Gouvernement Magyar
(hu) Magyar-kormány
| Président de la République | Tamás Sulyok |
|---|---|
| Premier ministre | Péter Magyar |
| Élection | 12 avril 2026 |
| Législature | 10e |
| Nomination | |
| Formation | |
| Durée | 9 jours |
| Parti politique | Tisza |
|---|---|
| Ministres | 16 |
| Femmes | 4 |
| Hommes | 12 |
| Assemblée nationale |
|
|---|
Le gouvernement Magyar (en hongrois : Magyar-kormány) est le gouvernement de la Hongrie depuis le , durant la 10e législature de l'Assemblée nationale.
Il est dirigé par Péter Magyar, à la tête du Tisza, vainqueur des élections législatives avec une majorité des deux tiers. Il succède au gouvernement Orbán V.
Historique
Dirigé par le Premier ministre conservateur pro-européen Péter Magyar, ce gouvernement est constitué et soutenu par Tisza, qui dispose à lui seul d'une majorité qualifiée de 141 députés sur 199, soit 70,85 % des sièges de l'Assemblée nationale.
Il est formé à la suite des élections législatives du 12 avril 2026.
Il succède donc au gouvernement Orbán V, constitué et soutenu par une coalition de droite entre le Fidesz-Union civique hongroise (Fidesz-MPSZ) et le Parti populaire démocrate-chrétien (KDNP).
Contexte
Tisza remporte les élections législatives du 12 avril 2026 avec environ 53 % des suffrages, contre 39 % pour le Fidesz. Après dépouillement de près des deux tiers des bulletins, le parti de Magyar détenait déjà 137 des 199 sièges de l'Assemblée nationale, soit plus que les deux tiers nécessaires à la majorité qualifiée[1]. Viktor Orbán reconnait alors sa défaite et contacte personnellement Péter Magyar pour le féliciter de sa victoire[2]. Le scrutin est marqué par une participation record, de quasiment 79 % des inscrits[3].
Annonce et nominations
Le 15 avril, trois jours après le scrutin, Magyar déclare, à l'issue d'un entretien avec le président de la République Tamás Sulyok, que celui-ci est « indigne d’incarner l’unité de la nation hongroise, incapable de veiller au respect de la loi », et l'invite à démissionner, faute de quoi il envisage de mettre fin à ses fonctions par une révision constitutionnelle[4]. Il annonce en outre que la séance inaugurale de la nouvelle Assemblée nationale est prévue entre le 4 et le 7 mai, précisant sa préférence pour la première date. Sulyok annonce de son côté qu'il a consenti à soumettre la candidature de Magyar au poste de Premier ministre[5]. Le 22 avril, le président Sulyok fixe la date de la séance inaugurale de la nouvelle législature pour le 9 mai[6].
Péter Magyar indique le que son futur exécutif devrait compter environ 16 ministres, et dévoile le nom de sept d'entre eux, qui ont accepté leur désignation[7]. Le , il désigne Bálint Ruff, ancien journaliste de Partizán, comme ministre chargé du Bureau du Premier ministre. Viktória Lőrincz est elle nommée ministre du Développement local[8]. Le , il annonce la désignation de Dávid Vitézy, comme ministre des Transports et de l'Investissement, ainsi que de celle de Vilmos Kátai-Németh — premier non-voyant à accéder à ce poste — comme ministre des Affaires sociales et familiales, dont les attributions englobent aussi l'accessibilité et de l'égalité des chances[9]. Enfin, Judit Lannert est désignée ministre de l'Enfance et de l'Éducation[10]. Le , Zoltán Tarr, député européen et vice-président de Tisza, est nommé ministre de la Culture, tandis que Zoltán Tanács est nommé ministre des Sciences et de la Technologie[11]. Le 30 avril, Gábor Pósfai est nommé ministre de l'Intérieur[12], tandis que Márton Melléthei-Barna est nommé ministre de la Justice[12]. Cette dernière nomination fait polémique car, bien qu'il soit le responsable juridique du parti, il est aussi le beau-frère de Péter Magyar, époux de sa sœur, elle-même juge dans un tribunal de Budapest. Magyar défend sa décision en déclarant que le choix a « créé un dilemme sérieux pour lui » mais que la compétence de Márton Melléthei-Barna est « incontestable » et que sa femme « fera « un autre sacrifice » et démissionnera de son poste de juge « pour éviter l’apparition même d’une confusion des pouvoirs » »[13]. Finalement le , avant même son entrée en fonction officielle, Márton Melléthei-Barna démissionne de son poste de ministre, indiquant que, bien qu'il se pense capable « juridiquement, politiquement, moralement et personnellement » d'être ministre de la Justice, « se retirer serait plus bénéfique pour le pays et le nouveau gouvernement »[14]. Márta Görög est nommée à sa place.
