dungler, interné à Nice, au Fort-Montluc à Lyon, à Fresnes, déporté le à Buchenwald, transféré à Dora, affecté au Kommando d'Ellrich, libéré par l'armée américaine le , médaillé de la Résistance française[131], Commandeur dans l'Ordre national de la Légion d’honneur[132], rentré.
F Hommes
- Guy Flavien (1920-1945), ingénieur. Matricule 77390 (Bu). Arrêté le à Paris. Déporté avec le convoi du vers Buchenwald. Mort en déportation.Compagnon de la Libération à titre posthume.
- Maurice Foiry (1889-1945) né le à Puiseaux (45, Loiret), matricule 77421(Bu). Négociant à Puiseaux, Résistant, agent P2 dans le Réseau «SOE-F / HISTORIAN-Étienne Leblanc » dirigé par Pierre Charié. Arrêté par la Gestapo lors de la Rafle de Puiseaux, le 10 août 1944[133], interné à Fontainebleau et Fresnes, déporté à Buchenwald le 15 août 1944. Transféré au camp de Dora, puis au Kommando d'Ellrich, Médaillé de la Résistance française à titre posthume[134]. Mort en déportation (Ellrich) le 23 février 1945.
- Louis Fongarnand (1904-1944). Matricule 77330 (Bu). Mort en déportation. Arrêté en par la Gestapo de la rue de la Pompe[50].
- Pierre Fouet (1918-1986). Matricule 77340 (Bu). Lieutenant du BCRA[135], responsable radio du réseau Gallia[135]. Arrêté le à Gaumont (Calvados)[135]. Rentré. Médaillé de la Résistance française avec rosette[136].
- Roger Fournier (1920-1944). Matricule 77242 (Bu). Arrêté le par la Gestapo de la rue de la Pompe[50]. Mort en déportation. Médaillé de la Réistance française à titre posthume[137].
- Louis Frandi (1918-1944 ou 1945). Matricule 77032 (Bu). Arrêté en par la Gestapo de la rue de la Pompe[50]. Disparu en déportation.
G Hommes
- Toussaint Gallet (1905-1970)[45], né le à Paris (75). Matricule 77947 (Bu). Déporté avec le convoi du vers Buchenwald, d'où il est rapatrié le . Il devient dès lors, médecin-chef des centres de déportés à l'hôtel Lutetia à Paris.Médaillé de la Résistance française[138].
- Marc du Garreau de La Méchenie (1907-1945). Matricule 76972 (Bu). Lieutenant-colonel d'infanterie, résistant de l'Organisation de résistance de l'Armée (ORA), chef d'État-Major des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI) jusqu'à son arrestation[139]. Arrêté le [139] rue Lecourbe à Paris avec l'État-major des Forces françaises de l'intérieur (FFI) d'Ile-de-France, dont Pierre Lefaucheux (1898-1955)(cf., Jehan de Montangon (1915-1996)(cf., et Michel du Pouget de Nadaillac (1911-1944)(cf., également dans le convoi[77]. Mort en déportation Médaillé de la Résistance française avec rosette à titre posthume[140].
- Hubert Gay (1905-1964), né le à Veyrier (GE). De nationalité suisse, de Veyrier (Genève). Matricule 78026 (Bu). Arrêté en en France pour commerce illicite[141]. Déporté avec le convoi du vers Buchenwald, d'où il est rapatrié le du camp annexe de Wansleben (Buchenwald)[39].
- Louis Gentil (1896-1945). Matricule 77956 (Bu). Colonel puis général de brigade. Arrêté le à Paris. Mort en déportation. Compagnon de la Libération à titre posthume, médaillé de la Résistance française à titre posthume[142].
- Emile Ghelfi (1905-1945) né à Paris le 30 juillet 1905, matricule 77281 (Bu), syndicaliste à la CGT. En 1941 rentre dans la résistance au mouvement Vengeance avec son épouse Renée Ghelfi. Fabriquent des faux papiers, hébergent des maquisards. Arrêté par la SIPO-SD le 5 août 1944 avec la plupart des membres du groupe Ceux de la Libération-Vengeance à la ferme du Franc-Moreau à Bazainville[71]. Emprisonné à Versailles puis à Fresnes, déporté à Buchenwald, puis transféré à Dora. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[143]. Mort en déportation le 13 avril 1945.
- Roger Ghelfi (1917-1945) né à Paris le , matricule 77282 (Bu), résistant du mouvement Vengeance, homologué Forces françaises combattantes (FFC). Arrêté par la SIPO-SD le 5 août 1944 à la ferme du Franc-Moreau à Bazainville[71]. Emprisonné à Versailles et Fresnes, déporté à Buchenwald, puis transféré au camp annexe de Buchenwald : Dora-Ellrich-Nordhausen. Mort en déportation le 3 mars 1945.
- Jean Gineston (1921-2009)[34],[144]. Matricule 77927 (Bu). Rentré. Médaillé de la Résistance française[145].
- Jacques Grandcoin (1922-2004)[146]. Matricule 77982 (Bu). Rentré.
H Hommes
- Maurice Halbwachs (1877-1945), sociologue[147]. Matricule 77161 (Bu). Père de Pierre Halbwachs (1916-1987)[147]. Arrêté ensemble le en tant que père de "terroriste". Déporté ensemble avec le convoi du vers Buchenwald. Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[148].
- Pierre Halbwachs (1916-1987), professeur de littérature. Matricule 76829 (Bu). Fils de Maurice Halbwachs (1877-1945). Arrêté ensemble le . Déporté ensemble avec le convoi du vers Buchenwald. Rentré.
- James Hardy (1921 ou 1922-1945). Matricule 77651 (Bu). Arrêté le par la Gestapo de la rue de la Pompe[50]. Mort en déportation.
- Georges Hénocque (1870-1959). Matricule 76936 (Bu), abbé, aumônier militaire durant la Grande Guerre puis de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr dans l'entre-deux-guerres[149]. Arrêté le lors de sa convocation à la Gestapo de la rue des Saussaies[149]. Rentré. Médaillé de la Résistance française avec rosette[150].
J Hommes
- Edmond Jacquier (1920-1944). Matricule 77562 Bu). Arrêté le 4 ou le par la Gestapo de la rue de la Pompe[50]. Déporté avec le convoi du vers Buchenwald. Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[151].
- Roger Jacquin (1919-1999). Matricule 77811 (Bu), radioélectricien. Résistant du mouvement Vengeance, rattaché au groupe police[152]. Arrêté le à Paris par la Gestapo pour « résistance et transport d’armes »[152]. Rentré.
- Gabriel Jeantet (1906-1978) né le à Pomponne (77). Sans matricule. Frère de Claude Jeantet, il est lui-même militant d'extrême droite et collaborationiste, chargé de mission au cabinet du maréchal Pétain. Arrêté le [153] avec des résistants, membres du Réseau Brutus. Le il est directement sorti des bureaux de la Sipo-SD et transféré en "détention d'honneur" comme personnalité-otage à Bad Godesberg, puis au château d'Eisenberg en Bohême. Rentré.
- Paul Jonglez de Ligne (1900-1980)[154]. Matricule 77233 (Bu). Officier d'active. Rentré. Médaillé de la Résistance française[155].
- Jacques Jourda (1913-2011), agent général commercial. Matricule 77231 (Bu). Arrêté le par la Gestapo de la rue de la Pompe[50]. Évadé. Médaillé de la Résistance française avec rosette[156].
K Hommes
- Henri Kirsch (1920-2012)[157]. Matricule 77836 (Bu). Arrêté le par la Gestapo de la rue de la Pompe[50]. Déporté avec le convoi du vers Buchenwald. Médaillé de la Résistance française[158].
L Hommes
- Étienne Lafond-Masurel (1920-2016), né le à Rouen (76, Seine-Maritime). Matricule 76820 (Bu). Déporté avec le convoi du vers Buchenwald. Transféré au camp de Dora, et aux camps annexes de Buchenwald : Ellrich, et Woffleben, puis à Heinkel (Kommado de Sachsenhausen), d'où il est libéré le [39].
- Hubert de Lagarde (1898-1945), écrivain. Lieutenant-colonel d'infanterie. Matricule 76911 (Bu). Arrêté le par la Gestapo. Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française avec rosette à titre posthume.
- Henri Laire (1892-1945). Matricule 77298 (Bu). Résistant homologué aux Forces françaises de l'intérieur (FFI)[159]. Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française avec rosette à titre posthume[160].
- Jean Lamy (1919-1945), enseignant à Brucourt[161]. Matricule 77563 (Bu). Arrêté le à Brucourt par la Gestapo[161]. Mort en déportation.
- Marcel Lang (1883-1944) né le 16 janvier 1883 à Paris (75013), matricule 77459 (Bu). Secrétaire de mairie à Puiseaux, résistant dans le Réseau « Buckmaster-Étienne Leblanc ». Arrêté lors de la Rafle de Puiseaux, le 10 août 1944[162], interné à Fontainebleau et Fresnes, déporté à Buchenwald le 15 août 1944.Transféré au camp de Dora, puis au Kommando d'Ellrich, Médaillé de la Résistance française à titre posthume[163]. Mort en déportation (Ellrich) le 24 décembre 1944.
- Henri Lanoue (1923-2010)[164]. Matricule 77838 (Bu). Arrêté le par la Gestapo de la rue de la Pompe[50]. Rentré.Médaillé de la Résistance française[165].
- Guy Le Jumeau de Kergaradec (1905-1945)[166]. Matricule 78086 (Bu). Militaire d'active. Mort en déportation.
- François Le Lionnais (1901-1984), écrivain, chimiste. Matricule 77852 (Bu). Arrêté en 1944 par la Gestapo. Rentré. Médaillé de la Résistance française avec rosette[167].
- Albert Le Moal (1900-1944). Matricule 77673 (Bu). (lien potentiel avec Anna Le Moal). Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[168].
- Marius Leclerc (1912-1945). matricule 77878 (Bu). Mort en déportation.
- Pierre Lefaucheux (1898-1955). Matricule 77497 (Bu), industriel, futur président-directeur général de Renault. Chef des Forces françaises de l'intérieur (FFI) de la région parisienne. Arrêté le rue Lecourbe à Paris par le SD de la rue des Saussaies[169] avec l'État-major des Forces françaises de l'intérieur (FFI) d'Ile-de-France, dont Jehan de Montangon (1915-1996)(cf., Michel du Pouget de Nadaillac (1911-1944)(cf., et Marc du Garreau de La Méchenie (1907-1945)(cf., également dans le convoi[77]. Rentré[170]. Compagnon de la Libération.
- Roland Lejeune (1916-1945) né à Mantes la Jolie (78, Yvelines) le 28 avril 1916, matricule 77279 (Bu), résistant du groupe "Ceux de la Libération-Vengeance d'Orgerus". Arrêté le 5 août 1944 par le SD à son domicile[71]. Son épouse Reine Lejeune réussit à prévenir plusieurs membres du groupe qui parviennent à s'enfuir. Incarcéré à Versailles, puis à Fresnes, déporté à Buchenwald, transféré à Dora et Ellrich Médaillé de la Résistance française à titre posthume[171]. Disparu en déportation.
- Robert Lemoine (1920-1945). Matricule 77708 (Bu). Arrêté le par la Gestapo de la rue de la Pompe[50]. Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[172].
- André Louvet (1921-1944). Matricule 77481 (Bu). Arrêté le rue du Hameau à Paris par la Gestapo avec 5 autres agents de liaison du bureau central parisien des Forces françaises de l'intérieur (FFI)[77]. Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[173].
M Hommes
- Charles Mandelbaum (1922-2009)[174], né le à Saint-Jouin-sur-Mer (14, Calvados), dit Lambert. Matricule 77604 (Bu). Arrêté en par la Gestapo de la rue de la Pompe[50]. Déporté avec le convoi du vers Buchenwald. Transféré au camp de Dora, et aux camps annexes de Buchenwald : Ellrich, puis de Bergen-Belsen, d'où il est rapatrié le [39].
- Charles Marcepoil (1903-?). Matricule 77244 (Bu). Né le 9 mai 1903 à St-Jean-d'Hérans (38, Isère), avocat. Résistant homologué FFC du réseau Andromède-Athénée[175] dépendant du BCRA. Arrêté à Paris par la Gestapo de l'avenue Foch[176]. Déporté à Buchenwald dans le même convoi que son épouse Lolita Marcepoil (matricule 57592), transféré à Dora. Rentré. Médaillé de la Résistance française avec rosette[177].
- Désiré Marié (1891-1960). Matricule 77634 (Bu). Ancien combattant de la Première Guerre mondiale[178]. Arrêté le avec son épouse Marceline Parmentier-Marié (1896-1960)(cf., et sa fille Jacqueline Fleury (1923- )(cf. Déportés ensemble avec le convoi du vers Buchenwald.pour lui, et vers Ravensbrück pour elles. Rentré.
- Edmond Marienne (1905-1945) né le 29 janvier 1905 à Nolay (21, Côte d'Or), contremaître à Puiseaux, matricule 77446 (Bu). Cache des résistants recherchés par la Gestapo[179]. Arrêté lors de la Rafle de Puiseaux, le 10 août 1944. Interné à Fontainebleau et Fresnes, déporté à Buchenwald le 15 août 1944.Transféré à Dora puis au kommando d'Ellrich. Médaille militaire, mort en déportation (Ellrich) le 8 janvier 1945.
- Louis Maris (1902-1945) né le 10 avril 1902 à Nangis (77, Seine et Marne), matricule 77441(Bu). Pâtissier-traiteur à Puiseaux, Résistant dans le Réseau « Buckmaster-Etienne Leblanc » dirigé par Pierre Charié[180]. Arrêté lors de la Rafle de Puiseaux, le 10 août 1944, interné à Fontainebleau et Fresnes, déporté à Buchenwald
- le 15 août 1944. Médaillé de la Résistance française à titre posthume. Mort en déportation (Buchenwald) le .
- Marcel Martin (1901-1944)[181]. Matricule 77522 (Bu). Arrêté le par la Gestapo de la rue de la Pompe[50]. Mort en déportation.
- Henri Maspero (1883-1945), historien. Matricule 77489 (Bu). Arrêté le 28 juillet 1944 avec son épouse Hélène Maspero-Clerc (1899-1997) matricule 57598 (Ra)(cf. Déporté ensemble avec le convoi du vers Buchenwald pour lui, et vers Ravensbrück pour elle. Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume.
- Henri Masure (1913-1945) né le 26 janvier 1913 à Pithiviers (45, Loiret), négociant à Puiseaux, matricule 77400(Bu). Résistant dans le Réseau « Buckmaster-Etienne Leblanc » dirigé par Pierre Charié, participe au ravitaillement du maquis de Chambon-la-Forêt[182]. Arrêté lors de la Rafle de Puiseaux, le 10 août 1944, interné à Fontainebleau et Fresnes, déporté à Buchenwald le 15 août 1944. Transféré à Dora, Ellrich, Nordhausen et Bergen-Belsen, où il disparaît. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[183]. Déclaré mort en déportation le 3 mars 1945.
- Octave Meslier (1887-1944)[184]. Matricule 78087 (Bu). Résistant homologué des Forces françaises de l'intérieur (FFI). Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française avec rosette à titre posthume[185].
- Henry Michaud (1875-1945). Matricule 78088 (Bu). Général d'armée aérienne (2S), chef d'état-major des forces aériennes de 1930 à 1931, Chef de la région Nord de l'Organisation de résistance de l'armée. Arrêté par la Gestapo le 18 juillet 1944. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[186]. Mort en déportation.
- Gérard Moët (1893-1945). Matricule 77649 (Bu). Arrêté le par la Gestapo avec son épouse Geneviève Moët-Simonet (1899-1988) matricule 57611 (Ra) ou 57612 (Ra)(cf., et sa fille Michèle Agniel-Moët (1926- ) matricule 57613 (Ra)(cf. Déporté ensemble avec le convoi du vers Buchenwald pour lui, et vers Ravensbrück pour elles. Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[187].
- Jehan de Montangon (1915-1996)[188]. Matricule 77467 (Bu). Lieutenant, adjoint de Pierre Lefaucheux (1898-1955), chef de la Résistance de la Région de Paris en 1944[188]. Arrêté le rue Lecourbe à Paris avec l'État-major des Forces françaises de l'intérieur (FFI) d'Ile-de-France, dont Pierre Lefaucheux (1898-1955)(cf., et Michel du Pouget de Nadaillac (1911-1944) et Marc du Garreau de La Méchenie (1907-1945)(cf., également dans le convoi[77]. Rentré. Médaillé de la Résistance française.
- Jacques Morin (1924-1995). Matricule 77483 (Bu). Officier d'active (sous-lieutenant), résistant de l'Organisation de résistance de l'Armée (ORA)[77], futur « père fondateur » des unités parachutistes de la Légion étrangère. Arrêté le à son domicile après le coup de filet du 3 juin contre l'État-major des Forces françaises de l'intérieur (FFI) d'Ile-de-France[77]. Médaillé de la Résistance française[189].
- Édouard Morvillez (1922-1945). Matricule 77483 (Bu). Arrêté le par la Gestapo de la rue de la Pompe[50].Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[190].
- "Maurice" Otto Moser (1904-1945), né le 20 novembre 1904 à Morges (CH), Suisse. Alias Maubert. Matricule 77510 (Bu)[39]. Actif dans les Forces françaises de l'intérieur (FFI) et dans les Forces françaises combattantes (FFC), réseau État-Major-PTT (EM-PTT)[191]. Déporté avec le convoi du vers Buchenwald. Transféré au camp annexe de Saalfeld, puis à celui de Nordhausen-Dora. Arrêté le 12 juin 1944 en France[192]. Rentré. Mort de maladie peu après le à Paray-Vieille-Poste (91, Essonne)[193]. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[194].
- Marcel Moutarde (1887-1944) né à Melun (77, Seine-et-Marne) le 7 juin 1887, matricule 77554 (Bu), résistant du groupe "Ceux de la Libération-Vengeance d'Orgerus", groupe très actif dans les sabotages et aide aux maquisards[71]. Arrêté le 5 août 1944 par le SD et la Feldgendarmerie au Franc-Moreau à Bazainville, incarcéré à Versailles, puis à Fresnes, déporté à Buchenwald, transféré à Dora et Ellrich. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[195]. Mort en déportation à Ellrich le 23 décembre 1944.
N Hommes
O Hommes
- René Obry (1914-1945). Matricule 77702 (Bu). Arrêté le par la Gestapo de la rue de la Pompe[50]. Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume.
P Hommes
- Marc du Périer de Larsan (1920-1945)[196]. Matricule 77199 (Bu). Résistant de l'Organisation de résistance de l'Armée (ORA)[197].Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[198].
- Georges Pescadère (1915-2003)[45],[199], artiste-peintre[199]. Matricule 77023 (Bu). Arrêté le à son domicile à Neuilly-sur-Seine[199]. Rentré.
- Bernard Pétin (1924-1944/45). Matricule 78076 (Bu). Arrêté le par la Gestapo de la rue de la Pompe[50].Disparu en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[200].
- Marcel Petit (1911-?), économe. Matricule 76848 (Bu). Résistant du réseau Jade Amicol et du mouvement Turma-Vengeance[201]. Arrêté le 29 juin 1944 à Gué-de-la-Thas, lieu-dit situé à Vienne-en-Val (45, Loiret), connu pour avoir abrité une partie du maquis de Samatha durant l'été 1944.Incarcéré à Fresnes, déporté à Buchenwald[201]. Rentré.
