De Dion-Bouton DV
| De Dion-Bouton DV | ||||||||
Le camion DV no 56 du concours organisé par le ministère de la Guerre français en 1912. | ||||||||
| Marque | ||||||||
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| Années de production | 1912-1914 | |||||||
| Usine(s) d’assemblage | Usine De Dion-Bouton de Puteaux | |||||||
| Classe | Camion 14 HP | |||||||
| Moteur et transmission | ||||||||
| Énergie | essence | |||||||
| Moteur(s) | quatre cylindres 80 × 140 m | |||||||
| Position du moteur | sous siège | |||||||
| Cylindrée | 2 815 cm3 | |||||||
| Transmission | par cardan | |||||||
| Boîte de vitesses | 3 AV + 1 AR | |||||||
| Poids et performances | ||||||||
| Poids à vide | 3 140 kg | |||||||
| PTAC | 5 825 kg | |||||||
| Vitesse maximale | 25 km/h | |||||||
| Consommation mixte | 25 L/100 km | |||||||
| Dimensions | ||||||||
| Longueur | 5 500 mm | |||||||
| Empattement | 3 280 mm | |||||||
| Voies AV/AR | 1 650 mm / 1 662 mm | |||||||
| Chronologie des modèles | ||||||||
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Le De Dion-Bouton DV est un modèle de camion de l'époque de la Première Guerre mondiale. Il est fabriqué à Puteaux de 1912 à 1914 par l'entreprise française De Dion-Bouton.
Historique
Production
Le De Dion-Bouton DV est présenté en et en au concours annuel de poids lourds organisé par le ministère de la Guerre français. Le modèle est primé les deux fois[1] : l’État s'engage à payer aux acheteurs civils de ces modèles une prime afin de pouvoir réquisitionner en cas de conflit des matériels adaptés aux besoins militaires. Le modèle DV de 1912 reçoit une prime à l'achat de 2 300 francs et une prime d'entretien annuelle de 1 100 francs pendant trois ans, tandis que le modèle DV2 de 1913 reçoit une prime à l'achat de 2 150 francs et une prime d'entretien annuelle de 1 050 francs pendant trois ans[2].
Il est produit de 1912 à 1914[1].
Usage militaire
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Dès 1912-1913, quelques camions type DV sont achetés par l'Armée francaise et sont utilisés aux grandes manœuvres de 1913 dans le Sud-Ouest[1].
En 1913, l'artillerie commande 95 projecteurs de 90 cm, fabriqués par Breguet (série A) et par Sautter-Harlé (série B), à monter sur châssis De Dion-Bouton DV. De à , 38 projecteurs de 90 A et 18 projecteurs de 90 B sont livrés[3]. De nombreux camions type DV rejoignent les armées à la mobilisation[1]. Un ou deux camions De Dion-Bouton DV servent de voitures-caisson pour les auto-canons de 75 antiaérien modèle 1913, en attendant la sortie de l'autocaisson De Dion-Bouton GO[4].
Description
Le De Dion-Bouton DV est le premier camion de la marque[1] à adopter un radiateur centrifuge Goudard-Mennesson (marque Solex)[5],[6], reconnaissable extérieurement à son étoile à trois branches sur la calandre. Le moteur est « sous le siège » du conducteur[1].
Le véhicule est équipé d'un moteur à essence De Dion-Bouton quatre cylindres, d'alésage 80 mm et de course 140 mm, ce qui donne une cylindrée de 2 815 cm3. La puissance fiscale correspondante est de 14 HP[1], la puissance réelle de 22 ch[3]. Le moteur entraîne l'essieu arrière via un arbre de transmission par cardan transversaux[2],[7]. Le camion dispose de deux freins, sur le différentiel et sur les roues arrière[2],[8].
La boîte de vitesses possède trois vitesses en marche avant et une en marche arrière. La vitesse maximale est de 25 km/h à vide, 20 km/h en charge. D'après le journal édité par le constructeur, « la consommation est relativement réduite ; en pays moyennement accidenté, on peut compter aux 100 kilomètres : 25 litres d’essence ou de benzol ; 1 litre d’huile et 350 grammes de graisse »[7],[9].
Le châssis est en longerons d'acier profilé. L'empattement est de 3 280 mm. La largeur de voie avant est de 1 650 mm et celle arrière de 1 662 mm[8]. La longueur du véhicule est de 5 500 mm[7].
Les roues, de diamètres 900 mm[7], sont à bandages, simples à l'avant et doubles à l'arrière[2]. Le rayon de virage est de 14 m[7].
Le poids sans conducteur est de 3 140 à 3 180 kg et la charge utile est de 2 380 à 2 685 kg, selon les variantes[2]. Commercialement, le poids mort indiqué avec carrosserie simple est de 2,5 t et le charge utile de 2,5 t[7].
Références
- François Vauvillier, « Les De Dion-Bouton aux armées 1914-1918 », Histoire de guerre, blindés et matériel, no 84, , p. 12-17
- « Les automobiles industrielles et les primes du ministère de la guerre », Le Temps, no 19261, , p. 3-4 (lire en ligne)
- Jean-Michel Boniface et Jean-Gabriel Jeudy, Les camions de la victoire : le service automobile pendant la Grande guerre, 1914-1918, Paris, Massin, (ISBN 9782402439756, OCLC 963220189), p. 86, 88, 90 & 190
- ↑ Pierre-François Aujas, « L'autocanon antiaérien de 75 : 1re partie 1907-1915 », Histoire de guerre, blindés et matériel, no 129, , p. 13-21)
- ↑ D. Renaud, « L'épreuve d'endurance pour poids lourds de 1912 », Science progrès découverte, Dunord, no 2048, , p. 201-204 (lire en ligne)
- ↑ D. Renaud, « L'épreuve d'endurance militaire des véhicules de poids lourds », Le Génie civil, vol. 63, no 17, , p. 334-337 (lire en ligne)
- Herbert, « Les camions industriels De Dion-Bouton primés par le Ministère de la Guerre », Le De Dion-Bouton, no 398, , p. 1-2 (lire en ligne)
- André Gilbert, « Un type de camion pratique : Le 14 HP De Dion-Bouton primé par le Ministère de la Guerre », Le De Dion-Bouton, no 444, , p. 2 (lire en ligne)
- ↑ « Le van automobile De Dion-Bouton pour le transport des chiens de chasse à courre », Le De Dion-Bouton, no 484, , p. 2 (lire en ligne)
Voir aussi
- De Dion-Bouton BY
- De Dion-Bouton FR
- Liste des armes de la Première Guerre mondiale
- Portail des camions
- Portail de l’Armée française
- Portail de la Première Guerre mondiale
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