Entrée en fonction
Le , premier jour de l'installation du nouveau Parlement, Péter Magyar entre en fonction. Parmi les membres de l'Assemblée nationale, 140 députés votent en faveur de la candidature de Péter Magyar, 54 votent contre et 1 s'abstient[15].
La première session du Parlement, qui a lieu à la date de la Journée de l'Europe, est marquée par plusieurs symboles, comme le retour du drapeau européen sur le fronton du Parlement hongrois et de la musique célébrant la minorité rom de Hongrie, les Magyars d'outre-frontières et l'Union européenne[15].
Le nouvel exécutif est nommé et assermenté le 12 mai suivant au palais Sándor. Sur instruction du Premier ministre Magyar, ceux-ci ont tenu à ne pas poser avec le président de la République Tamás Sulyok à l'occasion de la photo de groupe[16].
Composition
| Poste | Titulaire | Parti | |
|---|---|---|---|
| Premier ministre | Péter Magyar (à partir du 09/05/2026) | Tisza | |
| Vice-Première ministre Ministre des Affaires étrangères |
Anita Orbán | Tisza | |
| Vice-Premier ministre (19/05/2026) Ministre chargé du Bureau du Premier ministre |
Bálint Ruff | Indépendant | |
| Ministre de l'Intérieur | Gábor Pósfai | Tisza | |
| Ministre de la Justice | Márta Görög | Indépendante | |
| Ministre des Finances | András Kármán | Tisza | |
| Ministre de l'Économie et de l'Énergie | István Kapitány | Tisza | |
| Ministre de la Santé | Zsolt Hegedűs | Tisza | |
| Ministre de la Défense | Romulusz Ruszin-Szendi | Tisza | |
| Ministre de l'Environnement | László Gajdos | Tisza | |
| Ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation | Szabolcs Bóna | Tisza | |
| Ministre de l'Enfance et de l'Éducation | Judit Lannert | Indépendante | |
| Ministre des Affaires sociales et familiales | Vilmos Kátai-Németh | Tisza | |
| Ministre des Transports et de l'Investissement | Dávid Vitézy | Indépendant | |
| Ministre du Développement local | Viktória Lőrincz | Tisza | |
| Ministre de la Culture | Zoltán Tarr | Tisza | |
| Ministre des Sciences et de la Technologie | Zoltán Tanács | Tisza | |
Références
- ↑ « Pari réussi pour Péter Magyar ? », Le Temps, (lire en ligne)
- ↑ « Viktor Orban reconnaît sa défaite face à Péter Magyar », Franceinfo, (lire en ligne)
- ↑ « Législatives en Hongrie en direct », France 24, (lire en ligne)
- ↑ « Le futur Premier ministre exige la démission du président, nommé par Orban », sur 20 Minutes, (consulté le ).
- ↑ « La nouvelle assemblée hongroise sera convoquée début mai, pour élire Magyar Premier ministre ».
- ↑ Belga Belga, « Détail d'article », sur DHnet, (consulté le ).
- ↑ (hu) Réka Molnár, « Orbán Anita, Kapitány István, Gajdos László – hét minisztert jelentett be Magyar Péter », Telex, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (hu) « Magyar Péter megnevezett két új minisztert », sur Portfolio.hu, (consulté le )
- ↑ (hu) /szerzo/ivan-nagy-szilvia, « Vitézy Dávid lesz a közlekedési és beruházási miniszter », sur telex, (consulté le ).
- ↑ (hu) /szerzo/barnoczki-brigitta, « Lannert Juditot jelöli Magyar Péter oktatási miniszternek », sur telex, (consulté le ).
- ↑ (hu) /szerzo/patakfalvi-dora, « Tarr Zoltán lesz a kultúráért felelős miniszter, Tanács Zoltán a tudományos és technológiai tárcát kapja », sur telex, (consulté le ).
- (hu) /szerzo/kiraly-andras, « Sose volt belügyes, még a politikában is újonc, most neki kell visszaterelni a szakmai útra a rendvédelmet », sur telex, (consulté le ).
- ↑ (en) Koen Verhelst et Júlia Vadler, « Magyar defends appointing brother-in-law as justice minister », sur POLITICO, (consulté le )
- ↑ (en) « BREAKING: Tisza Party justice minister nominee steps down over family ties to PM-to-be Magyar », sur Daily New Hungary, (consulté le )
- « Peter Magyar, officiellement investi premier ministre, promet de « servir » la Hongrie, non « de régner » », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ (en) Joakim Scheffer, « Péter Magyar’s Government Officially Takes Office », sur Hungarian Conservative, (consulté le ).
Voir aussi
Articles connexes
Lien externe
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