- Lucien Pietrois (1901-1945) né le 16 octobre 1901 à Puiseaux (45, Loiret), serrurier-métallier à Puiseaux, matricule 77445 (Bu). Arrêté lors de la Rafle de Puiseaux, le 10 août 1944[202]. Figure sur la liste établie par les miliciens mais le motif de son arrestation n'est pas spécifié[203]. Interné à Fontainebleau et Fresnes, déporté à Buchenwald le 15 août 1944. Transféré au Kommando de Bochum dans la Ruhr le 16 septembre. Les détenus de Bochum sont ramenés en train à Buchenwald le 21 mars 1945. Puis le 7 avril, 5000 déportés rejoignent Weimar à pied sur une dizaine de kilomètres et sont embarqués dans un convoi qui a pour destination finale Dachau, où ils arrivent le 27 avril. Il n’y a alors que 816 survivants. Mort en déportation (Dachau) le 4 mai 1945.
- René Piketty (1888-1965)[204], né le 2 juillet 1888 à Paris (75), ingénieur, industriel[204]. Matricule 77468 (Bu). Arrêté le rue Lecourbe à Paris avec l'État-major des Forces françaises de l'intérieur (FFI) d'Ile-de-France, dont Pierre Lefaucheux (1898-1955)(cf., Jean Michel du Pouget de Nadaillac (1911-1944)(cf., et Marc du Garreau de La Méchenie (1907-1945)(cf. Déportés ensemble avec le convoi du vers Buchenwald[77]. Transféré au camp de Dora, et au camp de Bergen-Belsen, d'où il est rapatrié le 15 avril 1945[39]. Médaillé de la Résistance française avec rosette[205].
- Pierre Pinguet (1917-?). Matricule 77366 (Bu), alias "François Rémont"[206]. Arrêté le à Paris lors du rendez-vous avec "Claude" après le coup de filet du 3 juin contre l'État-major des Forces françaises de l'intérieur (FFI) d'Ile-de-France[77]. Rentré. Médaillé de la Résistance française[207].
- René Porchon (1918 -1944 ou 1945) né à Bazainville (78, Yvelines) le 17 septembre 1918, matricule 77278 (Bu). Membre depuis février 1942 du réseau Évasion de Ceux de la Libération-Vengeance d'Orgerus, met sa ferme du Franc-Moreau au service de la Résistance. Arrêté dans sa ferme par la SIPO-SD le 5 août 1944 avec son épouse Raymonde et son fils Maurice Porchon, déportés dans le même convoi, ainsi qu'une douzaine de membres du groupe CDLL[208]. Emprisonné à Versailles puis à Fresnes, déporté à Buchenwald, puis transféré au camp annexe de Buchenwald : Dora-Ellrich-Nordhausen. Médaille de la Résistance française à titre posthume. Disparu en déportation.
- Jean Michel du Pouget de Nadaillac (1911-1944), né le 7 mai 1911 à Paris (75). Matricule 77477 (Bu). Arrêté le rue Lecourbe à Paris avec l'État-major des Forces françaises de l'intérieur (FFI) d'Ile-de-France, dont Pierre Lefaucheux (1898-1955)(cf., Jehan de Montangon (1915-1996)(cf., et Marc du Garreau de La Méchenie (1907-1945)(cf. Déportés ensemble avec le convoi du vers Buchenwald. Transféré au camp de Dora, et au camp annexe d'Ellrich (Buchenwald), où il est décédé le 7 décembre 1944[39].
- Richard Pouzet (1904-1971)[45], haut fonctionnaire. Matricule 77061 (Bu). Arrêté le à Paris par la police allemande secondée par la Milice. Rentré. Médaillé de la Résistance française.
- Georges Prévot (1911-1945), né le 8 avril 1911 à Longwy (54, Meurthe et Moselle), matricule 77991 (Bu), gardien de la paix, résistant actif dans les réseaux Front National – Police, Bourgogne (FFC) et Ceux de la Résistance (CDLR)[209]. Arrêté par la Gestapo le 11 août 1944, avec Jean Rocher , Geneviève Rocher, et Raymonde Garin, tous déportés dans le convoi du 15 aôut 1944. Déporté à Buchenwald, puis transféré à Ellrich. Mort en déportation le 6 janvier 1945. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[210].
R Hommes
- Robert de Renty (1895-1944). Matricule 77096 (Bu). Officier de cavalerie. Déporté avec son épouse Germaine de Renty (1899-1994) matricule 57648 (Ra)(cf., par le convoi du vers Buchenwald pour lui, et vers Ravensbrück pour elle. Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume.
- Henri Retaureau (1881-1948) né le 21 juillet 1881 à Chatillon-le-Roi (45, Loiret), curé à Puiseaux, matricule 77442 (Bu). Résistant homologué FFC, réseau Etienne Le Blanc - Buckmaster[211]. Encourage ses paroissiens à aider la Résistance. Inscrit sur une liste dressée par la Gestapo de Paris, il est arrêté lors de la Rafle de Puiseaux, le 10 août 1944[212]. Interné à Fontainebleau et Fresnes, déporté à Buchenwald le 15 août 1944. Transféré à Dora puis Ravensbruck. Médaillé de la Résistance française. Rentré.
- Michel Reyx (1917-1945)[34]. Matricule 77712 (Bu). Officier de chasseurs à pied d'active[213]. Arrêté le à Paris sur le pont Alexandre III par la Gestapo[213]. Disparu en déportation[213]. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[213].
- Léon Rimasson (1911-1944/45). Matricule 78159 (Bu). Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[214].
- Guy Robert du Costal (1887-1945)[215], poète. Matricule 77297 (Bu). Résistant du mouvement Libération-Nord dès 1940[216],[217]. Arrêté le 24 mai 1944 avec son épouse Yvonne Robert du Costal (1899-1945)(cf., à leur domicile à Paris par la Milice[217]. Déportés ensemble avec le convoi du vers Buchenwald pour lui, et vers Ravensbrück pour elle. Rentré, mais décédé peu après. Médaillé de la Résistance française avec rosette à titre posthume[218].
- Jean Rocher (1905-1944), né le 27 juin 1905 à Paris, matricule 77992 (Bu), membre du Réseau Bayard affilié à Libération-Nord. Participe à la ligne d'évasion Comète. Donne refuge à de nombreux aviateurs alliés dans son appartement 20 Boulevard Sébastopol à Paris IVe[219]. Arrêté par la Gestapo le 11 août 1944, avec son épouse Geneviève Rocher, Georges Prévot et Raymonde Garin, du même réseau, tous déportés dans le convoi du 15 aôut 1944. Déporté à Buchenwald, transféré au camp de Dora, mort en déportation le 27 octobre 1944.
- René de Roys de Lédignan Saint-Michel (1898-1945)[34]. Matricule 77722 (Bu). Lieutenant-colonel de cavalerie d'active. Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[220], juste parmi les nations.
- René Rudolf (1915-?). Matricule 77121 (Bu), alias Robin. Lieutenant, résistant FFI[77],[221]. Arrêté le à son domicile après le coup de filet du 3 juin contre l'État-major des ForceJs françaises de l'intérieur (FFI) d'Ile-de-France[77]. Rentré.
S Hommes
- Jean-Paul Schlienger (1925-2017). Matricule 76835 (Bu). Arrêté le par la Gestapo de la rue de la Pompe[50]. Rentré. Médaillé de la Résistance française[222].
- Jacques Schropp (1923-1945) né à Paris (75017) le 19 octobre 1923, matricule 77280 (Bu),résistant du groupe "Ceux de la Libération-Vengeance d'Orgerus", Arrêté le 5 août 1944 par le SD et la Feldgendarmerie au Franc-Moreau à Bazainville[71], incarcéré à Versailles, puis à Fresnes, déporté à Buchenwald, transféré au Kommando de Langenstein-Zwieberge. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[223]. Mort en déportation à Zwieberge le 24 mars 1945.
- Ernest Simon (1915-1944)[224]. Résistant du réseau Mithridate[225]. Matricule 76928 (Bu). Mort en déportation.
- Georges Sirot (1923-1945). Matricule 77334 (Bu), scieur de bois[226]. Réfractaire au Service du travail obligatoire (STO)[226], résistant du maquis des Breteaux, installé dans le bois des Epinières[226]. Arrêté le 4 août 1944 par la Milice à Fay-aux-Loges après une première tentative d'arrestation la veille à son domicile à Donnery, incarcéré à Fontainebleau et Fresnes, déporté à Buchenwald, Dora et Ellrich[226], où il est décédé. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[227].
- Noël Sorin (1893-1945). Matricule 77138 (Bu). Arrêté le rue Lecourbe à Paris avec l'État-major des Forces françaises de l'intérieur (FFI) d'Ile-de-France, dont Pierre Lefaucheux (1898-1955)(cf. et Jehan de Montangon (1915-1996)(cf., également dans le convoi[77]. Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française avec rosette à titre posthume[228].
- Bernard Susen (1926-2007)[229]. Matricule 77593 (Bu). Résistant de l'.Armée juive[230]. Arrêté le 18 ou le 19 juillet 1944 par la Gestapo de la rue de la Pompe[50],[231],[230]. Rentré.
T Hommes
- Elie Tavella (1908-1945). Matricule 77763 (Bu). Engagé volontaire étranger (Italie) pour la campagne de France de 1940[232], résistant du maquis de Fougerolles (Mayenne)[233]. Arrêté le 10 mai 1944 à Savigny-le-Vieux (Manche) pour agression à main armée, incarcéré à Avranches, puis Laval[233]. Mort en déportation.
- Clément Terral (1901-1993)[234], coiffeur. Matricule 77670 (Bu). Arrêté le par la Gestapo de la rue de la Pompe[50]. Rentré. Médaillé de la Résistance française[235].
- Emile Tinet (1878-1945) né le 28 juin 1878 à Vierzon-Forge (18, Cher), matricule 77425 (Bu). Maire de Puiseaux, participe à l’hébergement d’aviateurs américains. Arrêté dans son bureau à la mairie de Puiseaux lors de la Rafle du 10 août 1944, interné à Fontainebleau et Fresnes, déporté à Buchenwald, transféré à Dachau. Mort en déportation (hôpital de Neunburg vorm Wald) le 9 mai 1945.
- Étienne Tinet (1912-1945) né le 16 octobre 1912 à Puiseaux (45, Loiret), matricule 77422 (Bu). Vétérinaire, fils du maire de Puiseaux, Emile Tinet. Arrêté lors de la Rafle de Puiseaux du 10 août 1944, interné à Fontainebleau et Fresnes, déporté à Buchenwald, Transféré au camp de Dora, et au Kommando d'Ellrich où le Docteur Pierre Ségelle le fait entrer au « Revier»[236]. Le 3 mars 1945, un convoi de déportés jugés « inaptes au travail » par les SS quitte le camp d’Ellrich avec plus de 1 600 personnes. Le convoi fait un premier arrêt à Nordhausen avant de repartir pour Bergen Belsen. Déclaré mort en déportation le 8 mars 1945, le lendemain de son arrivée à Bergen Belsen.
V Hommes
- Henri Van Aal (1907-1998), de nationalité Belge né le 16 février 1905 à Anvers (Belgique), matricule 76979 (Bu), résistant déporté à Buchenwald dans le même convoi que son épouse Maria del Carmen Van Aal[237] , transféré à Dora, Ellrich[238] et Oranienburg, libéré le 15 avril 1945, rentré.
- Gaston Vedel (1899-1993). Matricule 77??? (Bu), aviateur. Arrêté le à Paris. Rentré. Compagnon de la Libération.
- Maurice Verdier (1907-1944). Matricule 76858 (Bu), instituteur et secrétaire de mairie[6]. Résistant du SOE F Buckmaster Historian et du réseau Etienne Leblanc[6]. Arrêté le 31 juillet 1944 à Nargis avec son épouse Jeanne Verdier (1911-1947)(cf.[6]. Incarcéré à la prison de Montargis et à la prison de Fresnes[6], déporté à Buchenwald, Dora et Ellrich[6]. Mort en déportation (Ellrich). Médaillé de la Résistance française à titre posthume[21].
- Yves Vie (1913-1945). Matricule 77228 (Bu). Officier d'aviation (capitaine)[77]. Résistant de Turma-Vengeance[239]. Arrêté le à Paris lors du rendez-vous avec "Claude" après le coup de filet du 3 juin contre l'État-major des Forces françaises de l'intérieur (FFI) d'Ile-de-France[77]. (cf. Jehan de Montangon (1915-1996). Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[240].
- Jean Viennot (1925-1944). Matricule 77235 (Bu). Arrêté le par la Gestapo de la rue de la Pompe[50]. Mort en déportation.
- Frederick Vinecombe (1914-2021[241]), de nationalité britannique, né le 16 décembre 1914 à Plymouth (UK), matricule 78377 (Bu). Sergent de la RAF, membre d'un équipage d'un Lancaster (KB727) abattu le 5 juillet 1944. Capturé le 14 juillet 1944 près de Paris, sur trahison de Jacques Desoubrie, agent de la Geheime Feldpolizei infiltré dans le réseau Comète. Interné à Fresnes, déporté à Buchenwald, puis transféré comme prisonnier de guerre au stalag Luft III de Sagan (Pologne)[242]. Libéré le 7 avril 1945, rentré.
- Pierre Virol (1898-1945)[243]. Matricule 77211 (Bu). Imprimeur de faux-papiers à Colombes (92). Arrêté chez lui le 3 août 1944, en même temps que sa fille Yvonne Françoise Virol (1924-2013)(cf., accompagnée de son fiancé Robert Aubut (1925-1944)(cf., le lendemain de l'arrestation de Jacques Aicardi (1921-1945)(cf. de l'OCM. Déportés ensemble avec le convoi du vers Buchenwald pour les hommes, et vers Ravensbrück pour sa fille. Transféré au camp de Dora, puis Ellrich où il est mort le 23 janvier 1945[39]. Médaillé de la Résistance et de la Légion d’honneur à titre posthume.
- Abraham Johan Van Boetzelaer (1913-1945), né le10/3/1913 à Jakarta (Indonésie), matricule 78189 (Bu). Résistant néerlandais homologué FFC[244], s'engage avec son épouse Agnès van Boetzelaer, déportée dans le même convoi, dans la Résistance néerlandaise et française[245], notamment dans le réseau d’évasion Base Espagne[246]. Arrêté à Paris en mars 1944 après dénonciation par l'agent double Christiaan Lindemans, incarcéré à Fresnes, déporté à Buchenwald, transféré à Dora, mort en déportation le 13 mars 1945 à Mittelbau Dora / Ellrich.
- Julien Vodoz (1889-1944), né le 30 novembre 1889 à Lausanne (Suisse), originaire de La Tour-de-Peilz (VD), Suisse. Matricule 77661 (Bu). Résistant, fait partie d'une filière d'évasion avec son épouse Rachel Vodoz[247]. Arrêté le 4 juillet 1944 en France comme Juif présumé avec son épouse Rachel Vodoz (1882-1945). Déportés ensemble dans le même convoi à Ravensbrück pour elle, et à Buchenwald pour lui. Transféré à Mittelbau-Dora, et au camp annexe d'Ellrich où il est décédé le 24 décembre 1944 (ou à Sangerhausen)[248],[249],[27].
Z Hommes
- Constantin Zarapoff (1878-1945). Matricule 76890 (Bu). Général d'aviation, chef militaire de Libération-Nord. Arrêté le par la Gestapo de la rue de la Pompe[50]. Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française avec rosette à titre posthume[250].
- Edmond Zilliox (1922-2014)[251]. Matricule 77241 (Bu). Arrêté le à Paris par la Gestapo de la rue de la Pompe[50],[252]. Rentré.
Liste des déportées
-
Michèle Agniel en 2008.
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Virginia d'Albert-Lake vers 1945. -
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Yvonne Baratte en 1938. -
Denise Bloch dans les années 1930 ou 1940. -
Jeannie de Clarens en 1993.
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Jacqueline Fleury vers 1941. -
Marcelle Henry avant juillet 1944. -
Suzanne Leclézio en 1929. -
Jeanne Matthey en 1914. -
Marie Médard en 1946. -
Marcelle Pardé entre 1935 et 1937. -
Simone Plessis en 1935. -
Maisie Renault vers 1940. -
Élisabeth de Rothschild en 1935.
La liste ci-dessous (non exhaustive, donc à compléter) repose sur le recensement effectué par la Fondation pour la mémoire de la déportation[27], comporte 543 déportées femmes :
A Femmes
- Geneviève Achard (1913-1995), née le à Chennegy (10, Aube). Matricule 57446 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du de Pantin à Ravensbrück. Transférée au camp annexe de Königsberg (Ravensbrück) où elle est libérée le [253]. Le Journal de Genève, du mentionne : « Une agente de la Gestapo condamnée : Geneviève Achard, sténo-dactylo, native de Dijon, s'est mise à la disposition d'un chef de la Gestapo nommé Koenig. Elle entra ensuite dans la résistance, et elle est arrêtée et déportée à Ravensbrück. La Cour de justice l'a condamnée à 15 ans de travaux forcés, à l'indignité nationale à vie, et à la confiscation de ses biens »[254].
- Henriette Achiary (1888-1945), née Sergent le 24 mai 1888 à Saïgon (Vietnam). Matricule 57687 (Ra), alias Marie-Madeleine Carpentier-Mercier. Active dans le réseau Brutus, avec son mari Léon Achiary (1884-1973), en Haute-Garonne et à Paris. Arrêtée le 5 juillet 1944 à son domicile du 61 avenue Félix Faure, Paris 15e, son mari ayant le temps de s'enfuir. Incarcérée à la prison de Fresnes. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück le 21 août, où elle est décédée le 1er mars 1945. Une rue de Toulouse porte son nom : Rue Henriette-Achiary. Médaillée de la Résistance française[255], Croix de guerre 1939-1945[39],[256],[257].
- Albertine Alexandre (1905-1984), ép. Dangas, née le à Beauvais (60, Oise), matricule 57435, résistante[258], libérée le à Ravensbrück par la Croix-Rouge, rentrée[39].
- Solange Allard (1924-1945), née le à Rousillon, près Vaux (86, Vienne). Matricule 57738. Secrétaire dactylo, résistante dans le réseau de renseignements Mousquetaire. Arrêtée le par la Gestapo. Transférée aux camps annexes d'Abteroda, de Königsberg, de Markkleeberg, et de Torgau, morte d'épuisement le à Tharandt lors d'une marche forcée de Torgau[39]. Médaillée de la Résistance française et Légion d'honneur, à titre posthume[259], morte en déportation.
- Annie Almand (1919-1945), née le à Conlièges, matricule 57??? (Ra)[39]. Enseignante au collège de Lure. Agent P2 des services spéciaux militaires français SSMF/TR, membre du réseau Marco du SR Kléber. Arrêtée le à Dijon avec son frère Édouard Almand (1922-2003). Celui-ci est également membre du SR Kléber, déporté au camp annexe de Lippstadt (Buchenwald), matricule 81564, avec le convoi du (I.265) de Compiègne vers Buchenwald. Transférée à Paris et emprisonnée le au fort de Romainville, par le « Convoi des 57000 » du de Pantin à Ravensbrück. Transférée le à Torgau, elle revient à Ravensbrück le , où elle restera jusqu’à sa libération le par la Croix-Rouge. Malade, elle est rapatriée sanitaire par la Suisse le . Décédée le à Vesoul. Sépulture au Cimetière de Saint-Claude. Inscrite sur la plaque commémorative à Besançon. Elle laisse un journal de 28 pages relatant sa captivité à Ravensbrück[260]. Croix de Guerre, médaille de la Résistance française à titre posthume[261], rentrée ;
- Virginia d'Albert-Lake (1910-1997), matricule 57796[262], arrêtée par des gendarmes allemands le , médaillée de la Résistance française, rentrée.
