François Basile Azemar

François Basile Azemar
François Basile Azemar
Portrait de François Basile Azemar entre 1804 et 1810

Naissance
Les Cabannes (Languedoc,
Drapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France)
Décès (à 47 ans)
Gross-Drebnitz (Meißnischer Kreis,
Drapeau du Royaume de Saxe Royaume de Saxe)
Mort au combat
Origine Français
Allégeance Drapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 17831813
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Distinctions Officier de la Légion d'honneur

François Basile Azemar est un général français du Premier Empire, né aux Cabannes, dans le Tarn, le et mort au combat, à Gross-Drebnitz, en Saxe, le . Le général Azemar est également officier de la Légion d'honneur.

Biographie

Origines et enfance

François Basile Azemar naît aux Cabannes, dans la province du Languedoc, aujourd'hui dans le Tarn, le .

Sa famille est modeste, son grand père Antoine Azemar (? -1730) était boucher, tout comme son arrière-grand-père Antoine Azemar (1635-1710). Les Azemar sont une famille dont on retrouve la trace aux Cabannes depuis au moins 1606[1].

François Basile est fils d'Anne Portes, âgée de 48 ans, et d'Antoine Azemar, un tanneur âgé de 52 ans. Ses parents ce sont mariés à Cordes-sur-Ciel en 1749. François Basile est le dernier d'une fratrie de 6 enfants, il a 3 frères (Antoine l'aîné né de date inconnue, Jacques François né en 1750 et Joseph né en 1754) et 2 soeurs (Anne Marie née de date inconnue et Marie née en 1752)[2]. François Basile est baptisé, comme tous ses frères et soeurs, en l'église Saint Antoine aux Cabannes.

En 1771, son père décède, François Basile a 5 ans. Durant son enfance, François-Basile ne reçoit aucune instruction[3].

Régiment du Vivarais (1783-1791)

Le , à 17 ans, François Basile Azemar s'engage au régiment de Vivarais.

Le , à l'occasion de la réorganisation des corps d'infanterie français, le régiment est renommé 71e régiment d’infanterie de ligne ci-devant Vivarais.

Le , après huit ans au sein du régiment, François-Basile Azemar obtint son congé et quitte le régiment.

Guerre de la première coalition (1791-1797)

Armée du Nord

Le , il s'engage au 3e bataillon de volontaires de l'Oise. Il y est élu capitaine[4].

Le , en prévision de la guerre de la première coalition, le bataillon rejoint l'Armée du nord du général Anne François Augustin de La Bourdonnaye.. Il est incorporé au sein de la 6e brigade du corps de bataille du lieutenant-général Blaise Duval et du maréchal de camp Charles de Canolles de Lescours.

Le , il est promu au grade d'adjudant général (lieutenant-colonel). Le , il devint lieutenant-colonel en second du bataillon.

Le le 3e bataillon des volontaires de l'Oise est incorporé par amalgame dans la 50e demi-brigade de première formation (aux côtés du 2e bataillon du 25e régiment d'infanterie ci-devant Poitou et du 6e bataillon de volontaires de la Seine-Inférieure) à l'occasion de la première réorganisation des corps d'infanterie français.

Le il devint lieutenant-colonel en chef de la demi-brigade et prend donc le commandement de la 50e demi-brigade de première formation. Après la victoire française à Fleurus le , les troupes autrichiennes se replient. Les villes des Flandres, appartenant aux pays-bas autrichiens, dont Bruges, tombent aux mains des Français presque sans résistance. Ainsi, du au , le lieutenant-colonel Azemar est commandant temporaire de la ville de Bruges.

Armée des côtes de Brest et armée des côtes de l'Océan

En 1795, la 50e demi-brigade de première formation est détachée de l'Armée du Nord pour être incorporé à l'armée des côtes de Brest.

Le , il est incorporé à l'armée des côtes de l'Océan. le , il est placé à la suite (incorporation dans un corps d'armée en y conservant son grade mais sans y occuper de commandement spécifique) de la 70e demi-brigade de seconde formation[5].

