Han Hong (poète)

| Naissance | |
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| Nom dans la langue maternelle |
韩翃 (Han Hong) |
| Nom de naissance |
韓翃 (Han Hong) |
| Autres noms |
nom de courtoisie : Junping (君平) |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Autres activités |
Han Hong (chinois : 韩翃 ; chinois traditionnel : 韓翃 ; pinyin : ; Wade : Han2 Hung4) avec le prénom de courtoisie Junping (君平) est un fonctionnaire et un poète chinois de la dynastie Tang. Ses dates de naissance et décès sont inconnues. Originaire de Nanyang, il obtient le diplôme jinshi aux examens impériaux en 754. Il occupe plusieurs postes dans le gouvernement. Il fait partie des Dix talents de l'ère Dali (大历十才子)[a 1] dont tous les membres sont des maîtres de la poésie[1]. Ses poèmes, en particulier Hanshi (寒食)[a 2] sont largement diffusés.
Biographie
L’année de naissance de Han Hong est inconnue. Il vient de Nanyang (comté moderne de Xiuwu, province du Henan)[1]. En 754, il réussit les examens impériaux et devient jinshi (lettré). Après ces examens, Han Hong vit dans la capitale Chang'an, on ne sait pas s’il reçoit une fonction officielle à ce moment-là. En 755, après le déclenchement de la violente rébellion d'An Shi (755-763), la carrière de Han Hong est gravement affectée, et comme plusieurs autres lettrés, Han Hong doit errer en exil pendant de nombreuses années[2]. Ce n’est qu’après la fin de la rébellion d'An Shi qu'Han Hong, comme d'autres lettrés, se tourne vers les gouvernements régionaux des chefs des préfectures parce que le pouvoir de l'empire Tang affaibli ne peut les employer[2]. En 762, peu après que Hou Xiyi (720-781) est nommé commandant militaire de Ziqing, Han Hong entre comme assistant dans son quartier général avec le titre officiel d’inspecteur intérimaire, au rang de Yuanwailang[a 3],[3]. En 765, Hou Xiyi est chassé par ses officiers, et Han Hong le suit à la cour de Chang'an[4] et il reste dans la capitale en résidence paisible pendant dix ans. Puis vers 774, Han Hong sert comme assistant dans l’état-major du commandant militaire régional de Kaifeng, Tian Shenyu. Par la suite, il sert successivement sous les commandants militaires régionaux de Li Zhongchen, Li Xilie et Li Mian[3]. En 780, l’empereur Dezong, parce qu’il apprécie le poème de Han Hong intitulé Hanshu (寒食) (La fête du froid), désigne personnellement celui-ci au poste de directeur du Département impérial des Attelages et le nomme aussi responsable de la rédaction des édits impériaux. Han Hong meurt en fonction[5]vol. 243. L’année précise de la mort de Han Hong est inconnue, il est possible qu’il soit décédé au début de l’ère Zhenyuan (r. 785-805)[4].
Han Hong et ses contemporains dont Qian Qi, Lu Lun sont appelés les Dix talents de l'ère Dali. Leur poésie est riche en inspiration, chaque poème est un chant, apprécié autant au palais que parmi le peuple[5]vol. 242.
Poésie
Les poèmes de Han Hong sont soignés et élégants, souvent consacrés à la contemplation des paysages, aux échanges poétiques et aux adieux, et de nombreuses phrases célèbres ont été transmises. Han Hong a un sens linguistique aigu et utilise un vocabulaire simple pour produire une poésie très évocatrice[1], son écriture est habile et délicate et ses poèmes sont largement récités à son époque[6].
Œuvres
- Poésie complète des Tang : les poèmes de Han Hong sont rassemblés en trois volumes dans cette anthologie[5].
Poème
Fête de Hanshi (寒食)
| Chinois
春城無處不飛花, |
Traduction libre
Dans la ville, nul endroit sans les fleurs qui s'envolent, |
Notes et références
Notes
- ↑ Han Hong avec Li Duan, Lu Lun, Ji Zhongfu, Qian Qi, Sikong Shu, Miao Fa, Cui Dong, Geng Wei, Xiahou Shen sont conjointement appelés les "Dix talents de l'ère Dali".
- ↑ 寒食 (Hánshí) désigne une ancienne fête chinoise appelée « Fête du froid » ou « Jour sans feu ». Ce jour-là, on ne faisait pas de feu, et l’on consommait uniquement des plats froids, en mémoire d’un ancien loyal serviteur, Jie Zitui
- ↑ Yuanwailang : titre de poste de niveau subalterne dans la hiérarchie bureaucratique impériale. Souvent des officiers quoi sont egagés comme assistants ou secrétaires.
Références
- (ja) Ueki Hisayui et all., Shijin to Shi no Shōgai (Kan Kō) (Vie de poète et de poésie (Han Hong), vol. 1, Tokyo, Taishūkan Shoten, , p. 104
- (zh) « 出名的韩翃,有着传奇的人生 (Là où Han Hong est célèbre pour avoir écrit le poème 'Hanshi', il a eu une vie légendaire.) », sur Sohu.com, Hebei, (consulté le )
- (zh) « 韩翃(Han Hong) », sur Baike.baidu, Pékin, (consulté le )
- (zh) 傅璇琮 (Fu Xuanzong), 唐代诗人丛考 (Étude des poètes de la dynastie Tang), Pékin, Zhonghua Shuju, (ISBN 7101035965), p. 469–490
- (zh) Peng Dingqiu, 全唐詩 (Poésie complète des Tang), vol. 243, 244, 245, Pékin, Zhonghua Shuju, (ISBN 9787101017168)
- ↑ (zh) « 皎然(Han Hong) », sur Gushiwen.cn, (consulté le )
Liens externes
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- https://zh.wikisource.org/wiki/全唐詩/卷243 : Poésie complète des Tang (全唐詩), volume 243, poèmes de Han Hong.
- https://zh.wikisource.org/wiki/全唐詩/卷244 : Poésie complète des Tang (全唐詩), volume 244, poèmes de Han Hong.
- https://zh.wikisource.org/wiki/全唐詩/卷245 : Poésie complète des Tang (全唐詩), volume 245, poèmes de Han Hong.
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