- Marguerite Ancel (1903-2000), née Maillot le à Calais (62, Pas-de-Calais). Sans matricule[253]. Résistante[263]. Arrêtée en Côte d'Or fin juin1944. Déportée par le « Convoi des 57000 » du de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Evadée du convoi le , pendant que ses 2 200 compagnons d'infortune traversent à pied la plaine de Luzancy pour rejoindre la gare de Nanteuil-Saâcy, à cause du bombardement du pont ferroviaire sur la Marne. Sur ce, elle simule une crise d’épilepsie dans un champ peu avant d’arriver à la gare[98]. Conduite dans une maison proche, avec l’aide de ses propriétaires, elle en profite pour s’y cacher dans la cave, rentrée.
- Jeanne Angelard (1909-2015), née Bédut le à Crèvecœur-sur-l'Escaut (59, Nord), infirmière[44],[45]. Matricule 57436. Active dans les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI)[264] Arrêtée par les brigades spéciales le à Créteil avec son mari Lucien Angelard (1911-1945), responsable régional FTP[44]. Déportés ensemble par le « Convoi des 57000 » du de Pantin (Paris) vers Ravensbrück[44]. Transférée au camp annexe de Schönefeld-Leipzig (Ravensbrück), où elle est libérée en . Rentrée[253].
- Gabrielle Anglès de Castel (1907-?), née le à Marseille (13). Matricule 57767. Résistante dans le mouvement franco polonais en France, le Réseau F2. Arrêtée le 13 ou le par la Gestapo de la rue de la Pompe à Paris, avec sa sœur Louise de Giraud d'Agay, née Anglès de Castel (1914-2011), matricule 57803 (Ra) (cf. Déportées ensemble par le « Convoi des 57000 » du de Pantin (Paris) vers Ravensbrück[50]. Transférée aux camps annexes de Buchenwald (Weimar) : Torgau, Abteroda/Anton et Markkleeberg (Leipzig). Evadée le à Freital (Saxe) lors de l'évacuation[253],[265]. Rentrée ;
- Marie Aouizerate (1894-1945), née Camus le à Tournavaux (08, Ardennes). Matricule 57437 (Ra). Domiciliée au 22 rue du Chariot d'Or à Lyon. Active dans la Résistance Intérieure Française (RIF), mouvement France d'abord. Arrêtée le à Lyon, accusée de recel de réfractaires. Emprisonnée au fort Montluc à Lyon jusqu'au , transférée au camp de Drancy à Paris, puis à la prison de Fresnes le jusqu'au . Déportée par le « Convoi des 57000 » du de Pantin (Paris) vers Ravensbrück, où elle est décédée le 28/[253],[266],[267],[268].
- Henriette Arbelin (1905-1978), née le à Germainville (28, Eure-et-Loir). Matricule 57766 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Buchenwald (Weimar) : Torgau, Abteroda/Anton et Markkleeberg et Leipzig, où elle est libérée le , rentrée[27].
- Arlette Arents (1905-1986), ép. Chardin, née le à Lille (59, Nord). Matricule 57438 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée au camp annexe de Schönefeld-Lepzig. Libérée après l'évacuation du camp, lors d'une marche forcée le à Ochatz (Saxe)[39], rentrée.
- Jeanne Arroman (1894-?), née Dussillol le à Langon (33, Gironde), infirmière. Matricule 57439 (Ra). Active dans les Forces Françaises Combattantes (FFC). Déportée par le « Convoi des 57000 » du de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée au camp annexe de Buchenwald dans un Kommando à Lepzig. Libérée le à Ochatz (Saxe), rentrée[39],[269].
- Louisa Aslanian (1904-1945), née Grigorian le à Tabriz (Iran), pseudonymes : Las / Madeleine, militante communiste franco-arménienne, écrivain. Matricule 57440 (Ra). Avec son mari - Arpiar Aslanian (1895-1945), matricule 77866 (Bu), Arménien, avocat, ils émigrent à Paris en 1923. En 1940, le couple rejoint la Résistance intérieure française (RIF). Louisa est active dans Francs-Tireurs et Partisans (FTP). Le , le couple Aslanian-Grigorian est arrêté à leur domicile au 8 rue d'Aix, Paris 10e, puis incarcéré à la prison de Fresnes. Le couple est déporté par le « Convoi des 57000 et des 77000 » du de Pantin (Paris) vers Buchenwald pour lui, et vers Ravensbrück pour elle. Le , elle est transférée dans un camp annexe de Buchenwald à Leipzig (matricule 4460). De retour à Ravensbrück le , Louisa Aslanian décède le [39], morte en déportation.
- Renée Astier de Villate (1898-1979), née le à Belbouys-par-Soturac (46), matricule 57441, soeur de Jean Astier de Villate, aviateur des Forces françaises libres, Compagnon de la Libération, résistante active dans la ligne d'évasion Comète[270], déportée à Ravensbrück, transférée au Kommando Schönefeld près de Leipzig d'où elle est libérée en , rentrée.
- Jacqueline Aubéry du Boulley (1915-2002), née le à Barbezieux (03), matricule 57442, résistante du réseau Brutus à Antibes puis Paris. Arrêtée par la Gestapo le à Paris[271], déportée à Ravensbrück, transférée au Kommando Schönefeld près de Leipzig (usine HASAG de fabrication d'obus). Evadée le à Oschatz[272], le lendemain de l'évacuation du camp, avec 8 autres déportées[273],[274]: Hélène Podliasky, Suzanne Maudet (Zaza), Nicole Clarence, Madelon Verstijnen (Lon), Guillemette Daendels (Guigui), Renée Lebon Châtenay (Zinka), Yvonne Le Guillou (Mena), Joséphine Bordanava (Josee), libérée par l'armée américaine à Colditz le , rentrée[275].
- Odette Auger (1909- 2004), née Samson, matricule 57720, active dans le réseau Front National (Résistance), arrêtée le pour avoir hébergé des maquisards, en même temps que son mari Robert Auger (1909-1944), des Francs-tireurs et partisans français (FTPF), pour lequel elle est son agent de liaison local. Robert Auger est fusillé le à La Chaussée-Saint-Victor (41)[276], comme son frère, Marc Auger (1922-1942), fusillé comme otage, le à Saint-Jean-de-la-Ruelle (45, Loiret)[277]. Transférée dans le camp annexe de Torgau (Buchenwald), libérée de Ravensbrück le par la Croix-Rouge, rentrée le [39],[278].
- Charlotte Augustin (1912-1991), née le aux Islettes (55, Meuse). Matricule 57444 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée dans un Kommando à Dortmund, annexe du camp de Buchenwald, rentrée[39].
- Marie Florentine Auribault (1883-1944), née Renault, matricule 57445, arrêtée le avec son mari à leur domicile à Combault, déportée dans le même convoi que son fils Roger, médaillée de la Résistance française à titre posthume[279], morte en déportation.
- Micheline Auterbe (1914-?), née Salmona le à Bagnolet (93, Seine-Saint-Denis). Matricule 57446 (Ra). Aidée d'un ami elle est arrêtée pour avoir procurée de faux papiers à des personnes de confession juive (?). Déportée par le « Convoi des 57000 » du de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée au camp annexe de Colditz-Hasag (Buchenwald). Rentrée (?), ou serait décédée en 1944 à Ravensbrück[39].
B Femmes
- Madeleine Balp (1899-?), née le à Florac (48, Lozère). Matricule 57768 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée au camp annexe de Buchenwald (Weimar) : Torgau, Abteroda/Anton et Markkleeberg, médaillée de la Résistance française[280]. Rentrée[39].
- Yvonne Baratte (1910-1945), matricule 57769 (Ra), peintre et graveur, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le [50], incarcérée à Fresnes puis Romainville, déportée à Ravensbrück, Torgau (Buchenwald), Königsberg, Rechlin, médaillée de la Résistance française avec rosette à titre posthume, morte en déportation.
- Pauline Barré de Saint-Venant (1895-1945), née Gaillard, matricule 57804 (Ra)[262], arrêtée le , médaillée de la Résistance française avec rosette à titre posthume, morte en déportation.
- Aimée Batier (1908-1980), ép. Roy et Abeille, née le à Versailles (78, Yvelines), médecin, femme politique. Matricule 57433 (Ra). Active dans le réseau Gallia, sous le pseudonyme : Jeanine, qui devint au le réseau Darius[281]. Arrêtée en alors qu'elle était la cheffe-adjointe du réseau Darius. Déportée par le « Convoi des 57000 » du de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée au camp annexe de Schönfeld-Leipzig, kommando de Ravensbrück. Puis dans un kommando à Ochatz (Saxe) à la construction des avions Junkers, où elle est libérée le . Commandeur de la Légion d'honneur, médaillée de la Résistance française[282], rentrée[39].
- Andrée Batt (1920-2013), ép. Nam, née le à Valdoie (90, Territoire de Belfort). Matricule 57447 (Ra). Résistante de Libération-Nord[283], Déportée par le « Convoi des 57000 » du de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Rentrée[39] ;
- Yvette Baudet (1919-1994), née Scudeller le au Havre (76, Seine-Maritime). Matricule 57771 (Ra). Arrêtée le à son domicile au 31 quai de la Douane à Harfleur (76, Seine-Maritime), pour avoir caché des résistants. Incarcérée au Havre, à la Maison d'arrêt de Rouen, au camp de Royallieu (Compiègne), et au Fort de Romainville. Déportée par le « Convoi des 57000 » du de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée au camp annexe de Buchenwald (Weimar) : Torgau, Abteroda/Anton et Markkleeberg. Rentrée en , rapatriée à l'Hôtel Lutetia à Paris[39],[284].
- Anne de Bauffremont (1919-1945), matricule 57772 (Ra), arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le [50], morte en déportation.
- Raymonde Beck (1898-1979), née Daubert le 23 avril 1898 à Jouy-en-Josas (78, Yvelines). Matricule 57448 (Ra). Active dans les Forces Françaises Combattantes (FFC), réseau Super-NAP, branche du NAP chargée du Noyautage des Administrations Publiques. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée au camp annexe de Buchenwald (Weimar) à Leipzig. Médaillée de la Résistance française avec rosette[285], rentrée[39],[286],[287].
- Alice Belleville (1897-1973), née Passé le 16 juin 1897 à Laignes (21, Côte-d'Or). Matricule 57450 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück, avec son fils - Bernard Belleville (1923-1945)(cf., matricule 77177 (Bu), expédié à Buchenwald (Weimar)[59]. Transférée au camp annexe de Buchenwald (Weimar) à Leipzig, puis au camp annexe (Kommando) à Ochatz (Saxe) à la construction des avions Junkers, où elle est libérée le 29 avril 1945. Rentrée[39]. Quant à son autre fils - Maxime Belleville (1920-1943) (pseudonyme : Max De Lys), il est actif dans l’Armée des Volontaire, arrêté, condamné à mort et décapité avec un groupe de résistants français le 24 août 1943 à Cologne (D)[59]. Son 3e fils - Daniel Belleville (1925-2009) est actif au sein du réseau Corvette, branche du réseau Phratrie[59].
- Yvonne Bellot (1879-1944), née Brunel[288],[45], dite Yo Laur[288], matricule 57773 (Ra), peintre, arrêtée par la Gestapo le à son domicile[288], morte en déportation.
- Anne Belin (1898-?), née Louis le 10 novembre 1898 à Saint-Gilles (Belgique). Matricule 57449 (Ra). Homologuée FFI[289]. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée au camp annexe de Buchenwald (Weimar) à Leipzig. Rentrée[39],[289].
- Marie Béranger (1899-?), née le 23 février 1899 à Merkem (Belgique), Française. Matricule 57952 (Ra). Homologuée Résistante et FFI[290]. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Buchenwald (Weimar) : Torgau, Abteroda/Anton et Markkleeberg. Rentrée[39].
- Yvonne Bergont (1895-1945), née Durighello[291] le à Euville (Meuse), matricule 57667 (Ra)[292], arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe en [50]. Son mari Henri Bergont, instituteur, et son fils Jean-François, membres du même réseau, sont arrêtés avec elle et envoyés à Buchenwald par le convoi du dont ils réussiront à s’échapper. Médaillée de la Résistance française à titre posthume[291], morte en déportation (Ravensbrück).
- Irène Bernard (1911-?), née le 11 août 1911 à Paris (75). Matricule 57452 (Ra). Déporté par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück (au nord de Berlin). Transférée aux camps annexes de Buchenwald (Weimar) : Torgau, Abteroda/Anton et Markkleeberg. Rentrée[39].
- Jacqueline Bernard (1913-1998), ép. Ventre d'Auriol, matricule 57773 (Ra)[262], sœur de Jean-Guy Bernard, journaliste, responsable nationale de la rédaction de Combat, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le , incarcérée à Fresnes, Romainville, déportée à Ravensbruck, transférée à Torgau, Konigsberg, Leitmeritz ,médaillée de la Résistance française avec rosette, rentrée.
- Marguerite Bernaux (1889-1945), née Dufossé le 13/9/1889 à Gentelles (80), matricule 57??? (Ra), résistante FTPF dans la Somme[293], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau et Königsberg, médaillée de la Résistance française à titre posthume[294], morte en déportation (Ravensbrück) le 15 mars1945[295].
- Georgette Berthet (1921-1945), matricule 57775 (Ra), médaillée de la Résistance française à titre posthume[296], morte en déportation.
- Andrée Bertrand (1893-1945), née Parisot le 30 décembre 1893 à Genevreuille (70, Haute-Saône), alias Mariette. Matricule 57453 (Ra). Active dans les Forces françaises de l’intérieur (FFI)[297]. Déportée avec son mari - Louis Bertrand (1883-1944), matricule 77392 (Bu)(cf., par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 (I.264.) de Pantin (Paris) vers Buchenwald (Weimar) pour lui, et vers Ravensbrück (au nord de Berlin) pour elle. Transférée au camp annexe (Kommando) de Schönfeld à Leipzig. Libérée en avril 1945 à Dresden. Décédée le mois suivant le 14 mai 1945 à Luxeuil-les-Bains (70, Haute-Saône)[39],[298].
- Irène Besnard (1906-1992), née Alizon, matricule 57776 (Ra), membre du réseau Turma-Vengeance, arrêtée par la police allemande le , avec son mari Henri Besnard (évadé le à Compiègne) et plusieurs résistantes du maquis de Samatha déportées dans le même convoi[299]. Transférée à Torgau, Abteroda et Markkleeberg[300], médaillée de la Résistance française[301], rentrée.
- Madeleine Billot (1914-2009), alias "Arsène", ép. Saint-Saëns, née le à Gaillac (81), matricule 57777 (Ra), pharmacienne, adjointe au secrétaire régional des MUR et des FFI dans la région de Carcassonne[302], arrêtée par la Gestapo à Carcassonne le [303],[302], incarcérée à Carcassonne, Montpellier et Romainville, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Königsberg, libérée par les troupes russes le à Königsberg, médaillée de la Résistance française, rentrée.
- Antoinette Biselx (1909-1998), née Thomas le 26 décembre 1909 à Croix (59, Nord). Matricule 57455 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Leipzig (Buchenwald), retour à Ravensbrück, d'où elle est libérée le 23 avril 1945 par la Croix-Rouge[39]. Elle a donné naissance à un garçon nommé Patrice, né le 27 février 1945 à Ravensbrück, où il est décédé le 19 mars 1945 à l'âge de 3 semaines[304].
- Denise Bloch (1916-1945), née le 21 janvier 1916 à Paris 16e (75), dite Danièle Williams. Matricule 57??? (Ra). Agent secret du Special Operations Executive (SOE). Arrêtée le 19 septembre 1944 à Sermaise (91, Essonne) avec l'ensemble de son groupe du SOE. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück (au nord de Berlin).Transférée au camp annexe de Torgau (Buchenwald) vers Weimar, et Königsberg (au bord de la mer Baltique), retour à Ravensbrück où elle est exécutée le 26 janvier 1945[39]. Quant au sort de ses deux consœurs du SOE, déportées à Ravensbrück,- Violette Szabo (1921-1945) avec elle dans le même convoi, ou dans celui du 8 août 1944 avec - Lilian Rolfe (1914-1945). Médaillée de la Résistance française avec rosette à titre posthume.
- "Madeleine" Henriette Bodet (1907-1988), née le 7 mai 1907 à Paris 18e (75). Matricule 57456 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée à Leipzig Kommando du KL Buchenwald. Libérée le 18 avril 1945 à Meißen (Saxe)[39].
- "Paule" Marie Louise Bohe (1921-2002), née le 26 mars 1921 à Rive-de-Gier (42, Loire), ép. Jaculewicz. Matricule 57457 (Ra).Active dans la Résistance intérieure française (RIF) du mouvement POWN Monica Organisation polonaise de lutte pour l'indépendance. Arrêtée le 23 juillet 1944. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée à Leipzig Kommando du KL Buchenwald. Rapatriée le 9 mai 1945[39],[305],[306].
- Clémentine Boireux (1913- ), née le 22 février 1913 à ? Matricule 57458 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée à Leipzig. Rentrée[39].
- Lucienne Bois (1912- ), née le 29 décembre 1912 à Villars (42, Loire). Matricule 57778 (Ra). Téléphoniste à Lyon. Ép. Georges Burdin (1922-1944), condamné à mort et fusillé le 11 avril 1944. Active dans la Résistance intérieure française (RIF), mouvement Isole[307]. Le 6 décembre 1943, avec son amie Noëlle Decroux-Bienheureux (1924- ), Lucienne Bois dépose une bombe préparée par Burdin dans les toilettes de l’hôtel Carlton à Lyon, qui explose sans faire de victime. Les deux femmes sont arrêtées[308]. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau et d'Abteroda/Anton (Buchenwald). Rentrée[39].
- Jeanne Boissard (1903-1945), née le 29 juillet 1903 à Saint-Front-la-Rivière (24, Dordogne). Matricule 57779 (Ra). Résistante du réseau Brutus[309], détenue à Romainville où elle fait la connaissance de Virginia d'Albert Lake[310], sa plus proche amie les mois qui suivront, et jusqu'à son décès le [311], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau et à Königsberg. Évacuée à Ravensbrück où elle est décédée le 5/6 février 1945[312],[313]. Elle figure sur le Monument au morts de Saint-Front-la-Rivière. Médaillée de la Résistance française à titre posthume[314], Chevalier de la légion d'honneur à titre posthume, Croix de guerre avec étoile de vermeil.
- Augustine Bonnemaison (1915-1991), née Lamanda le 28 août 1915 à Bolazec (29, Finistère). Matricule 57459 (Ra). Remariée avec Francois Herry (1907-1987). Active dans la Résistance intérieure française (RIF), au Front national. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée à Leipzig, puis à Schönefeld KL de Ravensbrück. Libérée à Polenz (Neustadt, Saxe)[39],[315].
- "Annette" Marie Marguerite Bonnet (1922-2001), née le 3 avril 1922 à Chartres (28, Eure-et-Loir). Matricule 57780 (Ra). Ép. 1945, François Albert Quentin (1920-1991). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau et d'Abteroda/Anton (Buchenwald). Rentrée[39].