Expédition d'Irlande (1798)

En août 1798, Il intègre le corps expéditionnaire français en Irlande du général Humbert. Les 1 032 hommes quittent Rochefort le et débarquent en Irlande . Il se distingue lors de la deuxième expédition d'Irlande, il prend notamment part aux batailles victorieuses de Killala et Castlebar. Il est même nommé chef de brigade par le général Humbert à la suite de la bataille de Castelbar pour "action d'éclat" le [6].

Néanmoins, les troupes françaises sont battues lors de la bataille de Ballinamuck, le , les hommes se rendent, l'expédition, sur terre, aura duré 18 jours. Comme de nombreux soldats, François Basile Azemar est fait prisonnier. Depuis la France, le , le Directoire ne lui confirma pas l'obtention de son grade, Azemar n'est plus chef de brigade.

La plupart des soldats faits prisonniers sont rapatriés en France en échange de prisonniers de guerre anglais. Le , il est renvoyé sur parole par l'Angleterre (libération accordée contre un serment de ne pas reprendre les armes face à la puissance libérant le prisonnier).

Fonctions au sein des armées directoriale et consulaires (1799-1804)

Fonctions militaires administratives dans le Tarn

Le il est nommé commandant du contingent des conscrits du Tarn. Sa mission est alors principalement de réceptionner les tarnais appelés à servir dans les armées, de les former puis de les livrer à leurs régiments, il conserve cette fonction jusqu'au . Il est nommé, en , commandant du 1er bataillon auxiliaire du Tarn, mais il est mis en non-activité par l'incorporation du bataillon au sein d'un régiment.

Le , il est nommé juge-commissaire militaire au Tribunal spécial du Tarn avant d'être muté le .

Mutation aux dépôts coloniaux à Dunkerque

Le , il est muté au Dépôt colonial de Dunkerque, en qualité de chef du premier dépôt, ville alors fortement impliquée dans la traite négrière et l'économie coloniale. Il est admis au traitement de réforme de chef de bataillon le , percevant ainsi une solde malgré sa quasi non-utilisation dans l'armée régulière[2].

Le il est mis en non-utilité et continue de percevoir sa solde.

Le dépôt colonial est supprimé le .

Guerre de la troisième coalition(1804-1806)

Le , il est fait commandant de bataillon au sein du 9e régiment d'infanterie de ligne du colonel Pépin, subordonné à la 1ère brigade du général Dessaix, subordonnée à la 2e division du général Broussier. Le régiment reste en garnison à Autun puis à Strasbourg.

Le il est fait chevalier de la Légion d'honneur.

Son régiment prend part en 1805 pour la campagne d'Italie, dans le cadre de la guerre de la troisième coalition. Le 9e régiment d'infanterie de ligne est alors composé de trois bataillons, il est subordonné à la 4e brigade du général Schilt, subordonnée à la 5e division d'infanterie du général Serras, à l’aile gauche de l’Armée d’Italie commandée par le maréchal Masséna.

Le , il combat à Caldiero.

En , le régiment est en garnison à Vérone.

Guerre de la cinquième coalition (1809)

Le il est fait commandant du 64e régiment d'Infanterie de Ligne, subordonné à la brigade Fricatier de Florentin Fricatier, subordonnée à la division Frère, incorporée dans le IIe corps d'armée du Maréchal Oudinot.

Il sert avec son régiment lors de la bataille d'Essling. Il est remarqué lors de la bataille de Wagram en 1809 où sa conduite fût exemplaire[3].

Le il est détaché en tant que commandant de la 1re Cohorte de la Garde Nationale de Haute-Saône, incorporé dans l'Armée du Nord.

Le , il retourne au 64e régiment d'Infanterie de Ligne. Il prend ensuite part à la campagne de Russie en 1812. Il est présent à Klyastitsy, à Polotsk également lors de la bataille de la Bérézina.

Guerre de la sixième coalition (1813)

Le , alors que se profile la Campagne d'Allemagne, le colonel Azemar est fait commandant du 150e régiment d'infanterie de ligne, subordonné à la 2e brigade du général Laffite, subordonnée à la 19e division d'infanterie du général Rochambeau, incorporée au Ve Corps d'armée du général Lauriston.

