Cui Dong

Cui Dong
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
崔峒 (Cui Dong)
Nom de naissance
崔峒 (Cui Dong)
Nationalité
Activités
Autres activités
Famille
Clan Cui de Boling (en)
Père
Cui Xianyi (d)

Cui Dong (chinois : 崔峒 ; chinois traditionnel : 崔峒 ; pinyin : Cuī Dòng ; Wade : Ts'ui Tung) dont prénom de courtoisie est inconnu, est un fonctionnaire et un poète chinois célèbre de la dynastie Tang. Originaire d’Anping dans la commanderie de Bóling (慱陵) dans le Hebei (aujourd’hui Anpíng, Hebei), ses dates de naissance et de décès inconnues. Il est l’un des poètes les « Dix talents de l'ère Dali »[1]vol. 294.

Biographie

Originaire d’Anping, Cui Dong appartient à la branche principale de la famille Cui de Boling et il est l’arrière-petit-fils du médecin et fonctionnaire célèbre Cui Xinggong qui était directeur au ministère des Affaires civiles et assistant-directeur au Secrétariat impérial. Cui Dong réussit l’examen de jinshi et il est actif principalement pendant l’ère Dalì (766-779). Il occupe successivement les postes de fonctionnaire remontrant[a 1], [2]Juan 30 et d’académicien Jixian[a 2],[3]. Plus tard, il est rétrogradé au poste d’officier d’état-major du bureau des mérites à Luzhou[4]. Il termine sa carrière comme gouverneur de préfecture[1].

Avec Sikong Shu, Lu Lun, Han Hong et d’autres, il est reconnu comme l’un des « Dix talents de l'ère Dali » (大历十才子)[a 3],[5],[6].

Poésie

À l’époque des Tang, les échanges amicaux entre lettrés sont très répandus et Cui Dong entretient des échanges poétiques avec Lu Lun, Sikong Shu et d’autres[4]. Sa poésie se compose principalement de vers réglementés en cinq caractères (wǔlǜ, 五律), caractérisés par un style élégant et subtil. Son style poétique brille par son éclat et ses idées sont nobles et élégantes; il reflète la transition de la grandeur vigoureuse de la poésie du haut Tang vers la qualité introspective des vers de l’ère Dali[7].

Œuvres

  • Poésie complète des Tang (全唐诗): cette anthologie conserve un volume des œuvres de Cui Dong.

Poème

Poème sur l’ermitage (題蘭若)

Chinois

蘭若空山不見人,
但聞人語響。
返景入深林,
復照青苔上.

Traduction libre

Dans la montagne déserte de l’ermitage, on ne voit personne,
Mais on entend l’écho des voix humaines résonner.
Les rayons du soleil pénètrent la forêt profonde,
Et se posent sur la mousse verte.

Notes et références

Notes

  1. Les officiers remontrant (shiyi , 拾遺)sont proches du souverain, ils conseillaient l’empereur critiquer afin d’améliorer la gestion de l’État et chargés de compléter les omissions dans les archives impériales
  2. Le Nouveau livre des Tang, dans la Biographie de Lu Lun mentionne que Cui Dong atteint la charge de conseiller remontrant de droite (右補闕). Un académicien Jixian (集賢學士)est chargé d’assister le souverain et les ministres dans la compilation et l’étude des classiques.
  3. Les poètes du groupe des « Dix talents de l'ère Dali » sont Han Hong, Li Duan, Lu Lun, Ji Zhongfu, Qian Qi, Miao Fa, Cui Dong, Geng Wei, Sikong Shu, Xiahou Shen. Ils sont connus pour leur habileté en poésie, avec un style soulignant la forme et la technique, souvent décrits comme des poètes talentueux qui ont marqué la poésie du milieu de la dynastie Tang.

Références

  1. (zh) 崔峒(Cui Dong), 全唐詩 (Poésie complète des Tang), Pékin, Zhonghua Shuju,‎ (ISBN 9787101017168, lire en ligne)
  2. (zh) 计有功 (Jì Yǒugōng), 唐诗纪事 (Chroniques de la poésie des Tang), Éditions du peuple du Henan,‎ 1224 (dynastie song du sud)
  3. (zh) Ouyang Xiu, Song Qi et d’autres (dynastie Song du Nord), 新唐書, 盧綸傳 (Nouveau livre des Tang, Biographie de Lu Lun),‎
  4. (zh) 傅璇琮 (Fu Xuanzong), 唐代诗人丛考 (Étude des poètes de la dynastie Tang), Pékin, Zhonghua Shuju,‎ (ISBN 7101035965), p. 505-506
  5. (zh) « 司空曙 (Sikong Shu) », sur Sohu.com, Hebei,‎ (consulté le )
  6. (ja) Ueki Hisayui et all., Shijin to Shi no Shōgai (Vie de poète et de poésie), vol. 1, Tokyo, Taishūkan Shoten, , p. 104
  7. (en) « Cui Dong (崔峒) », sur Mahacinasthana (consulté le )

Liens externes

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