- Lucienne Bonnet (1920-2010), ép. Liardeaux, née le à Paris, matricule 57460 (Ra), secrétaire, militante des jeunesses socialistes, résistante de Libération-Nord depuis [316], avec son père Marcel Bonnet responsable de Libération-Nord, secteur banlieue Sud de Paris, disparu en déportation. Arrêtée par la Milice le [317], internée à Fresnes, déportée à Ravensbruck, transférée à Leipzig, libérée par les Américains le à Oschatz, médaillée de la Résistance française[318], rentrée.
- Marie Bonnet (1920-1945), née le 16 mai 1920 à Bougon (79, Deux-Sèvres). Matricule 57781 (Ra). Ép. Tronchon. Active dans les Forces françaises de l’intérieur (FFI). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau et Königsberg (Ravensbrück), où elle est décédée le 6 mars 1945[39],[319],[320].
- Lucienne Botte (Magniez) (1899- ), née le 12 juillet 1899 à Neuilly-sur-Seine (92, Hauts-de-Seine). Matricule 57739 (Ra). Active dans les Forces françaises combattantes (FFC), mouvement Alliance (réseau). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Schlieben (vers Torgau) (Buchenwald). Libérée le 21 avril 1945[39],[321].
- Roberte Boucher (1911-2001), née Blanstier le 1er février 1911 à Montereau-Fault-Yonne (77, Seine-et-Marne). Matricule 57782 (Ra). Ép. 1930 Cyril Félix Boucher (1910-1981), résistant dans les Forces Françaises Combattantes (FFC). Active dans le réseau Buckmaster. Arrêtée en juillet 1944. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, d'Abteroda/Anton, et Leipzig-Markkleeberg (Buchenwald)[39]. Évacuée devant l'avancée des Alliés vers les Carpates, elle est libérée le 24 avril 1945 à Freital (Saxe) par les Russes. Retour à Montereau, où une rue porte son nom. Officier de la Légion d'Honneur, Croix de guerre avec palmes, Croix du combattant, du combattant volontaire et des déportés[322].
- Georgette Bouchez (1910-2008), née le à Saint-Lyé (10, Aube), matricule 57783 (Ra), libraire, boite aux lettres et agent de renseignement depuis dans le réseau de contre-espionnage Eleuthère rattaché à Libération-Nord[323], arrêtée à Paris le , déportée à Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, d'Abteroda/Anton, et Leipzig-Markkleeberg (Buchenwald). Médaillée de la Résistance française[324]. Rentrée[39],[325],[326].
- Amelia Boughon (1908-2013), née Benedetto le à Monaco, matricule 57784 (Ra), résistante arrêtée à Montpellier le [327], incarcérée à Montpellier puis déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda[328], Markkleeberg, décorée de la Légion d'honneur, rentrée.
- Hélène Boulloche (1888-1944), née Chaperon[329], matricule 57461 (Ra), épouse de Jacques Boulloche et mère de Robert Boulloche déportés dans le même convoi, médaillée de la Résistance française à titre posthume[329], morte en déportation.
- Marcelle Bourlioux (1923-2016), née le 18 mai 1923 à La Bitarelle de Gros-Chastang (19, Corrèze). Matricule 57462 (Ra). Active dans le réseau Vermillon. Arrêtée en juillet 1944 à son domicile à Paris. Internée à la prison de Fresnes. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps de Leipzig et retour à Ravensbrück où elle est Libérée le 23 avril 1945 par la Croix-Rouge Suisse via le Danemark occupé puis la Suède. Depuis Malmö, elle est enfin rapatriée en France[39],[330],[331].
- Denise Bouvet (1919-2007), née Le Moine le 10/5/1919 à Cré sur Loir (72), sans matricule. Engagée en 1942 avec son mari Louis Bouvet dans la communauté de travail Boimondau créée à Valence par Marcel Barbu. La communauté se transforme en maquis en [332]. Arrêtée par la police allemande et la Milice le à Paris, avec son mari, Marcel Barbu, et une vingtaine de membres du groupe. Incarcérée à Fresnes et Romainville. Dans la soirée du , à Bar-le-Duc, le docteur Joyeux de la Croix-Rouge obtient sa libération ainsi que celle de deux autres détenues, Marcelle Chapoutier et Madeleine Parat, pour raisons médicales[333], Hospitalisée à Bar-le-Duc le , reconnue Combattante volontaire de la Résistance[332], rentrée.
- Andrée Brevet (1920-1945), née le 1/3/1920 à Malafretaz (01), matricule 57465 (Ra), secrétaire-caissière, responsable fédérale de la Jeunesse ouvrière chrétienne féminine (JOCF)[334]. En 1943 fonde le Comité d’aide aux victimes de la rafle du , et s'engage, comme ses deux frères, dans le réseau Phratrie Corvette rattaché au BCRA[335]. Arrêtée le par la Gestapo, internée à Fresnes, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Croix de guerre, médaille de la Résistance, chevalier de la Légion d’Honneur, morte en déportation le .
- "Marie" Marthe Yvonne Brigouleix (1913-2001), dite Yvette, née le à Bordeau (33, Gironde), ép. Boury et Dupont. Matricule 57466 (Ra), arrêtée dans la nuit du 3 au à son domicile par la Gestapo après le coup de filet du contre l'État-major FFI d'Ile-de-France[77], médaillée de la Résistance française[336], rentrée.
- Joséphine Bringout (1879- ), né le 19 mars 1879 à ? Matricule 57??? (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Destin inconnu[39].
- Marie Bruncher (1889-1944), née Houot[83], matricule 57467 (Ra), époux du général Jules Bruncher (1877-1944) (cf. Déporté dans le même convoi[83], morte en déportation[83].
- Maria Brezecka-Mocige (1924- ), née le 2 février 1924 à Zagorow (PL), Polonaise. Matricule 57468 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau et Leipzig-Markkleeberg (Buchenwald). Rentrée[39].
- Marguerite Buchet (1917-?), matricule 57469 (Ra), arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe en [50], médaillée de la Résistance française[337], rentrée.
- Andrée Bureau (1922-2019), née le à Orléans (45), Matricule 57735 (Ra). Étudiante en lettres et militante de la jeunesse étudiante chrétienne à Poitiers, distribue la presse clandestine et participe au réseau d'Hélène Durand et du Père Fleury, résistant de Témoignage Chrétien, qui cachent des familles juives en fuite et fabriquent de faux papiers d'identité[338]. Arrêtée dans la nuit du chez ses parents à Poitiers[339]. Incarcérée avec ses parents et sa sœur à Poitiers puis déportée à Ravensbrück avec sa mère, Marie-Louise Bureau, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, médaillée de la Résistance française[340], rentrée.
- Marie-Louise Bureau (1897-1997), née Renaud le 5/ à Saint-Léonard-de-Noblat (87, Haute-Vienne). 57736 (Ra). Arrêtée à Poitiers par la Gestapo dans la nuit du avec son mari Barthélémy Vincent Bureau, et ses deux filles. Son mari et une de ses filles parviennent à s'échapper de la prison de Poitiers à la faveur d'un bombardement. Déportée à Ravensbrück avec sa fille, Andrée Bureau, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée[341].
- Jeanne Burnichon (1906- ), née le 12 octobre 1906 à Pradines (42, Loire). Matricule 57785 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau et d'Abteroda/Anton (Buchenwald). Rentrée[39].
- Alicia Buttafaco (1898-1945), née Maeder, matricule 57470 (Ra), suissesse d'origine (Mühleberg, Berne)[342], arrêtée le en France, déportée dans le même Convoi (à Ravensbrück) que son mari Jean Marie Buttafaco (1897-1945) (à Buchenwald). Transférée aux camps annexes de Königsberg et de Torgau, où elle est morte le au cours de son rapatriement[39],[343].
C Femmes
- Gabrielle Capunao (1920- ), née le 31 janvier 1920 à Anglet (Pyrénées-Atlantiques). Matricule 57471 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau et d'Abteroda/Anton (Buchenwald). Rentrée[39].
- Suzanne Caranobe (1922- ), née le 29 septembre 1922 à Paris (75). Matricule 57472 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau et d'Abteroda/Anton (Buchenwald). Rentrée[39].
- Wanda Carliez (1915-1988)[45], née Andrée Lambert de Loulay[344], membre du réseau F2, réseau de Résistance polonais[345], matricule 57786, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le [50], tentative d'évasion pendant la traversée de Saâcy-sur-Marne le [346], rentrée.
- Janine Carlotti (1920-2013), ép. Lévy, du mouvement Franc-Tireur, matricule 57473, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le [50],[347], médaillée de la Résistance française, rentrée.
- Denise Carré (1922-?), matricule 57671, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le 4 ou le à Paris[50], rentrée ;
- Jeannine Carré (?-?), matricule 57672.
- Thérèse Casimir (1901-?), née Gatto le 15 août 1901 à Sète (34, Hérault). Matricule 57787 (Ra). Active dans la Résistance intérieure française (RIF), mouvement Isolé. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück le 21 août, où elle est libérée le 30 avril 1945[39],[348].
- Jeanne Cats (1909-1945), née le 6 février 1909 à Bruxelles (Belgique), nationalité Belge, matricule 57???, Journaliste, licenciée en Art et archéologie. Résistante du réseau Eleuthère rattaché à Libération-Nord, arrêtée le 21 juin 1944[349], médaillée de la Résistance française à titre posthume[350], morte en déportation (Ravensbrück) le 25 mars 1945.
- Rosemonde Cavaco (1921-2008), née Seguin le 20/21 septembre 1921 à Argenteuil (78, Val-d'Oise). Matricule 57728 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück le 21 août. Transférée au camp annexe de Königsberg-Neumark (Brandebourg) à la construction d'un aéroport. Rentrée[39].
- Marguerite Cavalier (1898-1945), née Malrieu le 18 juillet/août 1898 à Châteauroux (36, Indre). Matricule 57474 (Ra). Répétitrice en 1926 au collège de jeunes filles d'Avranches (50, Manche). Ép. le 6 avril 1926 à Montauban (82, Tarn-et-Garonne), Maurice Cavalier (1895-1945). En 1943, il sont à Paris et sont tous les deux dans la Résistance. Arrêtés ensemble le jour du Débarquement, le 6 juin 1944, et emprisonnés à la prison de Fresnes. Déportés ensemble par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück pour elle et vers Buchenwald pour lui. Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald), puis à Kustrin (Pologne), et retour à Ravensbrück où elle est décédée le 20 février 1945[39],[90].
- Georgette Cayet (1906-1945), née le 9 octobre 1906 à Abreschviller (57, Moselle). Matricule 57475 (Ra). Ép. Raymond Henry (1895-1981), dont 3 enfants. Active dans les Forces françaises combattantes (FFC), mouvement Darius, elle est dénoncée par ses voisins et arrêtée. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück le 21 août. Transférée au camp annexe de Torgau et retour à Ravensbrück (ou à Hechingen (Bade-Wurtemberg), où elle est gazée le 5 avril 1945[39], à 38 ans. Médaillée de la résistance française[351],[352],[353].
- Jacqueline Céliqua (? -1944/1945), née le ? à ?, Française. Matricule 57788 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück le 21 août. Transférée au camp annexe de Torgau et retour à Ravensbrück où elle serait décédé en 1944/1945[39].
- Yvette Champrenault (1918-2003), née Nicaise le 25 juillet 1918 à Chabanais (16, Charente). Matricule 57789 (Ra). Ép. 1941 Lucien Champrenault (1908-1962), né à Vitteaux (71, Saône et Loire). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, d'Abteroda/Anton (Buchenwald), et Leipzig-Markkleeberg (Buchenwald). Rentrée[39].
- "Thérèse" Solange Chapelle (1914-2016), née Begeot le 21 mai 1914 à Brandonvillers (51, Marne). Matricule 57477 (Ra). Domicilié au 21 rue du Champ de l'Alouette, Paris 13e. Active dans la Résistance intérieure française (RIF), mouvement Front national (Résistance). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, d'Abteroda/Anton (Buchenwald), et Leipzig-Markkleeberg (Buchenwald). Rentrée le 19 mai 1945 de Grimma (Saxe)[39],[354],[355].
- Marcelle Chapoutier (1909-2002[356]), sans matricule, née Gillet le 13/12/1909 à Tain L'Hermitage, résistante de Combat (réseau R1[356]), arrêtée à Tain L'Hermitage. Dans la soirée du , à Bar-le-Duc, le docteur Joyeux de la Croix-Rouge obtient sa libération ainsi que celle de l'abbé Binoche et de deux autres détenues, Denise Bouvet et Madeleine Parat, pour raisons médicales[333], Croix du Combattant volontaire de la Résistance[356], rentrée.
- Françoise Chasseigne (1925-?), matricule 57790, fille du ministre de Pierre Laval, François Chasseigne, résistante dans le réseau Rabelais du Bureau des opérations aériennes (BOA), arrêtée en par la Gestapo en même temps que sa mère Lucienne Chasseigne, évadée à Dresde avec un groupe de déportées[357], rentrée.
- Lucienne Chasseigne (1905-?), matricule 57791, résistante du réseau Rabelais, arrêtée et déportée avec sa fille Françoise, évadée à Dresde[357], rentrée.
- Marcelle Chaubit (1894-1979), née Soudeix le 4 décembre 1894 à Troyes (10, Aube), couturière et coiffeuse. Matricule 57478 (Ra). Domiciliée avec son époux au 9 rue Notre-Dame-de-Lorette, Paris 9e[96]. Avec son époux Gabriel, ils sont actifs dans les Forces Françaises Combattantes, réseau Hunter-Nord d'évasion d'aviateurs. Arrêtée le 14 juin 1944, à Paris avec son époux et avec le résistant Jean Monin (1916-2010) né à Dijon[97]. Déportée avec son époux Gabriel Chaubit (1900-1952) matricule 77311 (Bu), par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Buchenwald pour lui, et vers Ravensbrück pour elle, d'où elle est libérée le 30 avril 1945[39]. Chevalier de la légion d'honneur (1957).
- Geneviève Chebroux (1920-2001) ép. Folgoas, alias Olga, matricule 57518 (sous l'identité de Forget Marie-Antoinette[358]), agent de liaison du Comité Français de Libération Nationale[7], arrêtée le par la Gestapo de la rue de la Pompe, déportée à Ravensbrück, Torgau, Königsberg, libérée par les Russes le , médaillée de la Résistance française avec rosette[359],[360], rentrée.
- Suzanne Chevallier (1904-1967), née Deux, matricule 57792, résistante dans le mouvement Vengeance avec son mari Jacques Chevallier, arrêtée à son domicile le , médaillée de la Résistance, incarcérée à Orléans et Romainville puis déportée le dans le même convoi que son mari, médaillée de la Résistance française[361], croix de guerre[362], rentrée.
- Nicole Clarence (1922-2007), ép. Meyer, alias Audibert, matricule 57443, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le à Paris[50], médaillée de la Résistance française, rentrée.
- Jeannie de Clarens (1919-2017), née Rousseau[45], alias Madeleine, matricule 57661, arrêtée à La Roche-Derrien le , médaillée de la Résistance française avec rosette, rentrée.
- Mathilde Claub (1885-1945), née le 7 juillet 1885 à ? (en Alsace?). Matricule 57793 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück le 21 août. Transférée aux camps annexe de Torgau (Buchenwald), et de Königsberg-Neumark (Ravensbrück) dans le Brandebourg (aujourd'hui Kaliningrad), où elle est décédée le 5 février 1945[39].
- Reine Claude (1919-?), matricule 57479, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le à Paris[50], rentrée ;
- Hélène Cochennec (1906-1945), née Troubat, dite Chevalier Blanche[363], matricule 57793[364], résistante communiste, agent de liaison des FTPF sous les ordres du colonel Fabien[365],[366], arrêtée le à Blancafort (Cher) avec son mari François Cochennec, médaillée de la Résistance française à titre posthume[367], morte en déportation (gazée à Ravensbruck)[368].
- "Andrée" Yvette Colomb (1924-1967), née le 30 septembre 1924 à Paris 12e. Matricule 57480 (Ra). Ép. 1952 Michel Sylvain Charles Gaujard (1922-2010), né à Bourgueil (37, Indre-et-Loire). Domiciliée au 65, rue Président Edouard Henriot, Lyon. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück le 21 août. Transférée au camp annexe de Torgau (Buchenwald), puis retour à Ravensbrück d'où elle est libérée le 9 avril 1945. Rapatriée par la Croix-Rouge à la frontière germano-suisse[39].
- Denise Côme (1905-1995), née Charles le 13 octobre 1905 à Paris 16e. Matricule 57794 (Ra). Ép. 1929, Maurice Armand Côme (1895-1969), né à Saumur (49, Maine-et-Loire). Active dans la Résistance intérieure française (RIF), mouvement Ceux de la Libération[369]. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, d'Abteroda/Anton (Buchenwald), et Leipzig-Markkleeberg (Buchenwald). Rentrée en avril 1945 de Dresden[39].
- "Sarah" Valentine Conseil (1895-1945), née le 23 février 1892 à Guerville (76, Seine-Maritime). Matricule 57481 (Ra). Ép. 1913 Raymond Adolphe Fructueux Quitteville (1888- ), né à Guerville, maréchal ferrant. Active dans les Forces françaises combattantes (FFC), réseau Ceux de la Libération Évasion (CDLL). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, puis à Königsberg, aujourd'hui Kaliningrad, dans le Brandebourg, pour une usine d'armement, où elle décède le 4/12 février 1945 à 52 ans[39]. Médaille de la Résistance française à titre posthume (1947)[370],[371].
- Hélène Coppet (1897- ), née le 17 mars 1897 à Grandville (10, Aube). Matricule 57482 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, et d'Abteroda/Anton (Buchenwald), près de Werra-Suhl-Tal en Thuringe. Rentrée[39].
- Sylvie Cordier (1923-?), née Marie Girard[372],[2], matricule 57529, secrétaire nationale adjointe de la branche « jeunes » de l’OCM[2], médaillée de la Résistance française[373], rentrée.
- Elise Corjon (1895-?), née Bedu, matricule 57956, résistante du mouvement Vengeance et du réseau Étienne Leblanc, arrêtée le à Nogent-sur-Vernisson, incarcérée à Montargis, Orléans, Fresnes, déportée à Ravensbrück, Torgau, Königsberg[374], médaillée de la Résistance française[375], rentrée.
- Emilie Corroyer ( ?-1944-1945), née le ? à ?. Matricule 57483 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, retour à Ravensbrück où elle est décédée.
- Amélie Couillard (1892-1945), née Ducrey le 11 novembre 1892 à Paris 11e, employée de banque. Matricule 57484 (Ra). Domiciliée au 25 rue Michel-Le-Comte à Paris 3e. Veuve de Louis François Couillard (1882-1939), né le 26 septembre 1882 à Laval (53, Mayenne), serrurier d'art, dont 2 filles. Active dans la France combattante (France libre). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, retour à Ravensbrück où elle est décédée le 1er/18 février 1945[39],[376].
- Suzanne Coulaud (1916-2004), née Richir le 17 août 1916 à Rueil-Malmaison (92, Hauts-de-Seine). Matricule 57485 (Ra). Ép. Raymond René Coulaud et Robert Adrien Louis Airault (1910-1995). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück, où elle est libérée le 30 avril 1945[39].
- Ginette Courtois (1926-2019)[377], ép. Porter[377], matricule 57486, arrêtée le à Viroflay[377], rentrée[39].
- Anne-Marie Creff (1903-2001) née Thomas à Guillers (29), matricule 57487, résistante depuis dans le réseau Ronsard-Marathon[378] affilié au BCRA) avec son mari Hervé Creff. Sert de boite aux lettres et d'agent de liaison. Arrêtée le [379] à Landernau en même temps que son mari, puis incarcérée à Brest et Fresnes, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, médaillée de la Résistance française[380], rentrée.