En , il combat en Saxe et prendra notamment part, aux batailles de Lützen ou encore de Bautzen[7].

Sa participation aux campagnes impériales, particulièrement en Russie et en Allemagne, lui vaut d'être élevé au grade d'officier de la Légion d'honneur le .

Le , il prend admirablement part à la bataille de Goldberg.

Il est promu général de brigade commandant de la 16e division d'infanterie, le , mais n'aura pas même le temps de prendre ses nouvelles fonctions. Deux semaines plus tard, le , il est tué sur le champ de bataille, d'un boulet à la tête, au premier jour du combat de Großdrebnitz (13-) face à des troupes russes commandées par des émigrés français (Langeron et Saint-Priest), il était âgé de 47 ans. Le combat sera par la suite perdu par les troupes impériales.

La nouvelle de sa nomination en tant que général ne parvint à son régiment qu'après sa mort le .

État de service

Période Unité Grade Commandement Faits d'armes remarquables
1783-1791 régiment de Vivarais (devenu 71e régiment d’infanterie de ligne ci-devant Vivarais) non connu
  • officier de compagnie (1783)
non connu
1791-1793 3e bataillon de volontaires de l'Oise
  • adjudant-général de compagnie (1791)
  • adjudant-général en second du bataillon (1792)
non connu
1793-1796 50e demi-brigade de première formation
  • adjudant-général
  • adjudant-général en chef de la demi-brigade (1793)
  • commandant temporaire de la ville de Bruges
1796-1798 70e demi-brigade de seconde formation
  • adjudant-général
  • sans commandement (placement à la suite de la demi-brigade)
non connu
1798 Corps expéditionnaire français en Irlande
  • adjudant-général
non connu
1799 1er bataillon auxiliaire du Tarn
  • adjudant-général
  • adjudant-général en chef du bataillon (1799)
non connu
1804-1809 9e régiment d'infanterie de ligne
  • adjudant-général
  • adjudant-général en chef d'un bataillon du régiment (1804)
1809 64e régiment d'Infanterie de Ligne
  • adjudant-général
  • adjudant-général en chef d'un bataillon du régiment (1809)
  • présent à Essling
  • présent à Wagram, où sa conduite fût remarquée
1809 Légion de la Garde Nationale de Haute-Saône
  • adjudant-général
  • adjudant-général en chef de la 1ere cohorte de la légion (1809)
non connu
1810-1813 64e régiment d'Infanterie de Ligne
  • adjudant-général
  • adjudant-général en chef d'un bataillon du régiment (1809)
1813 150e régiment d'infanterie de ligne
  • colonel en chef du régiment (1813)
1813 (promu mais décédé avant d'entrer en fonction) 16e division d'infanterie
  • général en chef de la division (1813)
aucun (décédé)

* équivalent au grade de lieutenant-colonel

** équivalent au grade de colonel

*** équivalent au grade de général

Décorations


Chevalier de la Légion d'honneur par décret du .
Officier de la Légion d'honneur par décret du .

Notes et références

  1. « Arbre généalogique de Guy Antoine GARCIA (guygarcia) », sur Geneanet (consulté le )
  2. Michel, « наполеон и революция: Аземар (Francois-Basile Azemar) Франсуа-Базиль (1766-1813) », sur наполеон и революция,‎ воскресенье, 23 февраля 2020 г. (consulté le )
  3. https://milhars.com/wp-content/uploads/2015/01/tarnais.pdf
  4. François Basile Azémar sur empire.histofig.com
  5. Georges Six, Dictionnaire biographique des généraux & amiraux français de la révolution et de l'Empire (1792-1814), Paris, Librairie historique et nobiliaire Georges Saffroy éditeurs, (lire en ligne)
  6. « AZEMAR François-Basile - général de brigade », sur lesapn.forumactif.fr (consulté le )
  7. « Les personnages célèbres de notre commune Les cabannes », sur Les cabannes 2 (consulté le )

Bibliographie

Liens externes

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