Gouvernement Mousseau

Gouvernement Chapleau Gouvernement Mousseau Gouvernement Ross
5e législature
1882 1883 1884
Gouvernement Mousseau

Québec

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Premier ministre Joseph-Alfred Mousseau
Élection 1881
Législature 5e
Formation
Fin
Durée 1 an, 5 mois et 23 jours
Composition initiale
Parti politique Parti conservateur
Ministres 6
Femmes 0
Hommes 6
Représentation
Assemblée législative (1881)
49  /  65
Drapeau du Québec

Le mandat du gouvernement de Joseph-Alfred Mousseau, devenu premier ministre du Québec à la suite de la démission de son prédécesseur Joseph-Adolphe Chapleau, s'étend du au . C'est Chapleau lui-même qui lui demande de lui succéder car il a décidé de faire le saut en politique fédérale.

Caractéristiques

Comme Chapleau avant lui, Mousseau subit les attaques de l'aile droite du Parti conservateur mais il est moins habile que lui pour les contrer. Sa position devient vite intenable lorsque les ultramontains commencent à le soupçonner de remettre à jour la loi Chauveau sur l'Instruction publique et ainsi de « laïciser » l'éducation. De leur côté, le Parti libéral d'Honoré Mercier accuse le gouvernement de corruption électorale et Mousseau d'être la marionnette de Chapleau[1].

Les factions du Parti conservateur

La province dont hérite Mousseau est profondément divisée. La vente du chemin de fer Québec, Montréal, Ottawa & Occidental (QMO&O), conclue par Chapleau quelques mois auparavant, a engendré deux factions rivales au sein du Parti conservateur : les « castors » ultramontains et les « sénécalistes » proches de Chapleau[1]. Les ultramontains considèrent Mousseau comme « l'ombre de Chapleau » et refusent toute réconciliation.

L'affaiblissement progressif

Le gouvernement est affaibli par une série de revers électoraux et par la pression des chefs conservateurs fédéraux. En , les libéraux remportent l'élection partielle de Lévis avec l'appui des castors, confirmant l'affaiblissement du gouvernement[1]. En , Mousseau démissionne sur le conseil des chefs conservateurs fédéraux et est nommé juge à la Cour supérieure du Québec[1].

Chronologie

Composition

Mousseau cumule plusieurs portefeuilles, dont celui de procureur général. Le cabinet conserve la même orientation que celui de Chapleau, sans intégrer d'ultramontain.

Notes et références

  1. « MOUSSEAU, JOSEPH-ALFRED », sur Dictionnaire biographique du Canada (consulté le )

Bibliographie

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