- Marie Croisé (1911-2009)[32], matricule 57948, arrêtée le [381],[32], évadée à Dresde[357], médaillée de la Résistance française, rentrée.
D Femmes
- Mariette Dacquin (1897-1944), née Roullet, matricule 57795, libraire, arrêtée le à Chambéry[382], incarcérée à Lyon jusqu’au puis transférée à Romainville, médaillée de la Résistance française à titre posthume[383], morte en déportation (Ravensbrück)[384].
- Alfreda Deballe (1910-1999) née Vivot à Marcoing (59) le , matricule 57798, sous-lieutenant des Forces Françaises Combattantes[385], déportée à Ravensbrück le , transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, Croix de guerre 1939-1945, rentrée.
- Marguerite Debertrand (1887-1945), née Lapasset le à Auxerre (89), matricule 57490, résistante du réseau Comète, médaillée de la Résistance française à titre posthume, morte en déportation (Ravensbrück) le .
- Louise Decourtye (1890-1945), née David, matricule 57???. Sa ferme de Chevannes, près du village de Boisville-la-Saint-Père (28), sert de poste de commandement à Albert Collin[386] à la tête du groupe de résistants du Maquis de Chevannes rattaché à Libération-Nord. Arrêtée le par les soldats allemands[387], en même temps que son fils Charles Decourtye (1911-1945), sa fille Marguerite Decourtye, et six autres habitants du village qui seront eux aussi déportés[388], médaillée de la Résistance française à titre posthume, morte en déportation (Ravensbrück) le .
- Marguerite Decourtye (1915-1945), née le à Boisville-la-Saint-Père (28), matricule 57800. Arrêtée par les soldats allemands[387] le dans la ferme de Chevannes qui sert de poste de commandement à Albert Collin[386] à la tête du groupe de résistants du Maquis de Chevannes. Elle est arrêtée en même temps que sa mère Louise Decourtye (1890-1945) déportée avec elle, son frère Charles Decourtye (1911-1945) déporté dans le convoi du , et six autres habitants du village eux aussi déportés[388], médaillée de la Résistance française à titre posthume, morte en déportation (gazée à Ravensbrück) le .
- Jeanne Delbès (1900-1945), alias Gusse, née Le Breton le à Melgven (Finistère), matricule 57752, cuisinière, Son mari Camille Delbès, élu communiste d'Issy-les-Moulineaux, est interné administrativement à Aincourt en , transféré à Compiègne et déporté le à Auschwitz où il meurt le [389]. Jeanne Delbès rejoint les FTP en [390], arrêtée début , elle est déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau et Königsberg ; morte en déportation (Ravensbrück) le [390].
- Marguerite Delchambre (1911-1982), ép. Jeantet, matricule 57567, arrêtée par la Brigade Poinsot des Renseignements Généraux de Vichy le [391], rentrée.
- Marie-Thérèse Denizot (1925-2018)[392], alias Sirena Epstein[50], matricule 57495, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le 4 ou le [50], rentrée.
- Madeleine Desbordes (1909-?), née Peltier, épouse de Jean Desbordes, matricule non identifié, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe en [50], rentrée.
- Solange Desjardins (1907-?), matricule 57808, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le [50], rentrée.
- Henriette Devécis (1911-1997), alias Deveci, ép. Weill, matricule 57497, juive, suissesse d'origine (Muralto, Tessin), française par mariage, arrêtée le en France comme membre de la Résistance, transférée aux camps annexes de Torgau, et de Königsberg, libérée du camp par les troupes soviétiques en , médaillée de la Résistance française[393], rentrée[394],[39],[395].
- Jeannine Dilley (1920-?), matricule 57498, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le [50], rentrée.
- Lucienne Dixon (1896-1978), née Caron[396], matricule 57815, arrêtée en , officier de la légion d'honneur[397], médaillée de la Résistance française[396], rentrée.
- Catherine Dior (1917-2008), matricule 57813, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le [50], médaillée de la Résistance française, rentrée.
- Andrée Donjon (1914-1987)[398], matricule 57501, membre du réseau Comète[399],[400], arrêtée le , évadée le à Freital, chevalier de la Légion d'honneur, médaillée de la Résistance française[401], rentrée.
- Marie Duc (1888-?), née Krjipkowska[402], matricule 57819, russe d'origine de nationalité suisse, arrêtée en France le , libérée au cours d'une marche de la mort à Chemnitz[253],[403], rentrée.
- Fernande Duché (1929-2025), ép. Perrot, matricule 57504. Arrêtée à l'âge de 14 ans le avec son père Fernand Duché (1904-1944), résistant de Turma Vengeance, 6 autres résistants , et sa sœur Liliane (16 ans), lors d'une rafle par les SS à Milly-la-Forêt[404]. Leur maison et le café où se tenait la réunion furent incendiés et les pompiers reçurent l’ordre de ne rien faire. Déportée à Ravensbrück avec sa sœur, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, officier de la légion d'honneur, rentrée.
- Liliane Duché (1928-2023), ép. Carmantrand, matricule 57505. Arrêtée à l'âge de 16 ans le avec son père Fernand Duché (1904-1944), résistant de Turma Vengeance, 6 autres résistants , et sa sœur Fernande (14 ans), lors d'une rafle par les SS à Milly-la-Forêt[404]. Leur maison et le café où se tenait la réunion furent incendiés et les pompiers reçurent l’ordre de ne rien faire. Déportée à Ravensbrück avec sa sœur, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, officier de la légion d'honneur, rentrée.
- Alice Dufayet (1913-2011), née Martin le à Ferrussac (43), matricule 57820, épouse du garagiste de Boisville-la-Saint-Père[405], arrêtée par la Wehrmacht le à Chevannes en même temps qu'une dizaine d'habitants du village[387] dont Louise et Marguerite Decourtye, et Augustine Germain[388], déportées dans le même convoi, incarcérée à Chartres et Romainville[406], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée.
F Femmes
- Yvonne Fanthomme (1907-2003)[407], née de Turenne à Boulogne sur Mer, matricule 57823, responsable du groupe parisien des agents de liaison du réseau F2, en charge du transport du courrier, de matériel radio, ainsi que de l'hébergement de résistants traqués[408], arrêtée à Paris par la Gestapo de la rue de la Pompe le [50], évadée à Königstein avec Jacqueline Fleury-Marié, Marcelle Parmentier-Marié, Catherine Huard, Croix de guerre, rentrée.
- Geneviève Favre (1923-?), née le à Ombo (Egypte), matricule 57824, secrétaire, résistante dans le réseau d'évasion “Marie-Claire” organisé par Mary Lindell. Elle accompagne plus de 18 aviateurs jusqu'à la frontière Espagnole[409]. Arrêtée par la police allemande dans le train reliant Pau à Toulouse le [410], transférée à l'antenne de la Sipo/SD à Biarritz, incarcérée à la prison de Dijon le , puis à Romainville. Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, rentrée.
- Madeleine Felloni (1907-1994), matricule 57516, arrêtée le [411], libérée par la Croix-Rouge le , rentrée ;
- Lina Fimbel (1910-1973[412]), née Walter , matricule 57828, résistante homologuée FFI, épouse du résistant Joseph Fimbel (1909-1944[413]), arrêtée avec Angèle Lamanthe le à Poisson (Saône-et-Loire) par la Feldgendarmerie de Paray-le-Monial[414], détenue à Châlon, Dijon, Romainville[415], déportée à Ravensbrück, Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée.
- Jacqueline Fleury (1923- ), née Marié, matricule 57595, arrêtée le avec son père Désiré Marié et Marcelle Parmentier-Marié déportés dans le même convoi[416], grand-croix de la Légion d'honneur, rentrée.
- Marcelle Fourmond (1911- 1992), née Serra, le à Aubervilliers (93), matricule 57761, résistante du mouvement Ceux de la Résistance (CDLR) de Stains, lieutenant des FFI. Du au , héberge à son domicile l'état-major CDLR de Stains. Arrêtée le [417], internée à Fresnes, déportée à Ravensbruck, transférée à Torgau, rapatriée par la Croix Rouge le , médaillée de la Résistance, rentrée.
- Cécile Fradin (1897-1945), née Gaillard le à Jujurieux, matricule 57830, seconde son mari Henri Fradin, organisateur du ravitaillement des maquis de la Loire (Mouvements Unis de Résistance). Arrêtée avec Henri Fradin par la Gestapo de Roanne le [418]. Internée à Roanne, Saint-Étienne, Romainville, Ravensbrück, Torgau, médaillée de la Résistance française à titre posthume[419], morte en déportation (gazée à Ravensbrück le )[4].
- Denise Fresnel (1908-2003), née Remy à Joigny-sur-Meuse (Ardennes), matricule 57678, chirurgienne, résistante de l'OCM[420], arrêtée le dans l’Aisne. Le , à La Ferté-sous-Jouarre est désignée pour la surveillance d'un "wagon sanitaire" où prennent place les déportées les plus malades[421]. A Ravensbrück, refuse de travailler au bloc chirurgical où sont pratiquées des expériences médicales sur les détenues. Transférée alors au bloc des contagieux. Son témoignage sera utilisé au procès des médecins à Nuremberg, le [420]. Libérée par la Croix-Rouge le , médaillée de la Résistance française[422], rentrée .
G Femmes
- Fernande Gabouty (1918-1946), alias Carol ou Carole, ép. Vemfeld, née le 8/2/1918 au Près St Gervais (Seine-Saint-Denis), matricule 57524, secrétaire, résistante dans le mouvement Combat, puis dans le réseau de faux papiers Plutus[423]. Arrêtée le au 25 Cité des fleurs à Paris (XVIIe), avec son mari Léon Vemfeld[424] et une douzaine de camarades[425]. internée à Fresnes, déportée à Ravensbruck, libérée le et rapatriée via la Suède, médaille de la Résistance, rentrée.
- Xenia Galan (1915-1989[426]), née Toutchapsky le à Pétrograd, matricule 57833, soupçonnée de complicité avec son mari, Georges Galan[427] (dont elle est séparée), actif dans le réseau de résistance franco-polonais F2, elle est arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le [50], détenue à Fresnes, puis Ravensbrück, Torgau et Abteroda, Légion d'honneur[427], rentrée.
- Raymonde Garin (1920-2016), née le à Beaumont-sur-Oise (78), matricule 57746, fiancée de Georges Prévot résistant du réseau Bayard, affilié au mouvement Libération-Nord, actif dans la ligne d'évasion Comète[428]. Arrêtée par la Gestapo le [429], avec Georges Prévot, Jean Rocher et Geneviève Rocher, tous déportés dans le convoi du . Transférée à Torgau et Abteroda, Markkleeberg, rentrée.
- Augustine Germain (1900-1945), née Percheron le à Boisville-la-Saint-Père (28), matricule 57835, résistante homologuée FFI. Arrêtée le à Chevannes. Les soldats allemands venus de Chartres cernent le village avec mitrailleuse et lance-flammes[387]. Plusieurs familles, dont les familles Decourtye et Germain (Augustine et son mari Octave), sont arrêtées et déportées[388]. Déportée à Ravensbrück dans le même convoi que Louise et Marguerite Decourty, transférée à Torgau, morte en déportation (Ravensbrück) le [430].
- Andrée Gibault (1913-1988), née Lamarche le à Gennevilliers (75), matricule 57951. Membre du réseau Turma-Vengeance, arrêtée par la police allemande le [431], lors de la grande rafle du maquis de Samatha à Sandillon (45), avec, entre autres, Bérangère Toutin, née Chauvette, (1910-1979), matricule 57929, et Lucienne Mallet (1912-1991), née Goyer, matricule 57879, (dites les Dames de Samatha)[432], déportées dans le même convoi. Transférée aux camps annexes de Torgau le , et d'Abteroda/Anton le , évacuée vers Markkleeberg le , où elle est libérée le , rapatriée le [39]. Croix du Combattant Volontaire de la Résistance, Croix de guerre avec palme, Médaille du déporté résistant, Médaille des évadés[433], rentrée.
- Louise de Giraud d'Agay (1914-2011)[434], née Anglès de Castel le à Marseille (13)[50]. Matricule 57803. Mariée 1° : Dubreuil, mariée 2° : en 1937 à Toulon, Gaspard Norbert Gabriel Cécil de Giraud d'Agay (1910-1956), mariée 3° : Czeslaw Bitner (1902-1985), de L'Organisation polonaise de lutte pour l'indépendance POWN. Active dans les Forces Françaises Combattantes (FFC), du mouvement franco polonais en France, le Réseau F2. Arrêtée le 13 ou le par la Gestapo de la rue de la Pompe à Paris, avec sa sœur Gabrielle Anglès de Castel (1907-?), matricule 57767 (Ra) (cf. Déportées ensemble par le « Convoi des 57000 » du de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Buchenwald (Weimar) : Torgau, et Abteroda/Anton[50]. Rentrée[253],[435].
- Blanche Gonod (1899-1945), matricule 57532, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le à Paris[50], morte en déportation.
- Marie Goupy (1920-?), née Beauvais le 16 octobre 1920 à Boulogne-sur-Mer (62, Pas-de-Calais). Matricule 57536 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück, d'où elle est libérée le 25 avril 1945 par la Croix-Rouge[39]. Elle a donné naissance à un garçon nommé Christophe, né le 2 janvier 1945 à Ravensbrück, où il est décédé[304]. Médaille de la Résistance française[436], rentrée.
- Suzanne Gradstein (1900-?), née Guillot[50], matricule 57839, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le 13 ou le [50], rentrée.
- Yvonne Grenier (1907-1945), matricule non identifié, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le [50], morte en déportation.
- Jacqueline Gruner (1907-1945), alias Nadine et Maryse Willm, matricule 57843 (Ra), Suissesse d'origine (Berne), Française. Ecrivain pour la jeunesse et journaliste. Arrêtée par la Gestapo le à Paris[437], avec sa sœur Christiane Schupp-Gruner (1906-1945), matricule 57918 (Ra), et avec leur père Louis/Ludwig Gruner-Willm (1879-1944), matricule 33517 (Ne)[438]. Déportée dans le même convoi que sa sœur Christiane Schupp. Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald), Königsberg (Ravensbrück) où elle meurt le de la dysenterie[39], médaillée de la Résistance française à titre posthume[439].
- Augustine Guéguen (1883-1945), née Roulé le 25/3/1883 à Paule (22), matricule 57683, cultivatrice[440], mère de 4 enfants, arrêtée avec 12 autres otages lors de la rafle opérée par les militaires allemands et la Milice le à Trébrivan. Son mari Joseph Gueguen[441], résistant FTP, périt carbonisé dans l'incendie provoqué par les grenades incendiaires lancées sur les habitations. Déportée à Ravensbrück le dans le même convoi que sa fille Yvette Gueguen. Amie de Maisie Renault à Ravensbrück[442], médaillée de la Résistance française à titre posthume[443], morte en déportation (Ravensbrück) le .
- Yvette Guéguen (1924-2010[444]), ép. Sibiril, née à Trébrivan (Côtes-d'Armor), matricule 57946. Résistante du Front national, auxiliaire à la mairie, fabrique de fausses cartes d'identité. Arrêtée avec 12 otages lors de la rafle opérée par les militaires allemands et la Milice le à Trébrivan[445]. Internée à Guéméné-sur-Scorff, dans le Morbihan, au camp de Royallieu à Compiègne, déportée à Ravensbrück le dans le même convoi que sa mère Augustine Gueguen, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée.
- Yvonne Guilloux (1904-1997), née Le Roic le à Paris, matricule 57846, tient un bistrot à Crucey, avec Jules Vauchey chef du maquis de Crucey-Brezolles affilié à Libération-Nord[446]. Elle ravitaille et loge les résistants (Maurice Clavel et Silvia Monfort viennent souvent) et aviateurs alliés. Arrêtée par les soldats allemands [447], incarcérée à Chartres et Romainville, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, s'évade lors de l'évacuation du camp, chevalier de la Légion d’Honneur, rentrée.
- Marie-Louise Guthmann (1917-1992)[448],[449], alias Marlyse, ép. Luccioni, matricule 57847, éducatrice[448], arrêtée par les Allemands le à Clichy[450], rentrée.
- Huguette Guyon-Vernier (1911-1997)[451], ép. Duffourg-Donga puis Pautot[452], matricule 57506, rentrée.
- Suzanne Guyotat (1912-2011), alias Suzon, matricule 57848, bibliothécaire, arrêtée par les Allemands le à Paris[453], médaillée de la Résistance française avec rosette, rentrée.
H Femmes
- Geneviève Hardouin (1911-2013), ép. Lazou, née le 2/2/1911 au Havre, matricule 57753, résistante du Mouvement de Libération Nationale (MLN), qui prendra ensuite le nom de Combat[454]. Arrêtée avec son frère Maurice Hardouin[455] le 13 aout 1944 à Paris, après un attentat contre quatre Allemands dans l’après-midi du . Conduite au siège de la Gestapo rue des Saussaies, puis incarcérée à Fresnes, déportée à Ravensbrück, rentrée.
- Hélène Henry (1901-1945), née Champetier de Ribes, matricule 57546, meurt du typhus au Danemark sur le chemin du retour[456], morte en déportation.
- Marcelle Henry (1895-1945), matricule 57547, arrêtée par la Gestapo le à Paris, compagnon de la Libération à titre posthume, morte de retour de déportation.
- Marie-Thérèse Henry (1920- 2007), matricule 57548, résistante de l'OCM[457], arrêté le à Paris lors du rendez-vous avec "Claude" après le coup de filet du contre l'État-major FFI d'Ile-de-France[77], médaillée de la Résistance française[458], rentrée.
- Catharina Herrmann (1892-1977), alias Ketchenn, matricule non identifié, arrêtée à Metz le , rentrée.
- Hélène Herrmann (1920-1945), alias Hélène Fessy et Liautaud, matricule 57517, médaillée de la Résistance française à titre posthume[459], morte en déportation.
- Germaine Hommel (de) (1893-1982), née Lapeyre le à Paris 14e, Suissesse par son mariage en 1926 avec "Edmond" Gustave Hommel. Matricule 57851 (Ra). Directrice dès 1939 de la colonie d'enfants juifs « Les Feux follets » à Saint-Cergues-les-Voirons (74, Haute-Savoie), près de Genève, pour la « Croix-Rouge suisse - Secours aux enfants » (CRS-SE). Du fait de sa proximité avec la Suisse, Hommel et ses collègues Rösli Näf (1911-1996), Renée Farny (1919-1979), et Marthe Bouvard (1914-2008), organisent les passages illégaux d'enfants juifs afin de les soustraire à la déportation. Active dans les Forces Françaises Combattantes (FFC). Arrêtée le par la Gestapo de la rue de la Pompe[50]. Déportée par le « Convoi des 57000 » du de Pantin à Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald) et de Königsberg (Ravensbrück). Chevalier de la Légion d'honneur (1958), Officier de la Légion d'honneur (1960), Justes parmi les nations de Haute-Savoie (1963). Rentrée[39],[460],[461].
- Germaine Huard (1906-2005), née Courcoux, matricule 57852, arrêtée à Châteaubriant le , s'évade de la colonne à Freital, lors de la marche de la mort suivant l'évacuation du camp annexe de Markkleeberg le [462],[39],[463], médaillée de la Résistance française[464], rentrée.
- Simone Huard (1903- 1945), alias Patricia, née le à Moulins (03), matricule 57550, avocate, résistante des réseaux Vengeance et Cohors-Asturies. Arrêtée à Paris le [465], incarcérée à Fresnes, déportée à Ravensbruck, transférée à Torgau et Königsberg, morte d'épuisement à Gniezno, en Pologne le , médaillée de la Résistance française à titre posthume, morte en déportation.
J Femmes
- Charlotte Jackson (1889-1968)[466], née Barrelet de Ricou, matricule 57855[39], infirmière, Suissesse d'origine (Colombier, Neuchâtel), américaine par son mariage, active dans le réseau Goélette[467], arrêtée par la Gestapo à Paris en [468], avec son mari Summer Jackson (1885-1945) et son fils Phillip Jackson (1928-2016)[469], qui ont été déportés par un autre convoi parti de Compiègne-Royallieu du (I.247) pour Neuengamme. Transférée aux camps annexes de Torgau et de Königsberg, libérée en , chevalier de la Légion d’honneur, croix de guerre avec palme[470], rentrée.
- Gilberte Jallon (1911-2006), née Besson, le à Meusnes (41), matricule 57685, Institutrice à Arnouville-les-Gonesse, militante communiste, résistante du Front National, elle est à partir de 1943 un des contacts de Fernand Moronval[471] pour former les opérateurs radio qui assurent les liaisons de la direction du PCF[472]. Arrêtée en , déportée le à Ravensbrück. Transférée à Torgau, rentrée.
- Marguerite Jaulent (1900-1945), alias Margot, matricule 57857, secrétaire sténodactylo à Perpignan, entre dans le réseau Kléber en comme chef de secteur, arrêtée avec ses deux sœurs par la Gestapo le [473], incarcérée à Perpignan et Romainville, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Königsberg, médaillée de la résistance à titre posthume[474], morte en déportation (gazée à Ravensbruck le 5[475],[476]ou 6[477] ).
- Geneviève Jeanne (1919-2019), ép. Mathieu, née à Balleroy (14) le , matricule 57552, fonctionnaire au ministère des Finances[478], résistante du réseau Brutus à Paris[479], arrêtée au domicile de sa mère à Paris en , incarcérée à Fresnes, déportée à Ravensbruck, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, Theresienstadt (Terezin)[480], libérée par les troupes Russes le à Welboth (Velvety)[27], Grand Officier dans l’Ordre national de la Légion d’Honneur, rentrée.
- Marie Jezequel (1903- 1945), née Jeanson le à Ivry (94), matricule 57553, employée à l'hospice d'Ivry, syndicaliste et adhérente du Parti communiste, résistante dans plusieurs réseaux[481], arrêtée par la Gestapo le à son domicile, déportée à Ravensbruck, transférée à Torgau et Bergen Belsen, morte en déportation (Bergen Belsen) en [482].
- Caroline Joliat (1903-1945), alias Mina, Nina, née Schmidlin, dite Marie-Louise Kerherve, matricule 57860. Suissesse d'origine, naturalisée française, arrêtée le en France, transférée au camp annexe de Torgau (Buchenwald), morte en déportation[39],[466].
K Femmes
- Marie-Thérèse Kerhervé (1926-2021), ép. Le Bihannic, matricule 57861, arrêtée le à son domicile, dénoncée par une connaissance, accusée avec son père Louis (relâché) de cacher trois résistants, incarcérée à Fresnes puis à Romainville, avant d'être déportée. Transférée dans les camps annexes de Torgau, Königsberg, et à Mauthausen (Linz, Autriche), libérée le par la Croix-Rouge Internationale[39], chevalier de la Légion d'honneur (2015)[483], rentrée.
- Anne Kervella (1904-2000), née Piriou, alias Anna, matricule 57556, résistante aux F.F.I. à Brest (29), arrêtée le avec son mari Julien Kervella (1900-1944) et sa fille Yvonne (1927-2010), à leur domicile à Brest[484], transférée aux camps annexes de Rechlin (Ravensbrück) et de Neuengamme (Hambourg), libérée en à la frontière danoise par la Croix-Rouge[39], médaillée de la Résistance française[485], rentrée.
- Nina Khingouloff (1921-?), matricule 57557, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le [50], rentrée.
- Agnès Kirmann (1901-1944)[486], matricule 57558, médaillée de la Résistance française à titre posthume[487], morte en déportation à Torgau[488].
- Yvonne Kocher (1897-1945), alias Nanouk, matricule 57559, arrêtée le , médaillée de la Résistance française à titre posthume[489], morte en déportation[23].
- Edwige Krawczynska (1903-?), matricule non identifié, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le 13 ou le [50], rentrée.
L Femmes
- Ernestine Labarthe (1903-1944), née Salabert, matricule 57563, arrêtée le à Paris au café Biarritz situé boulevard Saint-Michel après le coup de filet du contre l'État-major FFI d'Ile-de-France[77], déportée dans le même convoi que sa fille Georgette, médaillée de la Résistance française à titre posthume[490], morte en déportation à Torgau ;
- Georgette Labarthe (1923-1945), matricule 57562, arrêtée le à Paris au café Biarritz situé boulevard Saint-Michel après le coup de filet du contre l'État-major FFI d'Ile-de-France[77], déportée dans le même convoi que sa mère Ernestine, médaillée de la Résistance française à titre posthume[491], morte en déportation (gazée à Ravensbrück le ) ;
- Marie-Louise Laguerre (1904-1945) née Godet à La Châtre (36), fonctionnaire des PTT en poste à Châteauroux, s'engage dans la Résistance en 1943 au sein de l'Armée Secrète[492]. Transmet des messages télégraphiques ennemis interceptés. Dénoncée, elle est arrêtée par la Gestapo le avec son mari Oscar Laguerre (né le 9/3/1896 Toulouse) déporté à Sachsenhausen le [493]. Elle est déportée à Ravensbrück le , transférée à Torgau, médaillée de la Résistance française à titre posthume[494], morte en déportation (Ravensbrück) le ;
- Suzanne Laissac (1911-2005), née Gély à Olargues (34), matricule 57572, secrétaire comptable chez Gabriel Jeantet à Vichy (03), sert de boite aux lettres pour Marguerite Delchambre, membre du réseau Brutus[495]. Arrêtée le par la Brigade Poinsot des Renseignements Généraux de Vichy[496] avec Pierre Darbieux, Marguerite Delchambre, Philippe d'Elbée, Gabriel Jeantet, tous déportés dans le convoi du , internée dans la prison de la Milice à Bellerive-sur-Allier (03), puis à Fresnes, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, libérée à Eisenach, rentrée ;
- Angèle Lamanthe (1918-2010), née Cognard, matricule 57670, résistante homologuée FFI[497],agent de liaison depuis 1941 de Joseph Fimbel (1909-1944[413]) arrêtée avec Lina Fimbel le à Poisson (Saône-et-Loire) par la Feldgendarmerie de Paray-le-Monial[414], détenue à Châlon, Dijon, Romainville[415], déportée à Ravensbrück, Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée ;
- Denise Lamirault (1918-?), née Perthuis à Dijon (21) le , alias “Panthère”, matricule 57867, résistante dès au sein du réseau de renseignement militaire Jade Fitzroy, lié au MI6 britannique puis au BCRA français[498]. Recrutée par son mari Claude Lamirault, fondateur du réseau, arrêté le et déporté à Dachau le 2 juillet 1944. Ayant pris la succession de son mari à la tête du réseau, Denise Lamirault est arrêtée à Paris le , déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, médaillée de la Résistance française avec rosette[499], rentrée ;
- Yvette Landais (1922-1997[500]), ep. Toquet, matricule 57564, résistante du réseau Vélites-Thermopyles dépendant du BCRA[500], arrêtée le à Caen[501]. Evadée avec Eileen Nearne et une autre déportée française, lors de l'évacuation du camp de Markkleeberg, la nuit du [502] , médaillée de la Résistance française[503], rentrée ;
- Wanda Landy (1895-1963)[504], ép. Posner[504], dite Lucie[505], née à Paris le , matricule 57641, institutrice communiste active au Comité mondial des femmes contre la guerre et le fascisme (CMF) depuis 1934, résistante FTP-MOI assurant hébergement et courrier dans la zone Sud[504]. Arrêtée début par les brigades spéciales (BS1), incarcérée à Montluc[506] puis Fresnes, déportée à Ravensbrück transférée à Torgau, médaillée de la Résistance française[507], rentrée ;
- Marianne Laquere (1918-1980[508]), alias Yvonne ou Maryvonne, ép. Terrier de La Chaise, matricule 57573, résistante du mouvement Défense de la France, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe en [50], transférée à Torgau et Abteroda, rentrée ;
- Eugénie Laurent (1919-1944), née Potel le 17/9/1919 à Paris, matricule 57569, cartonnière, mère de deux enfants. Arrêtée le par la Brigade spéciale N°2, le même jour que son mari Marcel Laurent, membre du bataillon Vengeance des FTP, exécuté le à l'angle des rues Fontenay et Marcel Sembat à Montrouge[509]. Déportée à Ravensbrück le , transférée à Torgau, médaillée de la Résistance française à titre posthume[510], morte en déportation (Ravensbrück) le ;
- Bernadette Le Baron (1915-2004), née le 15 janvier 1915 à La Vaupalière (76, Seine Maritime), matricule 57574, homologuée FFC (réseau Action A) et FFI[511], arrêtée avec sa sœur aînée Marcelle par la Sipo-SD le 22 juillet 1944 lors de l’attaque de la ferme Le Baron à Bouville. La ferme hébergeait les membres d'un réseau du Bureau des opérations aériennes (BOA)[512], dont faisait partie leur frère Robert Le Baron[513]. Incarcérée à Rouen puis Romainville, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Königsberg, rentrée ;
- Anna Le Moal (1898-1945), matricule 57872, chargée de l’organisation des groupes de choc de Libération-Nord[2], médaillée de la Résistance française à titre posthume[514], morte en déportation ;
- Marie Le Rouge de Rusunan (1910-1982) née Cloarec à Landernau (29), dite Mimy, matricule 57658, recrutée en dans le réseau Ronsard-Marathon[515] (affilié au BCRA) par son frère le Capitaine de Corvette Jean Cloarec, chef du réseau. Elle héberge des réunions clandestines et sert de relais pour le courrier. Arrêtée le à Landernau[516] puis incarcérée à Brest et Fresnes, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, médaillée de la Résistance française, rentrée;
- Fanny Leblond (1923-?), matricule 57571, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le [50], rentrée ;
- Nicole Lebon (1921- ?), ép. Cortese[517], née le à Paris, matricule 57570, étudiante, résistante dans le réseau d'évasion Marie-Odile[517] organisé par Pauline Barré de Saint-Venant, alias Marie-Odile Laroche, dont elle est l'adjointe à Paris. Arrêtée par la Gestapo à Paris le [410], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, médaillée de la Résistance française, rentrée ;
- Suzanne Leclézio (1898-1987), matricule 57576, arrêtée par la Gestapo le à Paris avec sa compagne Yvonne Ziegler déportée dans le même convoi, médaillée de la Résistance française, rentrée ;
- Suzanne Léger (1923-2007), ép. Berault, matricule 57???, résistante dans les réseaux Turma-Vengeance et Jade-Amicol[518], arrêtée avec son père Lucien Léger[519] le lors de l’attaque du réseau « Jade Amicol » au Gué-de-la-Thas. Son père sera déporté dans le même convoi le . Relâchée puis à nouveau arrêtée le . Incarcérée à Orléans et Romainville, déportée à Ravensbrück, Torgau, malade du typhus elle est renvoyée à Ravensbrück et Bergen-Belsen, libérée le par les troupes anglaises, rentrée ;
- Marie Lemée (1898-1987) née à St-Aubin-du-Cormier (35) le , matricule 57581, résistante du réseau Corvette, sous-réseau de renseignements du réseau Phratrie rattaché au BCRA. Arrêtée chez elle, sur dénonciation, à Paris le [520], internée à Fresnes, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée;
- Monique Livry-Level (1923-2012), ép. Corblet de Fallerans, matricule 57756, arrêtée le , rentrée ;
- Gilberte Letuppe (1922-1982)[521], matricule 57584, épouse de l'agent double néerlandais Christiaan Lindemans, libérée car enceinte de neuf mois ;
- Andrée Levallois (1902-1993), née le 13/2/1902 à Paris, matricule 57583, professeure de musique, résistante des réseaux Cohors et Goélette (lié au BCRA)[522]. En , en accord avec ses parents, également résistants, donne refuge à une de ses élèves âgée de 11 ans dont les parents Juifs grecs, originaire de Salonique, ont été arrêtés. Andrée Levallois est arrêtée le incarcérée à Fresnes, déportée à Ravensbrück, transférée à Rechlin, Neuengamme, libérée à Hambourg le , rentrée ;
- Adeline Loustaunau (1892-1965)[523], arrêtée dans la nuit du 3 au à son domicile par la Gestapo après le coup de filet du contre l'État-major FFI d'Ile-de-France[77], rentrée ;
- Germaine Loustaunau (1890-1967)[524], arrêtée dans la nuit du 3 au à son domicile par la Gestapo après le coup de filet du contre l'État-major FFI d'Ile-de-France[77], rentrée ;
M Femmes
- Lucienne Mallet (1912-1991), née Goyer le à Loury. Matricule 57879. Arrêtée par la police allemande le [431], lors de la grande rafle du maquis de Samatha à Sandillon (45), avec, entre autres, Bérangère Toutin, née Chauvette (1910-1979), matricule 57929, et Andrée Gibault (1913-1988), née Lamarche, matricule 57951, (dites les Dames de Samatha), déportées dans le même convoi[432]. Transférée aux camps annexes de Torgau le , et d'Abteroda/Anton le , évacuée vers Markkleeberg le , où elle est libérée le , évacuée vers la Tchécoslovaquie le , transférée au camp annexe de Welboth (Flossenbürg), libérée par les Russes le , rapatriée à Orléans le [39]. Chevalier de la Légion d'Honneur[525], rentrée ;
- Lolita Marcepoil (1912- 2008), née Defossez le à Caudry (59), matricule 57592, déportée à Ravensbrück dans le même convoi que son mari Charles Marcepoil[526] (matricule 77244), transférée à Torgau, Abteroda et Markkleeberg, officier de la Légion d'honneur[526], médaillée de la Résistance française avec rosette[527], rentrée ;
- Madeleine Marcherat (1899-1945), née Carlier, matricule 57594 , résistante du réseau Turma-Vengeance, chargée du ravitaillement du maquis de Samatha[528] où se trouve son fils Albert Marcherat[529] (mort au combat le ), arrêtée par la police allemande le lors de la grande rafle du maquis de Samatha à Sandillon[530]. Incarcérée à Orléans et Romainville, déportée à Ravensbrück, Torgau, Ravensbrück, Königsberg. Médaillée de la Résistance française à titre posthume[531], morte en déportation (Ravensbrück) le [528];
- Denise Marin (1916- 2009), née Rougé le à Valdrome (26), agent du trésor public[532], matricule 57596, s'engage dans la Résistance à Lyon en . Travaille pour le Centre d’opérations de parachutages et d’atterrissages (COPA, réseau Action du BCRA) dont le chef est Bruno Larat. Arrêtée le [533], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Königsberg, médaillée de la Résistance française, rentrée;
- Hélène Maspero (1899-1997), née Clerc, matricule 57598, arrêtée le [534] avec son mari Henri Maspero déporté dans le même convoi, rentrée ;
- Jeanne Matthey (1886-1980), ép. Jonais, matricule 57884, joueuse de tennis, résistante du réseau franco polonais F2, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe en [50], rentrée ;
- Marcelle Mauduit (1924-2005), née le à Souesmes (41), femme de ménage, matricule 57959, arrêtée le à Orléans[535], incarcérée à Orléans puis Romainville, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée ;
- Marie Médard (1921-2013), ép. Fillet, matricule 57602[536] ou 57612, bibliothécaire, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le [50], médaillée de la Résistance française, rentrée ;
- Suzanne Mengin (1910-1985), née Aubert-Champerre à Caen (14, Calvados), matricule 57886, médecin. Résistante depuis 1942 avec son mari Emile Mengin[537] dans le réseau du SOE section F Prosper Physician, participe à l’organisation du premier parachutage du Loiret. Après l'effondrement du réseau Prosper en juillet 1943, se cache et continue son action avec d'autres réseaux à Paris. Arrêtée avec son mari le 31 mai 1944 à Paris par la Gestapo de la rue des Saussaies[538]. Emprisonnée à Fresnes et Romainville, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Rechlin, libérée par la Croix-Rouge le 23 avril 1945, rentrée;
- Marie-Louise Clémentine Meunier (1890-1945), nom abrégé en Marie-Louise Meunier, née le 15 février 1890 à Genas (69, Rhône), matricule 57605, commerçante à Annecy. Recrutée par Johan Hendrik Weidner pour le réseau européen de Résistance Dutch-Paris. Aide les réfugiés néerlandais, dont de nombreux Juifs, à franchir la frontière franco-suisse. Arrêtée le , incarcérée à Montluc et Fresnes, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, morte en déportation (gazée à Ravensbrück) le 25 janvier 1945[27]. Médaillée de la Résistance française à titre posthume[539].
- Denise Miquel (1921-2015), ép. Netter, alias "Mangouste", née le 18/08/1921 à Louviers (27), matricule 57609, résistante du réseau Alliance depuis , avec son père Charles Miquel, responsable du réseau pour la Seine inférieure et l’Eure. L’activité de ce secteur était basée sur le renseignement, la réception d’armes et leur transfert à Paris[540]. Arrêtée par la Gestapo le , incarcérée à Evreux, Rouen et Fresnes, Evadée le 16 ou pendant la marche d'évacuation du camp de Markkleeberg[541], libérée début à Staditz, grand officier de la Légion d’honneur[540], médaillée de la Résistance française[542], rentrée ;
- Marguerite Mimeur (1922- 2005), ép. Dupré, née le à Pouilly-en-Auxois (21), étudiante en Médecine, matricule 57888, rejoint la Résistance à Dijon dans le maquis FTP "Liberté"[543] installé en au vallon du Leuzeu[544] près de Fleurey-sur-Ouche[545]. Arrêtée par la Milice le et livrée à la Gestapo de Dijon, incarcérée à Romainville, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, évadée à Stadice au cours de la marche qui suit l'évacuation du camp de Markkleeberg, médaillée de la Résistance française[546], rentrée ;
- Geneviève Moët (1899-1988)[547], née Simonet, matricule 57611 (Ra) ou 57612 (Ra), arrêtée par la Gestapo le avec son mari Gérard Moët et sa fille Michèle Agniel déportés dans le même convoi, médaillée de la Résistance française[548], rentrée ;
- Michèle Moët-Agniel (1926- ), née Moët le à Paris 17e, mariée Agniel en 1947. Matricule 57613 (Ra)[549]. Arrêtée par la Gestapo le avec son père Gérard Moët (1893-1945) et sa mère Geneviève Moët (1899-1988) déportés dans le même convoi. Médaillée de la Résistance française, rentrée[39] ;
- Suzanne Mohn (1911-2005), née Dreyfuss, matricule 57750, manutentionnaire, adhérente du PCF depuis 1935, entre dans la clandestinité en à Paris dans les comités clandestins de femmes, puis dans les FTP en [550]. Arrêtée le à Orléans, transférée dans les locaux des Brigades spéciales à Paris. Déportée à Ravensbrück, Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée ;
- Yvonne Montant (1900-1977), née Tremillon, matricule 57889 , commerçante, résistante du réseau Turma-Vengeance, assure l'hébergement des réfractaires. Arrêtée avec son mari Henri Montant à Bou le [551]. Celui-ci déporté le , mort à Dachau le [552]. Incarcérée à Orléans et Romainville, déportée à Ravensbrück, Torgau, Abteroda, Markkleeberg, libérée le , rentrée.
- Marthe Léa Morel (1903-1983), née le 10 septembre 1903 à Viuz-la-Chiésaz (74, Haute-Savoie). Matricule 57476 (Ra). Ep. 1926 Antoine Dominique Cesari (1900-1961), Corse d'Aullène. Active dans le réseau Andromède avec le grade de sous-lieutenant[553]. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Buchenwald : Torgau, Abteroda/Anton, et Leipzig-Markkleeberg. Rentrée en avril 1945 de Dresden[39].
- Denise Morin (1898-1995), née Bourinet à Vœuil-et-Giget (16, Charente) le , résistante du réseau Darius[554]. Depuis 1942 aide activement son mari Georges Morin, fonctionnaire à l'ONAC aux Invalides, qui héberge des aviateurs alliés[555]. Arrêtée le avec son mari et sa fille Yvette, eux aussi déportés dans le convoi du , internée à Fresnes, déportée à Ravensbrück transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, médaillée de la Résistance française[556], rentrée;
- Suzanne Morin (1899-1945) née à Angers (49) le , résistante du réseau de renseignement dépendant du BCRA Darius[557](développement en zone Nord du réseau Gallia), déportée à Ravensbrück transférée à Torgau, puis Rechlin après son retour à Ravensbrück, morte en déportation (Rechlin) le [558];
- Yvette Morin (1921-2021) ép. Claerebout, née à Paris le , résistante du mouvement Turma-Vengeance, avec son père Georges Morin (fonctionnaire à l'ONAC aux Invalides) et sa mère Denise Bourinet, tous deux déportés dans le même convoi[559]. Participe au renseignement, au transport d'armes et à l'aide à l'évasion d'aviateurs alliés[559]. Arrêtée le , internée à Fresnes, déportée à Ravensbrück transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, évadée à Tharandt le pendant la marche qui suit l'évacuation du camp, médaillée de la Résistance française[560], rentrée;
- Céline Mory Lefevre (1912-2008), née Canivet, matricule 57617, fonctionnaire, résistante dans le Corps Franc Vengeance et le réseau Jade Amicol, arrêtée le au Gués-de-la-Thas avec plusieurs autres membres du réseau[561], emprisonnée à Orléans, Fresnes, déportée à Ravensbrück, Torgau, Königsberg, libérée le , rentrée ;
- Jeanne Mouret (1902-1944), matricule non identifié, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le [50], médaillée de la Résistance avec rosette à titre posthume[562], morte en déportation ;
N Femmes
- Eileen Nearne (1921- 2010), identifiée à Ravensbrück comme Jacqueline Duterte[563], matricule 57509, opératrice radio britannique du SOE[498], arrêtée par la Gestapo le 22 ou à Bourg-la-Reine[502],[564]. Tente de s'évader pendant la traversée de Méry-sur-Marne le mais reprise[565]. Evadée avec Yvette Landais et une autre déportée française, lors de l'évacuation du camp de Markkleeberg, la nuit du [502], rentrée ;
- Marguerite Nadaud (1924-2002), ép Garry, née le 6/2/1924 à Châteauroux, matricule 57618; Secrétaire au ministère de l’Agriculture et du Ravitaillement, rencontre en le résistant Henri Garry, chef du réseau PHONO de la section F du SOE, avec qui elle se marie le ; Henri Garry et Marguerite Nadaud abritent Noor Inayat Khan, opérateur radio du SOE, au 40 rue Erlanger, à Paris. Arrêtée avec Garry le à Paris, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda et Markkleeberg, rentrée;
- Marguerite Neulat (1920-1958), matricule 57949, résistante du réseau Action M[566], arrêtée le [381], évadée à Dresde[357], rentrée ;
O Femmes
- Jane d'Oilliamson (1920-1997), née le 21 septembre 1920 à Paris (75007), ép. Burin des Roziers[567], matricule 57621, résistante de l'ORA dès sa création en novembre 1942[9], active dans les réseaux Cohors-Asturies[568] et Comète[569], arrêtée le rue du Hameau à Paris par la Gestapo avec 5 autres agents de liaison du bureau central parisien FFI[77]. Incarcérée à Fresnes, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, évadée le lors de l'évacuation du camp de Markkleeberg, croix de guerre 1939-1945, rentrée ;
P Femmes
- Yvonne Pagniez (1896-1981), née le à Cauroir (F-59400, Nord), ép. Pagniez. Matricule 57623. Arrêtée le , médaillée de la Résistance française, évadée avec Anne-Françoise Perret-Gentil (1900-1993), matricule 57759, lors du transfert de Torgau à Ravensbrück, rentrée[570] ;
- Madeleine Parat (1924-2021), née le , sans matricule. Dans la soirée du , à Bar-le-Duc, le docteur Joyeux de la Croix-Rouge obtient sa libération ainsi que celle de deux autres détenues, Marcelle Chapoutier et Denise Bouvet, pour raisons médicales[333], rentrée ;
- Marcelle Pardé (1891-1945), matricule 57624, arrêtée le avec sa secrétaire Simone Plessis déportée dans le même convoi, médaillée de la Résistance française à titre posthume, morte en déportation ;
- Marceline Parmentier-Marié (1896-1960), alias Marcelle, ép. Marié, matricule 57625, arrêtée le avec son mari Désiré Marié et sa fille Jacqueline Fleury déportés dans le même convoi, rentrée ;
- Marie-Louise Payen (1899-1986), née Contoux le 18/08/1899 à Dompierre-sur-Besbre (03), matricule 57626; Résistante du réseau Alliance depuis la fin de l'été 1943[571], avait mis son appartement 120 rue de la Pompe à la disposition du réseau pour l’installation d’un poste émetteur. Arrêtée le à Paris par la Gestapo, incarcérée à Fresnes puis déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg. Lors de l’évacuation du camp de Markkleeberg elle sauve 10 malades de l’infirmerie en les installant sur un chariot[571]. Officier des Forces Françaises Combattantes, croix de guerre, médaillée de la Résistance française[572], rentrée ;
- France Pejot (1914-2010), ép. Jarre, matricule 57627, future mère de Jean-Michel Jarre, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le [50], médaillée de la Résistance française avec rosette, rentrée ;
- Charlotte Perdrigé (1908-1945), matricule 57629[573], comptable, sœur de Daniel Perdrigé, maire communiste de Montfermeil fusillé comme otage au Mont Valérien le 15 décembre1941. Recrutée en 1943 comme agent des services secrets britanniques (SOE) en France[574]. Arrêtée avec Robert Benoist à Paris le , détenue à Fresnes, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, et à Königsberg jusqu'à la libération du camp par l'armée russe, morte en déportation le 28/2/45, en instance de rapatriement, à l'hôpital de Czarnkov, près de Königsberg ;
- Marie Joséphine de Peretti della Rocca (1902-1945)[575], alias Maria, matricule 57630, médecin[575], morte en déportation ;
- Marie Perquis (1915 -?) née à Paramé (35) le , matricule 57631, secrétaire, résistante homologuée[576]. Elle est agent de liaison et diffuse la presse clandestine (Libération, La Résistance Ouvrière[577]). Arrêtée à Paris (9e) par la Milice le [576] et livrée à la Gestapo, internée à Fresnes, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée;
- Anne-Françoise Perret-Gentil dit Maillard (1900-1993)[578],[579],[580], née le à Neuchâtel. Matricule 57759. Dessinatrice suisse[581], résistante de l'Armée des Volontaires[581], arrêtée par la Gestapo au no 12 du square Henri-Paté à Paris (16e) le , médaillée de la Résistance française[582], évadée avec Yvonne Pagniez lors du transfert de Torgau à Ravensbrück[583],[570];
- Louise Petron (1889-1945)[584], née Duchesnay[585], matricule non identifié, concierge[586], résistajnte du réseau Corvette[586], rattaché au BCRA, arrêtée le à son domicile au 11 avenue Paul-Adam à Paris par la Gestapo[586], médaillée de la Résistance française à titre posthume[585], morte en déportation (Ravensbrück) ;
- Marcelline Pierrard (1902-1993), matricule 57635, née Boyer dans le hameau de Fresnay-les-Chaumes, sur la commune de Pithiviers-le-Vieil, où ses parents sont cultivateurs[587]. Elle exerce le métier de giletière[587]. Résistante dans le réseau « Vic-Alexandre »[588], elle sert de contact entre les agents du réseau et les parachutistes envoyés par le S.O.E britannique[587]. Arrêtée le à son domicile à Paris[587], internée à Fresnes[587], déportée à Ravensbrück, Torgau, Königsberg. Libérée par les Russes le [587], rapatriée par la Pologne jusqu'à Odessa puis Marseille avec un groupe de 8 déportées françaises, rentrée ;
- France Pinhas (1917-2009)[589], matricule 57636, infirmière au maquis du Vercors[590], arrêtée le à l'hôpital de fortune dressé dans la Grotte de la Luire vers Saint-Agnan-en-Vercors (26)[Note 2],[39], médaillée de la Résistance française[591], rentrée ;
- Françoise Piot (1922-1945), alias Hélène, matricule non identifié, médaillée de la Résistance française à titre posthume[592], morte en déportation ;
- Simone Plessis (1913-1945), matricule 57637, arrêtée le avec sa directrice Marcelle Pardé déportée dans le même convoi, médaillée de la Résistance française à titre posthume, morte en déportation ;
- Raymonde Porchon (1920 -1945) née Guinant à Dammartin-en-Serve (78) le , matricule 57902. Membre du réseau Évasion de Ceux de la Libération (CDLL)-Vengeance d'Orgerus, ravitaille et héberge des maquisards et des aviateurs alliés. Arrêtée par la SIPO-SD le avec son mari René Porchon, déporté dans le même convoi, et onze autres membres du groupe CDLL à la ferme du Franc-Moreau à Bazainville[593]. Emprisonnée à Versailles puis à Fresnes, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Königsberg, médaille de la Résistance française à titre posthume, morte en déportation (Ravensbrück) le ;
- Jeanne Poumarede (1889-1944), née Laidebeur à Paris le , matricule 57640[594], résistante du réseau Cohors-Asturies[595], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, morte en déportation (Torgau[596]) le ;
- Fernande Prévost (1893-1945), matricule non identifié, résistante de l'ORA[597], morte à Tharandt au cours de l'évacuation du camp de Markkleeberg[598], médaillée de la Résistance française à titre posthume[599], morte en déportation ;
Q Femmes
- Suzanne Quentin (1924-2014[600]), ép. Giguère, née le à Châtillon-sur-Marne, matricule 57645[601], homologuée FFI[602], rentrée ;
- Raymonde Quitteville (1920-1946), née le à Aumale (76), matricule 57645, résistante du mouvement Ceux de la libération (CDLL), homologuée FFC[603], déportée à Ravensbrück transférée à Torgau, médaillée de la Résistance française[604], décédée le à Davos, peu après son retour, rentrée;
R Femmes
- Vera Raffalovich (1901-1964), née Yarmonkine à Saint-Pétersbourg[605], matricule 57646, résistante dans le réseau Comète[606], arrêtée le Boulevard Hausmann à Paris par la Gestapo avec son mari André Raffalovich[607], médaillée de la Résistance française[607], rentrée ;
- Amélie de Rambuteau (Amélie Lombard de Buffières, comtesse de Rambuteau) (1900-1987), née de Mac-Mahon de Magenta, matricule 57086[39], femme politique. Arrêtée le par le S.D. à son domicile du château de Rambuteau à Ozolles avec son mari Almaric de Rambuteau (1890-1944) et deux de ses fils Philibert (1923-2003) et Maurice (1927-1992), accusés par dénonciation d'avoir abrité des parachutistes anglais dans leur propriété. Les trois hommes sont déportés par le « Convoi n°79 du » (I.265), de Compiègne à Buchenwald (Weimar)[608],[609], médaillée de la Résistance française[610], rentrée ;
- Germaine de Renty (1899-1994)[611], née Guyot-Sionnest, matricule 57648, épouse de Robert de Renty, médaillée de la Résistance française, rentrée ;
- Isabelle Renault (1923-2010), née le à Vannes (56, Morbihan). Matricule 57907 (Ra). Elle a neuf frères et sœurs, parmi lesquels Gilbert Renault (1904-1984), plus connu sous le nom de colonel Rémy, Madeleine Cestari-Renault (1921-2016), et May-Alice dite Maisie Renault (1907-2003), matricule 57908 (Ra), avec laquelle elle est déportée par le « Convoi des 57000 » du de Pantin à Ravensbrück. Transférée au camp annexe de Rechlin (Ravensbrück), retour à Ravensbrück où elle est libérée par la Croix-Rouge le . Médaillée de la Résistance française, rentrée[39],[612] ;
- May-Alice dite Maisie Renault (1907-2003), née le 13/12/1907 à Vannes (56, Morbihan). Matricule 57908 (Ra). Arrêtée par la Gestapo le . Elle a neuf frères et sœurs, parmi lesquels Gilbert Renault (1904-1984), plus connu sous le nom de colonel Rémy, Madeleine Cestari-Renault (1921-2016), et Isabelle Renault (1923-2010), matricule 57907 (Ra), avec laquelle elle est déportée par le « Convoi des 57000 » du de Pantin à Ravensbrück. Transférée au camp annexe de Rechlin (Ravensbrück), retour à Ravensbrück où elle est libérée par la Croix-Rouge le . Médaillée de la Résistance française, rentrée[39],[613] ;
- Geneviève Rethoré (1922-1945), matricule 57652, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le 4 ou le [50], médaillée de la Résistance française à titre posthume[614], morte en déportation ;
- Raymonde Révillon (1920-2003)[615], alias Gerbie, matricule 57909, rentrée ;
- Madeleine Riffaud (1924-2024), matricule non identifié, arrêtée par la Milice le après avoir abattu un officier allemand à Paris, échappée du train[616] ;
- Yvonne Robert du Costal (1899-1945), née Le Marec le à Lorient, matricule 57742[27] ou 57653[601], engagée dans la Résistance depuis 1940 avec son mari Yves Robert du Costal, mouvement Libération-Nord[216], arrêtée avec son mari à leur domicile à Paris par la Milice le , déportés dans le même convoi. Déportée à Ravensbrück, Torgau, et Rechin, médaille de la Résistance française à titre posthume[216], morte en déportation (Rechlin) ;
- Geneviève Rocher (1910-?), née Prévot le à Chaumont-en-Vexin (60), matricule 57745, résistante du réseau Bayard, affilié au mouvement Libération-Nord, participe à la ligne d'évasion Comète. Avec son mari Jean Rocher donne refuge à de nombreux aviateurs alliés dans leur appartement 20 Boulevard Sébastopol à Paris IVe[219],[617]. Arrêtée par la Gestapo le , avec Jean Rocher, son frère Georges Prévot, du même réseau, et Raymonde Garin, tous déportés dans le convoi du . Transférée à Torgau et Abteroda, médaillée de la Résistance française[618], rentrée ;Marie-Ange Roquier (1911-2006)[619], née Lamballais, matricule 57655, résistante du réseau Hunter-Paris[233], agent P2 (sous-lieutenant), arrêtée le par la Gestapo à son hôtel dans le 15e arrondissement de Paris[233], internée le à Fresnes[233], déportée le en Allemagne, à Ravensbrück, Torgau, Abteroda, camp satellite de Buchenwald et Markleber, jusqu’au , date de sa libération[233], rentrée ;
- Renée Rosier (1920-2007), alias Marthe, ép. Pierre, née le à Bellevue-la-Montagne (43), matricule 57656, étudiante, résistante dès [620]. Distribue des journaux clandestins puis agent de liaison et de renseignement au sein du MRPGD animé par Michel Cailliau. Arrêtée à Lyon par la Gestapo le , internée dans les prisons de Montluc et Fresnes, déportée à Ravensbruck, transférée à Bergen Belsen (au block 48 avec notamment Yvonne Rudellat[621]), officier de la Légion d'honneur, médaillée de la Résistance française, rentrée ;
- Élisabeth de Rothschild (1902-1945), née Pelletier de Chambure, matricule 57628[549], arrêtée par la Gestapo en mai ou en , morte en déportation ;
- Gabrielle Roullé (1921-1997)[622], matricule 57764, résistante du réseau Darius[623], rentrée ;
- Denise Rousseau (1920-2021), alias Dominique, ép. Villard[624], matricule 57912, arrêtée le à Clichy avec sa sœur Marie-Solange déportée dans le même convoi[624], médaillée de la Résistance française[625], rentrée ;
- Marie-Solange Rousseau (1921-1989)[626], alias Lucette, matricule 57911, arrêtée le à Clichy avec sa sœur Denise déportée dans le même convoi[627], médaillée de la Résistance française[628], rentrée ;
- Colette Rousset (1909-1945), née à Ecouen (95) le , matricule 57690, résistante de Libération-Nord à partir de 1942[629], arrêtée par la Gestapo le , rue de Rennes à Paris, incarcérée à Fresnes, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Königsberg, Rechlin, médaillée de la Résistance française à titre posthume[630], morte en déportation (gazée à Ravensbrück en [27]) ;
- Juliette Roux (1896-1945), née Py le à Pantin, matricule 57691, résistante du service de renseignement militaire français clandestin SSMF-TR recrutée comme agent de liaison le [631]. Arrêtée à son domicile à Pantin le [632], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Königsberg, croix de guerre, médaillée de la Résistance française à titre posthume, morte en déportation (Königsberg) le ;
- Charlotte Ruallem (1907-1992), née Larcher à Etampes le 12/10/1907, matricule 57692, résistante du réseau Phalanx affilié au BCRA, arrêtée à Paris par la Gestapo de la rue de la Pompe, déportée à Ravensbrück, Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée ;
- Yvonne Rudellat (1902-1945), référencée "Ruddelat" à tort, matricule 57834, agent secret du SOE, arrêtée par les Allemands le près de Bracieux, médaillée de la Résistance française à titre posthume[633], morte en déportation ;
- Caroline Rusiecki (1872-1945), matricule 57666, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe en [50], morte en déportation ;
- Marie-Yvonne Rusiecki (1907-1990)[634], ép. Wendolowski, née le 3 février 1907 à Paris, matricule 57695 ou 57754, résistante homologuée FFC du réseau franco-polonais F2, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe en juillet 1944, déportée à Ravensbrück avec sa mère Caroline Rusiecki, transférée au camp de Leitmeritz, rentrée ;
S Femmes
- Suzanne Sabrié (1881-1944) née Reversade à Périgueux (24, Dordogne) le , matricule 57802[635], déportée à Ravensbrück le , transférée à Torgau le [635], morte en déportation[636];
- Sunneva Sandoe (1898-1981)[637],[638], alias Sunny, matricule 57915, danoise[639], héberge Pierre Brossolette chez elle[640], arrêtée par la Gestapo le [641], médaillée de la Résistance française[642], rentrée[640] ;
- Jacqueline Saveria (1914-2001), ép. Saint-Guily puis Huré, matricule non identifié, rentrée ;
- Christiane Schupp (1906-1945), née Gruner le à Montceau-les-Mines (71), Suissesse d'origine (Berne), Française, matricule 57918. Arrêtée à son domicile à Paris, le avec sa sœur Jacqueline Gruner (1907-1945), matricule 57918 (Ra), et avec leur père Louis/Ludwig Gruner (1879-1944), matricule 33517 (Ne)[643], déporté avec le convoi du (I.223.). Déportée dans le même convoi que sa sœur Jacqueline Gruner. Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald), et Königsberg (Ravensbrück), où elle meurt le [39] ;
- Henriette Simonot (1906-1945), née le 29/10/1906 à Clémencey (21, Côte d'Or), matricule 57920, arrêtée par les Allemands le pour avoir hébergé et soigné à sa ferme de Clémencey trois maquisards blessés[544],[644](Louis Lorenzon, Gaston Duch et Claude Breton, fusillés le [545]). Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Königsberg, médaillée de la Résistance française à titre posthume[645], morte en déportation (Ravensbrück) le [275] ;
- Marguerite Sizorn (1927-2010), née le à Landerneau (29, Finistère), matricule 57697, sœur du résistant Jean-René Sizorn[646] (1923-2001 ; Groupe Lambert, F.T.P Unité : F.T.P Landerneau). Ne trouvant pas Jean-René, la Gestapo arrête le [647] à Landernau sa mère et sa fille toutes deux prénommées Marguerite. Déportée avec sa mère. Transférée dans les camps annexes de Torgau (Buchenwald), Königsberg (Ravensbrück), et Leitmeritz (Flossenbürg) où elle est libérée[39]. Chevalier de la légion d'honneur, rentrée ;
- Marguerite Sizorn (1898-1945), née Jestin le à Pencran (29, Finistère), matricule 57698 , mère du résistant Jean-René Sizorn (1923-2001)[646] . Arrêtée comme otage le [647] à Landerneau (29) avec sa fille Marguerite (1927-2010) et déportée avec elle. Transférée dans les camps annexes de Torgau (Buchenwald) et Königsberg (Ravensbrück). Morte en déportation (Ravensbrück) le [648],[39] ;
- Annette Sodigné (1917-2002), née le 15/9/1917 à Rion-des-Landes, matricule 57699, résistante de l'OCM/réseau Shelburn[649], déportée à Ravensbrück, Torgau, Abteroda, rentrée ;
- Adrienne Steverlynck (1920-?), née Bonneville[650], alias Poussin, matricule 57923, rentrée.
- Violette Szabo (1921-1945), née Bushell le 26 juin 1921 à Levallois-Perret (92, Hauts-de-Seine), Britannique. Matricule 61143 (Ra)[651]. Ép. en 1940 Étienne Szabo (1910-1942), Hongrois, lieutenant français des Forces françaises libres[652]. Agente secret du Special Operations Executive (SOE). Parachutée dans la nuit du 7 au 8 juin 1944 à Sussac (87, Haute-Vienne), elle est arrêtée le 10 juin 1944 par le régiment « Deutschland », de la division SS Das Reich. Embarquée à Limoges (87, Haute-Vienne), puis Paris pour y être interrogée par la Gestapo. Déportée à Ravensbrück où elle reçoit le matricule 61143[651]. Ce matricule de la série des "61000" identifie les déportées du convoi I.262. parti de Paris le 11 août 1944[653]. Dans ce convoi se trouvait aussi sa camarade du SOE Lilian Rolfe (matricule 61142[651]). Violette Szabo et une trentaine de déportées "61000" complètent l'effectif des 57000 transférées au camp de Torgau. Après un premier retour à Ravensbrück elle est transférée à Königsberg, puis revient à Ravensbrück. Exécutée, avec ses deux camardes du SOE Denise Bloch et Lilian Rolfe, le 31 janvier 1945 à Ravensbrück.
T Femmes
- Berthe Thiriart (1905-1992), née Rougerie le à Paris, résistante du réseau franco-polonais F2[654]. Arrêtée le avec son mari Maurice Thiriart, qui échappe à la déportation car le train qui le transporte en direction de l’Allemagne est arrêté par un bombardement de la Royal Air Force. Incarcérée à Fresnes et Romainville puis déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, évadée le près de Dresde, médaillée de la Résistance française, rentrée ;
- Raymonde Tilles (1910-2003)[655], matricule 57928, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe en [50], rentrée ;
- Catherine Tomasiak (1899-1945), matricule 57669[656], née en Pologne, résistante dans le réseau Pown Monica, arrêtée par le Gestapo le 29 Juin 1944 à Roanne avec son mari Jean Tomasiak et ses trois enfants[657], morte en déportation (Ravensbrück) ;
- Odette Toupense (1915-1945), née Dubois, matricule 57950, résistante de Libération-Nord[658], arrêtée le par la Gestapo à son domicile à Châteauneuf-sur-Loire[658], internée à la prison allemande d'Orléans puis à celle de Fresnes[658], décède peu avant son rapatriement[658], morte en déportation ;
- Bérangère Toutin (1910-1979), née Chauvette le à Olivet, matricule 57929. Membre du réseau Turma-Vengeance, arrêtée par la police allemande le [431], lors de la grande rafle du maquis de Samatha à Sandillon (45), avec, entre autres, Andrée Gibault (1913-1988), matricule 57951, et Lucienne Mallet (1912-1991), née Goyer, matricule 57879, (dites les Dames de Samatha)[659], déportées dans le même convoi. Transférée aux camps annexes de Torgau le (matricule 31995), d'Abteroda/Anton le (mat 50416), évacuée vers Markkleeberg le , où elle est libérée par les Russes le [39]. Légion d'honneur[660], rentrée ;
U Femmes
- Alix d'Unienville (1919-2015), sans matricule, arrêtée par le SD le , évadée du convoi le à Méry-sur-Marne ;
V Femmes
- Maria del Carmen Van Aal (1907-1998), de nationalité Belge par son mariage, née Pomares Monleón le 8 juillet 1907 à Alicante (Espagne), matricule 57706, résistante arrêtée le 24 mai 1944[661]. Déportée à Ravensbrück dans le même convoi que son mari Henri Van Aal, transférée au Kommando Schönefeld près de Leipzig (usine HASAG de fabrication d'obus), évadée le 16 avril 1945 près de Riesa, lors de l'évacuation du camp, avec deux autres déportées[237]. Officier de la légion d'honneur[237], rentrée;
- Agnès Van Boetzelaer (1914-2002), née de Beaufort à Amsterdam le 6 juillet 1914, matricule 57934. Résistante néerlandaise, homologuée Forces françaises combattantes[662]. S'engage avec son mari le baron Abraham Johan van Boetzelaer, déporté dans le même convoi, dans la Résistance néerlandaise et française[245], notamment dans le réseau d’évasion Base Espagne[246]. Arrêtée à Paris en mars 1944 après dénonciation par l'agent double Christiaan Lindemans, incarcérée à Fresnes, déportée à Ravensbrück, libérée le 23 avril 1945, rentrée ;
- Anna Van den Broek d'Obrenan (1887-1945), matricule 57932, arrêtée le [663] avec son mari Frantz Van den Broek (mort à Compiègne le ) pour l'hébergement de Yvette Baumann, résistante de Combat évadée le de l'hôpital de Blois[664]. Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, médaillée de la Résistance française à titre posthume[665], morte en déportation (Ravensbrück) le ;
- Jeanne Van Roey (1900-1987[666]), ou Van Rey[39], née le 27 décembre 1900 à Paris (75011), matricule 57933, résistante homologuée FFC, membre du réseau franco-polonais F2[667], arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe en juillet 1944[50], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée;
- Marguerite Vassard (1920-2011) ép. Levillain, née le 12 août 1920 à Dieppe (76, Seine Maritime), matricule 57705[668], résistante arrêtée le 3 mai 1944 à Asnières[669], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau et Konigsberg, libérée le 18 février 1945, rentrée;
- Marcelle Vauchin (1909-1989), née Le Baron le 27 juillet 1909 à La Vaupalière (76, Seine Maritime), matricule 57575, homologuée FFC (réseau Action D)[670], arrêtée avec sa sœur Bernadette Le Baron par la Sipo-SD le 22 juillet 1944[671] lors de l’attaque de la ferme Le Baron située à Saint-Paër-Bouville. La ferme hébergeait le P.C. d'un réseau du Bureau des opérations aériennes (BOA). Quatre jeunes maquisards trouvent la mort au cours de l’assaut[512]. Incarcérée à Rouen puis Romainville, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Königsberg, Médaillée de la Résistance française[672], rentrée ;
- Wanda Vayssières (1924-2006), née Stryjak le 15 juin 1924 à Douai (59, Nord), matricule 57924, résistante homologuée "Résistance intérieure française"[673], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée ;
- Jeanne Verdier (1911-1947), née Dauliac le 12 février 1911 à Gourdon (46, Lot). Matricule 57957 Ra). Institutrice, résistante depuis avec son mari Maurice Verdier[674] dans le Réseau « Étienne Leblanc » de Pierre Charié[675], de la section F du SOE. En l'opératrice radio du SOE Lilian Rolfe est hébergée chez le couple Verdier. Jeanne et Maurice Verdier, Lilian Rolfe, Raymond Bourdois[676], Lucienne Villechenon[677] sont arrêtés le à Nargis au domicile des époux Verdier, internés à Montargis puis Fresnes, tous déportés le (sauf Lilian Rolfe le ). Jeanne Verdier est déportée à Ravensbrück, Torgau, Königsberg, libérée le par l'armée rouge, rentrée. Elle a donné naissance à un garçon nommé Jean-Michel, né le 17 février 1945 à Ravensbrück, où il est décédé le 18 février le lendemain[304].
- Odette Veullien (1922-?), matricule 57707, arrêtée le à Chambéry[678], rentrée ;
- Suzanne Vidal (1913-2008), née Chadrin le 19 février 1913 à Levallois-Perret (75), matricule 57708, résistante homologuée Forces françaises combattantes[679], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, évadée près de Dresde le 25 avril 1945, au cours de la marche d'évacuation du camp[27], rentrée;
- Marie Vidalenc (1884-1945) née Marie Henriette Delille le à Somain (Nord), matricule 57709, professeur de lettres, épouse du résistant Georges Vidalenc[680] arrêté le 2 mars1943 et déporté à Oranienburg, résistante du Réseau Vélite-Thermopyles, arrêtée le au square du Bon Marché à Paris 7ème[681]. Emprisonnée à Fresnes, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, médaillée de la Résistance française avec rosette à titre posthume[682], morte en déportation (Ravensbrück) en [683] ;
- Hélène Vieille (1895-1945), née le 26 mars 1895 à Paris, matricule 57710[684]. Son appartement, 86 rue Lecourbe, sert de PC à l'État-major FFI d'Ile-de-France. Le sous-lieutenant Pierre Thomas y réside et assure la sécurité. Arrêtée par la Gestapo le avec Pierre Lefaucheux, Jean de Montangon, Pierre Thomas et 6 chefs de secteur FFI[685],[77]. Incarcérée à Fresnes, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, revient à Ravensbrück où elle meurt le 3 mars 1945.
- Lucienne Villechenon (1908-2007), née Millet, matricule 57958, commerçante, résistante dans le Réseau « Étienne Leblanc » de Pierre Charié, de la section F du SOE. Héberge le commandant Charié et l'opératrice radio du SOE Lilian Rolfe qui émet depuis son domicile[677]. Arrêtée le à Nargis au domicile des époux Verdier, internée à Montargis, Orléans puis Fresnes, déportée à Ravensbrück, Torgau, Abteroda, Markkleeberg, libérée par les Russes le , Légion d'honneur[677], rentrée ;
- Marguerite Virlouvet (1914-1945), née Marigault[686] le 27 mars 1914 à Châtillon-en-Dunois (28, Eure-et-Loire), matricule 57934. Résistante homologuée[686], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Königsberg morte en déportation ( Königsberg) le 5 février 1945[27];
- Yvonne Virol (1924-2013), matricule 57711, résistante dans le réseau Navarre et dans le réseau Sussex, arrêtée le , à son domicile, avec son père l'imprimeur Pierre Virol (1898-1945), et son fiancé Robert Aubut (1925-1945)[687]. Tous sont déportés dans le même convoi du . Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, à Abteroda, puis à Markkleeberg d'où elle réussit à s’évader lors d’une Marche de la mort, libérée le [39], rentrée ;
- Rachel Vodoz (1882-1945), née Dubois le 1er décembre 1882 au Locle (Suisse), originaire de Travers (NE), Suisse. Matricule 57712 (Ra). Résistante, fait partie d'une filière d'évasion avec son mari Julien Vodoz[247]. Arrêtée le 4 juillet 1944 en France comme Juive présumée avec son époux Julien Vodoz (1889-1944). Déportés ensemble dans le même convoi à Buchenwald pour lui et à Ravensbrück pour elle. Transférée à Torgau, revient à Ravensbrück, puis au camp de Königsberg Neumark (Ravensbrück, où elle décède le 6 février 1945[27],[688],[249].
- Lucienne Vucher (1901-1945), née Carré le 15 août 1901 à Dannemois (91, Essonne) matricule 57713[689]. Résistante de Libération-Nord[690]. Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Königsberg, puis de nouveau Ravensbrück, morte en déportation ( Ravensbrück) le 30 mars 1945[691];
W Femmes
- Cécile Walczak (1924-2001), ép. Wojnarski, née le le 14 septembre 1924 à Roche-la-Moliere (42, Loire) dans une famille d'origine polonaise, sténodactylo, matricule 57714. Résistante homologuée FFI[692], engagée dans le réseau polonais POWN-Monica à partir du 24 avril 1944. Agent de liaison pour le transport de courriers, d’armes et de matériels militaires, elle prête son logement pour l’hébergement de parachutistes alliés et des réunions de responsables de la POWN[693]. Arrêtée à Paris le 23 juillet 1944 . Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée.
- Marguerite Warnod (1886-1945), alias Mme Lémy, née Rousseau (Marguerite) le 23 juillet 1886 à Saint-Blaise (Suisse), matricule 57935. Résistante de l'ORA, arrêtée le 3 juin 1944 rue du Hameau à Paris par la Gestapo avec 5 autres agents de liaison du bureau central parisien FFI[77] , incarcérée à Fresnes. Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, revient à Ravensbrück, où elle assiste à la mort de sa sœur Suzanne Rousseau le 27 novembre 1944[694]. Morte en déportation ( Ravensbrück) le 5 avril 1945.
- Gabrielle Weidner (1914-1945), née le 7 août 1914 à Bruxelles, matricule 57715, Résistante homologuée FFC, participe au réseau d'évasion Dutch-Paris avec son frère Jean Weidner. Arrêtée par la Gestapo le 26 février 1944 pendant l'office à l’église adventiste de Paris[695], morte en déportation à Königsberg le 6 février 1945 quelques jours après la libération du camp par les troupes soviétiques[696].
- Elfried Werner (1924-?), née le 9 mars 1924, matricule 57754, rentrée[27].
- Jeanne Wilkinson (1915-1994), née Fifis, infirmière, matricule 57936, épouse de Georges Wilkinson, chef du réseau SOE F HISTORIAN sous le nom d’Étienne Marchand, arrêté le , déporté le et exécuté à Buchenwald le [697]. Résistante dans le dans Réseau Étienne Marchand et le mouvement « Vengeance »[698]. Arrêtée le à Mareau-aux-Près, évadée à Freital lors de l'évacuation du camp de Markkleeberg[699], rentrée.
- Nicole de Witasse (1913-1945), matricule 57812, arrêtée en [700], le tente de s'évader de la colonne des déportées entre Méry-sur-Marne et Saâcy-sur-Marne mais reprise et sévèrement battue[565],[310], médaillée de la Résistance française à titre posthume[701], morte en déportation .
- Marcelle Wittenberg (1907-1944 ou 1945) née Poisson à Paris le 25 mai 1907, matricule 57937, compagne de Theo Hermsen[702], marchand d'art et associé de Hildebrand Gurlitt. Arrêtée le 25 avril 1943, déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau[703], morte en déportation.
- Yvonne Wullems (1903-1971), née Verva le 17 novembre 1903 à Rosendaël (59, Nord) matricule 57717, résistante déportée à Ravensbruck, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée.
X Femmes
- Iola Xanthopoulos (1912-?), née le 20 juillet 1912 matricule 57718, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée ;
Z Femmes
- Yvonne Ziegler (1902-1988), matricule 57719, arrêtée par la Gestapo le à Paris avec sa compagne Suzanne Leclézio déportée dans le même convoi, rentrée.
- Gabrielle Zinger (1898-?), alias Tony, née Gabrielle Françoise Renaud le à Guipry (35, Ille-et-Vilaine), résistante du réseau Marco-Polo affilié au BCRA[704]. A la demande d’Agnès Bidault, secrétaire du Comité des Œuvres Sociales des organisations de la Résistance (COSOR), elle entre, en , au service « Courriers » du Mouvement de libération nationale (MLN). Arrêtée par la Gestapo le à son domicile parisien, internée à Fresnes et Romainville, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, évadée le lors de l'évacuation du camp, Médaillée de la Résistance française[705], Croix de guerre, rentrée.
- Lucienne Zorzi (1920-1986), née Brossard le 18 juillet 1920 à Pontoise (95, Val d'Oise) matricule 57939[706], résistante homologuée Forces françaises combattantes, du réseau Darius[707], déportée à Ravensbrück, rentrée.
Bibliographie
- Musée départemental de Seine-et-Marne, 16 août 1944 : Le dernier convoi, témoignages vidéo de 3 rescapés du convoi des 57000 sur YouTube, 2015.
- Thomas Fontaine, Histoire et mémoire des quatre convois de déportation partis de la gare de Pantin (1944), (lire en ligne), p. 75-108
Notes et références
Notes
- ↑ Joel Matthew Stevenson est pilote d'un Lancaster KB727 abattu le 4 juillet 1944
- ↑ Elle est arrêtée avec ses six collègues infirmières, internées le 3 août 1944 au fort de Montluc à Lyon, déportées à Ravensbrück par le Convoi no 78 de Lyon du 11 août 1944 : 1. Maud Romana, née d'Argencé (1920-2004) matricule 58006 (Convoi no 78), 2. Cécile Goldet (1901-1987) matricule 58012 (Convoi no 78), 3. Rosine Crémieux née Bernheim (1924-2012) matricule 58014 (Convoi no 78), 4. Odette Malossane (1919-1945) matricule ? (Convoi no 78), 5. Anita Monthuis, née Winter ("Wortès") (1918-2005), matricule 58004, (Convoi no 78), 6. Suzanne Siveton, mariée Silvestre (1923- ), matricule 58005 (Convoi no 78). Elle est la seule des 7 infirmières à être déportée par le « Convoi des 57000 » de Pantin (Paris) pour Ravensbrück du .
Références
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- Jean de Montangon, Un saint-cyrien des années quarante, France Empire, , 254 p. (ISBN 978-2704805556), p107-110
- Thomas Fontaine, Déporter : politiques de déportation et répression en France occupée : 1940-1944 - Histoire. Université Panthéon-Sorbonne - Paris I, 2013., Paris, Université Panthéon-Sorbonne -, , 1223 p. (lire en ligne), p1059-1086
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Voir aussi
Articles connexes
- Femmes dans la Résistance intérieure française
- Fort de Romainville
- Prison de Fresnes
- Quai aux bestiaux de Pantin
- Buchenwald
- Ravensbrück
- Convois de déportation au départ de la gare de Compiègne
- Convois de la déportation des Juifs de France
- Convoi des 27000
- Convoi des 31000
- Convoi des 45000
- Convoi no 78 du 11 août 1944
Liens externes
Fondation pour la mémoire de la déportation, « Liste du convoi I.264 parti du quai aux bestiaux de Patin le 15 août 1944 vers les camps de Buchenwald puis Ravensbrück »
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